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Laurencesarah
34 abonnés
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3,0
Publiée le 26 janvier 2024
Les critiques seront toujours elogieuses pour Sofia Coppola qui fait ce qu’elle fait toujours, et qui le fait si bien, un film tendre sur un sujet amer, la captation de la douleur lancinante des prisons dorees. Mais ce n’est pas suffisant, on sent un manque, une attente, une langueur comme dans la vie de Priscilla. C’est bien sur le point du film… mais si elle est l'otage de la vie d'Elvis, nous sommes les otages de Priscilla. On a l’impression d’un biopic « de commande » pour la principale intéressée qui tient à raconter son histoire d’une icône prête à être béatifiée, telle une sainte.
Beaucoup de sobriété et de retenue dans la réalisation de Sofia Coppola. Elvis n'est pas dépeint comme un enfant de chœur – ce qu'il n'était pas, d'ailleurs –, mais comme l'homme manipulateur, égocentrique et instable qu'il était, en plus de flirter avec la pédophilie. Car derrière cette figure médiatique du rock se cache, comme on le redoute à chaque fois, un sinistre individu.
Le schéma narratif est répétitif, mais justifié : c'est toujours par le même chantage qu'Elvis balade Priscilla ; c'est par le même contrôle de son habitus, de ses vêtements et de ses études qu'il exerce son machisme tyrannique, calquant ainsi l'ascendant toxique qu'opère le Colonel Parker sur lui. Sûrement un artiste admirable, peut-être un bon père, mais assurément un mari à fuir.
Film sans le moindre intérêt et particulièrement caricatural pour Elvis Presley. Un travail paresseux et prétentieux. Le contraire du film Elvis. A éviter absolument
Une succession de petits-films. Le jeu de Jacob Elordi est vraiment pas terrible. L'histoire est peu intéressante et le dénouement s'effectue en moins de 3 minutes alors que le reste du film raconte globalement tout le temps la même chose. À cela, ajouter un usage démesuré du fondu noir et une différence de taille exagérée qui fait passer Priscilla Presley pour une naine. Seul point positif : l'actrice Cailee Spaeny, sans qui j'aurai pu descendre ma note bien en dessous.
VUE EN AVANT-PREMIERE : près d'un an après "Elvis", Sofia Coppolla prend le contre-pied du film de Baz Lhurmann avec "Priscilla" biopic sur la muse et l'épouse malheureuse du roi du rock'n roll. Ici pas de grand spectacle ou d'effets de montages impressionnants, ce qui intéresse la cinéaste, c'est davantage la relation du couple, mais surtout comment cette écolière inconnue et mineure de surcroît est devenue l'une des femmes les plus célèbres de son époque. C'est comment le privée doit s'accommoder du public. Comment l'intime côtoie la grandeur. Mais "Priscilla ", c'est aussi le portrait mélancolique d'une époque. Celle ou les femmes pouvaient s'exprimer beaucoup moins qu'aujourd'hui. J'avais détesté "Marie-Antoinette", j'ai adoré "Priscilla" qui est certainement le film le plus abouti de sa réalisatrice. Cailee Spaeny y est formidable face à un Jacob Elordi pas incroyable mais convaincant. Ce film ne plaira aux fans de Presley, pour ma part, je trouve qu'avec le film de Lhurmann, ils forment un très bon ensemble, tout à fait complémentaire. Un sacré beau film d'auteur solaire et émouvant.
A chaque fois je me fais avoir, je lis des critiques dithyrambiques du dernier film de Sofia Coppola et je me dis "allez va te faire un avis... c'est peut-être bien". A chaque fois je sors du ciné en me disant "jamais plus". Ça a commencé avec Virgin Suicide déjà et depuis rien n'a changé. Sofia c'est la réalisatrice de l'ère du vide. Oui l'image est belle, les plans soignés mais elle ne sait pas écrire ni donner de profondeur à ses personnages. Son cinéma est lisse, creux. Ses personnages se font chier et nous avec. Priscilla est un bébé-poupée, celle d'un Elvis grotesque et avec le QI d'une huître sous cachetons. Spoiler attôssion : la babydoll est amoureuse mais est seule à Graceland et s'ennuie, s'ennuie, s'ennuie, s'ennuie.... et des années plus tard décide que c'en est assez. Alors elle s'en va. The end. Pas une once d'émotion. Priscilla est autant la poupée de Coppola qui lui teint les cheveux et l'habille pour nous montrer son évolution que celle du personnage Elvis. Le parti- pris de Sofia comme toujours c'est de se maintenir à distance, et de raconter son histoire comme on déclamerait l'annuaire. On aime ou pas.
