506 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
45 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
15 critiques
3
17 critiques
2
5 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pôpô passion ciné
38 abonnés
363 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 juillet 2025
Je clôture cette trilogie avec le dernier film qui aborde encore une fois le thème universel de l'amour, sous l'angle du désir du poont de vu masculin.
Le film débute en plein milieu d'une conversation entre deux hommes et on pense qu'elle est totalement lunaire mais on se rend compte au fur et à mesure que c'est le point de départ de leur histoire parallèle.
On les suit chacun de leur côté et on se rend compte petit à petit qu'ils ont plus de points communs que ce qu'on peut penser. Ce sont des hommes qui se questionnent beaucoup et notamment qui sont en phase avec leur déconstruction et qu'ils essaient de faire comprendre leur ressenti à leur entourage.
C'est le film qui m'a le plus dérouté des trois, déjà par sa construction et d'autre part par le thème très masculin. Mais contrairement à l'image qu'on a des hommes au cinéma, souvent stéréotypés virils à outrance et cliché, ici ce sont des hommes qui se posent des questions que des femmes se poseraient normalement.
Je pense surtout au débat de l'inversion du regard qu'on peut porter sur eux : être désiré, se laisser porter par ce regard et n'être plus l'acteur de cette demande mais le suiveur de ce désir inattendu.
D'autres thèmes sont abordés, notamment sur la perception du couple face à la différence entre la sexualité et l'amour : arriver à séparer les deux ou au contraire est-ce que l'un est plus fort avec l'autre ? Ou encore, le fait que l'autre ne nous appartient pas totalement et qu'on puisse être en couple en ayant des opinions différentes sur la conception de cette norme.
C'est aussi le seul film des trois qui contient LA scène la plus drôle et tellement lunaire, celle chez le médecin : hilarante !
Vous l'aurez compris, j'ai été enthousiasmée par cette trilogie qui m'a emporté vers des réflexions profondes auxquelles je ne m'attendais pas !
C'est un film qui clôture merveilleusement bien cette trilogie avec un thème original et des acteurs qui m'ont touché !
Après Rêves vu en premier il y a quelques semaines, les deux autres films de La Trilogie d’Oslo du réalisateur norvégien Dag Johan Haugerud me laissent la même impression mitigée. Ce réalisateur rappelle parfois Joachim Trier par la subtilité de la psyché de ses personnages (désir de liberté, ambiguïté de l’orientation sexuelle, crainte d’affronter son destin) et ses tableaux sonorisés de la ville d’Oslo. Mais je n’aime ni la surexposition de l’image ni le jazz dans Désir (Sex en anglais) et encore moins la fin dans aucun. C’est à dessein sans doute qu’Haugerud propose des fins ouvertes laissant libre court à l’imagination, je ne suis pas réceptif à cette recherche de connivence avec le spectateur chargé d’inventer les suites de ces trois histoires. Il reste que Dag Johan Haugerud est un talentueux réalisateur dont l’œuvre me laisse tout à la fois admiratif et énervé comme Rohmer le faisait avant lui.
D'abord des mots, plein de mots. Une orgies de mots à n'en plus finir. Vite l'ennui pointe le bout de son nez. Mais ces mots commencent à faire leur effet. Ils suscitent intérêt et curiosité. Ils répondent, pour peu, à un besoin. Traiter du désir masculin, parce qu'il s'agit ici de cela, sans outrance, sans voir l'autre uniquement comme un objet de convoitise. Ces mots, bienveillants, crée une sorte de safe place dans laquelle on peut ouvrir son cœur sans peur ni crainte.
Désir est le troisième opus de la trilogie d'Oslo de Dag Johan Haugerud (avec Rêves et Amour). Un ramoneur (Jan Gunnar Røise) se livre à un collègue (Thorbjørn Harr) : il a eu une relation sexuelle avec un client. Selon lui, il n'est pas un gay, il n'a pas trompé sa femme qu'il a informée aussitôt rentré, ce n'est qu'une expérience sans conséquence. Cette perception toute personnelle n'est pas vraiment partagée...
Ce dernier volet est l'occasion pour le réalisateur de multiplier les plans sur la ville d'Oslo, et plus particulièrement les nœuds routiers où chacun suit son chemin ou parfois, comme les personnages, s'y perd. C'était tout droit dans une vie de famille bien rangée, et c'est la bifurcation. Sur fond de jazz.
Ce film tranquille nous pose des questions entre existentielles et philosophiques, de sexualité, de couple et de genre au travers des échanges des protagonistes. Les accents modernes par le fils. La liberté par la coach. La sagesse excentrique par la médecin. Ainsi que la question du genre avec la scène du frigo ou de la machine à coudre. Des questions donc loin de la frivolité.
La photographie jouit d'une très belle composition. Les portraits portent magnifiquement les silences éloquents. On entre dans l'intimité de chacun avec douceur et facilité, signe d'un beau jeu d'acteurs et de la maitrise de la mise en scène.
Ce film intime et sincère apporte plus de questions qu'il n'apporte de réponses, ce qui en fait un film puissant.
Un film dont le scénario ose et propose une réflexion. Il emporte le spectateur dans une reflexion sur ses propres choix et sa tolérance. Il ouvre à la liberté, c'est une réussite !
