La Trilogie d’Oslo / Rêves
Note moyenne
4,0
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67 critiques spectateurs

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14 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2026
Film inséré dans une trilogie qui, d'après ce que j'ai pu entendre, traite du désir, de la sexualité, des différences sexuelles, des normes sociales, sans pour autant avoir un regard jugeant, normatif ou évaluatif vis-à-vis d'elles. N'ayant vu que Rêves, il serait difficile de le comparer aux deux autres, mais pour ce qui est de ce film, il suit le désir, dans son développement et sa description à posteriori, d'une adolescente pour sa professeure. Malgré la ligne scénaristique principale « malsaine » (puisque traitant du désir d'une ado envers une adulte, et comment ce désir peut être réciproque ou non), le film ne s'engage pas sur le terrain de la moral, et c'est une chose appréciable. Tout porte à croire que le désir est inaltérable, et son émergence ne peut être jugée quelque soit la personne vers qui il est dirigé. Plusieurs suites de séquences sont très belles, notamment celles montrant la quotidienneté de ce désir qui, alors encore inavoué et dont on ne sait s'il est réciproque, doit trouver satisfaction dans des actions banales (voir au loin la personne dont on est amoureux ; la croiser de manière anodine ; se balader près de chez elle...). Toutefois, l'ensemble du film, et donc aussi ces séquences décrites précédemment, sont enveloppées d'une voix off de la personnage principale, voix off illustrant les images qui nous sont montrées. C'est un peu là le soucis que j'ai avec le film. La voix off se veut trop illustrative, comme si elle prenait le pas sur les images et la mise en scène, comme si finalement, la mise en scène n'était que secondaire. Ou plutôt, à plusieurs moments, j'ai eu l'impression que le réalisateur avait peur à ce que la mise en scène ne puisse se suffire à elle-même, et qu'il fallait donc l'appuyer et la soutenir d'une voix off expliquant par la symbolique ce que la mise en scène était en train de montrer. Je prendrais pour exemple une séquence durant laquelle la personnage se décide à aller chez la personne pour qui elle a du désir afin de lui révéler son amour. Ainsi, elle rentre dans son immeuble et commence à gravir un ensemble d'escaliers, que la caméra filme en contre-plongée. Cette mise en scène très simple disait déjà tout (entre autre l'ascension de ces escaliers comme épreuve physique et psychologique par laquelle la personnage devait passer). Mais durant cette ascension filmée, le personnage (au travers de la voix-off) explicite qu'elle a l'impression de gravir une montagne. Ainsi, en tant que spectateur, tout devient limpide, explicite grâce (ou à cause) à cette voix surplombant les images. Le film ne nous donne pas l'occasion de ressentir et de décrypter la mise en scène, de voir la symbolique et d'y penser puisqu'elle nous est donnée comme vérité absolu. Si je vais au bout de ce raisonnement, j'ai la sensation d'être face à un cinéma où le spectateur n'a rien à faire, tout lui ai fourni. Comme si c'était un cinéma qui pouvait in fine se passer du spectateur, ou dont le spectateur n'était au final pas si important. En voulant tout m'expliquer, en voulant à tout prix m'inclure dans ce récit de vie en m'expliquant chaque sensation qui traverse la personnage afin que je ne sois jamais dans la confusion et l'incompréhension, j'ai plutôt l'impression qu'il m'exclut, qu'il n'y a aucune place à l'interprétation et à mes propres sensations. En plus d'être assez frustrant je l'avoue, je trouve aussi que c'est étouffant. Mon propre imaginaire n'a pas le temps de se développer qu'il est déjà écrasé par celui du personnage. Et lorsque cette voix off disparaît temporairement, c'est pour laisser place à des dialogues un peu lourd et très écrits.
Je finirais par dire qu'il y a quelques idées que j'ai trouvé intéressante :
- Le fait que la personnage écrit pour conserver une partie de son vécu, comme une capsule temporelle qui lui est dans un premier temps personnelle (puisqu'après elle va tenter de monnayer cet écrit) et qui est à la fois un refuge, une sublimation, une catharsis.
- J'aime aussi cette idée que monnayer son « art » et son vécu, c'est en quelque sorte s'en débarrasser, s'en séparer (le pervertir aussi on pourrait penser). C'est rendre public quelque chose de singulier et personnel.
Stéphane R
Stéphane R

