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BLS Moviedebrief
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3,5
Publiée le 31 décembre 2024
« Le bagne virtuel existe» Des activistes disparaissent et se retrouvent dans un endroit splendide qui s’avère être une prison virtuelle qui prend la forme d’un cauchemar… On accroche ou pas avec cette histoire (des spectateurs ont quitté la salle) Pour ma part je l’ai trouvée bien faite et très bien interprétée, de la SF ou plutôt de l’anticipation à la française qui fonctionne et qui n‘est certainement pas loin de nous…
Réalisé par Aude Léa Rapin, Planète B nous transporte en 2039, dans une France autoritaire où l’urgence climatique et la répression étatique régissent la société. En lutte, les écologistes, écoterroristes, sont traqués et enfermés dans des environnements virtuels. Au cœur de cette résistance, le film suit Julia Bombarth (Adèle Exarchopoulos) et Nour (Souheila Yacoub), réfugiée politique en quête d’exil.
L’intention du film est limpide et son ambition manifeste : dénoncer, interroger, alerter. Mais cette dystopie, ancrée dans un Grenoble futuriste, peine parfois à embrasser pleinement ses promesses. Si l’esthétique aspire à un univers foisonnant, les limites de production fragilisent la puissance visuelle et narrative, atténuant l’impact et l'immersion. En cela, une hâte narrative se fait sentir, des raccourcis qui, bien que fonctionnels, amoindrissent la profondeur et la pertinence du récit. Le manichéisme, appuyé, colore le propos d'une simplicité qui ne rend pas toujours justice à ľ'ambiguïté des enjeux.
Le point noir du film est son monde virtuel, malgré son potentiel narratif, il déçoit par son manque de profondeur. Ce qui aurait pu être un espace oppressant devient un décor peu immersif, reposant sur des clichés "geek" sans réelle innovation. L'idée d'enfermer dans des environnements artificiels est intrigante, mais le traitement du sujet manque d'audace et de trouvailles visuelles. Plutôt que d'enrichir le propos du film, ces univers semblent davantage accessoires, sans véritable poids dramatique ou exploration des enjeux qu'ils symbolisent, laissant un sentiment d'inachevé.
Pourtant, Rapin maîtrise les montées en tension, sculptant un climat oppressant dans un monde en déclin. Les héroïnes, portées par la ferveur d’Exarchopoulos et Yacoub, incarnent avec conviction une lutte viscérale contre l’effondrement. Un projet, à soutenir, porté par une vision qui, bien que perfectible, laisse entrevoir ses grandes ambitions.
Planète B, un film de Aude Léa Rapin n'a pas fait grand bruit à sa sortie en décembre dernier et il faut dire que les critiques n'aidaient pas. L'histoire se déroule en France en 2039 où une activiste se retrouve enfermée dans une prison virtuelle. Sur le papier, c'était hyper intéressant mais malheureusement l'intrigue est mal exploitée. La faute à un scénario peu profond et à des scènes montaient dans le désordre. Adèle Exarchopoulos et Souheila Yacoub sont les seules à se démarquer au niveau de l'écriture de leurs personnages mais aussi sur la performance de jeu, le reste du casting manquait de crédibilité. Malgré un effort sur le visuel du virtuel, les effets spéciaux manquent de relief mais sont convenables dans l'ensemble. Planète B souffre d'un rythme lent à plusieurs endroits surtout au début mais les moments importants s'enchaînent et on est vite plongé dans le chaos et l'intrigue se développe enfin. La réalisation et la mise en scène sont plutôt corrects et des décors somptueux
L'idée est trop bien... mais quelle déception... c'est loonng... Le jeu d'acteur est bon. Certaines scènes sont excellentes. Mais c'est comme si on vous mettait une cuillère d'un met délicieux dans la bouche et qu'on le retire aussi sec et ceci pendant 2 heures. Frustration sur frustrations.. Pas assez de visuel, pas assez de profondeur. Et spoiler: une fin sans aucun intérêt et décevante.
Idée formidable, mais malheureusement mon intérêt s’est étiolé à mesure que le film avançait. Le traitement de la Planète B ne m’a pas convaincu. Mais j’ai adoré la comédienne S. Yacoub.
