2279 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
191 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
84 critiques
3
73 critiques
2
16 critiques
1
4 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Show Main Prod
17 abonnés
312 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 mars 2025
Si la politique internationale n'incite actuellement pas à se rendre aux États-Unis, ce film espagnol de Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas nous conforte dans l'idée qu'il ne fait pas bon voyager outre atlantique en ce moment, surtout pour s'y installer lorsqu'on est originaire d'un pays étranger. C'est la triste réalité que constatent à leurs dépends Diego (Alberto Ammann) et Helena (Bruna Cusí), un couple espagnol qui projette de démarrer une nouvelle vie aux États-Unis et qui est interpellé par la police des frontières dès son arrivée à l’aéroport de New York. D'abord anodines, les questions auxquelles les deux immigrants sont soumis s'avèrent de plus en plus indiscrètes et intimidantes. Malgré leurs papiers apparemment en règle, deux policiers particulièrement suspicieux (Laura Gómez et Ben Temple) vont peu à peu fissurer la solidité du couple en lui mettant la pression et en exhumant des vérités et des secrets qui dérangent, dans un huis clos anxiogène (beaucoup de gros plans) qui se déroule dans une pièce d'interrogatoire froide et dévitalisée. Une intimation psychologique et un dialogue de sourds entre l’administration et les candidats au rêve américain, servis par une interprétation puissante et une durée relativement courte (1h15) qui permet d'intensifier un suspense étouffant qui va à l'essentiel, sans lasser le spectateur. Entre abus de pourvoir et racisme ordinaire, le film se concentre sur la fragilité du couple qui vacille à mesure que les pressions s’intensifient, jusqu'à un final brutal qui laisse sans voix et qui peut décevoir, au point de se demander : spoiler: Tout ça pour ça ?
Upon Entry utilise le huis clos politique, puisque une femme espagnole et un homme vénézuélien sont interrogés par les services de l’immigration d’un aéroport américain, pour mieux investir la cellule conjugale à la façon d’une zone de turbulences. L’énumération de questions posées jusqu’à l’épuisement conduit à un émiettement de la confiance en soi et en l’autre, surtout à une réflexion sur la spontanéité qui dessine nos existences alors même que les notions de hasard et d’incertitude ne sauraient être acceptées par la nature scientifique de l’examen : le passé devient déterminant, l’avenir prédéterminé et le présent accablé de toutes les suspicions possibles. La réalisation restitue bien l’enfermement des protagonistes qui évolue en piège se refermant sur chacun d’eux : la composition du cadre veille à les désunir à mesure que le doute s’installe et que les révélations se succèdent, redistribue les solidarités par un montage alterné sur les deux femmes tout en maintenant un trouble sur l’artificialité de ces relations. La clausule achève un portrait des États-Unis telle une terre inhospitalière et surtout xénophobe, incapable d’assumer les clichés du rêve américain diffusés ailleurs par le biais du soft power. Une réussite.
Les réalisateurs Alejandro Rojas et Juan Sebastián Vasquez ont puisé dans leur propres expériences pour l'écriture de leur excellent film et cela se ressent ! Dans ce huis clos anxiogène, les questions les plus intimes vont mettre au jour une vérité qui dérange et qui fera voler en éclats le couple dans son final abrupt ! Cruel et redoutable !
L'étau se resserre progressivement. Une certaine entreprise de destruction vient tester les motivations des candidats à la green card... C'est vraiment très bien joué. Mais, ces 1h15 sont longues, énervantes, on se demande comment les deux suppliciés arrivent à tant se contenir et à ne pas éclater de colère. Aimer un film où on subit comme les suppliciés, bah non, je ne suis pas maso...
Les vénézuéliens Alejandro Rojas et Juan Sebastián Vásquez signent avec Border Line un premier film en forme d’huis-clos inspiré par leur propre expérience ou bien par celle de leurs proches.
Nous voilà donc enfermé dans un petit bureau, en même temps que les deux personnages, pour un film qui se déroule quasiment en temps réel, soumis à un torrent de questions de toutes sortes de la part de deux agents de l’immigration.
Au fil des minutes, le malaise s’installe et les questions affluent sans cesse, de plus en plus intrusives, de plus en plus lourdes, de plus en plus précises, de plus en plus insidieuses. De l’autre coté de l’écran, pour le spectateur, le suspense est à son comble. On tremble avec nos deux tourtereaux pour qui le voyage tourne au cauchemar.
En 75 minutes, les deux cinéastes Vénézuéliens composent un film haletant, édifiant, brut et sans fioriture, pour évoquer le pouvoir démesuré des autorités américaines - nous sommes sous la présidence de Donald Trump - , et la violence psychologique dont ils peuvent parfois user pour décider du sort des étrangers désireux de s’installer sur le sol américain... surtout s’ils sont Sud-Américains.
« Ligne à Haute Tension» Un couple arrivent pour s’installer aux Etats-Unis et subit un interrogatoire ultra-serré au contrôle des frontières. Pourtant ils avaient faits toutes les démarches avant de partir d’Espagne. Pourquoi les interroger à nouveau de façon aussi intrusive… on est tenus en haleine jusqu’au bout. La fin est étonnante.
Un huis clos intense ou un couple venant d’espagne (lui étant vénézuélien et elle espagnole), pour s’établir aux usa, est interrogé par les autorités américaines, de manière assez musclée, a son arrivée a l’aéroport, pour déterminer si leur demande d’immigration peut être acceptée ou non. Malgré le scénario assez mince, la durée assez courte permet un rythme soutenu et on a pas le temps de s’ennuyer. Par contre l’exercice reste quand même assez anodin, au final. Pas mal
Thriller psychologique efficace et malin, très bien interprété, et crédible: on ressent parfaitement la tension et les angoisses des personnages pris dans un processus administratif efficace et redoutable.
Un couple qui souhaite s'installer aux USA se trouve confronté a l'interrogatoire de l'immigration a son entrée. Ce qui pour eux est sensé relever de la routine se révèle être un cauchemar. Rétention, questions intrusives qui remettent en cause l'équilibre du couple tout y passe.
Film court borné dans le temps du début de l'entretien a la notification de la décision peu de personnage, prenant. Cela fonctionne bien.
Huit-clos captivant. Peut-on si facilement se dédouaner aux yeux des garde-frontières et de ceux qu'on aime ? Comment se justifier au checkpoint avec un passeport d émotions prescrites ? Ce qui pourrait être un banal passage à la frontiére devient un révélateur de vie, un passage vers l'inconnu et la perception d'une autorité mal intentionnée se dévoile peu à peu comme une découverte d'intentions cachées.
Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas ont visiblement des comptes à régler avec la douane américaine. Le scénario a l'épaisseur d'une demande de visa et pourtant, on se laisse facilement embarquer. La tension monte progressivement dans ce court huis-clos, jusqu'au dernier plan cinglant et très politique. A voir.
Un huis clos entre des policiers américains et un couple étranger dans un aéroport de New York vire à un exercice de suspicion, d'humiliation et de domination. Bien interprété et prenant, le film ne fait pas non plus dans la dentelle pour dénoncer les années Trump.
Pour avoir personnellement vécu cette situation, je puis attester que tous les propos en sont crédibles, ce qui rend ce film particulièrement savoureux