Los Angeles, 1984. Un éclair dans le ciel, deux types à poil apparaissent (et déjà, une scène culte). L’un, bodybuildé et glacial, est un robot tueur : Schwarzenegger dans le rôle de sa vie. L’autre, plus humain ,est Kyle Reese, envoyé du futur pour protéger Sarah Connor, serveuse ordinaire et mère du futur leader de la résistance contre les machines. Résultat : une traque urbaine sous haute tension
À première vue, "Terminator" sent la série B .avec des robots en mousse .Mais Cameron transforme un budget de goûter d’anniversaire en leçon de mise en scène. Pas besoin de CGI dernier cri : ici, c’est le stress qui pilote. Le film est tendu comme un slip . Aucun répit, juste de l’action brutale, une ambiance moite, et une ville transformée en jungle techno-parano.
Schwarzy ? Il n’a besoin que de 17 lignes de texte pour devenir une légende. Démarche de frigo américain, regard de scanner, et des lunettes noires pour cacher un œil qu’il s’est arraché lui-même (scène culte ) Il incarne le mal version : froid, silencieux, implacable. Et ce "I’ll be back" ? Mythique.
Linda Hamilton, en Sarah Connor, passe de jeune femme ordinaire complètement dépassée à guerrière déterminée ,préfigurant toutes les héroïnes badass des années à venir .
Michael Biehn, quant à lui, a parfois le charisme d’une tranche de pain complet, mais sa détresse donne du poids à ce combat contre l’inévitable.
Alors oui, il y a des défauts. Quelques scènes ont mal vieilli (le squelette du T-800 en animatronique ), ,certains dialogues ont l’élégance d’un mode d’emploi IKEA., et le voyage temporel... disons que ce n’est pas "Tenet" non plus Mais on s’en fout parce que l’essentiel est là : tension, violence maîtrisée, concept fort, et mise en scène au cordeau.
Conclusion : un mythe est né . "Terminator", c’est un uppercut qui a redéfini la SF des années 80. Fini les lasers dans l’espace ou les robots philosophes . Ici, le futur débarque dans ton salon et veut te rayer de la carte. Un film qui, 40 ans plus tard, reste toujours aussi culte et fut un tremplin pour Cameron et Schwarzy