« Tout ce qui existe dans l’univers est le fruit du hasard et de la nécessité ».
Cette citation, attribuée au philosophe grec Démocrite n’a cessé, depuis plus de vingt-trois siècles, d’alimenter les écrits de nombreux penseurs, polémistes, scientifiques et même politiques...
Que le 4ème Art et le 7ème Art se croisent sur le grand écran, depuis plusieurs décennies, j’aime l’idée que cela relève plus de la nécessité que du hasard.
En sortant de la projection de « Prodigieuses », cette pensée est la première qui m’est venue à l’esprit avant d’en parler autour de moi et d’écrire ces quelques lignes.
Frédéric et Valentin Potier, père et fils ont choisi pour leur premier long-métrage de mettre en son et en lumière l’histoire vraie des sœurs Audrey et Diane Pleynet.
Que les réfractaires au biopic se rassurent, « Prodigieuses » est inspiré de la vie des jumelles Pleynet qui sont dans cette fiction, les sœurs Vallois.
Ainsi l’histoire incroyable d’Audrey et de Diane devient celle de Claire (Camille Razat) et de Jeanne (Mélanie Robert), deux jeunes pianistes dont les parents Serge Vallois (Franck Dubosc) et Catherine Vallois (Isabelle Carré) détectent, dès leur plus jeune âge, un énorme potentiel.
Pour ne pas spoiler le film, je n’en dirai pas plus sur le parcours de ces deux prodiges.
Je préfère insister sur les émotions suscitées durant 1h40 par cette partition jouée à quatre mains.
Tout dans ce film se décline par paire.
A croire que le duo père-fils qui a réalisé ce chef-d’œuvre*, ont déroulé un fil rouge qui nous guide jusqu’au final.
L’opposition comme la complémentarité, vécues lors de toutes les étapes de cette histoire parsemée d’épreuves, nous transportent par vagues d’émotion allant de la joie à la douleur, de l’espoir au désespoir, de l’euphorie à l’écœurement, de la virtuosité au vertige de la chute, de la complicité au désunion…
Je sais que « *chef-d’œuvre » va heurter la sensibilité de certains cinéphiles puristes mais c’est mon ressenti en tant que simple cinéphile.
En venant régulièrement dans les salles dites obscures, je viens parfois chercher la lumière.
Cette lumière née de la Musique et du Cinéma et que « Prodigieuses » nous offre.
Ne serait-ce que pour encourager le cinéma à continuer de nous fournir de telles émotions, courez vite vers vos salles préférées pour vibrer aux notes du compositeur de ce film, Dan Levy.