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cédric l.
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3,5
Publiée le 30 décembre 2025
C'est très perturbant de regarder ce film, et de se dire qu'il a été réalisé par Fatih Akin. Lui, qui nous habituait à raconter des histoires tout en y mêlant sa double culture Germano-Turque. Là, il s'agit d'une histoire 100% Allemande, puisqu'elle raconte l'Histoire de Nanning un enfant de 12 ans affilié à la "Jeunesse Hitlerienne" et de sa famille. "Etre considéré comme un étranger dans son propre pays" C'est un peu l'expérience qu'à vécu ce garçon et ses proches. Un film intéressant parce qu'il nous montre que le personnage principal est une sorte de dur à cuire, et qu'il est capable de se débrouiller tout seul, malgré son jeune âge. Jasper Billerbeck montre un talent précoce et fera sans doute beaucoup parler de lui dans les années futures. Cette étiquette "Nazi" que certains allemands n'ont jamais vraiment voulu porter, leur colle à la peau, tout au long de leur existence, et il est très difficile de s'en défaire. Quel malheur !... Etre né en Allemagne et d'être blond aux yeux bleus, pendant la 2nde Guerre Mondiale.
Le cinéaste allemand d’origine turque Fatih Akin sort de sa zone de confort, change radicalement de registre et de ce à quoi il nous avait habitué avec « Une enfance allemande, île d’Amrum 1945 ». Davantage connu pour ses films punks ou ses drames contemporains, même s’il s’était essayé au film historique (avec bien moins de réussite) avec « The Cut », il prend cette fois une direction très sage, presque classique dans le bon sens du terme, avec ce récit initiatique à hauteur d’enfant. Et bon sang, que cela lui réussit bien! Il réalise là l’un de ses meilleurs films, un petit bijou à l’ancienne et surprend surtout au niveau formel.
De mémoire, jamais Akin n’avait proposé une œuvre aussi visuellement aboutie et flatteuse pour nos yeux. C’est un pur enchantement mais sans jamais verser dans l’esthétisant ou l’ostentatoire formel que, de toute façon, le sujet sérieux et grave du long-métrage n’aurait pas toléré. Il faut avouer que le décor de l’île d’Amrum est déjà très cinégénique et se prête à confectionner de belles images. Mais encore faut-il avoir l’art et la manière. Eh bien durant une heure et trente minutes, c’est un réel ravissement visuel où chaque séquence figurerait presque un tableau de peintre. La photographie est somptueuse et Akin sait mettre en valeur chaque endroit où il pose sa caméra pour un résultat naturaliste du meilleur effet. Les plans nocturnes sont d’une beauté crépusculaire à couper le souffle et les plans sur l’estran le sont tout autant.
Outre le ravissement pour les yeux, « Une enfance allemande, île d’Amrun 1945 » peut compter sur l’interprétation impeccable de son casting germanique dont un second rôle pour Diane Kruger, seule tête connue pour les non-habitués au cinéma allemand. Mais c’est surtout le jeune Jasper Billenbeck qui impressionne dans le rôle principal. Ce jeune garçon va passer des semaines entre avril et mai 1945 qui changeront sa nature et son regard sur la vie à jamais. Encore un jeune prodige à ajouter sur la liste déjà bien longue des enfants acteurs très doués. Par le biais de ce film, Akin rend hommage à son mentor Hark Bohm. En effet, il met en scène un scénario de ce dernier écrit à partir de ses souvenirs d’enfance. Le cinéaste d’origine turque a probablement dû se sentir investi d’une mission qui n’aurait pas supporté l’échec et cela se voit au résultat.
