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Nika Kino
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3,0
Publiée le 15 août 2025
Decéption pour cette dernière partie de la trilogie (avec pour rappel, le 1e film magnifique).
Sujet trop lent (ok, c’est du cinéma norvégien et non espagnol mais tout de meme !), trop spécifique aux goûts du réalisateur et un peu surréaliste, comme tiré par les cheveux.
Ce n’est pas dû ni aux images (toujours de ce pays remarquable ! Par ailleurs, je n’ai pas compris le choix du filtre p^ale, absent aux 2 autres films !), ni aux jeu d’acteurs mais vraiment au scénario farfelu et comme très étroit dans son raisonnement intime.
Dommage que cela la qualité du travail va vers le bas depuis le 1e film de trio, lui, excellant.
Désir me semble le plus abouti des films de la trilogie d’Oslo. C’est la synthèse des deux autres Amour et Rêves. Les questions essentielles sur les relations humaines : philosophiques, sociologiques, religieuses, pulsions sont évoquées avec une grande finesse. Le film est cru sans jamais tomber dans la vulgarité. Il est essentiel de ne pas perdre une phrase des dialogues. Une merveille de Dag Johan Haugerud.
La réalisation semble simple mais elle est très efficace. Le film repose sur les dialogues filmés en plans presque fixes qui donnent une force au jeu des acteurs tous excellents. La ville d’Oslo est elle aussi soutenus par des plans fixes magnifiques.
Impatient de découvrir cette trilogie norvégienne, j’ai été enthousiaste et plus que ça du début à la fin. Jutesse de l’introspection qui pourrait tomber dans le verbeux et l’évite grâce à la maîtrise du jeu des acteurs (j’en ai oublié que c’était joué !) et à la qualité des dialogues. Cette œuvre à voir dans l’ordre est libératrice par les propos et les sujets qu’elle aborde. Il y a une démonstration sublime par l’image que lon peut parler encore aujourd’hui avec sincérité ni cynisme de sujets complexes mais fréquents dans nos vie. J’aimerais savoir si un tel cinéma est encore possible en France avec une telle empathie pour les personnages qui rejaillit sur nous.
Désir est le troisième opus de la trilogie d'Oslo de Dag Johan Haugerud (avec Rêves et Amour). Un ramoneur (Jan Gunnar Røise) se livre à un collègue (Thorbjørn Harr) : il a eu une relation sexuelle avec un client. Selon lui, il n'est pas un gay, il n'a pas trompé sa femme qu'il a informée aussitôt rentré, ce n'est qu'une expérience sans conséquence. Cette perception toute personnelle n'est pas vraiment partagée...
Ce dernier volet est l'occasion pour le réalisateur de multiplier les plans sur la ville d'Oslo, et plus particulièrement les nœuds routiers où chacun suit son chemin ou parfois, comme les personnages, s'y perd. C'était tout droit dans une vie de famille bien rangée, et c'est la bifurcation. Sur fond de jazz.
Ce film tranquille nous pose des questions entre existentielles et philosophiques, de sexualité, de couple et de genre au travers des échanges des protagonistes. Les accents modernes par le fils. La liberté par la coach. La sagesse excentrique par la médecin. Ainsi que la question du genre avec la scène du frigo ou de la machine à coudre. Des questions donc loin de la frivolité.
La photographie jouit d'une très belle composition. Les portraits portent magnifiquement les silences éloquents. On entre dans l'intimité de chacun avec douceur et facilité, signe d'un beau jeu d'acteurs et de la maitrise de la mise en scène.
Ce film intime et sincère apporte plus de questions qu'il n'apporte de réponses, ce qui en fait un film puissant.
Franchement c’est pas du Cinéma, c’est un long pensum filmé sans imagination de conversations sans affect avec des personnages sans aucun charisme…L’auteur nous fait entrer dans la prise de tête d’un couple qui éveille très peu d’intérêt…ça reste au ras des pâquerettes et le film est totalement dénué d’humour à part une scëne un peu foutraque chez la doctoresse…Oslo est filmé également de façon très final ce film norvégien est très froid, souvent pénible, et la comparaison avec Rohmer , souvent sensible et vibrant dans son Cinéma est très méchante pour lui..
Dans La Trilogie d’Oslo, ce troisième volet, tout en étant savoureux et intéressant à bien des égards, n’est probablement pas le plus réussi. Mais c’est sans conteste le plus original, le plus étonnant et le plus teinté d’humour, un brin décalé. Autant le premier volet, Rêves, était centré sur la féminité, autant celui-ci sonde essentiellement la masculinité, en se jouant des stéréotypes avec un bon mélange de fantaisie, de malice et d’intelligence analytique, via deux personnages déroutés par leurs désirs – fantasmés ou réalisés – ou par leurs conséquences. Au fil de dialogues très nourris et très finement écrits (la marque de fabrique du cinéaste norvégien Dag Johan Haugerud), il est question de l’importance de désirer et d’être désiré, d’identité et de genre, de pulsion et de raison, d’amour et de couple, de liberté et de fidélité, en un exercice dialectique majoritairement brillant. Seule la fin est plus faible : le topo sur la religion est moins limpide que le reste et la dimension homoérotique du spectacle sur scène laisse un peu perplexe. Autre petit écueil dans le flot de cette dialectique contemporaine sur les choses du sexe : un côté intello et quelques artifices qui diffusent moins de chaleur humaine que dans les deux précédents opus, et qui dénotent un peu avec le milieu social dans lequel le propos se déploie.
