Priscilla
Note moyenne
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Edtrail75
Edtrail75

23 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2024
« Priscilla » de Sofia Coppola dans sa forme prend le contre-pied du flamboyant « Elvis » de Baz Luhrmann : film très épuré, frisant avec le naturalisme et se tenant strictement aux faits, « Priscilla » est finalement une franche réussite. Beaucoup d’avis sont très partagés, compte-tenu que le film peut laisser sur sa faim pour certains, car par suffisamment étayé dans sa conclusion. C’est à mon sens la grande qualité du film, chacun pouvant se faire sa propre opinion : en effet, le propos du film n’est pas de délivrer de message dans cette période néo-féministe, et c’est aujourd’hui finalement assez rare pour le souligner.

L’actrice principale, Cailee Spaeny, jusqu’alors pour ma part inconnue, est criante de beauté et s’approprie sans peine son rôle d’adolescente subjuguée par son idole. La narration est simple, sans fioriture : comment sortir d’une relation d’emprise, sans tomber dans la toxicité, se libérer d’une prison dorée et avoir sa propre vie ? Elvis est ambivalent, il abuse de la situation sans profiter de sa femme, et n’est pas décrit pas comme un monstre.

Enfin un film, qui dans cette époque de jugements à l’emporte-pièce, de chasse à l’homme, est dans la mesure et la nuance : Sofia Coppola a su très justement remettre en lumière le contexte de l’époque, où les mœurs n’étaient pas les mêmes que les nôtres (et sûrement que certaines mœurs d’aujourd’hui seront intolérables dans le futur…).
LaNcelot44
LaNcelot44

38 abonnés 163 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2024
Les similitudes de ce film avec le Spencer de Pablo Larrain sont saisissantes. Pour faire court, c'est très joli et c'est très vide. Coppola réussit le tour de force de nous faire explorer les profondeurs de personnages qui n'ont quasiment aucune scène complexe en deux heures de film. Aucun véritable dialogue, aucune explication entre les personnages, aucun épanchement amoureux. Aucune complicité mais aucune confrontation non plus. Juste des extraits de vie d'une à deux minutes maximum éparpillés, liés uniquement par la chronologie d'une relation triste et fade.

En comparaison, la mini-série Elvis and me de 1988 basée sur le même livre paraît un chef d'oeuvre d'adaptation, c'est quand même un comble. D'ailleurs il abordait aussi bien plus frontalement et profondément la question de la différence d'âge, la désapprobation des parents, les relations avec leur entourage, les frasques.

Ici la photographie éclatante, magnifique, contraste avec des personnages monochromes. Ce n'est pas que les acteurs ne soient pas convaincants, ils sont impeccables. Mais les parents de Priscilla sont complètement lisses, invisibles, la pression des médias absente, la famille Presley omniprésente et en même temps sans aucune relation développée, de sa prison dorée à aucun moment Priscilla n'en explore vraiment les barreaux... Tellement d'interrogations, si peu d'interactions, si peu de réponses.

Priscilla n'en reste pas moins un film à l'esthétique incroyable, un témoignage d'une époque fascinante qui nous absorbe jusqu'à la fin. Tout en nous laissant tout du long sur notre faim.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2024
Belle petite histoire dans la grande de cette gamine emportée dans un tourbillon inimaginable . Priscilla est très bien jouée, mais notre Elvis semble une erreur de casting. Enfin, ne pas avoir droit aux musiques du King est une hérésie. Mais on ne s'y ennuie pas .
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2024
Nouveau film de Sofia Coppola, peu inspirée ces dernières années. Son dernier bon film remonte pour moi à Somewhere, treize ans déjà. Ce n’est pas ce Priscilla qui va changer grand chose. Le film est insipide au possible. La mise en scène est aussi molle et morne que l’interprétation. J’ai trouvé Cailee Spaeny peut convaincante, limite tête à claque. Jacob Elordi s’en sort lui pas trop mal en Elvis, mais rien de transcendant non plus. Le rythme est lent, ce qui n’est pas en soit un défaut, encore faut-il avoir quelque chose d’intéressant à raconter. Le scénario est adapté du livre de Priscilla Presley, elle-même productrice exécutive du film, mais en tirer quelque chose d’aussi lisse et insignifiant restera un mystère. Bref, nouvelle déception pour Sofia Coppola. Cela devient malheureusement une coutume…
maguaguas
maguaguas

