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deuxBNico
3 critiques
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1,5
Publiée le 14 mars 2025
J'ai été très déçu par ce film . Autant les sujets me passionnaient (la photo ET le romantisme désuet éprouvé par la jeunesse des années '80 pour les mouvements nationalistes), autant la traduction à l'écran de l'excellent livre éponyme (de Jérôme Ferrari) est d'une platitude et d'un ennui à peine rattrapé par les talents d'actrice débutante de l'héroïne. Anachronisme dans les décors, les véhicules non d'époque , et une juxtaposition de scènes et d'histoires sans véritables liens . On en ressort à la fois sur sa faim et un brin dégoûté par la platitude d'événements successifs ... À déconseiller
Scénario : adapté d’un livre, fidèle, mais voix-off rajoutée Réalisation : très belle photo Rythme : très très lent Acting : très moyen Ressenti final : on ne sait pas quel est le personnage principal
Si ce n’est pour la photographie, qui, indéniablement, porte le film à bout de bras, nous ne pouvons trouver d’autres qualités. Le réalisateur se regarde filmer, dans des plans qui s’éternisent, qui misent tout sur l’esthétique, en oubliant le sens. La voix-off nous berce dans un conte dont nous connaissons la fin. Le tragique ne tient donc plus, puisque les seules attaches que nous pourrions avoir envers la personnage principale nous sont enlevées aux profits de « beaux plans ». L’entrée en matière, certes, nous tient et titille notre empathie. Pour autant, la suite abandonne tout espoir d’émotion. Une platitude se poursuit tout au long du métrage, dure, en multipliant les intrigues entrecoupées qui ne se finissent pas.
J’imagine que Thierry de Peretti a compris que le parti qu’il prenait pour parler de la Corse et de ses soubresauts nationalistes allait en dérouter plus d’un. Il pose alors une voix off, très présente, très explicative. Elle nous sauve effectivement un peu du désarroi dans lequel nous plonge la belle Antonia, fille de l’Ile de Beauté, mais femme de l’Univers en quête de réelles aspirations. La violence l’écarte de ses aspirations premières, et son travail de photographe dans le journal local limite ses ambitions. C’est en suivant ses pas que le réalisateur reprend à son compte l'histoire du nationalisme corse qu’il désavoue dans ses excès meurtriers. Sur cette terre chérie que Thierry de Peretti marque terriblement, au sens de l’appropriation historique. Un entre-soi inconfortable pour le continental qui peut ne pas toujours en saisir les subtilités . AVIS BONUS Ils sont excellents, en particulier les scènes coupées Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Décidément la Corse est bien représentée cette année.
“À son image“ c'est une, ce sont plusieurs photographies s'étalonnant sur des années racontant l'histoire politique de la Corse. L'action se déroule principalement durant les années 80-90. Nous sommes donc dans l'après, de la cave d'Aleria, l'après 1975, une date importante dans la construction du mouvement national corse. À partir de là, les actions militantes venant des différents groupes nationalistes sont nombreuses et deviennent de plus en plus en violentes. Là vient ainsi une première question qui est mis en avant par les jeunes élèves à la fin du film. Comment faire avancer les choses ? Par quels moyens ? La violence résout-elle tout problème ? Faut-il être radical dans ses idées et opinions ?
Puis ce qu'il y a de formidable dans le film c'est la maîtrise de tous ses nombreux plans fixes, à l'image des photographies prises par Antonia. Chaque plan, chaque photo dégageait une force que je ne saurais expliquer. Une photo c'est une projection d'une époque passée, révolue. Nécessaire pour se souvenir d'un événement, j'imagine que beaucoup d'entre vous ici, vous possédez un livre regroupant des photos de votre naissance, il peut vous arriver de les revoir de temps en temps avec vos proches avec une émotion parfois. C'est là même chose en ce qui concerne les photographes de presse. Ils ou elles ne prennent pas simplement une photo qui fera la une quotidienne des journaux. Non absolument pas. C'est une photo qui restera et sera conservée pour les générations du présent et surtout du futur afin de nous comprendre, de saisir les enjeux de notre passé. Des photos historiques il y en a, la première qui me vient à l'esprit c'est celle de cet étudiant chinois faisant face à des chars de l'armée sur la place Tian'anmen, un étudiant appelant à plus de libertés dans son pays. Une photo prise bien des années avant ma naissance et toujours pertinente aujourd'hui Nous avons tous une photo historique, cette image qui est gravée dans nos esprits.
