3420 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
267 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
38 critiques
3
104 critiques
2
62 critiques
1
46 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alexandra
6 abonnés
23 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 13 février 2025
Après le fabuleux et impressionant biopic de Baz Luhrmann, avec en vendette un Austin Butler spectaculaire dans la peau d'Elvis Presley, nous avons le biopic de Sofia Coppola qui met en scène Cailee Spaeny dans le rôle de Priscilla Presley. Nous avons deux films très distincts l'un dynamique et rythmé, l'autre lent, monochrome et disons le franchement chiant. Les acteurs jouent mal et entre eux il n'y a aucune complicité entre eux, on a l'impression qu'ils s'ennuient autant que nous. Ils ne donnent pas du tout l'impression d'être proches, ils ne rigolent jamais entre eux, la plupart du temps ils passent du temps ensemble mais ils ne donnent pas l'illusion qu'ils soient ni amis, ni amants, ni mariés. La prestation de Jacob en tant qu'Elvis est nule, ils est toujours perché et pour dire vrai il ne ressemble pas du tout à Elvis au niveau corporel. On a l'impression qu'il flotte dans tous les costumes. Le comeback de 1968 avec Jacob m'a fait mal aux yeux. J'ai du vite aller regarder Austin Butler se déhancher sur Suspicious Minds pour réparer ce mal. On se fait chier à l'intérieur de Graceland avec elle alors qu'Elvis Presley était tout sauf ennuyeux...
Un film qui tranche complètement avec le Elvis sorti en 2022. On y voit la vie triste et monotone de Priscilla.. L'envers du décor si je puis dire ça comme ça. Ce film est sobre, sans artifices, plutôt lent. J'ai été assez bouleversée après l'avoir regardé. Malgré sa lenteur, je ne me suis pas ennuyée. Cependant, n'étant pas une connaisseuse d'Elvis à la base, je pense que je n'aurais pas apprécié ce film si je n'avais pas vu Elvis 2022 juste avant !
Priscilla a une belle photographie et une lumière qui amène à de jolis plans... Mais l'histoire est plate, sans relief. J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce film alors que c'est la première fois que je le visionne. Et il y a cette impression de pouvoir résumer sa vie en 30 minutes, mais le ressenti du film c'est 2h30. Pas folichon.
Ce biopic produit et tiré du livre de Priscilla, reste assez sobre. On y voit la partie de sa vie avec Elvis, son amour, ses souffrances. Elvis est ici mis en avant dans son côté le plus sombre. Mais tous cela reste simple. La réalisation est très soignée mais les interprétations sont inégales.
Certes, il n'y a pas d'élément déclencheur dans ce film qui fait renverser à un moment le scénario donc il est vrai que cela peut parfois sembler tirer en longueur ou être répétitif au niveau de la narration et des scènes mais je pense qu'ici Sofia Coppola a vraiment voulu montrer et nous faire ressentir justement ce que Priscilla vivait.. c'est-à-dire rien. Elle s'est complétement effacée pour lui et n'a jamais vraiment existé. Beaucoup de traits et de situations que vivaient de nombreuses femmes à cette époque malheureusement.. Personnellement ca m'a beaucoup touché.
Le cinéma de Sofia Coppola transpose, film après film, le concept de « femme gelée » défini notamment par Annie Ernaux dans ses romans : des personnages qui, tout en étant victimes d’un système sociétal plus ancien et plus fort qu’eux, se débattent le temps d’un récit qui refuse de les réifier, qui explore leurs rêves et leurs failles, qui oppose une révolte en sourdine mais omniprésente à l’image. Priscilla tient, évidemment, de ce discours tout en s’inscrivant dans un rapport de continuité/rupture avec l’œuvre de Baz Luhrmann, Elvis, sortie en 2022. Continuité tout d’abord dans la mesure où les deux cinéastes engagent une réflexion sur la dépendance : spoiler: dépendance à l’amour, à la drogue et à notoriété entendue comme convergence de l’amour du public et de l’argent . Elvis comme Priscilla se rebellent contre leur milieu d’origine : l’un oppose à la misère la démesure, l’autre à la rigueur militaire une liberté morale. Une même métaphore s’observe : celle de la cage dorée qui définit, pour Elvis, Las Vegas et, pour Priscilla, le domaine de Graceland, vaste territoire composé de moquettes, de marbre et de bibelots luxueux auxquels la jeune femme a interdiction de toucher. Enfin, les deux amants partagent une position de victimes d’un système qui les entretient et qu’ils entretiennent en retour. Sofia Coppola refuse de considérer le chanteur comme un bourreau, le dévoile davantage sous influences, comme l’attestent les plans répétés – et insupportables, à terme ! – sur l’entourage masculin d’Elvis, jeunes hommes parlant et vivant à l’unisson de celui-ci, lui offrant un chœur à la manière de la cour de Giton dans Les Caractères de La Bruyère. Priscilla devient alors une victime collatérale : elle spoiler: souffre de la souffrance de son époux, peine à se réjouir de ses réjouissances en ce qu’elles n’adviennent pas pour elle seule mais exigent d’elle, au contraire, de s’en faire le témoin . La passivité synonyme de captivité mute en réquisitoire contre le patriarcat : interdiction de travailler, limitation stricte des déplacements, considérations maternelles que relayent les différents médias de l’époque. La cinéaste retranscrit par l’esthétique le quotidien de son héroïne, traduit par l’image ses désillusions, écarte régulièrement le rythme des chansons rock pour capter celui d’une femme restée cette jeune innocente de seize ans déracinée puis convertie à la cruauté des relations humaines. Nous lui reprocherons cependant de pécher par omission, soucieuse de peindre Elvis sous les traits d’un prédicateur – en réalité élève sous l’influence de divers prédicateurs – sans aborder l’adhésion à la scientologie de Priscilla Presley en lien avec son professeur de sport… La caméra ne s’intéresse pas aux zones d’ombre et se subordonne à un discours trop hagiographique, hélas, pour véritablement nous émouvoir du sort de cette prisonnière de l’amour et (par procuration) du show business.
