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Un grande douceur se dégage de ce film malgré la gravité du sujet. Cette enfance malmenée par la guerre, la propagande et ceux en qui l'enfant a confiance.
Images d'une beauté incroyable.
Ce jeune acteur est magnifique et qu'elle interprétation.
Un magnifique moment
Images d'une beauté incroyable.
Ce jeune acteur est magnifique et qu'elle interprétation.
Un magnifique moment
Grosse surprise de se faire happer ainsi par cette histoire finalement simple de cet enfant en recherche de pain blanc, de miel et de beurre pour consoler sa mère effondrée par le suicide d'Hitler. La beauté simple et élégante de l'image et le jeu des acteurs y est pour beaucoup.
C'est sur une petite île allemande, au sortir de la guerre 39/45, que se déroule le quotidien d'une famille et, particulièrement d'un petit garçon responsable. Tout tourne autour de ce dernier, avec l'empreinte encore présente du führer, qui a pour obsession de trouver du pain blanc, du beurre et du miel pour sa mère déprimée. Une chronique retracée assez terne et lente. Les nombreux plans contempatifs de la nature de l'île finissent par lasser et ne masquent pas la pauvreté du récit.
Sans didactisme ni lourdeur, l'intrigue réussit à traiter tous les aspects de sa situation géo-politique: le récit initiatique d'un jeune garçon découvrant (à quel point!) les leçons de ses parents doivent être remises en question, l'embrigadement nazi (ou de toute pensée extrémiste), la résistance muette ou détruite face aux interdictions hitlériennes, la passion aveugle des disciples, la vie sur une île (amis des bêtes soyons prévenus), le climat xénophobe (même entre Allemands), l'éclatement des familles face à la doctrine nationale, le rationnement entraînant violences ou vols, les secrets dus à la honte ou à la haine, le renversement des forces par la fin de la guerre. Et ce faisant, la mise en scène atteint parfois la grâce, filmant des paysages naturels sourds aux affaires des hommes mais dont la faune est détruite par elles, un regard empli de gratitude ou d'affection, une mer symbole de tous les possibles. Dense, (in)tranquille, touchant.
La plage très étendue a une place très importante sur cette île de la Mer du Nord. Et notre jeune héros (membre des Jeunesses Hitlériennes) la parcourt maintes fois à marée basse, pour aller quémander de la nourriture pour sa mère capricieuse. HITLER se suicide le 30 mai 1945 tout bascule et l’île passe sous la gestion des anglais. Et la désillusion commence à le miner : tout s’effondre dans son monde. Comme tous ces allemands qui ont pris conscience qu’ils étaient du mauvais côté. Dommage toutes ces longueurs avec en plus des séquences superfétatoires sur la faune (ne parlons pas des maltraitances incroyablement inutiles et de mauvais aloi). Un grand bravo pour la performance du jeune acteur.
Une très belle évocation de ce jeune gamin, membre des jeunesses hitlériennes, au moment du suicide du führer et de la capitulation allemande. On assiste à son évolution lente vers le désendoctrinement, avec une tante et une mère aux opinions opposées. Des fabuleuses prises de vues dans cette petite île de mer du Nord proche du Danemark, où les autochtones, avec leur dialecte propre, se méfient des « continentaux ». Beaucoup d’émotion, en particulier lors de la scène finale, et le jeu du gamin est bluffant de naturel. Bravo au réalisateur germano-turc qui nous montre en outre avec talent la vie de tous les jours dans la campagne.
"UNE ENFANCE ALLEMANDE" (2025): 1945, la fin de la guerre du côté allemand. Le silence de la défaite à venir, la douleur de la précarité, de magnifiques images aux couleurs grisâtres qui jongleront avec la faune, la flore et la mer tout en suivant la bienveillance de ce garçon de 12 ans, Manning, endoctriné dans les jeunesses Hitlériennes. Devant la dure réalité, cette innocence infantile se fissurera et commencera à comprendre les vraie raisons du désarroi de sa société. "Une enfance allemande" , une paisible histoire pour un très joli film, l'occasion de nous faire découvrir le vécu allemand des années sombres mais aussi l'excellente performance d'acteur du très jeune Jasper Billerbeck.
Le sujet était interessant mais ce traitement à hauteur d’enfant se révèle beaucoup trop austère et fastidieux pour nous captiver, et il ne se passe finalement pas grand-chose…
Fatih Akin nous avait habitués à un cinéma viscéral, punk et chargé d’une énergie brute (Golden Glove, Head-On). Avec Amrum, il signe un film à l'opposé total de sa filmographie habituelle. Si la photographie est soignée et l'interprétation d'une grande justesse, le film reste d'une tristesse linéaire, sans jamais retrouver la nervosité ou la "patte" organique de ses œuvres précédentes.
L'histoire manque cruellement de ce souffle de vie et de cette rage qui caractérisent le cinéaste. On assiste à un drame classique, propre et bien filmé, mais si le nom du réalisateur n'était pas au générique, il serait impossible de deviner qu'il est derrière la caméra. Une œuvre mélancolique et appliquée, mais décevante pour ceux qui aiment le Akin qui bouscule.
L'histoire manque cruellement de ce souffle de vie et de cette rage qui caractérisent le cinéaste. On assiste à un drame classique, propre et bien filmé, mais si le nom du réalisateur n'était pas au générique, il serait impossible de deviner qu'il est derrière la caméra. Une œuvre mélancolique et appliquée, mais décevante pour ceux qui aiment le Akin qui bouscule.
Les derniers jours de l’Allemagne nazie, vus par un gamin de douze ans, et racontés par un réalisateur d’origine turque, cela change évidemment des innombrables documents d’époque que l’on a pu voir, très généralement en noir et blanc. Ici, c’est tout le contraire : de belles images, la mer Baltique au couchant, les fleurs sauvages, et même des gros plans d’insectes, façon Terrence Malick dans Les moissons du ciel. Hélas, la comparaison s’arrête là. La dureté des temps est omniprésente, mais ses raisons profondes ne sont qu’à peine suggérées. En revanche la brutalité, voire la sauvagerie, sont de tous les instants, comme si les usages du régime moribond se perpétuaient malgré tout dans la vie quotidienne. Ainsi de la tuerie des lapins, puis de la leçon de dépeçage, ou de la ruse déployée pour tuer un phoque : défenseurs de la nature, passez votre chemin ! Le pire est que l’on peut aisément y voir de la nostalgie pour une époque honnie et, s’il s’agit de second degré, c’est raté.
Faire se croiser la grande histoire avec celle plus intime d’un jeune garçon, sans trop en faire et avec une très belle photographie, c’est tout le talent de ce beau film. Mention spéciale pour l'interprétation du jeune protagonistes.
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