Leni Riefenstahl, la lumière et les ombres
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norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2024
Documentaire intéressant et très fouillé sur l'une des réalisatrices les plus controversées de l'histoire du cinéma. Même si la démarche du réalisateur peut parfois agacer par son ton de procureur à charge, la démarche de Rienfenstahl étant plus complexe que ce qui nous est montré, le film est indispensable pour tout cinéphile et passionné d'Histoire.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2024
Si on veut se pencher sur les liens entre cinéma et politique, Leni Riefenstahl est un cas d’école. Prétendant ne s’intéresser qu’à l’aspect artistique, cette ancienne actrice est devenue rien moins que la réalisatrice officielle du IIIème Reich. Pour autant, elle fut reconnue internationalement pour son apport cinématographique et continua une carrière de photographe même si son image resta à jamais entachée. Andres Veiel se penche sur cette figure controversée en ressortant un grand nombre d’images d’archives. C’est cet aspect qui est le plus passionnant dans Leni Riefenstahl, la lumière et les ombres car on peut y trouver des extraits de ses films (qui possèdent toujours une force cinématographique indéniable malgré leur fond abject) et des passages télévisés laissant apparaitre les aspects sombres de sa personnalité tout en montrant qu’elle continuait à posséder une certaine aura sur le public allemand malgré les controverses l’entourant. En outre, le cinéaste choisit également de bien développer l’après-guerre (notamment sur son travail auprès des Noubas au Soudan), ce qui lui permet d’être complémentaire d’œuvres comme Le Pouvoir des images de Ray Muller ou Leni Riefenstahl : La Fin d’un mythe de Michael Kloft qui se concentraient plus sur sa période nazie. Ainsi, Leni Riefenstahl, la lumière et les ombres est un documentaire qui ne peut qu’intéresser tout cinéphile ou toute personne intriguée par les liens troubles pouvant exister entre l’art et la propagande.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 780 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2024
Il ne faut pas s'attendre à un film sur sa vie son oeuvre , ni a une biographie. C'est un film qui met en opposition les propos de Riefenstahl lors d'interviews et ses films réalisés sous le nazisme. L'angle est très intéressant et le film est tout en nuances. Le film est à voir.
Guillaume Trévert
Guillaume Trévert

188 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2025
C’est un peu long, un peu pesant mais c’est une histoire essentielle, celle d’une femme faisant semblant d’être une artiste au-dessus des horreurs.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2025
Constitué de nombreuses images d’archives et d’extraits sonores, ce documentaire est une remise en lumière utile du parcours sinueux de Leni Riefenstahl, qui devint de facto une des principales cinéastes du Troisième Reich avec ses deux grands œuvres Le triomphe de la volonté (1935) et Les dieux du stade (1938, sur les Jeux Olympiques de Berlin de 36). Proche du régime nazi, vraisemblablement fascinée par les corps musclés et les hommes bien portants, elle révolutionna l’esthétique du cinéma des années 30 en même temps qu’elle se compromit profondément avec ses productions propagandistes. Dommage pour elle, elle vécut jusqu’à ses 101 ans, et passa plus de 50 ans à se justifier et à tenter de se racheter une virginité. Une intéressante réflexion sur le hasard des circonstances, l’ambition, les arrangements avec sa conscience, et sur le rôle et la place des artistes dans le contexte des régimes autoritaires.
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
Documentaire prenant et bien fait ; les talents artistiques de Leni et sa volonté de (croix de..) fer ont été entâchés par une attirance plus que douteuse envers les chefs nazis. Aussi n'a-t'elle jamais trouvé les mots justes pour excuser l'inexcusable. Elle laissera le souvenir d'une femme complice, duplice et somme toute indigne.
Froanne2
Froanne2

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4,0
Publiée le 2 décembre 2024
un portrait à la fois fascinant, terrifiant, complexe, instructif
c'est tout ce que je demande à un documentaire : qu'il soit clair, édifiant, qu'il provoque la réflexion, et qu'on s'ennuie jamais
excellent, passionnant !
maison cinéma
maison cinéma