Le plus bavard de la trilogie d’Oslo mais très intéressant dans cette réflexion autour de la liberté et de la compréhension de soi. Manquant peut être un peu de rythme.
Désir me semble le plus abouti des films de la trilogie d’Oslo. C’est la synthèse des deux autres Amour et Rêves. Les questions essentielles sur les relations humaines : philosophiques, sociologiques, religieuses, pulsions sont évoquées avec une grande finesse. Le film est cru sans jamais tomber dans la vulgarité. Il est essentiel de ne pas perdre une phrase des dialogues. Une merveille de Dag Johan Haugerud.
Un film en trois longs qui vient de Norvège et plus précisément d’Oslo, sur les émotions amoureuses autour du rêve, du désir et du sexe.
Les trois films peuvent se voir indépendamment les uns des autres et l’ordre importe peu. Ils sont sortis dans les salles françaises sur 3 semaines depuis début juillet. Ils ont en commun le thème de la sexualité dans les relations d’Osloïtes. Un seul personnage, celui de Bjorn qui est très présent dans « Amour », apparaît tel un trait d’union dans les deux autres films. Le psychologue de la jeune fille de « Rêve » est dragué par Tor sur le ferry d’« Amour », et tente d’aider l’épouse du ramoneur dans l’aventure que son mari lui a confié, qui l’a anéantie dans « Désir ».
Les trois films sont faits de petits riens qui dessinent en creux des moments de vie de l’altérité amoureuse. Ces films mettent en lumière la banalité des relations humaines en milieu urbain. Si le premier sorti en France a obtenu l’Ours d’Or à Berlin, c’est pourtant celui qui m’aura le moins ému. L’intensité émotionnelle monte crescendo du second au dernier.
Dans « Amour » le second, les personnages sont bienveillants. Il se dégage de ces deux êtres un rapport à la vie très serein de leurs aventures sans lendemain. Quant au troisième « Désir », il nous embarque auprès des deux ramoneurs avec une extrême douceur. Tous les deux atteignent une certaine pureté dans leurs échanges plein de questions existentielles. Ce dernier opus m’a laissée en lévitation tant les personnages sont lumineux et authentiques. Ils se parlent avec délicatesse de manière directe de leurs intimités respectives, sans masques sociaux ni impudeur. Peut-être est-ce là l’apanage des Norvégiens, débarrassés du souci du paraître. Leur société est certainement beaucoup moins patriarcale et moins machiste que ne peut être la nôtre. Les deux hommes se confient dans une grande qualité d’écoute et de respect. Confidences d’autant plus surprenantes qu’elles s’inscrivent dans le cadre professionnel. Il y a quelque chose de direct et de profond dans ces échanges empreints de douceur amicale. Ils s’écoutent sans jugements et nous sommes en leurs compagnie dans un monde plus grand, qui fait du bien.
Le projet cinématographique est osé tant la matière filmée est banale. Il faut beaucoup de subtilité dans la réalisation pour que ça puisse fonctionner. Oslo dessine les contours des instants de vie et créait un espace-temps. Dans Désir, les plans de la ville marquent les passages d’une journée à l’autre. C’est à la fois d’une grande simplicité et très efficace, à l’image du propos des films.
Une trilogie qui insuffle un vent de liberté et d’intelligence dans les rapports sociaux que nous ne pouvons qu’envier à ces Osloïtes.
La Trilogie d'Oslo (Norvège - 1h50 Rêves, 1h59 Amour, 1h58 Désir) réalisée par Dag Johan Haugerud
Decéption pour cette dernière partie de la trilogie (avec pour rappel, le 1e film magnifique).
Sujet trop lent (ok, c’est du cinéma norvégien et non espagnol mais tout de meme !), trop spécifique aux goûts du réalisateur et un peu surréaliste, comme tiré par les cheveux.
Ce n’est pas dû ni aux images (toujours de ce pays remarquable ! Par ailleurs, je n’ai pas compris le choix du filtre p^ale, absent aux 2 autres films !), ni aux jeu d’acteurs mais vraiment au scénario farfelu et comme très étroit dans son raisonnement intime.
Dommage que cela la qualité du travail va vers le bas depuis le 1e film de trio, lui, excellant.
C'est celui que j'ai regardé en premier, et c'était une erreur: j'ai bien failli ne pas regarder les deux autres, ce qui m'aurait fait rater le volet “Rêves”. Ici, je me suis beaucoup ennuyé, avec de longs plans fixes autour de bavardages et discussions autour de la notion de fidélité et d'homosexualité. On peut avoir les meilleures intentions du monde, si on ne raconte pas un minimum d'histoire, un film ne peut pas décoller. J'ai arrêté avant la fin.
si j'ai beaucoup aimé les 2 premiers volets de la trilogie d’Oslo ce 3eme m’a profondément déçue. rien n’avance depuis la scène introductive, les personnages sont artifiels tout comme leurs problématiques. extrêmement décevant
Un film surprenant tellement Oslo reste un acteur primordial. Deux hommes devant chacun un tourment qui risque de chambouler leur vie... Un Rohmer norvégien passionnant.