Leni Riefenstahl, la lumière et les ombres
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Pascal
Pascal

253 abonnés 2 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2024
Le documentaire propose un portrait documenté, preuves à l'appui, de la cinéaste qui fut l 'Instrument volontaire de la propagande du régime nazi,

Le spectateur sera confronté à l'expression d'une personnalité narcissique, manipulatrice recroquevillée dans ses dénis, dénégations ( peut-être aussi dans ses clivages intérieurs) pour se protéger de sa propre vérité.

On pourra aussi voir dans ce documentaire, une réflexion ( toujours d'actualité) sur l'utilisation à des fins manipulatrices du cinéma et donc de l'image comme moteur d'instrumentalisation des foules
Thierry Liautard
Thierry Liautard

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2024
découverte d'une femme de caractère, réalisatrice metteur en scène et actrice . inventeur de techniques revolutionnaires de prise de vues et grand photographe. malheureusement soutien et cinéaste officielle du 3eme Reich , même si elle s'est toujours défendue d'avoir indirectement participée par sa connaissance de la solution finale et d'avoir été pro nazi , sa longue vie , morte a 101 ans vaut un documentaire passionnant a partir de documents inédits déclassifiés. une réussite
evariste75
evariste75

210 abonnés 244 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
Un intérêt documentaire évident, historique et artistique, une très grande artiste... peut-on lui reprocher sa "collusion" avec le régime nazi, comme on a reproché à Maurice Chevalier d'avoir chanté devant les Allemands et à Arletty d'avoir collaboré "horizontalement" ?
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2024
Leni Riefenstahl est une actrice et réalisatrice allemande qui a créé des images iconiques dans les années 1930s. Elle réalisa notamment "Le Triomphe de la volonté", le célèbre film de propagande nazi, commandé par Hitler lui-même, ainsi que "Les Dieux du Stade", un documentaire sur les Jeux olympiques de Berlin de 1936 qui exalte l’esthétique, la virilité et la force des corps masculins. Mais elle sera mise à l'écart à l'issue de la seconde guerre mondiale à cause de sa proximité avec le régime nazi.

La réalisatrice allemande a toujours nié connaître les atrocités commises par le régime. Le documentaire se donne la mission de rétablir la vérité en allant puiser dans les archives personnelles de l'artiste, auxquelles l'accès fut possible pour la première fois.

Le résultat est une enquête passionnante élaborée avec beaucoup de soin et suffisamment de finesse pour ne pas donner l'impression du documentaire à charge. Il donne ainsi à réfléchir sur l'ambiguïté de la personnalité de son héroïne mais également sur le pouvoir de l'image, et les dangers et l'aveuglement auxquels peuvent conduire la sur esthétisation.

« Artistiquement, elle est un génie, et politiquement, elle est une imbécile. », dira d'elle Liam O'Leary, historien du cinéma. C'est ce qui transparait de ce documentaire qui pointe les mensonges et les contradictions de cette personnalité controversée, en mêlant images sublimes extraites de ses films et photos d'archives, lettres, extraits d'entretiens, enregistrements et chutes d'interviews inédits et édifiants qui mettent en avant une personnalité trouble, peu avenante, voire malhonnête, incapable d'assumer ses erreurs ou fourvoiements.

Les extraits des messages de soutien qu'elle recevra tout au long de sa vie font froid dans le dos tant ils font écho avec certains courants de pensée actuels.

Elle n'aura de cesse de minimiser jusqu'à sa mort sa part dans la propagation du nazisme, en tentant de dissocier voire d'opposer l'art et la politique et en assenant qu'elle n'avait pas le choix ou que la politique ne l'intéressait pas. Un peu facile...

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Bernard M.
Bernard M.