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0,5
Publiée le 1 décembre 2024
On ne comprends pas très bien le point de vu du réalisateur sur son sujet, c'est problématique. La musique est insupportable.
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 décembre 2024
Je ne connaissais pas l’histoire de la berlinoise Leni Riefenstahl, personnage singulier qui a fait de sa vie une œuvre, trouble et limpide à la fois. Une vie qu’elle a manœuvrée le plus longtemps possible (101 ans), traversant l’entièreté du XXe siècle dont elle est devenue l’une de ses figures d’envergure. Une femme qui a défendu des valeurs aussi exemplaires que contestables, dans leur mise en application.


Deux mots peuvent peut-être résumer son itinéraire : travail et beauté. Elle-même, aux journalistes, privilégie : travail et paix, alors que son apogée, elle la doit à la guerre et à ses compromissions avec les nazis : « La cinéaste d’Hitler » se rappelle la conscience populaire.


Leni Riefenstahl, à qui je trouve un faux air de Virginie Ledoyen (quelque chose de magnétique dans le regard), ajuste sa vie, romanesque, au gré des circonstances, elle ne fait rien d’autre qu’un travail d’écrivain, qui sur le métier, se hâte prestement de remettre son ouvrage, vingt, cent fois, jamais découragée. Elle est sa meilleure hagiographe.


Sa personnalité artistique s’affirme dès l’enfance, en danseuse qui décape le classique, inventant des pas d’une liberté totale sur Chopin ou Schubert. Elle se révèle libre d’emblée, une liberté façonnée pour s’extraire des affres d’un père toxique, avec la complicité d’une mère qui voit en sa fille une manière d’accomplir ses rêves déchus. Si Riefenstahl ne nie pas les envolées maltraitantes paternelles aux premiers journalistes qui l’interrogent, plus tard elle renversera ses mêmes anecdotes pour révéler une autre facette du père : celle du mentor. Est-ce en bravant un patriarche tumultueux qu’elle s’érige définitivement rebelle ?
C’est elle qui domine dans un monde d'hommes: elle dicte les choses, elle agit à sa manière, égoïste et autocentrée : amante multiple qui le revendique, productrice de ses propres spectacles, actrice qui s’impose dans les premiers rôles d’un cinéma sportif qui fait l’époque : « La Montagne sacrée », « La Lumière bleue », réalisatrice, monteuse acérée, photographe sûre, plongeuse athlétique, écrivaine. Bravache, audacieuse, entrepreneure, toujours dans l’élan de l'action : Léni Riefenstahl apprend en faisant. Elle est son meilleur coach.


Comment monter un film, comment escalader une montagne. Le travail est son identité, c’est indiscutable. Quant au beau, il constitue le fil d’Ariane de ses jours et de ses nuits. C’est ce culte des corps aux origines grecques qui fait d’elle « La cinéaste d’Hitler ». Elle réalise « Les Dieux du stade » et d’autres documentaires de propagande nazie. Sur le plateau du film officiel des Jeux olympiques, elle tyrannise l’acteur principal au point que celui-ci finira ses jours, interné en asile d’aliénés. Sur « Tiefland », elle recrute ses jeunes figurants dans des camps de Tsiganes et de Roms, lesquels seront conduits en camps de concentration une fois la fiction achevée. Elle adopte l’idéologie nazie : un corps sain, aryen, blond, sans infirmité ni handicap, sans aucune différence. Elle-même s’entretient, ajuste l’axe de la lumière avant d’accepter une interview. On la découvre redoutable oratrice, tournant et retournant les arguments en sa faveur pour convaincre les téléspectateurs: C’est Hitler qui a exigé d’elle son travail, elle ne l’a jamais fréquenté, elle ignorait tout, des camps, des déportations et du gazage de Juifs, qu’elle dénonce face caméra.


