L'idée de base est géniale, " comment un inconnu tout ce qu'il y a de plus banal s'invite dans les rêves de millions de gens et personne n'y comprendre rien ... mais voilà on s'ennuie ça tourne en rond et ça s'étire.
Paul Matthews (Nicolas Cage) est un scientifique raté qui végète dans une petite université où il enseigne sans passion la biologie. Sa vie bascule du jour au lendemain suite à un phénomène étrange qui lui attire une gloire soudaine. Une foule d’individus, plus ou moins proches de lui, le voient apparaître dans leurs rêves.
"Dream Scenario" repose sur un pitch délirant. C’est sa plus grande qualité. Hélas, c’est quasiment la seule. L’autre, bien sûr, c’est l’interprétation à contre-emploi de Nicolas Cage en quinquagénaire chauve, bedonnant et mal fringué [toute ressemblance avec l’auteur de ces lignes serait purement fortuite] qui aurait pu être l’une des plus grandes stars de son temps, du niveau d’un Jack Nicholson ou d’un Dustin Hoffmann, s’il n’avait gâché son talent dans une kyrielle de films dispensables.
Le réalisateur de "Dream Scenario" est norvégien. On lui doit "Sick of Myself", sorti en France le printemps dernier. Si je le mentionne, ce n’est pas pour étaler ma science ni pour recopier la notice d’IMDb. C’est parce que les deux films se ressemblent. Ils partagent un même pitch étrange – l’héroïne de "Sick of Myself" contracte pour attirer l’attention sur elle un eczéma monstrueux – et une même critique sous-jacente de nos sociétés contemporaines. L’un comme l’autre en effet ont un sous-texte politique : les réseaux sociaux et la visibilité qu’ils permettent produisent à la fois de l’anomie et de la surexposition. Pour le dire autrement : comme les zèbres qu’évoque Paul Matthews à ses étudiants, nous sommes tous tiraillés entre le souci de rester invisibles et le désir de sortir du lot.
Ce sous-texte là n’est pas sans intérêt. Mais il est un peu lourdaud. Et surtout, une fois décrypté, il n’y a pas grand chose à en tirer. C’était déjà le défaut de "Sick of Myself". C’est aussi le piège dans lequel tombe "Dream Scenario". Pour des motifs qui resteront obscurs – et que la logique peine à comprendre – la soudaine célébrité de Paul Matthews, qui flattait secrètement son orgueil et cautérisait les plaies ouvertes par les humiliations dont il avait longtemps été victime, se mue bientôt en vindicte populaire. Le héros devient paria. Le film raconte l’inexorable délitement de sa vie qui s’achèvera… en France. Mais j’en ai déjà trop dit !
je m'attendais à un énième film de Nicolas cage comme les 30 derniers films qu'il a fait en 6 moi , synopsis accrocheur, film captivant avec un peu plus de budget qui aurais permis d'aller jusqu'au bout de l'idée cela aurait était sûrement un très très bon film.
Le moins que l'on puisse dire c'est que l'histoire est originale. Nicolas Cage surprend toujours et là c'est plutôt une bonne surprise. Rien à redire sur son interprétation et j'ai trouvé tout le cast convaincant. Toutefois, le déroulé de l'histoire manque de punch... ressenti voulu par le scénariste/réalisateur? Peut-être mais ça pèse et met même mal à l'aise à certains moments. A noter aussi que la qualité des effets spéciaux numériques est un peu décevante. Un film qui est quand même à voir pour son inventivité et le plaisir de voir un Nicolas Cage époustouflant.
Il y a quelque chose dans ce film qui fait réfléchir. Malheureusement la trame du film n'est pas assez bien pensée pour nous tenir en haleine tout du long. La performance de Nick Cage est intéressante mais pas parfaite, tout comme l'histoire. Un film plus intéressant à étudier pour débattre de certains sujets qu'à regarder pour se faire plaisir.
Un homme ordinaire, professeur d'université, a la surprise de se retrouver dans les rêves de plusieurs de ses proches. Rapidement, le phénomène devient viral. Paul est reconnu comme une célébrité car tout le monde rêve de lui. Malheureusement, son alter ego onirique commence à avoir un comportement problématique : Paul devient la personne à abattre. En salle le 27 décembre.
spoiler: "Dream Scénario" part d'un concept original et franchement sympathique au premier abord : comment réagirait-on, au niveau sociétal, si tout le monde rêvait de la même personne ? J'ai beaucoup apprécié la première partie du film et notamment la sidération collective autour du phénomène, incompris mais médiatisé. Par contre, j'ai été moins séduit par le reste de l'intrigue. Les réactions dès lors que les rêves deviennent violents ne sont pas convaincantes et je jetterais toute la dernière partie au sujet des publicités dans les rêves, je ne comprends pas bien où le réalisateur souhaite en venir.
Somptueux, à la limite du fantastique / science fiction et réel. Extrêmement bien joué (vu en VO) et filmé, c'est poignant et réaliste tout en restant léger, n'étant pas encore entièrement d'actualité.
J'aimais le principe du film, un scénario assez original, mais je suis très déçu. Je trouve que la tournure n'est vraiment pas la bonne, il ne devient même pas attachant, ça en devient limite ridicule.. Dommage, je pense qu'il y avait un super potentiel à exploiter.. 2/5
Vraiment beaucoup aimé, j'avais hâte de revoir Nicolas Cage sur grand écran. Je ne m'attendais pas à grand chose, à vrai dire, je m'attendais même à être déçue et j'ai été agréablement surprise. c'est drôle , émouvant, et intelligent. Bref, j'ai passé un super moment à le regarder.
Il y a quelques mois, le réalisateur norvégien Kristoffer Borgli était retourné dans son pays pour tourner "Sick of myself", un film qui, loin d'être un chef d'œuvre, présentait quand même quelques qualités. Cette fois ci, c'est au Canada qu'il est allé tourner son premier film en langue anglaise, un film qui, lui, ne présente aucune qualité et qui est d'un ennui abyssal. Il faut dire qu'avec un scénario aussi débile, il ne fallait pas s'attendre à des miracles ! J'entends dire que Nicolas Cage est excellent dans ce film. Ah bon !
génial ! un OVNI ! Film-hommage dédié à la carrière de N. Cage, ce film au scénario libre et indépendant oscille avec humour et frénésie entre du Lynch et du Gondry, du Cronenberg et du Carpenter..on pense à Spotless Mind, Sailor et Lula, Twin Peaks, Halloween,EXistenZ, etc...le film WTF de l'année....(peut-être 10mn en trop mais bon...)