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Shana
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4,5
Publiée le 21 août 2025
Film sur un premier amour (ou fantasme du premier amour) qui m'a replongé dans mon adolescence, avec tout ce qu'il y a de passion et de nervosité à cet âge. Et pourtant ici, tout est retenu, tout est contenu et c'est ça qui est beau. Aussi, le lien tissé entre les 3 générations est hyper intéressant et touchant, le point fort du film, avec aussi sa part d'onirisme. Belle trilogie à voir !
Un film qui parle de trois générations de femmes face à l'amour, leurs manques, leurs désirs, leurs espoirs, avec autant de lucidité que de férocité, de justesse que de cinéma, c'est rare pour être pointé du doigt. Et 3 personnages féminins grand-mère, mère, fille, petite-fille, c'est rare aussi, et le tout n'est pas que bienveillance ni jalousie, beaucoup de subtilité et de finesse dans ce beau film, j'en suis sorti heureux et mélancolique à la fois. Vive l'amour et notre besoin d'amour malgré tout !
Je ne connaissais pas ce réalisateur et c’était un tort. C’est un film sur l’emprise amoureuse qui décortique avec subtilité ses mécanismes. Un sujet passionnant et en même temps casse-gueule. Le film m’a profondément touché car il touche à l’universel ! À voir !
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3,0
Publiée le 18 août 2025
« Plus j'y pensais et plus je m'autorisais à imaginer ce qui pourrait arriver. » Après avoir vécu quelque chose de très fort, Johanne a eu l'idée de tout mettre sur papier. C'est donc à travers ses écrits que l'on découvre ce qui a tant chamboulé l'adolescente. Une histoire d'amour ou plutôt une obsession jusqu'à se rendre malade. La réciprocité des sentiments n'est même pas une finalité ici puisque tout est centré sur Johanne qui est submergée par de nouveaux sentiments et qui vit une expérience transformatrice. C'est cet éveil sentimental et sexuel qui compte, et ses pensées intimes sont partagées avec sa mère et sa grand-mère qui ont l'honneur de lire son manuscrit. La voix de Ella Øverbye nous accompagne presque constamment et c'est agréable de découvrir l'histoire de cette façon. Un choix judicieux et original d'un point de vue narratif même si les moments plus "classiques" n'ont alors plus le même charme. J'ai trouvé les discussions directes moins intéressantes notamment quand Johanne n'était pas impliquée. Pourtant, Karin et Kristin sont des femmes ouvertes qui parlent franchement, mais leurs analyses m'ont moins parlé surtout quand ça dérive sur d'autres sujets. J'ai préféré le ressenti sensible et naïf de l'adolescente, car ça permet aussi de voir ce qu'elle tire de cette expérience et comment elle en sort grandie. Au final, c'est pas mal.
Le film m'a impressionné par sa densité qui enfle au fur et à mesure que le récit se déploie, par la profusion et profondeur des dialogues et par la complexité tellement juste des personnages et de leurs rapports. Un film qui ressemble à la vie, à nos vies qui dès qu'elles touchent aux sentiments sont toujours plus romanesques que le réel nous fait croire. Très beau film. Très juste. J'ai envie de le revoir déjà.
Film qui m'a saisi du début à la fin, je le qualifierai de thriller émotionnel, thriller amoureux, thriller sentimental, je ne trouve pas les mots pour qualifier ce film, qui m'a profondément touché, alors qu'il raconte des choses qui pourraient ne pas me concerner, ce qui fait la force et l'universalité de ce film, d'une beauté rare. Dialogues et mise en scène et complexité des rapports entre les personnages au sommet, film à voir et cinéaste à suivre, je file voir les deux autres films de la trilogie !
Film d'une grande inventivité de mise en scène et d'une virtuosité de dialogues époustouflantes. Au début, la voix-off m'a un peu fait craindre un trop-plein, et puis la mise en scène l'intègre de façon toujours inventive et surprenante, et elle est excellement bien écrite et interprétée, ce qui est rare pour une voix-off. Le film m'a touché directement sur ce qu'il dit de l'amour, du désir, de la nécessité vitale d'être touché au sens littéral du terme. Et j'ai aussi beaucoup aimé les relations complexes et sans fards entre les 3 générations : fille-mère-grand-mère. Chacune trouve sa place et de façon subtile et jamais manichéen, un grand film qui se déploie et touche de plus en plus tout du long et l'air de rien. Et aussi, un vrai soin apporté à l'image, la photographie sans oublier une part d'onirisme qui rajoute à l'atmosphère du film. Le film me reste. Une belle surprise !
On s'ennuie. Le sujet a mainte et mainte fous été mis en scène. Ici, il n'est ni magnifié ni ridiculise, il est simplement ennuyeux de manque d'audace et de perspective...
Rêves est le premier opus de la trilogie d'Oslo de Dag Johan Haugerud (suivi d'Amours et Désirs). Johanne (Ella Øverbye) est appelée Jeanne par Johanna (Selome Emnetu) sa prof’ de français. Une relation se tisse entre elles à partir d'une pelote difficile à démêler... Je tricote avec peine ce synopsis duquel on croit entendre des voix, des fantasmes, des rêves... Et Johanne de les coucher sur le papier.