Jusqu’au crépuscule, jusqu’à ses ultimes interviews, elle persiste à nier toute accointance avec le nazisme, même lorsque les témoignages, les photographies, les documents officiels prouvent l’inverse. Les dix dernières années de sa vie, elle les consacre à écrire et réécrire ses mémoires, nuançant, révisant les détails, définissant avec soin ce qu’elle décide de son vivant d’attester, pour la représenter dans le futur. Leni Riefenstahl est une femme d’image, une femme du XXIe siècle, peut-être même des suivants.
Ses dernières années, elle les passe avec un compagnon de 40 ans plus jeune qui lui est tout acquis. Ensemble, pour fuir les réquisitoires et les assignations en justice qu'elle intente à ses accusateurs, pour oublier les emprisonnements et les réhabilitations, c’est au Soudan qu’ils s’installent, au volant d'un combi Volkswagen jaune, au cœur des Noubas, une tribu qui exerce sur elle, son pouvoir d'attraction : des corps musclés et vigoureux, noirs, comme l’était celui de Jesse Owens qu’elle a contribué à rendre légendaire. Elle publie un beau-libre. Créatrice opportuniste insatiable.


Lucide, elle affirme qu’elle aurait préféré que sa carrière s’arrête à son apogée. En vrai, Léni Riefenstahl était une féministe, une révolutionnaire, une influenceuse, une directrice marketing, jusqu'au boutiste, au service de l’Art. Que le Führer et ses bras armés (Goebbels qui l’a assaillie de sa fougue en vain), n’ont fait que contribuer à mythifier.
Au fond, peut-être est-ce elle, Leni Riefenstahl qui a manipulé les uns et les autres au service de L’Art. Voilà que j’en viens moi-même à douter, à me convaincre de la dédouaner du Mal et du mensonge, je l’exempte et je la crois quand elle répète : « Où est ma faute ? ». Parce que son héritage est fascinant et unique et pour cela, je ne parviens même pas à me maudire.
Yves K.
Yves K.

9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2024
Rien de très nouveau dans ce documentaire. Pas de nuance alors que la question du niveau de responsabilité d’un artiste au service d’une dictature aurait pu être posée avec mesure et subtilité.
On voit surtout cette dame assez agacée de se voir reprocher son passé et des interviewers au style assez primaire et insistant qui tentent (en vain) d’obtenir de la dame quelques aveux.
Gerard Bourgeois
Gerard Bourgeois

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2024
Le titre français de ce fim est bien révélateur de la personnalité de Riefenstahl, effrayante de mauvaise foi, folie femme bourrée de talents qui s’égare au service de Hitler et de ses acolytes !
Ce documentaire de près de deux heures, mixant extraits d’archives et interviews de la réalisatrice du Triomphe de la volonté (1935) et des Dieux du stade (1936), montre son auto-aveuglement face au déchaînement raciste et guerrier de son protecteur. Elle laisse entendre à mi-mots qu’elle est victime de son « magnétisme ». Mais peut-on la croire quand elle fait sortir des enfants tsiganes pour le tournage d’un film et les y renvoie aussitôt son œuvre tournée ?
Quel gâchis que ce brillant esprit fourvoyé ! Le génie du mal incarné…
denys wibaux
denys wibaux

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2024
Excellent documentaire. Équilibré. Sur une grande cinéaste et photographe. Qui pose intelligemment la question de la responsabilité de l’artiste.
Lascar
Lascar

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 février 2025
Le documentaire inclus la présentation furtive d une image de Leni Riefenstahl photographiée en septembre 1939 à Końskie, en Pologne, lors de l’exécution de civils polonais. Cette image la montre clairement effrayée et bouleversée, assistant à ces événements tragiques. D’après mes recherches et selon ses mémoires, elle aurait tenté d’intervenir pour empêcher les exécutions, mais un soldat allemand l’aurait menacée de son arme. Elle a affirmé ne pas savoir que les victimes étaient juives.
Le documentaire ne décode pas cette image qui me semble importante pour tenter de cerner la personnalité de cette photographe/ cinéaste opportuniste . Nous aurions aimé en savoir plus à ce sujet.
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