8 abonnés 187 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2024
Bof, bof, ce film n'est pas vraiment passionnant ni surprenant. La différence de taille énorme m'a dérangée, de même que le fait que même adulte, Priscilla ait un visage enfantin. Le film Elvis de l'an dernier était si fort, si réussi, si spectaculaire que celui parait bien terne. J'ai regardé l'heure plusieurs fois pendant la séance ...
Pochakkina
Pochakkina

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 janvier 2024
Comment quelqu’un peut-il même penser à considérer ce film comme un bon film me dépasse. C'est un film plat et ennuyeux avec un manque total de compréhension de l'histoire et des personnes impliquées. Un terrible portrait d'Elvis qui ne correspond même pas à celui du livre dont il est basé. Quelle superficialité de vouloir mortifier l'héritage du plus grand artiste du siècle dernier, pour donner du courage à une ex-femme qui ne serait personne sans ce nom de famille. Mauvais coup et très mauvais film. De toute évidence, tous deux cherchaient de l’argent facile en profitant d’un nom aussi célèbre. Terrible!!
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2024
Sur papier glaçant

C’est un peu méfiant, que je suis allé voir le nouveau film de Sofia Coppola. D’abord parce que ses dernières réalisations ne m’avaient pas franchement emballé, voire vraiment ennuyé, et aussi parce qu’elle a ce qu’on appelle « la carte » et qu’il est de bon ton de s’extasier devant les films de la fille du grand Francis Ford. 113 minutes plus tard, mon avis n’a pas changé, Sofia Coppola m’emmerde. Quand Priscilla rencontre Elvis, elle est collégienne. Lui, à 24 ans, est déjà une star mondiale. De leur idylle secrète à leur mariage iconique, Sofia Coppola dresse le portrait de Priscilla, une adolescente effacée qui lentement se réveillera de son conte de fées pour prendre sa vie en main. C’est beau comme un magazine de mode, froid comme la banquise – avant le réchauffement climatique -, impersonnel comme le discours d’un politique un jour d’inauguration d’une crèche, utile comme la pilule du lendemain pour les amish… bref d’un ennui profond.
Le spectateur s’ennuie presqu’autant que l’héroïne… et ce n’est pas peu dire. Après sa rencontre avec Elvis, dès son installation à Graceland, on lui offre un caniche et se trouve rabaissée au rang d’animal de compagnie. Le personnage du King est tellement outré dans la bassesse, la vulgarité et la beauferie qu’on a du mal à y croire. Mais miss Coppola a décidé de nous offrir – quel cadeau ! -, une version #Metoo des amours d’Elvis et de Priscilla. Le parti pris – influencé par une adaptation sans grand recul de l’autobiographie signée Priscilla Presley-Beaulieu -, est trop évident pour emporter les suffrages. Certes, le film, au demeurant très bien tourné avec un grand souci du détail, lève sans doute un certains nombres d’aspects restés jusque là dans l’ombre du mode fonctionnement d’un couple hors normes qui aura tout de même duré 10 ans !!! Le problème majeur dans ce biopic, c’est, même présentée comme une victime, on ne ressent aucune empathie avec cette enfant puis la jeune adulte et enfin la maman. La réalisatrice, longtemps maniériste, usant d’effets de flous, de scintillements et de jeux de couleurs, semble s’être débarrassée de la plupart de ses tics, mais sa fascination pour les gosses de riches reste chevillée au corps, et, je l’avoue, personnellement, je n’arrive que rarement à me passionner pour ses personnages. Un jour peut-être,,,
Cailee Spaeny a remporté la Coupe Volpi de la Meilleure actrice au Festival de Venise 2023. On ne peut que reconnaître la force de son interprétation. Face à elle, l’australien Jacob Elordi a à peu près le charisme d’un guéridon de chez Lévitan. Les autres, comme Dagmara Dominczyk ou Ari Cohen, ne font que de brèves apparitions. Quand on pense que voilà un film sur le couple Presley et qu’on n’entend pas une note de la musique de la légende du rock. Frustrant ! Mais s’il n’y avait que ça. L’inertie qui plombe les films de Sofia Coppola – certains diront qu’elle les sublime -, ne me stimule en aucun cas, et me terrasse totalement. Ce n’est que mon avis… et je le partage. Et vous ?
