La Trilogie d’Oslo / Rêves
Note moyenne
4,0
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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2025
Johanna est lycéenne et pour la première fois de sa vie elle a des papillons dans le ventre, et elle décide de l’écrire pour ne pas les laisser s’échapper.
Quand on voit ce film on a envie de (re)tomber amoureux pour vivre ce que vit l’héroïne, formidablement interprétée, de « Rêves ».même si on le sait tout n’est pas rose dans ce domaine.
Il y a quelque chose qui touche à l’universel dans les phrases que Johanna écrit sur son journal intime avec une langue et une diction qui mettrait presque le norvégien au niveau de l’italien ou du français quand on parle de « langue de l’amour ».
La mise en scène est douce, délicate et réconfortante comme une pelote de laine. Ce film a eu le Lion d’Or à Berlin cette année er c’est le premier épisode d’une trilogie que le réalisateur consacre à l’amour à Oslo. Hâte de voir les deux autres.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2025
Très intéressant 1er film de cette Trilogie , diffusé à une semaine d'intervalle dans sa sortie en salles , qui porte là sur brillante réflexion sur le poids et l’importance des souvenirs narré en Voix Off par la jeune Johanne, 17 ans , faisant face à ses premiers émois, et ce qu’elle considère comme sa première histoire d’Amour !  Chaque monologue ou dialogue de la protagoniste , Johanne , paraît d’une extrême justesse et tous ceux qui ont connu un premier Amour pourront sans doute y reconnaître des éléments vécus ou ressentis . J'espère que les deux suivants seront du même acabit ! 
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2026
Qui est le film ?
Rêves occupe la position centrale dans la trilogie d’Oslo de Dag Johan Haugerud. Là où Désir s’attachait à l’expérience du trouble et où Amour en observera plus tard les formes sociales et morales, Rêves déplace la question vers le désir et comment le raconter. Le film prend pour point de départ une situation en apparence simple. Johanne, adolescente, tombe amoureuse de son enseignante. Mais Haugerud se garde bien de filmer cette histoire comme un récit de transgression ou de scandale. Ce qui l’intéresse est ce qui se passe après. Comment un désir devient un souvenir. Comment un souvenir devient un récit. Et comment ce récit, une fois écrit, commence à produire ses propres effets, parfois indépendants de l’expérience qui l’a fait naître.

Par quels moyens ?
Le premier geste décisif du film réside dans son point de vue. Haugerud ne regarde jamais le désir de l’extérieur, comme un objet à analyser ou à juger. Il s’y installe et épouse la conscience de Johanne, encore en formation, encore instable, traversée de pensées qu’elle ne sait pas toujours nommer ni hiérarchiser. Ce choix fabrique une proximité tenue, jamais complaisante, qui évite soigneusement les pièges de l’identification immédiate.

Cette subjectivité est prolongée et complexifiée par l’usage central de la voix off. Ce qui est dit ne coïncide jamais tout à fait avec ce qui est montré. Un regard devient souvenir. Un souvenir se métamorphose en scène. Le film ouvre ainsi un espace où le réel se recompose sans cesse, où l’expérience vécue est déjà travaillée par le récit. Haugerud nous dit que le désir ne se vit jamais à l’état brut. Il se raconte, se reformule, se rejoue, même dans le for intérieur.

La figure de l’enseignante s’inscrit pleinement dans ce mouvement. Haugerud la filme dans une opacité presque frustrante. Aucun accès à son intériorité. Aucun moment de bascule, aucun éclairage psychologique décisif. Elle existe comme présence, comme surface de projection, comme point aveugle autour duquel le désir de Johanne s’organise. Le film refuse ainsi toute symétrie rassurante. Il rappelle que le désir adolescent se nourrit précisément de ce qui échappe, de ce qui demeure hors de portée, de ce qui reste irréductiblement hors champ.

Lorsque Johanne commence à écrire son histoire, l’écriture apparaît d’abord comme un prolongement du désir, une manière de le maintenir en tension, de lui offrir une durée. Mais Haugerud en révèle rapidement l’envers. Mettre en forme, c’est aussi immobiliser. Là où le désir était flux, l’écriture produit un objet. Séparable de celle qui l’a éprouvé.

Cette violence devient pleinement tangible avec l’irruption du cercle familial. La mère et la grand mère lisent le texte. Ce qui relevait de l’intime devient matière à discussion, à interprétation, presque à évaluation morale. Le film se déploie alors en scène chorale, où différentes conceptions de la vie, de l’art et de la responsabilité s’affrontent sans jamais se résoudre. La grand mère défend l’absolu de l’œuvre. La mère hésite, inquiète, consciente du coût psychique d’une telle exposition. Ce chœur ne tranche rien.

