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Ciné-13
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2,5
Publiée le 21 mai 2026
La plage très étendue a une place très importante sur cette île de la Mer du Nord. Et notre jeune héros (membre des Jeunesses Hitlériennes) la parcourt maintes fois à marée basse, pour aller quémander de la nourriture pour sa mère capricieuse. HITLER se suicide le 30 mai 1945 tout bascule et l’île passe sous la gestion des anglais. Et la désillusion commence à le miner : tout s’effondre dans son monde. Comme tous ces allemands qui ont pris conscience qu’ils étaient du mauvais côté. Dommage toutes ces longueurs avec en plus des séquences superfétatoires sur la faune (ne parlons pas des maltraitances incroyablement inutiles et de mauvais aloi). Un grand bravo pour la performance du jeune acteur.
"UNE ENFANCE ALLEMANDE" (2025): 1945, la fin de la guerre du côté allemand. Le silence de la défaite à venir, la douleur de la précarité, de magnifiques images aux couleurs grisâtres qui jongleront avec la faune, la flore et la mer tout en suivant la bienveillance de ce garçon de 12 ans, Manning, endoctriné dans les jeunesses Hitlériennes. Devant la dure réalité, cette innocence infantile se fissurera et commencera à comprendre les vraie raisons du désarroi de sa société. "Une enfance allemande" , une paisible histoire pour un très joli film, l'occasion de nous faire découvrir le vécu allemand des années sombres mais aussi l'excellente performance d'acteur du très jeune Jasper Billerbeck.
Fatih Akin nous avait habitués à un cinéma viscéral, punk et chargé d’une énergie brute (Golden Glove, Head-On). Avec Amrum, il signe un film à l'opposé total de sa filmographie habituelle. Si la photographie est soignée et l'interprétation d'une grande justesse, le film reste d'une tristesse linéaire, sans jamais retrouver la nervosité ou la "patte" organique de ses œuvres précédentes. L'histoire manque cruellement de ce souffle de vie et de cette rage qui caractérisent le cinéaste. On assiste à un drame classique, propre et bien filmé, mais si le nom du réalisateur n'était pas au générique, il serait impossible de deviner qu'il est derrière la caméra. Une œuvre mélancolique et appliquée, mais décevante pour ceux qui aiment le Akin qui bouscule.