Robocop
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 novembre 2008
Voici le premier film connu du monde entier de Paul Verhoeven. Un sacré gaillard ce hollandais. Peu de réalisateurs européens qui se sont installés à Hollywood ont eu du succès, mais lui l’a eu et le mérite. Robocop c’est avant tout une histoire inventée de toute pièce pour le film, je pensais que c’était tiré de comics ou dessins animés mais non. Bon peut être y a-t-il un semblant de Terminator dans tout ça, mais ça reste sympa et assez bien fait pour les années 80. Le scénario est plutôt banal si on le voit de nos jours, mais je considère que c’est pas mal du tout pour l’époque. Et en plus, ce qui fait le « charme » du film c’est la violence très présente, d’ailleurs comme dans chacun des films de Verhoeven. Ici on a de la baston, du sang, bref et tout ça est pas mal réalisé je dois dire, ça apporte une petite touche sympa. Bien sûr on a les gros méchants, dont un haut placé dans la société, qui évidemment peut reprendre le contrôle de Robocop etc…Tout ça fait très cliché mais je ne pense pas que ça aurait pu être autrement, ça apporte quand même un peu de suspens. Et bien entendu on a un duo mythique de flic comme dans à peu près tous les films policiers. Les acteurs ne sont pas mauvais, je pense que la VO doit être sympa car le doublage français laisse à désirer. Et enfin, les effets spéciaux sont vraiment sympas pour l’époque, il faut l’admettre, avec les robots futuristes et bien sur toutes les explosions et effets gores. En gros, Verhoeven nous sert son premier film Hollywoodien réussi à tous les niveaux malgré un peu de banalité dans le scénario, mais le reste est bien réalisé et tout cela donne un bon divertissement.
Malevolent Reviews

1 112 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2013
Le déjanté réalisateur Paul Verhoeven signe en 1987 un film d'anticipation unique et avant-gardiste, une œuvre d'anticipation violente et originale mettant en scène l'avènement d'un nouveau type de policier, mélange d'humain et de machine. Située dans une Amérique où la criminalité et la corruption font main basse sur la ville de Detroit, l'intrigue suit la transformation puis le combat d'un flic, tué par le plus dangereux gang de la cité, qui va devenir le cobaye d'une expérience visant à créer le policier parfait. Devenant RoboCop, modèle d'intégrité et d'efficacité, notre ex-humain va pourtant devoir combattre ses démons intérieurs, les souvenirs de son passé ressurgissant malencontreusement... Verhoeven signe donc un film sombre, parfois glauque et surtout graphiquement très gore, le Hollandais n'hésitant pas à nous en mettre plein la vue au niveau des maquillages afin d'accentuer l'ultra-violence dépeinte par le film. Gros plans multiples, exécutions sanglantes, déchiquetages en règle et impacts de balles faramineux sont donc poussés à l'extrême pour notre plus grand dégoût. Ponctué de quelques (très) légères touches d'humour et de scènes d'action explosives, le film tient en haleine du début à la fin. Se rapprochant le plus possible de la réalité pour s'en éloigner, Verhoeven calcule les moindres parcelles de son film et en livre tout un programme, soignant autant les effets spéciaux que le rythme de son histoire inédite aussi passionnante qu'indubitablement glaçante. De plus, l'interprétation est ici excellente, d'un Peter Weller tout simplement bluffant sous l'épaisse armure de RoboCop au terrible Ronny Cox en passant par Nancy Allen et l'atypique Kurtwood Smith. Ajoutons aux qualités du film l'inoubliable thème de Basil Poledouris et la foule de séquences cultes et d'idées neuves d'un metteur en scène grandement inspiré (la vision robotique du héros, les publicités délirantes parsemées ici et là...). Ainsi, autour d'une histoire aussi tragique que magnifique (un robot sans émotions se remémore son passé paradisiaque aux côtés de sa femme et de son fils), Paul Vehroeven parvient à nous livrer un film d'action et d'anticipation digne du chef-d'œuvre, faisant de RoboCop un film culte gravé dans les mémoires.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 novembre 2009
Le film culte de Paul Verhoeven, son meilleur sans aucun doute depuis les années 70 ! D'une violence rare et d'une action jouissive, Robocop est un film immanquable, un chef d'oeuvre absolu !
MaCultureGeek