4 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2024
Sacré bon̈ne femme pleine de feu géniale photographe et réalisatrice
Difficile entre 33et 39 de ne pass être admiratrice du pouvoir en Allemagne
Son film sur.les jeux olympiques est remarquable
Son autre film de propagande laisse à emetre des objections
On lui reproche surtout un essai avec des enfants gitans et le.fair de ne pas parlez de l horreur mais s'ils gens se doutaient de quelles chose ils n en.cônaissait pas lentendue de l horreur ni l ampleur
lipfy
lipfy

8 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2024
Passionnant. Difficile de déceler le vrai du faux, les mensonges de la vérité. Savait-elle ? Ne savait-elle pas ? Etait-elle nazie ou juste "sympathisante", adhérente aux idées du 3e Reich ou simplement opportuniste ? Ce qui est sûr, c'est qu'elle s'est compromise avec le régime.
La fille sans nom
La fille sans nom

7 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2024
"Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" Voilà la question qui est sur toutes les lèvres depuis le #MeToo.
Leni Riefensthal n'a pas commis de viols ou d'agressions sexuelles, mais elle a pris part à une autre chose, également monstrueuse : la propagande nazie.
De sa rencontre avec Hitler en 1932 jusqu'à l'aube des années 1940, elle mettra ses talents au service du Troisième Reich. Et ses talents de réalisatrice, il faut bien le reconnaître, sont réels. Ses choix de prises de vue et son goût maladif du "beau" et de l'esthétique font que nous ne pouvons que trouver les extraits de ses films franchement superbes.
Mais le but de ce documentaire est de s'interroger sur qui était vraiment Leni Riefensthal. Était-ce une jeune femme réellement naïve, qui comme des milliers d'autres allemands a vainement placé ses espoirs en Hitler afin de rendre sa grandeur passée à l'Allemagne ? Était-ce une personne qui ne vivait que pour son art et qui voyait dans la propagande nazie la possibilité de se faire un nom et d'avoir le plus de moyens possibles pour ses films, sans trop penser à l'horreur de cette idéologie ? Était-ce une nazie convaincue, profondément antisémite et qui voulait voir l'Allemagne devenir un empire d'une ampleur jamais connue ? Le film ne nous donne pas véritablement de réponse, nous laissant nous faire notre propre opinion, et les extraits d'interviews de Leni Riefensthal ne nous aident pas vraiment à cibler qui elle était.
Je n'ai pas réussi à déterminer à quel point cette femme savait ce qui se tramait ou à quel point elle adhérait à l'idéologie nazie. Elle-même brouille les pistes, rentrant dans de grandes colères ou dans des états de nervosité terribles dès qu'on évoque la politique de l'époque avec elle. Elle affirme des choses, se contredit parfois, cherche à convaincre son auditoire que ce qu'elle faisait était réalisé sous la contrainte, que tout ce qui comptait vraiment pour elle était le "beau" et rien d'autre. Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux dans tout cela ?
Une chose est certaine, Leni Riefensthal était obsédée d'une façon totalement malsaine par la beauté prônée par le régime nazi. Les corps des hommes aux muscles saillants similaires à ceux des statues grecques et souvent presque nus l'ont obnubilée. Cette notion revient souvent dans le documentaire. Et même après la guerre, elle a continué à chercher désespérément son idéal, allant au Soudan pour voir des hommes noirs (le premier Noir qu'elle ait vu étant Jesse Owens aux Jeux Olympiques de Berlin 1936, où elle qualifiait son corps de "félin").
Paranoïaque, colérique, obsédée par la beauté (la sienne y compris), "victime" du Troisième Reich plutôt que collaboratrice d'après ses dires, Leni Riefensthal était une femme certainement déséquilibrée et clairement mégalomane. Son œuvre et sa vie seront toujours entachées - à juste titre - par ses réalisations au service de l'un des régimes les plus fous et terrifiants n'ayant jamais existés.
Mais alors, doit-on séparer la femme de l'artiste ? NON. Car si elle vivait pour son art, elle vivait aussi pour "son" Führer, et elle n'a jamais reconnu ses nombreuses erreurs, insistant sur sa naïveté alors qu'elle respirait la perfidie.
Philippe g.
Philippe g.

39 abonnés 153 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 novembre 2024
Portrait ambigu, à la fois admiratif et fielleux. Du coup, où est la vérité du regard ? Heureusement restent les images de cette visionnaire.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2024
Elle a été actrice, monteuse & réalisatrice. Elle a non seulement créé des images iconiques mais elle a aussi (et surtout) été proche du régime nazi. Qui était Leni Riefenstahl ? Une manipulatrice, une opportuniste ou bien une visionnaire ?

