Priscilla
Note moyenne
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Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2024
Priscilla Beaulieu a 14 ans quand elle est remarquée en Allemagne par un Elvis Presley en plein service militaire, il a alors 24 ans.
Très jeune, elle tombe évidemment rapidement folle amoureuse du King, mais ce dernier va l'aimer à sa façon : il la confine dans son domaine de façon égoïste et totalement machiste.
Ce biopic, signé Sofia Coppola, nous montre les bons et les mauvais côtés de vivre dans une cage dorée, comme c'est le cas ici pour cette adolescente.
La prestation à l'écran de Cailee Spaeny est plutôt bonne, l'acteur Jacob Elordi incarnant Elvis tient la route également.
Le film est instructif et de bonne facture, presque un peu trop lisse par moments : on est loin de l'intensité du "Elvis" sorti en 2022 !!
Convenable dans l'ensemble, mais sans grande émotion.
Site CINEMADOURG.free.fr
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2024
En adaptant l’autobiographie de Priscilla Beaulieu-Presley (qui produit le film), Sofia Coppola braque la caméra sur celle qu’on ne devait pas voir, celle qui devait rester dans l’ombre, celle qui ne vivait pas pour elle, mais seulement pour lui. Le film est parfaitement chronologique, il débute en Allemagne avec une gamine de 14 ans timide et rêveuse, qui voit carrément le prince charmant débouler dans son existence ennuyeuse et l’embarquer pour une vie de rêve, de paillettes et de musique. Le film se termine alors qu’Elvis est rendu totalement amorphe par les médicaments, bouffi et malade, elle le quitte pour ne pas sombrer avec lui. Doté d’un habillage musical épatant (avec au final, fort peu de morceaux de King lui-même, peut-être pour ne pas trop focaliser l’attention sur lui une fois de plus), le film est esthétiquement très soigné. Les tenues de l’un comme de l’autre (mais surtout celle de Priscilla, très belles), le décor rococo de Graceland où Priscilla s’ennuie ferme, tout l’habillage du film est très intéressant. Certaines scènes sont filmées volontairement à l’ancienne, comme si elles émanaient d’une caméra amateur de l’époque (gros grain, surexposition, cadrage improbable), particulièrement les scènes publiques comme le mariage, pour donner encore plus d’authenticité au propos. Les scènes en Allemagne ont une photographie très sombre, les scènes à Graceland aussi parfois, pour une maison flamboyante du Sud, son intérieur est froid et inhospitalier, en particulier la très vilaine chambre à coucher. Le film est parsemé de scènes d’ennui, où on voit Priscilla errer dans la grande maison vide, chercher vainement à s’occuper. Cela donne une impression de langueur et même parfois d’un film un tout petit peu contemplatif. Mais c’est voulu, pour accentuer la solitude totale de cette gamine. Le film se termine un peu sèchement, lorsque le générique de fin arrive sur l’écran on est un peu pris de court, on aurait bien aimé voir cette jeune femme reconstruire sa vie, devenir comédienne, se faire des amis à elle, bref, devenir enfin une femme moderne et libre. Caelee Spaeny campe une Priscilla Beaulieu très convaincante, de gamine effacée, elle devient très progressivement une femme, comme si elle sortait très lentement (et douloureusement) de son cocon. En plus d’être très jolie, elle arrive à donner à cette très jeune fille sous influence, qui tolère tout, accepte tout, pardonne tout, une vraie personnalité et ce n’était pas gagné. L’Elvis Presley incarné par Jacob Elordi (ma foi assez ressemblant) fait un peu le voyage inverse. Au début, il est charmant, prévenant, délicat et clairement amoureux. Il se comporte comme un gentleman, spoiler: leur aventure sera très longtemps platonique
. Mais Elordi compose un Elvis complexe et insaisissable, immature totalement soumis au Colonel Parker (que le film ne montre jamais mais qui est cité sans arrêt) tant pour sa vie publique, son travail au cinéma et en musique mais aussi pour sa vie personnelle. Et quand ce n’est pas le Colonel qui décide, c’est Aaron Presley, son père. Lui vit entouré de sa cour de copain, et veut que sa Priscilla reste bien gentiment à l’attendre à Graceland, quoi qu’il fasse. C’est un homme du Sud qui veut sa femme au foyer, son flingue à la ceinture et qui veut décider de tout (comment elle doit s’habiller, sa couleur de cheveux…). Elle accepte tout, et pour le spectateur de 2023 c’est déroutant, on a parfois envie de la secouer. L’interprétation de Jacob Elordi est très convaincante aussi, et elle donne d’Elvis une image très contrastée. C’est l’image qu’en a Priscilla, elle était la mieux placée pour voir le vraie Elvis, aussi j’imagine que le film est pertinent sur ce point. Le scénario se focalise sur elle et seulement sur elle. Lorsque le film montre Presley, c’est avec elle, jamais seul de son côté. Ce qu’il fabrique de son côté, ses films, ses liaisons, on les devine en même temps que Priscilla les découvre dans les pages des magazines. Le film insiste sur la médication de Presley spoiler: (et de Priscilla a qui il file des amphétamines alors qu’elle n’a pas 15 ans !)