Ce film est construit en tant que journal intime. Il est par conséquent très bavard. Une voix off posée sur des images. Une narration. Sans discontinuer.
Il faut savoir se montrer patient, prendre le temps de rentrer dans cette intimité à sens unique, déversée. Johanne nous la sert sans retenue avec générosité et pudeur. Et puis vient le temps de la grand-mère et de la mère. Car oui ce film est un film de femmes. Fille, mère, grand-mère, la prof', les copines, les sœurs Brontë... Un film de femmes sans être féministe, les hommes y sont accessoires -c'est tout.
C'est une narration tout autant qu'une confrontation de perceptions. Et de perception, une réalité existe certes mais nous spectateurs n'avons que la retranscription de chacune. Ce qui renforce l’aspect onirique du film qui de fil en aiguille nous tricote ce récit de rêves. spoiler: Jusqu'à l'escalier. Avec des hommes accessoires .
Parfois perlent des plans géométriques, labyrinthiques, telles les pensées complexes que l'on découvre guidé par le fil d’Ariane, de Dag Johan Haugerud.
Ce premier film de la trilogie est une plongée dans les errances amoureuses d'une adolescente... moment de la vie que les adultes adultes regrettent, même si ce peut être douloureux; Un film très bavard et lent mais on se laisse emmener facilement.
Lamentable... Un film long, lent, pénible, nombriliste. Ce film est un pensum. On dirait la version filmée d'une pièce éthérée de Marivaux : aimai-je ? Suis-je aimée ? Suis-je remarquée ? Quels sentiments peuvent bien tourbillonner dans la tête de ma professeure ? J'ai cru, au début, que cela pouvait être beau : les dix premières minutes du film, montrant Johanne, silencieuse, perdue dans ses rêveries, devant sa professeure, peuvent avoir quelque chose de troublant. Mais tout est gâché, bousillé par une voix off bavarde, exaspérante, qui analyse tout, qui dissèque tout, qui détruit toute poésie. Les situations sont souvent ridicules (on va faire une après-midi tricot, ça va être top délire !), les exigences des personnages, contradictoires (vouloir faire lire le carnet de bord de cet amour larvé à la grand-mère, puis à la mère, puis à une éditrice... tout en voulant que le texte ne se diffuse pas = grotesque), les délires sont très autocentrés (la grand-mère comme excitée, de manière délirante, par le carnet de sa petite-fille, fantasme sur une sorte de revival de sa sexualité... et ça donne lieu à une scène de rêve ultra kitsch, dans des escaliers et avec une musique pompeuse de victoire). Non, c'est nullissime. C'est d'une prétention sans nom. Là, il faut en quelque sorte prendre au sérieux le long discours nombriliste d'une ado de dix-sept ans. Bientôt, au cinéma, il faudra se taper des films de trois heures sur les débats intérieurs de gamins de six ans... Au secours. A fuir. A toute vitesse.
Une purge nous n'irons pas voir le désir ! Un nombrilisme féminin ou l'exclusion des hommes est tout un art ! Beaucoup trop long, beaucoup trop de dialogues, verbeux, on n'en peut plus de ces interrogations féminines sur ce qu'elles ont de plus égocentree !
La Trilogie d’Oslo prétend sonder les abîmes de l’âme scandinave, mais on y plonge comme dans une baignoire tiède où même la mélancolie bâille d’ennui. Trois volets, trois variations sur le même plan fixe : un homme pâle, une femme absente, et une neige qui tombe comme les idées du scénariste. C’est lent, c’est long, c’est Lars von Trier sous Tranxène — sans le génie ni la cruauté. Et pourtant, dans ce marécage nordique, une pureté : un silence de 47 secondes qui dit tout ce que le film n’ose jamais hurler.
Le journal intime de Johanne l’héroïne, découvert par sa grand-mère, puis par sa mère, permet au réalisateur de s’interroger sur les motivations de l’écriture. Se perdre dans ses personnages ? Ne vivre qu’avec eux ? comme l’entend cette élève de 17 ans, secrètement amoureuse de sa professeure de français. Elle le relate par le détail et le commente à voix haute dans une logorrhée qui peine à définir les enjeux de son aventure. Elle réussira à côtoyer son amoureuse, sans jamais cependant vivre les instants qu’elle couche sur le papier. Du moins c’est ce que l’on peut imaginer à l’écoute de sa narration monocorde et sans relief. Emois, émotions, la passion retenue est de tous les instants dans cette quête d’identité post adolescente. Comme une affirmation de soi à travers le désir et les mots qu’elle colporte. Il y a beaucoup de mots dans ce film qui se raconte plus qu’il ne se voit. Pour en savoir plus :
Un film très verbeux avec les dialogues intérieurs ou réels d'une jeune fille qui tombe amoureuse de sa professeure. Entre rêves, illusions ou réalités, on se demande si la jeune Johanne ne confond pas ses sentiments. L'entourage n'est pas en reste lorsqu'il découvre ses écrits. D'étonnement à effroi les pensées des proches se tournent vers l'admiration et le talent d'écriture de l'adolescente. On se laisse porter par les doutes et l'émotion devant l'éclosion d'un amour fantasmé ou pas. Tout le monde grandit, même la mère et la grand-mère. A voir !