30 abonnés 498 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2026
Film parfaitement réussi. On évoqué un Rohmer norvégien, mais je dois avouer que les films de Rohmer m'ont bien moins touché. Film essentiellement composé de personnages féminins sur plusieurs générations, qui doutent, se confrontent, existent.
Shiki
Shiki

118 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Hors du temps, on se perd dans la mélancolie non sans peine d’un premier amour qu’une jeune adolescente porte à sa professeure de lycée. On est captivé, oubliant que l’on est dans un film tant tout est juste, de la réalisation au jeu d’acteur.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2026
Qui est le film ?
Rêves occupe la position centrale dans la trilogie d’Oslo de Dag Johan Haugerud. Là où Désir s’attachait à l’expérience du trouble et où Amour en observera plus tard les formes sociales et morales, Rêves déplace la question vers le désir et comment le raconter. Le film prend pour point de départ une situation en apparence simple. Johanne, adolescente, tombe amoureuse de son enseignante. Mais Haugerud se garde bien de filmer cette histoire comme un récit de transgression ou de scandale. Ce qui l’intéresse est ce qui se passe après. Comment un désir devient un souvenir. Comment un souvenir devient un récit. Et comment ce récit, une fois écrit, commence à produire ses propres effets, parfois indépendants de l’expérience qui l’a fait naître.

Par quels moyens ?
Le premier geste décisif du film réside dans son point de vue. Haugerud ne regarde jamais le désir de l’extérieur, comme un objet à analyser ou à juger. Il s’y installe et épouse la conscience de Johanne, encore en formation, encore instable, traversée de pensées qu’elle ne sait pas toujours nommer ni hiérarchiser. Ce choix fabrique une proximité tenue, jamais complaisante, qui évite soigneusement les pièges de l’identification immédiate.

Cette subjectivité est prolongée et complexifiée par l’usage central de la voix off. Ce qui est dit ne coïncide jamais tout à fait avec ce qui est montré. Un regard devient souvenir. Un souvenir se métamorphose en scène. Le film ouvre ainsi un espace où le réel se recompose sans cesse, où l’expérience vécue est déjà travaillée par le récit. Haugerud nous dit que le désir ne se vit jamais à l’état brut. Il se raconte, se reformule, se rejoue, même dans le for intérieur.

La figure de l’enseignante s’inscrit pleinement dans ce mouvement. Haugerud la filme dans une opacité presque frustrante. Aucun accès à son intériorité. Aucun moment de bascule, aucun éclairage psychologique décisif. Elle existe comme présence, comme surface de projection, comme point aveugle autour duquel le désir de Johanne s’organise. Le film refuse ainsi toute symétrie rassurante. Il rappelle que le désir adolescent se nourrit précisément de ce qui échappe, de ce qui demeure hors de portée, de ce qui reste irréductiblement hors champ.

Lorsque Johanne commence à écrire son histoire, l’écriture apparaît d’abord comme un prolongement du désir, une manière de le maintenir en tension, de lui offrir une durée. Mais Haugerud en révèle rapidement l’envers. Mettre en forme, c’est aussi immobiliser. Là où le désir était flux, l’écriture produit un objet. Séparable de celle qui l’a éprouvé.

Cette violence devient pleinement tangible avec l’irruption du cercle familial. La mère et la grand mère lisent le texte. Ce qui relevait de l’intime devient matière à discussion, à interprétation, presque à évaluation morale. Le film se déploie alors en scène chorale, où différentes conceptions de la vie, de l’art et de la responsabilité s’affrontent sans jamais se résoudre. La grand mère défend l’absolu de l’œuvre. La mère hésite, inquiète, consciente du coût psychique d’une telle exposition. Ce chœur ne tranche rien.

Formellement, Haugerud accompagne ce déplacement par une mise en scène d’une extrême retenue. Les cadres demeurent simples. Les effets sont bannis. Rien ne vient souligner ou dramatiser artificiellement les enjeux. Cette austérité apparente confie au spectateur la tâche même du film. Lire. Relire. Interpréter. Douter. Être placé, à son tour, dans cette position inconfortable où rien n’est donné comme définitif.