Formellement, Haugerud accompagne ce déplacement par une mise en scène d’une extrême retenue. Les cadres demeurent simples. Les effets sont bannis. Rien ne vient souligner ou dramatiser artificiellement les enjeux. Cette austérité apparente confie au spectateur la tâche même du film. Lire. Relire. Interpréter. Douter. Être placé, à son tour, dans cette position inconfortable où rien n’est donné comme définitif.

Quelle lecture en tirer ?
Rêves raconte le moment où une intensité cesse d’être vécue pour devenir pensée. Ce moment précis où le désir, en se disant, se transforme et se retire. Haugerud ne condamne rien. Ni l’amour adolescent, ni l’écriture, ni la transmission. Il observe leurs frottements. Ce que le film laisse au spectateur, c'est une attention au coût des formes. À ce que toute mise en récit implique comme perte silencieuse.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2025
Récit très (trop?) bavard d'une histoire d'amour, de désir somme toute assez classique, d'une élève envers sa professeure.
Beaucoup de voix "off" par la narratrice elle même, dans un milieu presue exclusivement féminin. Absence des pères, maris, amants; curieux qu'aucuns critiques ne l'aient souligné !
Sur la forme, de belles envolées lyriques, accompagnées d'une très bone bande son, un jeu des comédiennes convainquant, surtout l'adolescente qui par moment ressemble etrangement à notre isabelle Huppert nationale jeune!
Moins convaincu par la dernière 1/2 heure, très très bavarde, présence d'un psy peu convaincante, mêmesi le dernier plan laisse entrevoir une issue positive aux tourments de l'ado.
Trio de femmes (grand mère, mère & fille) parfois drôle, surtout la grand mère, peut être la plus lucide. A voir les deux autres épisodes...
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2025
Cette trilogie est un ovni. Ce premier volet raconte l’amour sous la forme du rêve. Johanne est une jeune lycéenne qui tombe amoureuse de sa professeure de français et qui fantasme un amour réciproque. Lorsque le doute est dissipé, place à la peine de coeur, que Johanne choisit d’écrire. Un texte qui va bouleverser ses proches. Le film dégage une tendresse profonde, et relate des sentiments universels. C’est très réussi.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2025
La Trilogie d’Oslo a marqué les festivals de cinéma avec ses trois films : "Désir", "Amour" et "Rêves".
Ce dernier a remporté l'Ours d'or au Festival de Berlin 2025.
Les films seront projetés dans l'ordre inverse de leur présentation en festival, commençant par "Rêves", considéré comme le plus accessible et le meilleur des trois.

"Rêves" suit Johanne, 17 ans, confrontée à ses premiers émois amoureux. spoiler: À travers ses souvenirs et les perspectives de sa grand-mère et de sa mère, elle explore la formation de ses sentiments. Le film utilise habilement des dialogues et une voix-off pour raconter son histoire, rappelant "Boyhood" dans son approche narrative.


Analyse

- Personnages : Johanne, sa grand-mère poète et sa mère forment un trio captivant. Leurs interactions allègent une histoire complexe et émouvante.
- Dialogues : Les monologues et dialogues de Johanne sont justes et résonnent avec quiconque a vécu un premier amour.
- Structure : Le film utilise des flash-backs et une voix-off pour raconter l'histoire de Johanne, imbriquant habilement ses souvenirs et ses écrits.

"Rêves" est une œuvre universelle qui aborde avec humour et légèreté des sujets de société actuels. Grâce à une construction narrative complexe mais limpide, le film parvient à captiver et à émouvoir, tout en traitant des thèmes profonds avec optimisme.
Edouard B.
Edouard B.

101 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2025
Je ne connais pas ce cinéaste, je ne connais pas grand chose au cinéma norvégien ( sauf le film Julie en 12 chapitres) mais quelle bonne surprise : le charme fou des comédiens, des dialogues très très bien écrits, un scénario tout à fait dans l’air du temps et en même temps très intemporel
On est à fond dans l’histoire et ces trois femmes sont toutes géniales ( 4 si on compte la prof !)
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Des 3 films de la trilogie D'oslo c'est celui-là que je préfère.

J'ai bien le déroulement de l'histoire avec beaucoup de narration surtout le début du film. Où comme 2 personnages du film on découvre une adolescente qui tombe amoureuse de sa professeure.

C'était très détaillé les raisons de cette histoire. J'aime beaucoup l'actrice qui avait le rôle principal.
Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2025
Film d'une grande inventivité de mise en scène et d'une virtuosité de dialogues époustouflantes. Au début, la voix-off m'a un peu fait craindre un trop-plein, et puis la mise en scène l'intègre de façon toujours inventive et surprenante, et elle est excellement bien écrite et interprétée, ce qui est rare pour une voix-off. Le film m'a touché directement sur ce qu'il dit de l'amour, du désir, de la nécessité vitale d'être touché au sens littéral du terme. Et j'ai aussi beaucoup aimé les relations complexes et sans fards entre les 3 générations : fille-mère-grand-mère. Chacune trouve sa place et de façon subtile et jamais manichéen, un grand film qui se déploie et touche de plus en plus tout du long et l'air de rien. Et aussi, un vrai soin apporté à l'image, la photographie sans oublier une part d'onirisme qui rajoute à l'atmosphère du film. Le film me reste. Une belle surprise !
Hervé Le Gars
Hervé Le Gars