qui a commencé très tôt. Au final, « Priscilla » est un film féminin, à défaut d’être un film féministe. Le film montre qu’il est impossible d’être heureux lorsqu’un tel déséquilibre existe au départ. La différence d’âge évidemment, mais surtout la différence de statut au départ : lui est le roi du monde de la musique, elle n’est qu’une collégienne. Le conte de fées qui s’offre à la jeune fille est un poison lent, une cage dorée. Leur amour, aussi sincère qu’il soit spoiler: (et le film n’est pas ambigu la dessus, ils s’aiment sincèrement)
est condamné d’avance. spoiler: La meilleure décision de sa vie fut surement de quitter Elvis avant d’assister impuissante à sa déchéance.
« Priscilla » est un film intéressant sur le fond et esthétiquement très beau, et qui mérite le déplacement.
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2024
Elvis Presley selon de point de vue de Priscilla Presley.....puisque ce film est tiré de son livre et elle participe au film....
Pourtant ce biopic n'est pas sans intérêt....
Ce qui m'a déplu et même dérangé ...la différence de taille des deux acteurs jouant les rôles de Elvis et Priscilla...pas vraiment convaincue par le jeux des acteurs....
coraly
coraly

19 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2024
Le récit d'un passage à l'âge adulte pour une adolescente enfermée dans une relation et une vie choisie mais qui vont s'avérer décevantes, le tout dans une très belle et soignée reconstitution des années 60. Un film typique de Sofia Coppola, dans lequel on observe le quotidien d'une adolescente désoeuvrée qui cherche sa place dans un monde qui n'est pas le sien. Peu de personnages existent réellement en dehors de Priscilla et Elvis, sans doute pour accentuer la dépendance de l'héroïne et son isolement, mais cela laisse l'impression qu'il manque quelque chose à ce récit, pour réellement comprendre les conséquences de cette relation et la difficulté à s'en émanciper.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2024
"Priscilla" en compétition l'an dernier à la Mostra de Venise est un drame biographique qui se regarde. En effet la réalisatrice Sofia Coppola signe son retour au cinéma en évoquant la jeunesse de Priscilla Presley et sa rencontre avec Elvis Presley, saluons la performance de la jeune Cailee Spaeny (prix d'interprétation à la Mostra de Venise) bien accompagné par la star montante Jacob Elordi, dans un biopic élégant parfois envoutant mais aussi ennuyant et trop classique à mon goût.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2024
L'amour commence toujours comme un conte de fée mais malheureusement ça ne continue pas surtout quand c'est un chanteur très connu l'amoureux.... Film qui nous replonge dans les années 70 avec la mode et les coutumes de vie de l'époque, bon moment de cinéma
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2024
Priscilla passe au second plan en cette année où sont sortis Barbie et Poor things. Pourtant c'est sans doute le film le plus subtil des trois pour dénoncer l'emprise des hommes sur les femmes. Loin de l'artillerie lourde de situations et de décors outranciers, le récit de Sofia Coppola raconte cette oppression dans le cadre feutré de l'Allemagne d'après guerre et de Memphis. Il est juste de lire partout que le style de Sofia Coppola est désormais plus retenu et plus abstrait. Cela se voit particulièrement lors d'une scène de concert évoquée par trois poses mythiques du chanteur de dos. Les intérieurs aux couleurs et lumière superbement travaillées disent beaucoup du piège doré dans lequel la toute jeune ado s'est enfermée. Le jeu trouble de la star de Memphis ne se révèle que très progressivement et déroute un temps le spectateur du fait de son rapport complexe à la sexualité. Mais on assiste littéralement à une tentative de dressage d'un être humain : laissons à chacun le soin de découvrir si cette tentative réussit ou non en allant voir le film.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2024