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2024
Je n'ai pas vu "Elvis" de Baz Luhrmann, tout simplement car le projet ne m'attirait pas trop et puis, je me fous pas mal de la vie d'Elvis Presley. Alors autant dire que la vie de son ex-femme, Priscilla Presley, m'attirait encore moins. Mais je ne sais pas, c'est un nouveau projet de Sofia Coppola dont j'apprécie beaucoup le travail autant que je le trouve quelques fois bancal. Et puis bon, c'est un "portrait de femme" et autant si je déteste cette expression (qui désigne, pour certains, à peu près tout les films dont le personnage principal est une femme), j'apprécie beaucoup ce "genre" de film. Bref, nous suivons donc ici la vie de Priscilla Presley, anciennement Beaulieu, mais pas dans son entièreté, c'est-à-dire que le film s'ouvre sur sa rencontre avec Elvis et se termine sur la séparation des deux individus. Bon déjà, le film est adapté du bouquin "Elvis and Me" qui ne va donc, a priori, pas plus loin que la relation Elvis/Priscilla, mais ça dit aussi quelque-chose de très important pour le film et sur le personnage. Effectivement, dans le film, Priscilla est dépeinte comme étant la poupée d'Elvis et littéralement puisqu'il la choisit, la coiffe, l'habille et s'en sert surtout d'image médiatique quand il ne faut pas la cacher. À ce moment de sa vie, Priscilla n'est donc plus Priscilla, elle n'est plus un seul individu mais dépend complètement d'Elvis et si ce dernier peut parfois se montrer violent, elle souffre surtout de la solitude mais également de l'attente. Et ça, c'est quelque-chose que Sofia Coppola aime bien.L'attente et la solitude, c'est en effet des thématiques que l'on retrouve dans la plupart de ses films ; les personnages de "Lost in Translation" sont isolés sur eux-mêmes dans un monde culturel qu'ils ne comprennent pas, les adolescentes de "Virgin Suicide" aspirent à une vie plus animée, le personnage principal de "Somewhere" s'isole malgré sa célébrité, les adolescents de "The Bling Ring" sont toujours en attente de célébrité et Priscilla, à l'instar de Marie-Antoinette, est en attente constante de reconnaissance et notamment de la part de son mari. La comparaison avec "Marie-Antoinette" n'est d'ailleurs pas intéressante puisque les deux films mettent en scène des jeunes femmes encore adolescentes soudainement projetées dans un univers qu'elles ne connaissent pas et où elles doivent faire bonne figure, elles sont adulées des uns autant que détestées des autres et puis, surtout, elles sont, encore une fois, délaissées par leur mari. Alors certains diront que le film n'est pas vraiment passionnant car il ne se passe finalement pas grand-chose et ce n'est pas faux puisque, à l'instar du personnage principal, le spectateur passe en quelques-sortes son temps à attendre. Mais raconter "du vide", c'est aussi la marque de fabrique de Coppola et c'est loin d'être intéressant car c'est un vide qui raconte justement quelque-chose. D'ailleurs, en parlant de marque de fabrique de Coppola, on repère sa patte visuelle dès la scène d'introduction avec ces gros plans sur des pieds aux ongles vernis puis sur un œil qui s'ouvre puis sur une pose de faux-cils etc. D'emblée, Coppola nous dit que tout va se jouer dans le détail, qu'il faut peut-être regarder de plus près pour y déceler le mal-être de Priscilla derrière ce "vide". Du côté des acteurs, nous avons principalement Cailee Spaeny et Jacob Elordi qui jouent très bien. "Priscilla" est donc un film qui raconte beaucoup plus de choses qu'il n'y parait, tout en étant esthétiquement très beau.
eldarkstone