Quelle lecture en tirer ?
Rêves raconte le moment où une intensité cesse d’être vécue pour devenir pensée. Ce moment précis où le désir, en se disant, se transforme et se retire. Haugerud ne condamne rien. Ni l’amour adolescent, ni l’écriture, ni la transmission. Il observe leurs frottements. Ce que le film laisse au spectateur, c'est une attention au coût des formes. À ce que toute mise en récit implique comme perte silencieuse.
Mjoly
Mjoly

3 abonnés 216 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2026
C'est le seul des trois que j'ai apprécié. Au moins il y a une histoire, un récit, des personnages touchants et intéressants, et une approche bien vue de l'amour-passion à sens unique. Le tout avec un ensemble d'actrices toutes excellentes.
Oneyed Jack
Oneyed Jack

6 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2025
Très écrit, ce premier volet de la trilogie d’Oslo vaut pour la mise en mots du sentiment amoureux d’une lycéenne (davantage que les corps) et pour le dialogue de trois générations de femmes.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2025
On peut se montrer irrité par l'importance donnée à la voix off dans ce film. Cela étant, on s'y habitue petit à petit et l'histoire d'amour que se construit la jeune Johanne, brillamment interprétée par Ella Øverbye, devrait arriver à émouvoir les cuirs les plus endurcis. Quant à la réalisation, elle se révèle très brillante.
MarieV
MarieV

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2025
Le sentiment amoureux est magnifiquement relaté dans ce film. Et ce qui est le plus exaltant, c'est qu'on n'en guérit jamais..
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2025
le premier opus de cette " Trilogie d'Oslo " au nom évocateur de "Rêves" se révèle une belle surprise malgré son aspect très bavard. Porté par une voix Off, celle de l’héroïne qui tombe amoureuse de son enseignante, le spectateur est plongé dans une passion obsessionnelle platonique et à sens unique qui permettra à la jeune femme de se révéler. Un bon film sans être un chef d’œuvre.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Un agréable moment dans ce film très bavard. Mais dans les monologues de la jeune lycéennes rien n'est gratuit, rien n'est trivial, les sentiments et les tourments sont particulièrement bien décrits et s'y ajoutent de belles réflexions. Le personnage de la mère et de la grand-mère sont également intéressants ainsi que le dépaysement lié à la culture nordique. Bref un très bel ensemble construit pourtant à partir d'une trame on ne peut plus légère..
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2025
Alors que l'opus intitulé Amour est radicalement polyphonique, Rêves est beaucoup plus resserré : Haugerud s'intéresse ici exclusivement à l'histoire de Johanne, ou pour être plus précis à l'histoire que se raconte Johanne.

Autant Amour était ouvert sur le monde et la variété des sentiments, autant Rêves est presque claustrophobique par construction, à force de ne voir le monde qu'à travers les yeux de son héroïne.

L'exercice est donc complètement différent, mais ce qu'il y a d'interessant, c'est que les qualités d'écriture et de mise en scène sont les mêmes : attention extrême aux variations de l'âme qui effleurent sous les visages, classicisme épuré dans la façon de filmer, parfois zébrée d'éclairs chatoyants, douce causticité dans les dialogues, toujours ciselés.

Si j'ai été moins attiré par les états d'âmes de la jeune Johanne que par les tribulations des personnages d'Amour, je dois tout de même avouer que la découverte de ce cinéaste norvégien de 61 ans est pour moi un des faits marquants de 2025, tant son cinéma paraît évident et profond à la fois.

Je recommande cet exercice de style très contemporain, qui interroge la notion de réalité avec brio.
Clonie
Clonie

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 août 2025
On court après les sous titres sans avoir le temps de regarder l image. On ne va pas au cinéma pour lire un livre !
Didier T.
Didier T.

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2025
vu le 29 août 2025

Un film émouvant pour tous ceux qui ont connu un amour durant leur premières études ...
Oslo et la Suède sont bien présents.
les personnages dont attachants
mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2025
Peut-être un peu surcoté, C'est très bavard et étonnamment, c'est la grand-mère au désir charnel lointain puis la mère qui vont trouver les mots pour panser les maux de la jeune fille[/spoiler spoiler: ].[spoiler] Un premier volet très soft sur la naissance d'une relation fantasmée qui ne m'a pas vraiment transcendé.
Attendons de voir le reste même si les histoires sont différentes. spoiler: ce premier film de la Trilogie d'Oslo met en scène une lycéenne de 17 ans qui va voir monter un désir grandissant pour une enseignante atypique
. Cet amour naissant est raconté de manière très prude avec comme toile de fond la voix off de son héroïne spoiler: (la fin réserve une surprise).
Casey F
Casey F

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 août 2025
Je n’ai pas réussit a rentrer dedans, la 1ère demi-huere m’a perdu j’ai pas reussi a lire tout les sous titre se qui ma perdu et j’ai décrocher.
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