Voilà un film qui permet de démarrer la nouvelle année tout en douceur. En effet, le long-métrage de Sofia Coppola s’avère loin d’être sulfureux. Comment aurait-il pu l’être, étant donné que Priscilla Presley est, elle-même, à la production et la source intégrale du scénario ! La jeune Priscilla est donc, dans le film, toujours parfaitement adorable. Elle ne fait aucun écart, sa relation avec Elvis reste longtemps platonique, et ce dernier se comporte le plus souvent en gentleman. C’est mignon tout plein mais on a bien du mal à y croire. D’autant plus que le film de Baz Luhrmann, sorti en 2022, nous dressait un portrait bien plus ambigu de la rock star et de son entourage. Le long-métrage de Sofia Coppola permet tout de même d’avoir un point de vue différent sur la vie intime de l’artiste. Mais Jacob Elordi incarne le chanteur avec beaucoup moins de conviction qu’Austin Butler dans le film de Luhrmann, et il souffre donc de la comparaison. Mais après tout, cela importe peu puisqu’ici la star c’est Priscilla Beaulieu, incarnée avec brio par la révélation Cailee Spaeny. La jeune actrice de vingt-cinq ans éclabousse de son talent le long-métrage. Elle a ce regard hypnotique, un charisme indéniable, et une candeur à toute épreuve tout le long du récit. C’est grâce à elle qu’on ne se lasse jamais vraiment de suivre un film qui manque par ailleurs cruellement de panache. C’est plutôt un comble pour cette histoire sensé nous narrer la vie d’une jeune femme au côté d’un rocker. Mais c’est, au final, ce contre-pied qui surprend dans ce joli film par ailleurs parfaitement mis en scène.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2024
Cailee Spaeny est pour beaucoup dans la réussite de ce film intimiste sur l'épouse d'Elvis. Elle allie un naturel étonnant avec une élégance et une sincérité désarmantes qui la placent dans la peau de son personnage dès le premier plan où elle apparaît. Face à elle, le comédien qui incarne la star est beaucoup plus fade, étonnamment effacé au regard de l'icône paroxystique qu'était Elvis. On peut aisément comprendre ce choix, Sofia Coppola ayant vraisemblablement voulu éviter d'écraser les scènes où le couple apparait par la prédominance d'un comédien trop charismatique (comme par exemple Joaquin Phoenix dans le rôle de Johnny Cash).
La mise en scène de la réalisatrice, très effacée, est au service de la comédienne et scrute la moindre expression sur son visage avec la délicatesse voulue, orientant le récit vers ce que furent ces années pour beaucoup d'Américaines : la rupture avec une famille trop aimante, éminemment patriarcale, et l'émancipation vis-à-vis d'un mari névrotique et infidèle, ne tolérant aucun champ d'activité à son épouse en dehors de son rôle de mère, Elvis évoquant avec nostalgie le décès de sa propre mère, disparition à laquelle il n'était pas préparé et dont il se remit jamais.
On peut néanmoins regretter la place limitée des chansons d'Elvis dans le long-métrage même si la musique qui constitue la BO est de belle facture.