Dernier chapitre de la trilogie d’Oslo, "Désir" offre un soleil moins brûlant que les premiers volets, mais conserve un charme estival à déguster. Le film repose sur de vastes échanges face caméra où s’opposent convictions et doutes : en dépit d’un récit parfois plus terne et moins consistant que ses prédécesseurs, son exploration directe des thèmes de l’identité et de la liberté frappe juste. Il prend le temps de poser le débat, et même si l’ensemble manque parfois de rythme, il parvient à toucher précisément par sa franchise. Une conclusion qui ne révolutionne pas la saga, mais laisse une empreinte sensée et douce-amère.
Le titre original est " Sex ", donc celui en français " Désir " est moins proche du sujet. Ce troisième opus continue en interrogations sur la trahison en amour lorsqu'on est un couple. Est-ce que coucher avec quelqu'un d'autre est tromper s'il n'y a pas de sentiments ? La tromperie est-elle plus importante si l'objet du désir est du même sexe ? Beaucoup de questions et de remises en cause avec des dialogues toujours intenses. A voir !
Je clôture cette trilogie avec le dernier film qui aborde encore une fois le thème universel de l'amour, sous l'angle du désir du poont de vu masculin.
Le film débute en plein milieu d'une conversation entre deux hommes et on pense qu'elle est totalement lunaire mais on se rend compte au fur et à mesure que c'est le point de départ de leur histoire parallèle.
On les suit chacun de leur côté et on se rend compte petit à petit qu'ils ont plus de points communs que ce qu'on peut penser. Ce sont des hommes qui se questionnent beaucoup et notamment qui sont en phase avec leur déconstruction et qu'ils essaient de faire comprendre leur ressenti à leur entourage.
C'est le film qui m'a le plus dérouté des trois, déjà par sa construction et d'autre part par le thème très masculin. Mais contrairement à l'image qu'on a des hommes au cinéma, souvent stéréotypés virils à outrance et cliché, ici ce sont des hommes qui se posent des questions que des femmes se poseraient normalement.
Je pense surtout au débat de l'inversion du regard qu'on peut porter sur eux : être désiré, se laisser porter par ce regard et n'être plus l'acteur de cette demande mais le suiveur de ce désir inattendu.
D'autres thèmes sont abordés, notamment sur la perception du couple face à la différence entre la sexualité et l'amour : arriver à séparer les deux ou au contraire est-ce que l'un est plus fort avec l'autre ? Ou encore, le fait que l'autre ne nous appartient pas totalement et qu'on puisse être en couple en ayant des opinions différentes sur la conception de cette norme.
C'est aussi le seul film des trois qui contient LA scène la plus drôle et tellement lunaire, celle chez le médecin : hilarante !
Vous l'aurez compris, j'ai été enthousiasmée par cette trilogie qui m'a emporté vers des réflexions profondes auxquelles je ne m'attendais pas !
C'est un film qui clôture merveilleusement bien cette trilogie avec un thème original et des acteurs qui m'ont touché !
Déçu, après avoir vu amour. Le film est trop long, des scènes qui n’apportent rien, trop statique, pas de beaux paysages. Sinon c’est pas mal, mais c’est pas transcendant ! Du psy un peu basique.
Le pitch est excellent : deux ramoneurs, l’un vient de coucher avec un client alors qu’il n’est pas gay, l’autre dans ses rêves prend la peau d’une femme séduisant David Bowie. Et pourtant le tout est mis en scène de manière laborieuse. Tout se joue sur le texte et la parole, comme dans les deux précédents épisodes de cette trilogie mais l’ennui n’a jamais été aussi présent. On dirait du Rohmer. Pour ceux qui serait tenté par la découverte du genre et de l’amour en Norvège je ne saurais donc conseiller que l’excellent premier film, Rêves.
Ai vu « Désir » le dernier volet de la trilogie d’Oslo de Dag Johan Haugerud. Le film interroge la masculinité de façon originale et subtile. Dans cet opus les personnages n’ont pas de prénom. Un ramoneur (Jan Gunnar Roise excellent de sobriété), homme marié depuis 20 ans et père de deux adolescents confie à sa femme (Siri Forberg) puis à son meilleur ami avoir couché pour la première fois avec un homme la veille, et ce meilleur ami (Thorbjorn Harr) lui raconte en retour son rêve récurrent où il se sent désiré par David Bowie. Haugerud est fidèle à sa grammaire cinématographique, c’est à dire à un enchainement de très longs plans séquence filmés au plus près des personnages. Ici on ne voit qu’assez peu la ville d’Oslo si ce n’est des grues toujours en mouvement et des autoroutes, mais la magie fonctionne un peu moins que dans les deux autres volets. Peut être parce que les personnages évoluent et agissent moins, peut-être aussi parce que certains des personnages sont plus enfermés dans des fonctions et que le scénario semble plus démonstratif. La photographie est toujours très soignée et la bande musicale jazzy de Peder Capjon Kjellsby qui n’intervient que dans les intermèdes est sensationnelle. La trilogie d’Oslo « Rêves », « Amour », « Désir » qui est inspiré de la trilogie Trois couleurs « Bleu », « Blanc », « Rouge » de Krysztof Kieslowski, se conclue donc un peu en demi-teinte, mais il n’en reste pas moins que c’est un projet passionnant et original d’une grande maturité autour des sexualités. Rien de mieux qu’un été pour prendre son temps pour visionner, laisser infuser et mûrir ce très joli triptyque contemporain.
Mon préféré de la trilogie. Un homme marié a un rapport sexuel avec un homme et en parle à sa femme. Pour lui, il ne s'agit pas d'une tromperie car ce n'est pas caché. Pour sa femme par contre, la nouvelle est plus difficile à digérer. De bonnes discussions. Bonne musique.