Ensuite, un autre gros point fort c'est la retranscription parfaite de l'ambiance sur l'île. En tant que corse, j'ai eu l'impression que j'ai vécu au moins une fois dans ma vie chaque événement décrit dans le film (à part les passages avec le FLNC, je n'ai rien à voir avec ça). Les fêtes de village, les expressions typiques, les engueulades familiales. Tout m'a semblé familier. On retrouve des éléments qui font partie intégrantes de l'identité corse avec la place de l'Église, qui est au centre du village, le respect des morts, et, également, la musique, qui a joué un rôle important dans la culture nationaliste, c'est pour ça qu'on en entend assez souvent dans le film et pour notre plus grand plaisir
En tout cas, fier et heureux du film, le petit point négatif c'est que ça se passe la majorité du temps dans le Sud du côté d'Ajaccio bon il y a mieux comme endroit hein (j'ai rien contre vous les ajacciens mais bon). Bref merci Mr de Peretti d'avoir fait un film à notre image !
Je suis assez partagé à l'issue du visionnage de "A son image". L'idée de départ est très bonne : évoquer l'histoire de la Corse moderne, à travers les yeux d'une photographe professionnelle dans les années 80/90. Oubliez les jolis paysages et les rues pittoresques, Thierry de Peretti évoquera surtout le nationalisme corse et les violences qui ont émaillé l'île. Pourquoi pas, d'autant plus que personnellement, je connais mal l'histoire corse. Mais le résultat n'est pas aussi intense qu'espéré. Thierry de Peretti choisit une approche presque en mode reportage. Les acteurs (non professionnels pour la plupart) sont filmés en groupe, à travers de petits plans séquence où la caméra est statique ou douce. Des sortes de tableaux, entre deux ellipses, sur un rythme lent. Il y a un aspect naturaliste, le souci c'est que l'on s'attache peu aux personnages. L'héroïne incarnée par Clara-Maria Laredo m'a laissé de glace. Sa romance avec un militant du FLNC sort de nulle part, et la manière de l'évoquer en pointillés ne nous immerge pas vraiment dedans. En sus, il y a de vrais problèmes de reconstitution des années 80/90. On voit très souvent, et de manière ostensibles, des voitures modernes. Ou des coupes de cheveux et vêtements clairement pas d'époque. Pour que le plan d'après, on nous filme une rédaction façon 80's avec gros ordinateur et coupes papier ! Idem pour les acteurs, dont le vieillissement laisse à désirer. La plupart on toujours l'air d'avoir 20-25 ans alors qu'ils sont censés en avoir dans les 40 à la fin. Dommage car à côté il y a de vraies idées immersives. Telles ces séquences en roman photo assez intenses, mêlant images d'archives et reconstitutions. Sans doute les meilleures du film. Ou quelques séquences intimiste qui fonctionnent bien... souvent sans l'héroïne (la discussion entre le militant, professeur, des élèves qui veulent en savoir plus sur le FLNC). Le film parlera peut-être davantage aux amoureux de la culture corse. Personnellement je pense qu'il aurait pu être mieux élaboré.
Dernier films que je suis allé voir pendant le festival Télérama. Je l'ai vu le 28/01/2025. J'ai fini en douceur, je trouve que ce film est pas mal. Les décors sont magnifiques, les acteurs sont assez bon, le scénario et les dialogues sont assez bien écrits et la musique est bien. Peu de longueur ni de temps mort. Ce long métrage est quand même assez captivant. Le temps passe assez vite. Bref, un film que je vous conseillerais de visionner afin de vous faire votre propre avis !!!
Le film n'a pas suscité en moi de grand interêt et j'avoue ne pas avoir bien compris la psychologie du personnage principal... perdu entre ses attentes et ses actes parfois incompatibles, j'ai peut-être raté quelquechose... ou pas.