Le réalisateur allemand Andres Veiel s’intéresse à la cinéaste décriée Leni Riefenstahl (décédée en 2003) qui fut présentée à Adolf Hitler par l'entremise de Joseph Goebbels (qui n'était autre que le ministre de la propagande nazie). Rendu célèbre grâce à son film La Lumière bleue (1932), elle deviendra lors de la seconde guerre mondiale, la cinéaste attitrée du IIIᵉ Reich (elle était à la botte d’Hitler et était fascinée par lui), qui s’était fait une spécialité de réaliser des documentaires de propagandes nazie, notamment Le Triomphe de la volonté (1935) sur le parti national-socialiste à Nuremberg ou encore Les Dieux du stade (1938) sur les Jeux Olympiques de Berlin.

Grâce à un astucieux travail de montage entre les nombreuses interviews qu’elle a donné par le passée (aussi bien vidéos que audios) et les archives composées notamment d’extraits, de photos ou de documents, le réalisateur met en lumière la sombre personnalité qu’était Leni Riefenstahl. Après la Seconde Guerre mondiale, la réalisatrice échappe à la dénazification, faute de preuves concrètes, mais c’est sans relâche que les journalistes continueront de la questionner sur son passé plus que douteux.

Elle n’aura eu de cesse de nier son implication (ou son adhésion) au régime nazi alors que tous ses agissements, ainsi que tous ses films ne cessaient de prouver le contraire. Ce documentaire dresse le portrait accablant d’une femme éminemment manipulatrice et qui sera passé injustement entre les mailles du filet.

Enfin, dans le même registre, il existe deux autres documentaires sur la cinéaste, avec Leni Riefenstahl - Le Pouvoir des images (1993) de Ray Muller & Leni Riefenstahl : La Fin d’un mythe (2020) de Michael Kloft.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Cinévore24

446 abonnés 935 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Un documentaire complet et fascinant sur l'une des grandes figures du cinéma de propagande.

Composée d'images et d'interviews inédites, cette œuvre édifiante décortique la longue vie (101 ans!), la personnalité et la carrière d'une réalisatrice de talent qui s'est mise entièrement au service du 3e Reich.

La mise en lumière d'une femme ambiguë, qui a toujours nié être au courant des atrocités commises par ce régime totalitaire, et qui affirmait ne s'intéresser qu'à l'art et à la technique, pas à la politique ni au message délivré.

Un portrait passionnant et troublant, qui illustre avec beaucoup de justesse ces questionnements :
au service de quoi met-on son art ? Où s'arrête l'art, et où commence la responsabilité ?
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2024
Documentaire très riche et dense avec un long travail de recherche d’archives sur Leni Riefenstahl, réalisatrice allemande proche du régime nazi à qui l’on doit deux films : Le Triomphe de la volonté et Les Dieux du stade considérés comme des outils de propagande du Troisième Reich. Incontestablement douée d’un véritable savoir-faire pour la photographie et la mise en scène, Riefenstahl demeure une personnalité controversée, arc-boutée sur ses positions, refusant de reconnaître les faits historiques et n’ayant de cesse de minimiser sa participation à l’expansion nazie et nier toute connaissance de l’extermination de masse des juifs.
On apprend aussi qu’elle s’exila en Afrique où elle vécut au sein d’une tribu dont elle observa les rites. Son attrait pour le corps des hommes, athlétiques et puissants, qu’ils répondent d’ailleurs aux canons aryens ou qu’ils soient noirs (en 1936 elle suit de près les exploits de Jesse Owens) transparaît sans fard. Les documents d’époque sont nombreux et entrecoupés des interviews postérieures par des journalistes d’autres nationalités qui se passent mal le plus souvent.
Finalement, l'ambiguïté et la complexité du personnage qui a pleine conscience de son image et la gère en permanence, se révélant au passage comme visionnaire des temps à venir, restent totales. Le documentaire n’en demeure pas moins une formidable leçon d’histoire qui revient de manière fouillée et précise sur les heures sombres du vingtième siècle.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2024
Très intéressant Documentaire composé d'images d’archives et des chutes d’interview, ou des entretiens téléphoniques, jusqu’alors inédits sur une Personnalité des plus troubles du XXe siècle !
Le Documentaire n'est jamais donneur de leçon ou moralisateur et laisse le soin à chacun de se faire sa propre opinion sur cette « Artiste » beaucoup plus ombrageuse que lumineuse !
Leni Riefenstahl était une Actrice et Réalisatrice qui a créé des images iconiques dans les années 30 avec notamment "Les Dieux du Stade", un documentaire sur les Jeux olympiques de Berlin de 1936 .
AZZZO