305 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 janvier 2024
les deux acteurs sont très bons, les images assez belles, mais le film est beaucoup trop lent et chiant ...
Frederic Guerin
Frederic Guerin

1 abonné 125 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2024
Autre que Priscilla, épouse du King des King, j'ai découvert dans ce biopic la talentueuses Cailee SPAENY (Pacific Rim Uprising). Elle incarne avec grâce et fluidité sa rencontre avec Elvis (1959) jusqu’à leur séparation (1972). Jeune femme soumise à l'autorité d'un père, on y voit une fuite par amour vers une prison appelé Graceland. Ce film, bien réalisé, ressort comme un miroir sombre et peu reluisant du décor glamour imaginé, et écorne surtout l'image du King.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2024
Le thème du film, à savoir l'histoire d'une épouse mariée trop jeune à un homme macho, manipulateur et néanmoins adulé par les femmes, avait de quoi nous émouvoir.
Or il n'en a rien été. Les deux acteurs ne sont pas au rendez-vous. De même la bande son fait l'impasse sur certaines chansons célèbres du chanteur.
Marie-Ange FOURNIER
Marie-Ange FOURNIER

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2024
il manque de l'émotion.jje n'ai pas vraiment trouvé d'intérêt.... décevant par rapport à ce que j'avais pu lire!
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 janvier 2024
Un film fade et soporifique. Sofia Coppola n'a visiblement pas eu la matière pour nous intéresser à son histoire de femme soumise. Sûrement parce que l'histoire de Priscilla ne méritait pas un film.
En tout cas, Cailee Spaeny porte le film sur ses épaules et interprète une Priscilla sensible et passive face au comportement borderline de Elvis. J'ai trouvé Jacob Elordi quant à lui caricatural dans son jeu.
C'est sûrement le plus mauvais film de Sofia Coppola tant il n'apporte rien. D'ailleurs des pans entiers de la vie d'Elvis sont survolés comme sa relation avec le Colonel. Aussi, un film sur Elvis sans ecouter une seule de ses musiques pour cause de droits ça ne passe pas. Une déception.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 janvier 2024
La qualité formelle de ce film, un peu comme la prison dorée que constitue Graceland pour la jeune Priscilla, cache en fait une absence quasi-insondable de fond. Autant la vie de recluse de l'épouse du King manque singulièrement de relief, autant le film manque de matière scénaristique pour éviter au spectateur de bailler d'ennui à la vue des malheurs de cette "petite-fille-riche".
Le portrait de l'idole et de Priscilla souffre peut-être de l'omniprésence de cette dernière dans le film, du scénario à la production, rendant le biopic passablement subjectif.
Elvis est donc une marionnette droguée, manipulée par l'invisible et omniprésent Colonel; il est violent, trompe sa femme, manque de maturité...Quant à Priscilla, elle n'a pas vraiment de défauts !
On préfèrera revoir Marie-Antoinette ou Lost in translation pour apprécier l'indéniable talent de Sofia Coppola.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2024
Film après film, le cinéma de Sofia Coppola ne cesse de se nourrir du sempiternel thème des femmes en décalage avec leur univers. C'est encore le cas pour "Priscilla".
Elle montre avec le brio et l'originalité qu'on lui connaît l'enfermement de Priscilla Presley dans sa cage dorée. La relation amoureuse est aussi bien filmée que le jeu de dépendance qu'impose petit à petit la star du rock à sa jeune épouse.
Les interprétations sont justes et la réalisation parfaitement maitrisée. Il est pourtant possible de finir par ressentir une pointe d'ennui et cela ne tient pas à la mise en scène mais au sujet lui-même : une cage, même dorée, est une cage et on y tourne rapidement en rond.
Réussi mais un poil ennuyeux.
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