Beaucoup de lenteur et un rythme soporifique pour ce biopic , co-produit et revu par la vraie Priscilla Presley. Une réalisation trop fade et plate ,de S. Coppola .On ne comprend pas trop comment les fondements de cette passion. Toute jeune fille, elle est attiré par la star déjà reconnue. Et pour lui qui a toutes les femmes qu'il veut , il est attiré par la virginité et le pureté de cette adolescente , qu'il ne voudra d'ailleurs pas toucher avant le mariage . En voulant rester très cadré , et sans excès , le film fatigue vite ,et ce ne sont pas les quelques prises de drogue : LSD, et amphé qui mettent vraiment du piment. D'un point de vue , on ne comprend pas le choix de cette différence de taille de 40 cm entre les deux protagonistes , c''est exaspérant et ridicule. Quand à l'actrice , qui a pourtant eu des récompenses, je ne la trouve pas dans le ton, ni juste , et elle transmet bien peu d'émotion. Etrange .
La qualité formelle de ce film, un peu comme la prison dorée que constitue Graceland pour la jeune Priscilla, cache en fait une absence quasi-insondable de fond. Autant la vie de recluse de l'épouse du King manque singulièrement de relief, autant le film manque de matière scénaristique pour éviter au spectateur de bailler d'ennui à la vue des malheurs de cette "petite-fille-riche". Le portrait de l'idole et de Priscilla souffre peut-être de l'omniprésence de cette dernière dans le film, du scénario à la production, rendant le biopic passablement subjectif. Elvis est donc une marionnette droguée, manipulée par l'invisible et omniprésent Colonel; il est violent, trompe sa femme, manque de maturité...Quant à Priscilla, elle n'a pas vraiment de défauts ! On préfèrera revoir Marie-Antoinette ou Lost in translation pour apprécier l'indéniable talent de Sofia Coppola.
Le thème du film, à savoir l'histoire d'une épouse mariée trop jeune à un homme macho, manipulateur et néanmoins adulé par les femmes, avait de quoi nous émouvoir. Or il n'en a rien été. Les deux acteurs ne sont pas au rendez-vous. De même la bande son fait l'impasse sur certaines chansons célèbres du chanteur.
Les similitudes de ce film avec le Spencer de Pablo Larrain sont saisissantes. Pour faire court, c'est très joli et c'est très vide. Coppola réussit le tour de force de nous faire explorer les profondeurs de personnages qui n'ont quasiment aucune scène complexe en deux heures de film. Aucun véritable dialogue, aucune explication entre les personnages, aucun épanchement amoureux. Aucune complicité mais aucune confrontation non plus. Juste des extraits de vie d'une à deux minutes maximum éparpillés, liés uniquement par la chronologie d'une relation triste et fade.
En comparaison, la mini-série Elvis and me de 1988 basée sur le même livre paraît un chef d'oeuvre d'adaptation, c'est quand même un comble. D'ailleurs il abordait aussi bien plus frontalement et profondément la question de la différence d'âge, la désapprobation des parents, les relations avec leur entourage, les frasques.
Ici la photographie éclatante, magnifique, contraste avec des personnages monochromes. Ce n'est pas que les acteurs ne soient pas convaincants, ils sont impeccables. Mais les parents de Priscilla sont complètement lisses, invisibles, la pression des médias absente, la famille Presley omniprésente et en même temps sans aucune relation développée, de sa prison dorée à aucun moment Priscilla n'en explore vraiment les barreaux... Tellement d'interrogations, si peu d'interactions, si peu de réponses.
Priscilla n'en reste pas moins un film à l'esthétique incroyable, un témoignage d'une époque fascinante qui nous absorbe jusqu'à la fin. Tout en nous laissant tout du long sur notre faim.
Le film est mauvais dans beaucoup de domaines: acteurs, scénario, manque de rythme, aucune émotion, on s'ennuie profondément, comment Sofia Coppola a-t-elle pu produire un film si mauvais?