Le scénario, si scenar il ya réellement, est d'une tristesse, d'un vide intersidé acteur ou actrice ne semble comprendre ce qu'il fait dans ce foutoir, ni ce que son personnage est censé faire. Dire que ce "film" est lent, est encore en dessous de la réalité, il ne se passe rien, ou si peu, ou si doucement, que cela en devient soporifique,et surtout dénué de tout intéret. Le nom de la dame qui a commis ce truc m'échappe, encore que je ne crois que je désire graver ce nom dans ma mémoire. Mauvais film, mal fait, avec de tous petits moyens.
Loin des codes masculins de la SF (pouvoir, conquête, domination), Planète B invente une autre grammaire du genre : celle de la fragilité et de la résistance intérieure. Son univers numérique évoque le contrôle social, mais aussi la manière dont les femmes sont historiquement surveillées, évaluées, confinées dans leurs corps comme dans leurs émotions. La réalisatrice mêle l’écologie, la politique et la philosophie de l’image dans un geste radicalement contemporain : un cinéma d’anticipation éthique, qui regarde la dystopie non comme un futur possible, mais comme un présent déjà là. Certes, le film n’est pas exempt d’imperfections, mais sa force réside dans son audace : celle d’un regard féminin qui ose envahir un territoire dominé par les hommes, et d’y introduire le doute, la sensualité, la colère.
Bon film de SF sans prétentions mais très agréable à voir. Le concept est intéressant et l’image ambiance et musique excellent. L’histoire est assez simple et la conclusion peut être un peu rapide mais il faut féliciter l’intention. C’est un thème ou un type d’histoire que l’on ne voit pas souvent dans notre paysage cinématographique et encore plus français. Bravo. Et j’en redemande.
Je n’avais déjà pas trop aimé le précédent film de la réalisatrice Aude Léa Rapin, Les héros ne meurent jamais, et celui-ci ne m’a pas vraiment plus convaincu. La réalisation est plutôt mollassonne, et même si le scénario paraît intéressant sur le papier, au final on s’ennuie assez vite et tout du long. Pas vraiment d’émotion, pas d’humour, ça reste assez plat. C’est d’autant plus dommage que j’aime beaucoup Adèle Exarchopoulos et India Hair, qui font ce qu’elles peuvent. La meilleure reste sans doute Souheila Yacoub, justement nommée aux César en révélation féminine l’an passé. Au final, une déception.
Un film d'anticipation Francais. Rien que cette phrase, elle n'est pas crédible. Mais au final, le film est pas mal avec des bonnes idées. La réalisation est correcte et les deux passent rapidement. Rien de révolutionnaire mais pas si mal.
C’est exceptionnel de voir un film de science-fiction français aussi réussi. Son seul (gros) défaut : il est un peu trop long, ce qui casse un peu le rythme. S’il avait été plus court, il aurait été encore meilleur.
Captivée du début à la fin, les jeux des acteurs sont excellents, justesse, émotions transmises, questionnements sur la société et la place qu'occupe la répression. Un très bon film qui détonne
Planète B est un film d’une monotonie presque expérimentale… sauf que rien ici ne semble volontaire. Il ne se passe littéralement rien : aucune véritable action, aucune montée de tension, aucun moment marquant. Le récit avance à plat, sans jamais donner l’impression d’avoir un enjeu réel.
Le choix de cet “hôtel” comme représentation d’un univers carcéral virtuel est tout simplement ridicule. Là où on attendait quelque chose d’oppressant, de dérangeant ou d’innovant, on se retrouve avec un décor banal, presque touristique, qui annihile toute crédibilité.
Le film enchaîne ensuite les facilités scénaristiques, par exemple : Nour qui récupère un objet pourtant central et censé être ultra sécurisé… avec une déconcertante simplicité. Ce genre de raccourci casse immédiatement toute immersion.
Pire encore, le monde dans lequel évoluent les antagonistes reste flou, à peine esquissé. Aucune vraie construction d’univers, aucune explication solide : juste des bribes qui donnent l’impression d’un fond bâclé.
Au final, Planète B est un film vide, sans tension, sans ambition réelle, qui empile les choix discutables et les incohérences jusqu’à l’ennui total.