1 173 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juin 2019
Robocop, c’est un traumatisme de gosse, une scène de meurtre impitoyable. Robocop, c’est 5 meurtriers qui butent un flic, c’est 5 raclures qui déversent leur haine de la société sur le premier homme de bien qu’ils ont pu trouver. Chargeurs vidés, hurlements de douleur : on y dépeint la mort d’un homme et la naissance d’une créature héroïque, la perte du corps pour l'apparition d'une justice nouvelle.

Robocop est la passerelle entre deux univers, une sorte de croisée des mondes : l’un organique, l’autre cybernétique. L’homme rencontre la machine, la machine épouse les traits de l’homme. Créature désincarnée qui tente de s’offrir une humanité, voilà donc le reflet de cet être passé : Murphy ou Robocop? La réponse arrive en conclusion, par une phrase simple, frappante, qui met un point d'arrêt à cette réflexion fantastique sur ce qui fait de nous des hommes.

Un personnage divinement bien interprété; Peter Weller au sommet de son art, rencontrant le seul grand moment de sa carrière. Une sorte de figure prophétique pour son interprète, qui toucha la grâce le temps d’un film par sa prestation humaine, intime, touchante, retombant ensuite dans les tréfonds des inconnus d’Hollywood. Certes inconnu pour le grand public, il n’en demeure pas moins un grand second couteau du cinéma américain; Star Trek, Planète Hurlante, d’autres grands films de science-fiction.

Face à lui, des gueules particulières; cinq acteurs inoubliables dans des rôles de salauds ultimes, aux côtés d’un bureaucrate charismatique tout aussi vicieux. Robocop, c’est le paradis des pourris qui se transforme en village des damnés. On y chasse la vermine comme le fauve chasse sa proie; sans pitié, se délectant de la peur de son ennemi, à l’affût de la moindre erreur, prête à bondir à son cou. Tout continue dans ce sens jusqu’à la chute de l’intrigue, véritable bain de sang mêlé de boue, explosion de vengeance dans un déchaînement de violence prenant place sur les vestiges d'une usine désaffectée, aux airs du lieu de renaissance de Murphy.

Une action par ailleurs saupoudrée d’un zeste de bande-son délicieuse. Mythique thème de Basil Poledouris, qui n’est pas sans rappeler celui de Starship Troopers (du même compositeur), voilà une musique qui reste en tête, et marque d’une pierre blanche les plus beaux moments de l’oeuvre. Elle monte progressivement, fait écho avec cette tension dramatique qui va crescendo; à l'image de Robocop qui perd progressivement son armure pour dévoiler ses restes d'humanité, la bande-son suit parfaitement l'intrigue et la met en avant, offre une nouvelle proportion à cette mise en scène géniale.

De beaux moments sublimement mis en image par le talent incroyable de Paul Verhoeven, sorte de génie de la mise en scène qui s’est éteint après les années 90; dès les années 2000, nul n’a plus eu droit à ses grands films de science-fiction/thriller/action. Un manque à combler pour le cinéma de genre, qu'aucune suite n'aura réussit à faire perdurer.

Mais en plus de tout cela, Robocop c’est aussi la critique acerbe d’un scénariste désillusionné. Robocop, c’est le constat terrible d’une société qui se meurt dans sa paresse et ses vices, qui ne cesse de critiquer l’autre et désire sa chute prochaine, de ces états qui suppriment opposants comme anciens alliés, de cette société libérale qui s'empare de tout, jusqu'à souiller l'indépendance de la justice et le libre-arbitre du spectateur. On parle tout de même de journaux télévisés faisant la promotion d'un jeu familial nucléaire, où chaque membre de la famille tentera de faire exploser l'autre (fille, frère, mère, grand-père,...).