7 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 août 2025
Une purge nous n'irons pas voir le désir ! Un nombrilisme féminin ou l'exclusion des hommes est tout un art ! Beaucoup trop long, beaucoup trop de dialogues, verbeux, on n'en peut plus de ces interrogations féminines sur ce qu'elles ont de plus égocentree !
GreySky
GreySky

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 août 2025
Lamentable... Un film long, lent, pénible, nombriliste. Ce film est un pensum. On dirait la version filmée d'une pièce éthérée de Marivaux : aimai-je ? Suis-je aimée ? Suis-je remarquée ? Quels sentiments peuvent bien tourbillonner dans la tête de ma professeure ? J'ai cru, au début, que cela pouvait être beau : les dix premières minutes du film, montrant Johanne, silencieuse, perdue dans ses rêveries, devant sa professeure, peuvent avoir quelque chose de troublant. Mais tout est gâché, bousillé par une voix off bavarde, exaspérante, qui analyse tout, qui dissèque tout, qui détruit toute poésie. Les situations sont souvent ridicules (on va faire une après-midi tricot, ça va être top délire !), les exigences des personnages, contradictoires (vouloir faire lire le carnet de bord de cet amour larvé à la grand-mère, puis à la mère, puis à une éditrice... tout en voulant que le texte ne se diffuse pas = grotesque), les délires sont très autocentrés (la grand-mère comme excitée, de manière délirante, par le carnet de sa petite-fille, fantasme sur une sorte de revival de sa sexualité... et ça donne lieu à une scène de rêve ultra kitsch, dans des escaliers et avec une musique pompeuse de victoire). Non, c'est nullissime. C'est d'une prétention sans nom. Là, il faut en quelque sorte prendre au sérieux le long discours nombriliste d'une ado de dix-sept ans. Bientôt, au cinéma, il faudra se taper des films de trois heures sur les débats intérieurs de gamins de six ans... Au secours. A fuir. A toute vitesse.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2025
La Trilogie d’Oslo prétend sonder les abîmes de l’âme scandinave, mais on y plonge comme dans une baignoire tiède où même la mélancolie bâille d’ennui. Trois volets, trois variations sur le même plan fixe : un homme pâle, une femme absente, et une neige qui tombe comme les idées du scénariste. C’est lent, c’est long, c’est Lars von Trier sous Tranxène — sans le génie ni la cruauté. Et pourtant, dans ce marécage nordique, une pureté : un silence de 47 secondes qui dit tout ce que le film n’ose jamais hurler.
LaureS
LaureS

20 abonnés 149 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2025
Très joli film, assez littéraire, émouvant, sur les premiers émois amoureux d'une adolescente, la pudeur et l'envie de dire, le fantasme et la réalité, les relations entre générations de femmes et la ville d'Oslo. Quelques moments d'humour et un traitement assez ouvert, où tous les doutes ne sont pas levés. Moi j'ai aimé mais je ne conseillerai pas ce film aux adeptes des films d'action ;-)
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2025
« Plus j'y pensais et plus je m'autorisais à imaginer ce qui pourrait arriver. » Après avoir vécu quelque chose de très fort, Johanne a eu l'idée de tout mettre sur papier. C'est donc à travers ses écrits que l'on découvre ce qui a tant chamboulé l'adolescente. Une histoire d'amour ou plutôt une obsession jusqu'à se rendre malade. La réciprocité des sentiments n'est même pas une finalité ici puisque tout est centré sur Johanne qui est submergée par de nouveaux sentiments et qui vit une expérience transformatrice. C'est cet éveil sentimental et sexuel qui compte, et ses pensées intimes sont partagées avec sa mère et sa grand-mère qui ont l'honneur de lire son manuscrit. La voix de Ella Øverbye nous accompagne presque constamment et c'est agréable de découvrir l'histoire de cette façon. Un choix judicieux et original d'un point de vue narratif même si les moments plus "classiques" n'ont alors plus le même charme. J'ai trouvé les discussions directes moins intéressantes notamment quand Johanne n'était pas impliquée. Pourtant, Karin et Kristin sont des femmes ouvertes qui parlent franchement, mais leurs analyses m'ont moins parlé surtout quand ça dérive sur d'autres sujets. J'ai préféré le ressenti sensible et naïf de l'adolescente, car ça permet aussi de voir ce qu'elle tire de cette expérience et comment elle en sort grandie. Au final, c'est pas mal.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2025
Premier émoi d'une adolescente. C'est très féminin , très bavard et un peu long. Par contre la jeune actrice est très sobre mais très bien de ce film.
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