Shiki
Shiki

117 abonnés 279 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 septembre 2024
Réalisation incipide et soporifique, scénario sous exploité et ennuyant. J’ai vraiment pas grand chose à dire tellement il n’y a rien à retenir, à garder. La moitié du film se passe dans une chambre et le reste est constamment à contre jour. Les acteurs n’ont aucune alchimie, faut dire l’écriture n’aide pas.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2024
"Priscilla" était un projet que j'attendais au tournant. Voulant proposer une version différente de l'image habituelle d'Elvis Presley, Sofia Coppola vient nous proposer une œuvre davantage tournée du point de vue de Priscilla Presley. Un point de départ que je trouve très intéressant, car il peut forcément apporter des choses nouvelles à un mythe que l'on connaît déjà beaucoup. Mais c'est une méthode qui va certainement en énerver plus d'un, étant donné que les récits de cette dernière n'ont jamais été tendres et que leur histoire avait pas mal d'ombres au tableau. Une idée qui pourra certainement déplaire à beaucoup de fans d'Elvis, mais qui n'est pas critiquable pour autant. Déjà, car cela reste du cinéma, et l'important est surtout ce que l'on fait d'une idée, et non sa base en elle-même. Mais aussi, car ce scénario s'inspire véritablement des récits de Priscilla Presley, et il est donc difficile de les nier. Certes, on pourra toujours l'accuser de mensonge, n'empêche que cela ne relève pas du film, mais d'elle-même. Le long-métrage est donc sourcé, et il est difficile de l'attaquer là-dessus. Cependant, il sera beaucoup plus facile pour moi de l'attaquer sur d'autres éléments, étant donné que j'ai été un poil déçu par sa proposition. Pourtant, sur le commencement, tout semblait bien partir. Le début du film est assez intéressant et on sent une véritable proximité avec le personnage de Priscilla. Cailee Spaeny l'interprète à merveille et on s'attache assez rapidement à cette jeune fille perdue dans un monde trop grand pour elle. Ce ressenti sera très souvent mis en valeur au sein de l'œuvre par le travail de la réalisatrice, avec de nombreux moments de solitude face à tout cela. La réalisatrice s'amusera à jouer sur ses nombreux plans de Priscilla pensive, seule ou tournant en rond. Les sentiments de la jeune femme sont très bien mis en valeur et on comprend assez rapidement ce qui essaye d'être transmis. Sa relation avec Elvis sera assez intéressante par ailleurs, Jacob Elordi le jouant très bien et ayant une forte ressemblance avec la véritable personne. Leur histoire sera prenante au début, où la découverte laissera rapidement place à des doutes placés subtilement à droite et à gauche par la réalisatrice. Mais là où je vais avoir un gros souci avec ce film, ce sera sur son utilité et sur ce qu'il cherche réellement à nous dire. Déjà, j'ai eu du mal à vraiment ressentir une montée d'intensité dans le couple, à cause d'un montage assez brusque par moments. Si les scènes en elles-mêmes proposent bien des surprises et surprennent par rapport à celles du début, l'enchaînement pose problème dans sa narration. Et cela se ressent surtout au milieu du film, où on commence sincèrement à se demander ce que l'œuvre veut véritablement nous raconter. C'est bien beau de vouloir enchaîner la joie et la désillusion, mais qu'est-ce que cela raconte ? J'avais espoir de trouver une véritable réponse lors de la fin, mais celle-ci ne viendra jamais vraiment. La conclusion est assez ratée pour moi, car elle ne va clairement pas assez loin. Le film se termine de manière un peu brusque, sans avoir exploré tout ce qui était possible. Quand on connaît l'histoire entre ces deux-là, on se rend vite compte que beaucoup de choses ont été laisser de côté, et c'est bien dommage. Je comprends l'idée de base, de vouloir montrer l'influence d'Elvis sur Priscilla et les scènes qui en jouent fonctionnent bien. Mais j'ai vraiment du mal à voir le fond, ce qui vient après. Je veux bien croire que lors de son dernier acte, la réalisatrice a voulu montrer l'émancipation de Priscilla, avec une vision de notre temps sur ces évènements de l'époque. Mais comme je l'ai précisé, étant donné que les scènes sont assez mal montées et que beaucoup d'éléments semblent manquer, je trouve que le message passe mal. Au final, on a eu la sensation de cette emprise, mais peut-être pas suffisamment. Et on a eu l'envie de liberté de Priscilla, mais peut-être pas suffisamment. Cette retenue vient certainement d'une envie de ne pas dénaturer l'image d'Elvis, et cela fonctionne bien, il n'est pas montré comme quelqu'un de foncièrement mauvais à tous les étages. Mais j'aurais peut-être aimé que le film n'ait pas peur de cela finalement, qu'il ose complètement briser cette image. Cela aurait encore davantage scandalisé les fans de la star, mais si cette approche avait aidé le film a mieux nous faire ressentir son idée, cela ne m'aurait pas déplu. Par conséquent, si le film avait une base de départ intéressante et audacieuse, il n'en fait pas suffisamment. Le long-métrage est rempli de très bonnes scènes et il reste très bien réalisé, mais il lui manque un peu de fond pour être vraiment fort. Pour conclure, un peu déçu.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2024
Comme son titre l’indique, le film est centré sur Priscilla Beaulieu et plus particulièrement sur la période comprise entre sa rencontre avec Elvis, en Allemagne, au moment où il faisait son service militaire, en 1959, et la rupture du mariage en février 1972.