Ici, l’homme est mauvais par nature : il braque une épicerie, fait exploser des magasins, la propriété de travailleurs pauvres, le fait encore et toujours; ce n'est pas pour rien que Verhoeven ponctue son film du fameux "J'en prendrai pour un dollar" : Robocop nous dépeint une société libérale où chacun veut sa part du gâteau, en y laissant le moins de frais possibles. De même pour les grandes figures du pays : alors que la police est vendue à de grosses têtes corrompues, les médias ne cesseront de bourrer les crânes de fausses idées, et la publicité vendra aux enfants des jeux indignes à la morale douteuse (comme évoqué précédemment), jusqu'aux excès immoraux de sa suite très sympathique.

Vaste farce du siècle dernier, horrible constat d’une société qui ne cesse de se dégrader, voilà donc l’expression même de la perversité. Dans Robocop, on aime tuer lentement, on aime torturer son prochain jusqu’à ce qu’il en crève, réanimer des cadavres pour jouer les Docteur Frankenstein, et désirer détruire quand on ne contrôle plus la situation.

Dans Robocop, les mots sont des armes, et les armes se résument en des mots. Ici, le journaliste est aussi nocif à la société que l’est le bandit, le dirigeant est aussi pourri que les grandes têtes des gangs. Qu’en est-il donc des hommes de bien? Ils crèvent au détour d’une ruelle, ils se meurent sur le sol crasseux d’usines désaffectées ou font la grève quand le peuple ne supporte plus leur protection.

L’espoir, quant à lui, n’est qu’un mot vain, inutile, une flamme qui s’éteint, quelquefois rallumée par la présence d’une nouvelle personnalité, d’un héros d’un genre nouveau : Lewis et Murphy, Roméo et Juliette non avoués. Mi-homme mi-machine, il porte les stigmates de son ancienne vie. Débris rafistolé autant que chevalier blanc de sa ville dépravée, visage de cire sur poupée d’acier, son nom n’est autre que Robocop, la nouvelle créature de Frankenstein. Nul doute que j’en reprendrai pour un dollar.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 septembre 2008
Incontournable, devenu classique de la SF, Robocop apparaît encore aujourd'hui comme une bonne critique de notre société qui n'a pas finalement tant changé depuis 20ans. Si le personnage en lui-même n'a pas pris une ride (et pour cause sic), il faut quand même reconnaitre que le reste des effets spéciaux et en particulier l'animation du robot ED311 en a pris un sérieux coup nous autorisant à penser à un cousinage avec l'animation des squelettes de Jason et les Argonautes. Enfin, il faut aussi avouer un certain savoir faire de la part du réalisateur P.Verhovoen qui a toujours su à travers ses films mêler chaud et froid. La violence ici dépeinte est omniprésente et n'est pas moins qu'un outils pour la satire que dresse le réalisateur tout comme peuvent l'être les fausses publicités et journaux TV. Bref malgré son âge, le 1er épisode tient encore toutes ses promesses.
Romain Pinel
Romain Pinel

