Une purge XXL
Après son très médiocre Les héros ne meurent jamais de 2019, Aude-Léa Rapin revient à la charge avec ce projet de science-fiction qui a tout d’une punition. France, 2039. Une nuit, des activistes traqués par l'Etat, disparaissent sans laisser aucune trace. Julia Bombarth se trouve parmi eux. A son réveil, elle se découvre enfermée dans un monde totalement inconnu : PLANÈTE B. Si quelqu’un a compris quoi que ce soit à ce machin, qu’il n’hésite pas à me faire signe, je suis preneur. Quand on confond ambition et prétention, on se perd et on perd le public.
Je parlais de « prétention ». mais quand on consulte la liste avouée des inspirations - Punishment Park de Peter Watkins, Le Prisonnier, une série britannique des années 70, Get Out de Jordan Peele, Old de Shyamalan ou encore Truman Show, il y a de quoi tomber à la renverse. Il ne suffit pas de vouloir, encore faut-il pouvoir. Et de toute évidence Madame Rapin ne peut pas. Elle ne peut, ni écrire un scénario, ni diriger des acteurs, ni éclairer un plateau, ni – et c’est le pire – créer une quelconque empathie avec des personnages qui n’existent pas. Ce nanar est un sommet de confusion, qui navigue à vue entre le réel (?), le virtuel, le cauchemar, les actes guerriers… j’en passe et des pires. Il y avait pourtant moyen de créer une intrigue tendue ou un vrai film politique sur ce type de thématiques. On n’y croit pas un seul instant. Et 118 minutes à ce compte là, c’est interminable… et dans « interminable », il n’y a pas qu’ »inter »…
Hélas, le casting n’y peut rien. Les Adèle Exarchopoulos, Souheila Yacoub, Eliane Umuhire, India Hair, Paul Beaurepaire, Jonathan Couzinié, Théo Cholby, n’y comprennent rien. Qu’ils se rassurent, nous non plus. Une dystopie à la française parfaitement catastrophique. En plus, c’est fauché et ça se voit… Passez votre chemin, braves gens, il y a tellement mieux sur nos écrans !