Quand ils se rencontrent, Priscilla a 14 ans, Elvis, 24. Il est beau, attentionné, elle lui rappelle le pays. Elle est séduite, il a de la tendresse pour elle mais il va l’isoler, en faire un objet, l’entraîner dans ses errements.
Sofia Coppola filme Priscilla, remarquablement interprétée par Cailee Spaeny, avec finesse et empathie. Priscilla surmonte ses humiliations avec intelligence et réussit à s’extraire de la prison dorée où Elvis l’avait enfermée. Elle doit partir car Elvis et elle menaient des « vies parallèles », elle n’était plus qu’une comparse pour lui.
Le film est intimiste, peu spectaculaire, loin du bruit et des délires de « Elvis » de Bazz Lurhmann mais intéressant en ce qu’il montre un certain « envers du décors ».
La réalisation est soignée, l’image est sophistiquée, la bande-son excellente malgré l’absence de chansons d’Elvis. Jacob Elordi a la grande classe, les deux acteurs principaux sont au même niveau, étincelants.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2024
Film après film, le cinéma de Sofia Coppola ne cesse de se nourrir du sempiternel thème des femmes en décalage avec leur univers. C'est encore le cas pour "Priscilla".
Elle montre avec le brio et l'originalité qu'on lui connaît l'enfermement de Priscilla Presley dans sa cage dorée. La relation amoureuse est aussi bien filmée que le jeu de dépendance qu'impose petit à petit la star du rock à sa jeune épouse.
Les interprétations sont justes et la réalisation parfaitement maitrisée. Il est pourtant possible de finir par ressentir une pointe d'ennui et cela ne tient pas à la mise en scène mais au sujet lui-même : une cage, même dorée, est une cage et on y tourne rapidement en rond.
Réussi mais un poil ennuyeux.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2024
Sofia Coppola autrefois reine des effets pop où Marie -Antoinette pouvait marcher en baskets en écoutant My Bloody Valentine nous revient avec un film sur Priscilla Presley épuré, presque ascétique. L'histoire d'une (trop) jeune fille tombée amoureuse comme beaucoup d'autres d'un chanteur au déhanché de l'enfer qui bien que plutôt bienveillant au début de leur relation la considère de plus en plus comme une petite poupée qu'il façonne à sa guise avant que la violence ou l'absence accompagnent les drogues. Si l'on considère que le Elvis de Baz Luhrmann est une face A, voici maintenant la face B qui perd en spectaculaire ce qu'elle gagne en crépusculaire.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 septembre 2024
Après des débuts prometteurs, Sofia Coppola enchaîne des films toujours stylisés mais de moins en moins percutants. Son huitième long-métrage, sorti en 2023, s’apparente à une grosse déception. Pourtant retracer la biographie de la femme d’Elvis Presley aurait dû constituer une œuvre riche sur le mal être d’une épouse de star. Malheureusement, tout est fade, sans rythme et surtout d’une incroyable vacuité. La mise en scène aérienne tente sporadiquement de nous sortir de l’ennui mais cela reste insuffisant. Bref, le regard féministe de la réalisatrice sur l’émancipation forcée de Priscilla manque d’audace.
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