44 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2009
Voici un très bon film d'action dans le pur style de Paul Verhoeven à qui l'on doit Total Recall et Starship Troopers.Robocop ce n'est pas seulement un film d'action mettant en scène un super héros , c'est une vision sans concession du futur ( enfin pour nous c'est le passé mais à l'époque c'était le futur et comme d'habitude l'avenir n'est jamais rose ) avec une société où la violence est omniprésente et complètement banalisée ( scènes bien gores avec peu de réactions ) et un fonctionnement qui fait l'apogée de la consommation.Et donc face à cette insécurité grandissante la question se pose, doit on remplacer les policiers par des robots maintenant que c'est techniquement possible ? Surtout que des sociétés privées à but lucratif contrôle les forces de polices : c'est ainsi qu'arrive Robocop ,crée à partir d'un flic modèle , choisi et laché volontairement dans un quartier hautement difficile dans le but qu'il soit grièvement blessé et donc transformé en cyborg puissant et implacable.C'est donc cet univers qui est important dans ce film , aprés le reste de l'intrigue c'est relativement classique en outre les acteurs ne sont pas sensationnels , le personnage de Robocop est assez bien fait cela dit.Sinon les scènes d'actions sont très bien réalisées tout comme la mise en scène et le déroulement global du film.Donc voilou , les aventures de ce concurrent de Terminator sont très plaisantes à regarder.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 septembre 2008
tout simplement génial. Un film d'action pure et rrés bien mis en scéne. Mais au dela des scénes d'action prenantes, le réalisateur depeint une société inhumaine avec une ironie bien glaciale.bref action, intelligence, futuriste realiste quand la realite depassera la fiction c'est pour maintenant on aime ou pas le film mais le réalisateur a ete visionnaire.......... un film a voir!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 septembre 2008
RoboCop est un film brut et spectaculaire qui remue le spectateur dans tous les sens. C'est le premier film - premier succès aussi - américain de Paul Verhoeven qui brosse ici un tableau au vitriol de la société américaine des années 1980, liant sa destinée à la maitrise technologique et à l'empire du capitalisme pour le pire des résultats : une société inhumaine, composé d'individus corrompus et hideux. Le parcours du "cyborg policier" se lit comme la résurrection violente du corps humilié et offensé. C'est un Christ totalitaire autant que l'est cette société, un Christ qui ne pardonne plus, un Homme moderne ?
FABULOEUF
FABULOEUF

30 abonnés 392 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2008
Une bonne série B de science fiction qui se regarde en usant de sympathie.
dai72
dai72

199 abonnés 2 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2008
Un polar SF fantastique devant lequel on ne s'ennuie pas. Ca a beau être un film avec pour héros un cyborg, il y a quand même une réflexion sur l'humanité qui est intéressante. C'est fort, spectaculaire, vivant, indémodable et vraiment bien écrit.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2008
Un grand classique de science-fiction.
Il est vraiment excellent ce film, à voir d'urgence.
Verhoven au summum de son talent.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 août 2008
Aujourd'hui un classique de la SF avec le style inimitable de Verhoeven. Son premier grand succès mérité car avantgardiste et impressionnant. On adore voir Murphy exploser les méchant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2008
"Robocop" est ,à mes yeux, le meilleur film de verhoeven... Au delà du film de genre (en l occurence la science fiction), le film est l'histoire poignante et dramatique de cet homme devenu une machine et dont l'esprit survit dans ce corps métallique et artificiel. L'histoire d'un homme revenu d'entre les morts pour se faire justice. Dans le métrage, on retrouve les ingrédients chers à verhoeven, de la violence graphique, des personnages complexes, et puis ce coté dérangeant, voire glauque, d'une manière générale. Ce film est vraiment à part dans cette "saga" qui aurait du s arreter au 2 tant le 3 est dépourvu de l essence meme du matériau d'origine (robocop qui vole... n importe quoi!).
Jérôme H
Jérôme H

216 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2008
Super, presque tout y est : émotion, tiraillement du personnage, action, histoire, méchant,etc... tout a été minutieusement préparé et cela se ressent à l'image. Bravo Paul V.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juillet 2008
20 ans cette année et pas une seule ride.
Un scénario des plus basique certe,mais des plus efficace.Des effets spéciaux étonnants,surtout pour l'époque.
Quelques scènes un peu cracra tout de même,l'interdiction aux moins de 12 ans reste un peu légère.
D'une tristesse qui vous prends aux tripes.
Robocop reste le film incontournable que tout le monde à vu et reverra encore beaucoup.
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