A son image est plus qu'un roman, un film. Notre reflet sur grand écran. Notre vie défilant sous nos yeux. A croire que tous les foyers de Corse se ressemblaient. J'ai aujourd'hui, ma réponse. Des mots résonnent encore ! Des lieux à jamais familiers, une histoire commune qu'on ne peut oublier. Merci Jérôme Ferrari ! Merci Thierry De Peretti ! Je salue aussi un casting de choix.
Antonia est photographe à Corse Matin mais est amoureuse d’un militant du FNLC. C’est à travers elle qu’il nous est proposé de voir de l’intérieur, la lutte armée clandestine des nationalistes Corses de 1980 à 2000. C’est ainsi que nous découvrons l’absurdité de cette violence mortifère. La voix off, monotone, sera le lien entre les événements historiques et les doutes de cette jeunesse militante. Les acteurs inconnus ne jouent pas bien, ce qui favorise le côté reportage et documentaire mais écarte l’émotion. Belle séquence des lycéens qui s’interrogent sur l’intérêt d’adhérer au FNLC. Edifiant !
au travers d'une jeune passionnée de photographie devenue journaliste a corse matin, on découvre l'évolution sur une quarantaine d'années du FLNC . une fresque sans concession mais avec beaucoup d'amour de la corse . beau film de Thierry de Peretti
Ayant apprécié le style d’Enquête sur un scandale d’Etat, je retrouve avec plaisir l’esthétique sobre de Thierry de Peretti, cette fois pour parler du meilleur et du pire de la culture corse, un sujet qu’il a déjà abordé avec Une vie violente. La mélancolie des chants corses s’associe finement avec l’atmosphère terrible d’une Corse déchirée entre le désir d’être en sécurité, de fonder une famille, et celui de rejoindre un combat, par une solidarité aveugle.
On sent que le film n’est pas neutre sur la question du nationalisme, et c’est une bonne chose. Peretti n’a pas peur de s’exprimer, il montre par ses dialogues le danger extrême de ce radicalisme pour les jeunes, au nom d’une abstraction qui n’a jamais vraiment eu de substance.
Froide, théâtrale, la mise en scène se permet de longs plans fixes pour étayer la qualité des échanges entre les familles déchirées par le conflit aux relents de guerre civile. C’est aussi l’occasion pour Peretti de créer du texte autour de l’éthique du journalisme.
A son image, est violent et exigeant, mais sa maîtrise narrative permet de s’initier aux problématiques du radicalisme, sur un territoire si proche du notre.
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2,5
Publiée le 24 juillet 2025
Antonia n'est pas très portée sur l'activisme politique, mais son amour pour l'un des leaders du groupe, Pascal, l'implique indirectement, car elle partage la vie d'un acteur majeur de ce combat. À travers la vie de cette jeune photographe, Thierry de Peretti revient sur des événements importants de l'île de beauté marquée par les actions des nationalistes. Une approche indirecte qui permet d'évoquer le métier de journaliste et de photographe, mais aussi la vie de ces personnes qui partagent le quotidien de ces gens-là. Une vie dans la crainte pour un avenir parfois sacrifié. L'acteur et réalisateur corse parle aussi de cette violence et de cette radicalité en quittant même son île même si ce passage m'a fait décrocher de l'histoire. "À son image" fait authentique dans l'esprit, mais le jeu moyen des acteurs amateurs, la narration monotone et la faiblesse des enjeux à cause du style docufiction impactent souvent négativement l'ensemble. Bref, je n'ai pas plus accroché que ça...
Du masculinisme sans consistance, une pseudo explication du nationalisme corse... Beaucoup d'ennui se dégage de ce film. Les dialogues ne sont pas toujours audibles. La mise en abime du devenir tragique de la photographe n'a pas grand intérêt. Les échanges avec ses parents sont pauvres. Aucun personnage ne se dégage pour mettre en valeur un aspect de la situation en Corse, pas plus qu'une compréhension historique ne nous est proposée. Rien de plus que les informations télévisées ! Bref, la bande annonce m'avait promis un film que je n'ai pas rencontré.
On frise l'encéphalogramme plat avec ce drame sans substance, qui s'attache à dépeindre des tranches de vie sans intérêt malgré un sujet fort, et des personnages vides d'âme. La forme est au diapason: sans inspiration, avec ce mélange d'images d'archives et de fiction, de plans d'ambiance interminables, le tout alourdi par une voix off soporifique.