363 abonnés 994 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2024
Avis mitigé sur ce documentaire pour profs d'histoire et cinéphiles avertis. En effet, le dessein d'Andres Veiel est de montrer, images à l'appui, que Leni Riefenstahl a dupé son monde, jouant la naïve alors qu'elle était aux premières loges du nazisme et savait de quoi il retournait. Mais le public visé n'apprend guère, sachant déjà beaucoup du caractère de cette artiste peu fréquentable. Ça défonce des portes ouvertes. Mais restent quelques films exhumés qui donnent intérêt au documentaire.
Danielle G
Danielle G

14 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2024
je n’ai trouvé aucun intérêt à voir ce film et surtout à faire un film sur cette photographe qui on le sait aujourd’hui c’est un tissu de mensonges.
Yves G.

1 845 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2025
L’oeuvre de Leni Riefenstahl (1902-2003) sent le soufre. La réalisatrice du Triomphe de la volonté (1935) et des Dieux du stade (1938) s’est vu reprocher de s’être fait la propagandiste complaisante du régime nazi. Toute sa vie durant, elle s’est défendue en affirmant qu’elle ne s’intéressait qu’à l’art, pas à la politique. Le documentariste allemand Andres Veiel a eu accès aux 700 cartons de ses archives. Il instruit son procès.

« Peut-on séparer l’oeuvre de l’artiste ? ». La question revient sans cesse, chaque fois qu’un artiste voit planer sur lui la menace d’une condamnation pour un acte commis dans sa vie privée. J’ai tendance moi-même à y répondre par la positive, n’appréciant guère les appels à la censure contre Depardieu, Allen ou Polanski. Le cas Riefensthal pourrait-il me faire reconsidérer ma position trop tranchée ?

Leni Riefenstahl a certes révolutionné l’art du documentaire, en utilisant notamment la plongée et la contre-plongée. Elle a pour ce faire mobilisé des moyens techniques inédits. Mais cette inventivité technique était indubitablement au service d’une idéologie haïssable dont, bien qu’elle s’en défende, Leni Riefenstahl, fut la complice zélée. Certes, la quasi-totalité de la population allemande soutenait Hitler dans les années Trente. Certes encore, on ne pouvait à l’époque imaginer que Hitler allait entraîner son pays dans une guerre totale et que son antisémitisme pathologique allait provoquer la Shoah – même si une lecture attentive de Mein Kampf (1925) aurait pu laisser augurer le pire.

Pour autant, la défense de Leni Riefenstahl ne tient pas, qui toute sa vie durant, avec une énergie pathétique a intenté des procès en diffamation à tous ceux qui lui reprochaient son compagnonnage avec le nazisme. « Je n’ai jamais gazé personne » clame-t-elle. C’est vrai ! Mais n’avoir gazé personne n’innocente pas pour autant Leni Riefenstahl d’avoir soutenu une idéologie qui a gazé six millions de victimes. « Je ne savais rien de ce qui se déroulait dans les camps de concentration » C’est (peut-être) encore vrai. Mais, là encore, c’est un peu court : si elle ne savait rien, c’est aussi parce que ça l’arrangeait bien de ne rien savoir !

Le documentaire de Andres Veiel ne présente pas Leni Riefenstahl sous son meilleur jour. Comme l’indique son affiche française, on y voit une vieille femme narcissique, obsédée, même à 98 ans, de l’image qu’elle donne d’elle-même, exigeant du chef éclairagiste qu’il efface les rides qui pourtant ravinent son vieux visage. Quelques révélations achèvent de la discréditer : le sort qu’elle a réservé à son directeur de la photographie, qu’elle a laissé enfermer dans un asile psychiatrique et stériliser, sa présence en septembre 1939, sur le front polonais, où elle a utilisé des Roms comme figurants dans l’un de ses films et a assisté sans protester à l’exécution de Juifs polonais. Jusqu’à sa fascination dans les années soixante pour les Noubas du sud du Soudan qui témoigne d’un goût suspect pour une race exempte de toute impureté.
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