S’il y a un film que j’aurais aimé adorer, c’est bien "Planète B". Voir un film de science-fiction français est extrêmement rare, car ce genre est très peu représenté dans notre pays. Alors, quand celui-ci arrive dans nos salles, je pense qu’il est important de le soutenir. Malheureusement, malgré son joli casting, ce dernier fut très peu distribué et il n'a clairement pas réussi à rencontrer son public. Certes, le projet a beaucoup de défauts, mais je pense que c’est une peur de mettre celui-ci en avant qui explique cela. Les distributeurs sont trop réticents à mettre ce type de propositions en avant, et c’est bien dommage. Il est donc important de rappeler que ce genre de long-métrage existe, et qu’ils permettent d’encore diversifier la palette cinématographique française. Mais, pour en revenir au film en lui-même, cela n’empêche pas le fait que ce dernier soit raté. Pourtant, sur le papier, j’appréciais beaucoup l’idée de départ. Cette envie de proposer un futur assez proche de nous, tout en abordant des questionnements très ancrés dans le réel (comme l’écologie et le milieu carcéral), paraissait assez intrigante. Cependant, je pense que le manque de budgets a beaucoup joué dans mon appréciation globale de l’œuvre, car j’ai vraiment la sensation que le film sonne très amateur par moments. Cela dit, cette impression n’est pas vraie pour tous les éléments du film. Par exemple, je trouve que le casting s’en sort assez bien. Ils ne sont pas tous excellents, mais j’ai aimé retrouver des actrices comme Adèle Exarchopoulos ou Souheila Yacoub. Mais à côté de cela, comme je l’ai dit, le film sonne parfois très faux. On le ressent dès les premières scènes, où les effets spéciaux semblent assez peu finis. Et on le voit aussi tout au long du long-métrage, dans la manière dont est géré le ton ou l’ambiance. Visuellement, quelque chose n’a jamais réussi à m’embarquer, et je crois que cela vient de la photographie. Elles sonnent extrêmement artificielles, et si j’accepte le changement de ton pour les séquences de prisons, les scènes extérieures sont vraiment moches. Pour moi, il y a un vrai souci à ce niveau-là, et cet aspect m’a clairement empêché de pleinement rentrer dans le film. Et à côté, si on rajoute le fait que le rythme énormément le développement de l’intrigue, on peut dire que l’ensemble devient vraiment compliqué à regarder. Pour que l’on arrive au véritable lancement de l’histoire, il faudra attendre 45 minutes. Certes, cela sert à présenter l’environnement du projet, mais les longueurs se font quand même ressentir. Et surtout, si le film prend autant son temps, on peut donc être encore plus déçu de voir un final aussi bâclé. Les enjeux sont résolus de façon beaucoup trop facile, on zappe certains développements de personnages, on ne conclut pas vraiment les différentes thématiques abordées, etc. En bref, on fait au mieux avec ce que l’on a. Je ne dis pas que si le film avait eu plus d’argent, cela l’aurait aidé. Mais à mon sens, cela l’aurait rendu un poil plus appréciable. Il aurait pu être mieux fini au niveau de ses visuels, et dans le scénario, il aurait plus rapidement été à l’essentiel. Au lieu de cela, même si le casting est convaincant, le tout s’avère long, moche et assez décevant dans sa conclusion. Par conséquent, même si l’idée était bonne, je ne vais pas longtemps retenir ce film. Pour conclure, une déception.