Johanna est lycéenne et pour la première fois de sa vie elle a des papillons dans le ventre, et elle décide de l’écrire pour ne pas les laisser s’échapper. Quand on voit ce film on a envie de (re)tomber amoureux pour vivre ce que vit l’héroïne, formidablement interprétée, de « Rêves ».même si on le sait tout n’est pas rose dans ce domaine. Il y a quelque chose qui touche à l’universel dans les phrases que Johanna écrit sur son journal intime avec une langue et une diction qui mettrait presque le norvégien au niveau de l’italien ou du français quand on parle de « langue de l’amour ». La mise en scène est douce, délicate et réconfortante comme une pelote de laine. Ce film a eu le Lion d’Or à Berlin cette année er c’est le premier épisode d’une trilogie que le réalisateur consacre à l’amour à Oslo. Hâte de voir les deux autres.
La Trilogie d’Oslo a marqué les festivals de cinéma avec ses trois films : "Désir", "Amour" et "Rêves". Ce dernier a remporté l'Ours d'or au Festival de Berlin 2025. Les films seront projetés dans l'ordre inverse de leur présentation en festival, commençant par "Rêves", considéré comme le plus accessible et le meilleur des trois.
"Rêves" suit Johanne, 17 ans, confrontée à ses premiers émois amoureux. spoiler: À travers ses souvenirs et les perspectives de sa grand-mère et de sa mère, elle explore la formation de ses sentiments. Le film utilise habilement des dialogues et une voix-off pour raconter son histoire, rappelant "Boyhood" dans son approche narrative.
Analyse
- Personnages : Johanne, sa grand-mère poète et sa mère forment un trio captivant. Leurs interactions allègent une histoire complexe et émouvante. - Dialogues : Les monologues et dialogues de Johanne sont justes et résonnent avec quiconque a vécu un premier amour. - Structure : Le film utilise des flash-backs et une voix-off pour raconter l'histoire de Johanne, imbriquant habilement ses souvenirs et ses écrits.
"Rêves" est une œuvre universelle qui aborde avec humour et légèreté des sujets de société actuels. Grâce à une construction narrative complexe mais limpide, le film parvient à captiver et à émouvoir, tout en traitant des thèmes profonds avec optimisme.
Très joli film, assez littéraire, émouvant, sur les premiers émois amoureux d'une adolescente, la pudeur et l'envie de dire, le fantasme et la réalité, les relations entre générations de femmes et la ville d'Oslo. Quelques moments d'humour et un traitement assez ouvert, où tous les doutes ne sont pas levés. Moi j'ai aimé mais je ne conseillerai pas ce film aux adeptes des films d'action ;-)
Je ne connais pas ce cinéaste, je ne connais pas grand chose au cinéma norvégien ( sauf le film Julie en 12 chapitres) mais quelle bonne surprise : le charme fou des comédiens, des dialogues très très bien écrits, un scénario tout à fait dans l’air du temps et en même temps très intemporel On est à fond dans l’histoire et ces trois femmes sont toutes géniales ( 4 si on compte la prof !)
Très intéressant 1er film de cette Trilogie , diffusé à une semaine d'intervalle dans sa sortie en salles , qui porte là sur brillante réflexion sur le poids et l’importance des souvenirs narré en Voix Off par la jeune Johanne, 17 ans , faisant face à ses premiers émois, et ce qu’elle considère comme sa première histoire d’Amour ! Chaque monologue ou dialogue de la protagoniste , Johanne , paraît d’une extrême justesse et tous ceux qui ont connu un premier Amour pourront sans doute y reconnaître des éléments vécus ou ressentis . J'espère que les deux suivants seront du même acabit !
Il y a de très belles choses dans ce film. Des moments forts, magnifiques, magiques. Il faut quand même accepter les 30 premières minutes 100% voix off en norvégien, donc ce n'est pas pour tout public. Mais après on est récompensé. Et la jeune actrice principale Ella Overbye (désolé je ne trouve pas le O barré sur mon clavier) donne à son personnage une profondeur rare.