L ambiance est cotonneuse, le cadre soigné, l ambiance mélancolique; pas de doute on est chez Sofia Coppola. Ici elle se penche sur le destin de l épouse d Elvis, femme cachée et délaissée que le King gardait à sa disposition dans une sorte de palais d argent. Malgré le côté tape à l œil du décorum elle nous montre sans fard la société de consommation des années 60, son aspect femmes au foyer discrètes qui nie leurs aspirations. Dans le rôle titre Cailee Spaeny est formidable et fait preuve d une belle palette de jeu. Mais il faut bien avouer qu à suivre le portrait d une femme qui s ennuie, je me suis bien ennuyé aussi.
Priscilla n’est pas un chef d’oeuvre et c’est ce que l’on aime tout comme marie antoinette sofia coppola fait de l’heroine une femme si proche de La femme, ça pourrait etre une copine, on est si proche qu’on se croirait sur le plateau son image sa maniere de filmer ses plans lui sont extrêmement fidèles… Elle a son style et Priscilla est un classique autant que Marie antoinette dans 10 ans la génération prochaine le regardera comme nous avons regarder Marie antoinette il y a 10 ans deja… We love it !
On traverse les étapes de la relation amoureuse de Priscilla et Elvis Presley dans ce film où la passion se mêle au désenchantement et la résignation. Sophia Coppola parvient à nous transmettre les émotions et les sentiments de Priscilla avec beaucoup de justesse et de retenu incarné par Cailee Spaney qui ne tombe jamais dans la surenchère. Face aux excès d’Elvis, cette retenu laisse apparaître une grande force et Priscilia s’affirme au fil du scénario comme le personnage le plus profond, capable de surmonter ses passions. À l’inverse la puissance, l’aura d’Elvis vacille m’étant à nu un personage de plus en plus pathétique qui démontre sa fragilité par sa violence et son incapacité à faire preuve d’empathie.
Très bien côté images et récit, on voit à combien la vie dans l’ombre de Priscilla était décalée à la vie d’Elvis. De belles images et une belle intimité avec Priscilla.
Il ne s'agit pas vraiment d'un biopic mais d'un film tiré du livre de Priscilla Presley "Elvis and me". L'histoire commence quand Elvis rencontre Priscilla lors de son service militaire en Allemagne et ensuite dépeint la vie d'une femme qui s'ennuie et vit dans l'ombre d'un mari pas très compréhensif, le tout est très plat et l'on s'ennuie autant que Priscilla ! A noter que l'acteur qui interprète Elvis mesure près de 2 mètres et l'actrice jouant Priscilla environ 1 mètre 50 ce qui n'est pas dérangeant en sois mais ce n'était pas du tout la cas.
Quand on regarde un film de Sofia Coppola, on sait que l'on va regarder un film très esthétique avec de la bonne musique. cela n'a pas manqué pour ce film dont j'ai adoré les toilettes de Priscilla. J'ai aimé suivre la transformation de l'adolescente en femme adulte. J'ai détesté qu'elle ressemble à une vieille rombière seule dans cette grande maison qui n'était même pas la sienne. Mais comme dans tous les films de la réalisatrice, il manque un peu de psychologie aux personnages : les décors et les costumes seuls ne disent pas tout. J'ai tout de même passé un bon moment de visionnage, je m'attendais à moins bien au vue de certaines critiques négatives. Ce fut finalement une bonne surprise pour moi.
Un film volontairement lent et fade, personne ne veut être à la place de Priscilla. Une fin un peu abrupte qui aurait pu prendre plus de place dans le film, j’aurais bien aimé voir ce moment plus travaillé et moins le voir nous tomber dessus. Chacun de vivre sa vie et de ne pas suivre celle des autres, savoir s’écouter et dire non.
Comme tous les films de Sofia Coppola, l’esthétisme du film est très léché, pas une chiure de mouche sur les habits ou les nappes. Tout est bien repassé, comme neufs. En revanche le tout manque de vie, d’âme. C’est plat comme une galette. L’actrice s’en sort mieux que Jacob Elordi qui semble un véritable ectoplasme. Il est beau gosse mais il n’a pas 1 % du charisme d’Elvis, c’est quand même embêtant.
Quelle description du phénomène de l'emprise d'un homme immature et égocentrique sur une adolescente puis jeune femme. Sophia Coppola est fidèle à sa vision féministe qui ne fait toutefois pas d' Elvis un monstre car tempérée par le contexte des annees 60/70.