Dans cette chronique à hauteur d’enfant qui se partage entre moments d’insouciance propres à l’enfance, ses jeux et ses occupations de l’époque, et d’autres plus sombres avec la fin de la guerre et du nazisme en toile de fond, on est plongé dans un univers rare mais aussi à la fois beau et triste. Le côté rural d’antan est formidablement retranscrit par la grâce d’une impeccable reconstitution d’époque tandis que les vestiges de la doctrine hitlérienne hantent et désenchantent les habitants de l’île. Le film nous montre tout du point de vue de ce gamin partagé entre la fidélité à ses parents nazis et d’autres horizons de pensée au gré des rencontres. C’est toujours délicat, souvent touchant et jamais didactique. On reste peut-être parfois un peu trop en surface concernant des thématiques plus sérieuses mais ce n’est pas à proprement parler gênant. Une petite merveille de film intelligente et pour tous.
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"« Une fin de guerre au bout de l’Allemagne» Mon 1er film au cinéma de l’année 2026, et j’ai passé un bon moment avec le jeune Nanning, allemand de 12 ans, qui vit les difficiles moments d’une fin de guerre sur une île loin de tout (Amrum) où il fait ce qu’il peut pour nourrir sa famille et faire plaisir à sa mère, pro-hitlerienne désespérée de la situation alors que beaucoup fêtent la fin de la guerre. Scénario tout en finesse, jeune acteur épatant et problématiques intéressantes sont au programme de ce film touchant jusqu’à la fin."
Sur Amroun, une île allemande au large du Danemark, la guerre s'achève presque dans l'indifférence de la population, si ce n'est sous l'œil aiguisé des enfants qui découvrent peu à peu le monde trouble des adultes qui hélas sans doute infusera sur leur vie à venir... C'est certes un film très classique sans trop d'aspérités mais c'est une vision de la guerre assez nouvelle pour mériter d'être découverte.
Printemps 1945, Nanning, 12 ans, vit sur l’île d’Amrun. Il semble vivre une vie tout à fait banale, et travaille dans les champs pour aider sa mère à nourrir la famille. La guerre se fait sentir par la pénurie et les rationnements. Son engagement aux jeunesses hitlériennes en cette fin de guerre semble se retourner contre lui. Le film est très fort, avec un scénario simple mais puissant, des images magnifiques et de jeunes acteurs épatant.
Fin avril 1945, sur l'ile d'Amrum un jeune garçon se lance, par amour pour sa mère, dans la quête du graal .... du pain blanc du beurre et du miel. Cette quête va l'emmener d'un bout à l'autre de l'île et lui faire découvrir quelques secrets de ce monde clos en cette période troublée et de "fin de règne"
Une enfance allemande m'a enthousiasmé à plus d'un titre, l'histoire jusque là très peu évoquée au cinéma, la seconde guerre mondiale vue du côté germanique et plus particulièrement vue à travers les yeux d'un enfant, l'esthétisme du film, la photographie magnifique et les plans superbes de cette île au nord du continent, et la poésie qui ressort de cette oeuvre. Je mets sans hésitation la note maximale.
Cette fiction comportant une part biographique montre la fin de la seconde Guerre mondiale vue par un garçon, un jeune Allemand de Hambourg réfugié sur une île de la mer du Nord. La réalisation est soignée, avec de beaux paysages littoraux, à marée haute comme à marée basse.
Le principal intérêt est le portrait des habitants de l'île, plus ou moins nazis, plus ou moins désireux d'aider leur prochain. Localement, les tensions politiques ne sont pas les seules à signaler. Certains villageois tiennent à se distinguer des habitants du "continent", qu'ils perçoivent presque comme des étrangers, d'autant qu'ils parlent une forme d'allemand légèrement différente de la leur. Que dire alors des réfugiés débarquant de Prusse orientale ou de Silésie (fuyant l'avancée de l'Armée rouge), qualifiés de Polonais...
Le jeune garçon est un peu perdu dans toutes ces histoires d'adultes. Lui va se concentrer sur le bien-être de sa mère (une fervente nazie... mais c'est sa maman). Il se met en tête de lui faire manger du pain blanc au beurre et au miel, une rareté en ces temps de pénurie.