La naissance du désir. Sujet mainte et mainte fois exploré. Pourtant, le réalisateur arrive à une prouesse qui laisse sans voix. D'abord, sa narration: sublime. Une lecture illustré avec des mots justes sans jamais en faire trop. Justement, ces mots sont le second pilier de ce film. Ils nous touchesnt par la simplicité, cette façon de nous faire ressentir ce moment comme si on vivait cet émoi sur le moment. La pureté du sentiment amoureux tout simplement
Le premier volet d'une trilogie, telle que celle filmée par Dag Johan Haugerud, doit naturellement donner envie de découvrir les deux épisodes suivants, sans pour autant atteindre un niveau trop élevé, faisant craindre que les autres segments ne soient pas à la hauteur. De ce point de vue, Rêves, qui aurait pu aussi bien s'intituler Amour ou Désir, accomplit parfaitement sa mission, comme une mise en bouche prometteuse. Cette histoire d'une lycéenne amoureuse de sa professeure obéit au classicisme des récits d'apprentissage mais son côté littéraire, voire cérébral, renforcé par une voix off très présente et des dialogues abondants, lui octroie d'emblée un aspect singulier, assez proche de certains films français des années 60 ou 70. Il y a trop de mots posés sur des émotions, sans doute (Haugerud est aussi romancier), et la mise en scène peut sembler parfois trop timide, mais la structure du film est intelligente et la discussion que Rêves entame entre trois générations de femmes, d'une même famille (où sont passé les hommes ?) ne manque ni de sel, ni de piment. Accessoirement, le long métrage démontre que l'art du tricot et la sensualité ne sont pas incompatibles et les promenades dans la capitale norvégienne valent elles aussi le détour. Si on y ajoute une qualité d'interprétation indéniable, le démarrage de cette Trilogie d'Oslo est aux petits oignons, sans tutoyer les sommets : captivante dans ses ambiguïtés et sa liberté de ton et, surtout, augurant d'une montée en puissance dans les films qui vont lui succéder.
Volet de la trilogie d'Oslo ( Ours d'or Berlin 2025 ), " Rêves" n' a pas suscité mon enthousiasme.
Il faudra écouter trop fréquemment la voix off de la jeune élève, sur un ton monocorde, qui nous lit son journal intime, sur une mise en scène plate et statique, nous révélant l'attirance sentimentale qu'elle éprouve à l'égard de sa professeur de français ( " est ce ou non, même vaguement, réciproque ?" )
On a finalement affaire à un scénario qui tente ( peut-être ?) de nous montrer comment il est parfois difficile de se connaître, de comprendre les autres tout en sachant communiquer de façon adéquate avec eux. Il faudra laisser le passé à sa place pour envisager un futur possible ( cf acte manqué chez le psy )
Dans le registre du cinéma-litteraire, Eric Rohmer, Jean Eustache ( ce sont les noms qui me viennent spontanément à l'esprit ) ont fait tellement mieux et tellement souvent que ce volet, un peu fade, de la trilogie d'Oslo !
Un film dont il est peut-être plus intéressant de parler que de le voir. J' irai toutefois par curiosité, malgré ma petite déception, visionner les deux autres volets.
Ai le premier volet de la trilogie d’Oslo, « Rêves » du réalisateur norvégien, Dag Johan Haugerud qui a obtenu le Lion d’Or lors de la dernière Berlinade. Les trois films (les deux autres opus sortiront également au mois de juillet 2025), ont pour point commun de se dérouler à Oslo durant le même été tout en interrogeant la sexualité. Johanne est lycéenne et tombe amoureuse de sa professeure de français. Ne pouvant pas partager cette émotion avec qui que ce soit, elle écrit tous ses ressentiments, ses doutes, ses rêves autour de cette relation. Quand sa grand-mère, poétesse, lira le texte-confidence, elle sera partagée entre l’admiration pour sa grande qualité et sa gêne par rapport à cette relation entre une adolescente et une femme plus âgée. « Rêves » est film extrêmement écrit et littéraire frisant parfois le verbeux qui mélange le présent, un proche passé et un avenir immédiat. La mise en scène donne la priorité aux longs plans séquences et à un rythme moderato bienvenu. Les questionnements soulevés sont subtils, intéressants, cruels tout en donnant priorités à une jolie légèreté qui évite toute dramatisation excessive. Le film est délicat, élégant, fluide, inspiré. Le scénario donne la priorité à 4 très beaux rôles de femmes de toutes les générations, Johanne (Ella Overbye subtile) l’adolescente, Johanna (Selome Emnetu) la prof, Kristin (Ane Dahl Torp) la mère, Frodis (Ingrid Unnur Giaever touchante) la grand-mère. Un très joli film sur les premiers émois et leurs complexités, la littérature, le féminisme, la famille… et tout simplement l’amour. Un très joli portrait d’adolescente du XXIème siècle.
"Rêves" Ours d'or à la Berlinale cette année est un drame sentimental norvégien qui se regarde. Le réalisateur norvégien Dag Johan Haugerud présente aux spectateurs une histoire trop intellectuelle, bavarde et manquant d'émotions. Il y avait sans aucun doute une meilleure manière d'aborder la complexité des relations amoureuses, la solitude et les fantasmes amoureux, bien que l'ensemble contienne certaines bonnes idées et suscite un certain intérêt.