La trilogie Karaté Kid est l'une de mes madeleines de Proust, tout comme la série Cobra Kai qui fait durer le plaisir avec maestria pendant 6 belles saisons.
À l'annonce d'un nouveau film Karaté Kid il y a deux ans le projet avait de quoi faire saliver. Voir Jackie Chan et Ralph Macchio réunis dans un seul univers après que l'un ait tenté laborieusement de copier l'autre, ça ne peut que donner envie.
Jackie Chan au cinéma en 2025.
Ralph Macchio au cinéma en 2025.
Dans un seul film.
Wow.
Puis le premier synopsis est mis en ligne, l'envie de le découvrir monte d'un cran. S'ensuit la première affiche, magnifique. Puis la première bande annonce, qui coche toute les cases de ce cross over au sommet.
Et enfin le film sort. Jackie Chan ouvre le film durant les 5 premières minutes. Le nouveau venu Ben Wang est déjà talentueux, une vraie et belle découverte.
S'ensuivent les plus longues minutes de ma vie dans une salle de cinéma. Il se passe 5min, puis 10, puis 15, je regarde ma montre encore et encore.
Le héros aime manger de la pizza, oui ok, il drague une fille de son lycée, super, l'ex de cette dernière le malmène, mouais ça me rappelle quelque chose...sa mère est très protectrice..ça me rappelle encore quelque chose...oh tiens il choisi d'entraîner un boxer sur le retour...oui bon le boxeur en question est sympathique, mais on nous avait vendu du karaté non ?
L'heure de la question fatidique, que je ne pensais pas me poser, finit donc par arriver : mais où sont donc Ralph et Jackie ? Il se passe encore 10min, puis 15...je regarde ma montre, encore, je fais le calcul dans ma tête, déjà plus de 50 minutes de passées...je fais à nouveau le calcul, il ne reste que 40 minutes de film.
Ah tiens Jackie te voilà, sympa ta doublure avec la capuche. 55 minutes de film. Salut Ralph, tu es venu cachetonner pas vrai ? Plus de doute possible.
Au bout d'une heure de film l'entraînement pour le combat final commence enfin. Bonne alchimie entre le trio, mais tout se passe si vite... Un comble étant donné qu'il s'agit de la meilleure partie du film, et celle que l'on attendait le plus.
Le film se termine. 1h30 seulement. D'une simplicité ahurissante. Ni dépaysant, ni ambitieux. Le héros sait déjà se battre avec fougue avant le début du film. Jackie Chan et l'ami Ralph n'ont servi qu'à combler 10min de trou entre deux parts de pizza mangées par le héros, et autre date avec une love story en carton aussi intéressante que de fixer du regard un banzaï en train de pousser.
Une arnaque doublée d'une farce légendaire.