Le film montre de manière habile les efforts déployés par le garçon, spoiler: dans une ambiance qui semble se détériorer... avant de s'améliorer ?
Sur la fin de la seconde guerre mondiale. Nanning jeune allemand vivant sur une île en Allemagne. Une vie quotidienne à la vue d'un petit garçon. Il y avait une belle photographie. J'ai bien aimé le jeune acteur dans son rôle. Limite ça m'a fait penser un peu au film "JOJO RABBIT" de Taika Waititi.
Une enfance Allemande de Fatih Akim Un superbe récit sur la guerre, porté par le jeune comédien Jasper Billerbeck. 12 ans. Ici, l'innocence est mise à mal, dans ce climat tendu jusqu'à la maison. Les paysages sont magnifiques, la nature, la faune, contraste avec le propos si noir, sans espoir.
l’île d’Amrum est au Nord Nord de l'Allemagne, 1945, loin du conflit mondial... Une famille Berlinoise à l'abri, mari nazie à Berlin. 2 points de vue radical, politique dangereuse, sur l'îlot. Le Führer suicidé... Fin de la guerre. Nanning (Jasper Billerbeck), 12 ans, il est fabuleux ! On ne devient pas comme sa famille à tout les coups, c'est le cas ! Ce film est un mélange de douce poésie en brume, d'images de la nature léchées, d'apprentissage sur le dureté de la vie. Superbe ! Diane Kruger, un beau rôle. Il sont tous parfaits.
Les films allemands qui parlent de la seconde guerre mondiale sont toujours un peu maladroits, par le poids de la culpabilité (sincère ou forcée) qui s'en dégage. Avec Fatih Akin qui s'est retrouvé aux manettes par fidélité envers l'auteur du livre qui a servi de base au film, décédé entretemps, on n'a pas ce pathos obligatoire. L'action se passe est sur une ile, dont on pourrait pu penser que sa difficulté d'accès l'aurait épargnée des rigueurs du régime nazi mais on voit la force du maillage territorial du régime à l'œuvre aussi bien sur l'ile d'Amrum avec la punition des propos séditieux ou bien chez l'oncle au siège local du parti sur l'ile voisine de Föhr. Le propos du film n'est pas de montrer à l'écran les horreurs du nazisme mais de suggérer la force d'enracinement de ses idées, dans un lieu à prirori moins perméable aux idées du nazisme : une ile difficile d'accès et dont un tiers des habitants avait émigré aux Etats Unis. C'est le jeune garçon qui porte le film avec ses yeux qui affrontent la caméra sans ciller. Dans son interview sur Allo Ciné, le réalisateur curieusement relativise le jeu du jeune acteur en expliquant que son regard sert de miroir aux émotions du spectateur (c'est mieux dit dans l'interview). En tous les cas, l'effet a été total chez moi. Plus que pour le jeu de Diane Kruger qui a pourtant reçu un prix et qu'on voit peu. La manière dont l'ile a été filmée mérite une attention particulière. C'est comme l'un des acteurs du film qui se rappelle constamment à tous les personnages. Actuellement, cette ile est la seule des ils frisonnes du Nord à ne pas héberger d'aé dépendre intégralement des ferries alors que sa voisine Sylt est devenue un haut lieu du tourisme en Allemagne.
Il y a beaucoup de beauté dans ce film. Beauté esthétique, cinématographique, des plans. Beauté aussi chez cet enfant qui veut le bien tout en étant du mauvais côté, beauté de le voir déchiré entre son amour pour sa mère et sa condamnation de son comportement. Mais tout cela reste théorique, en surface. J'ai eu du mal à réellement m'attacher aux personnages. A vivre cette histoire de façon émotionnelle et pas rationnelle.
De beaux paysages, une histoire amenée subtilement, avec peu de dialogue, mais des gros plans soir les voyages.. un personnage central courageux, curieux, et émouvant au milieu des adultes qui se déchirent...