Brize filme davantage le ressentiment que la passion perdue et les regrets. A partir du moment où ils s’engueulent et se font des reproches, je ne vois pas l’intérêt des retrouvailles; c’est déprimant. On est à mille lieues d’un Lelouch qui exprimait un bonheur perdu avec un optimisme débordant. Et c’est malheureusement truffé de scènes ridicules et ennuyeuses.
Lee retrouvailles douces-amères et délicates (mais souffrant d’un gros manque de rythme) de deux anciens amants, interprétés avec sobriété par le couple touchant Rohrwacher/Canet.
Stéphane Brizer délaisse le film social pour la comédie romantique. "Hors-saison" est à l’image de sa station balnéaire : vide et morne, morose. L’auteur filme l’ennui de ses personnages en étant lui-même ennuyeux.
le moins que l'on puisse dire c'est que Guillaume Canet ne se facilité pas la tache dans des rôles identiques. La même année réussir à réaliser un film avec des centaines d'acteurs et figurants ET ce film lent limite huis-clos avec deux acteurs et sans action (et un scénario très faible). Film qui nous plonge dans nos choix.
Un joli film qui prend son temps. Le temps, dont il est question tout au long de ce métrage. Le temps qui passe, l'angoisse de vieillir, les remises en question, le souvenir et la nostalgie. Cette petite musique de vie qui file entre les doigts et que l'on connait tous passé un certain âge. Guillaume Canet, acteur de cinéma installé dans le confort de son succès recule au moment de prendre des risques en montant pour la première fois sur les planches, et se réfugie dans un centre de soins de remise en forme. Il y retrouve par hasard un amour de jeunesse qui fera tout rejaillir de ses choix passés...
Revenant à une veine romanesque après une série de films sur l'entreprise, Stéphane Brizé peine à convaincre, malgré la grâce de ses interprètes et de jolies images. Le récit banal, aux accents lelouchiens, n'est guère transcendé par le style. Le blues des personnages devient alors très vite celui du spectateur.
Si le film parait un peu plus long, c'est que Stéphane Brizé, le réalisateur de plusieurs films réussis sur le couple amoureux prend son temps pour nous laisser deviner à petites touches les méandres de ces retrouvailles entre une belle Italienne Alice (magnifique Alba Rohrwacher) perdue dans une province rohmérienne et un comédien reconnu, Mathieu (Guillaume Canet), en phase dépressive. Celui qui avait su filmer magnifiquement Judith Chemla dans Une Vie (2016) ou Sandrine Kiberlain dans son chef d'œuvre Un Autre Monde (2022) ou dans Mademoiselle Chambon (2009), par exemple, déploie tout son talent pour mettre en valeur Alba Rohrwacher, ce diamant encore peu connu en France, et on ne peut que le remercier. Guillaume Canet, lui, est toujours impérial dans les comédies romantiques. Un peu d'humour dans un scénario tiré en longueur (langueur ?) permet de faire passer les quelques clichés sur l'amour-toujours ou encore-plus-jamais. Il faut se laisser aller et prendre le temps d'apprécier ce dernier film d'un Brizé qui a pris son temps aussi pour nous parler d'une situation quasi-banale dans un décor de bord de mer, hors-saison donc, au sein d'un centre de thalassothérapie qui n'a rien pour remonter le moral de ses patients.
Un film qu'on aura vite oublié par son histoire assez simple (un acteur en dépression rencontre un amour de jeunesse dans la ville où il fait sa Thalasso) mais le jeu des acteurs est toujours très juste, comme le thème du film qui constate avec amertume que quel que soit le chemin choisi dans la vie on aura toujours de multiples insatisfactions et regrets.
Joli film, acteurs parfaits. Dommage que le temps s’étire aussi lentement, il y a des coupes évidentes à apporter au montage et la fin évidente n’est malheureusement pas celle qui termine le film…
Oui, Stéphane Brizé nous livre avec"Hors-saison", une belle séquence de vie nourrie de regrets, hors mode et sonnant - pour moi s'entend - sincèrement juste. Alba et Guillaume nous touchent par le témoignage permanent de leurs fragilités, qui contrastent avec la puissance des vagues se brisant sur les rochers de Quiberon.
Une merveille ce film m'a tellement touché, les acteurs jouent à la perfection surtout Alba Rohrwacher, extraordinaire elle fait tout passer par ses regards, par sa sensibilité et sa voix j'espère qu'on ne l'oubliera pas pour les prochains César. Guillaume Canet redevient enfin un bon acteur (même si encore une fois il en joue un). Un film qui ne plaira pas à tout le monde car il prend vraiment son temps dans les silences, les sons, les images. J'ai vraiment vraiment adoré merci pour ce moment et cette très belle histoire d'amour, j'y ai vraiment crû.
Très bon film qui nous plonge dans l'univers de la thalasso à Quiberon. Les dialogues sont excellents et très profonds. Belle interprétation des deux acteurs principaux. §Une approche lente et romantique d'un dialogue amoureux interrompu. Beau scénario. On n'est certes pas dans le film très grand public, c'est assez intimiste, mais on y prend goût, bravo !
Les effets de style dans la mise en scène donnent un rythme particulier à ce film cependant cela ne sauve pas le fond. Je ne sais pas ce qui manque mais on accroche pas à cette histoire et à ces personnages.
Qu’arrive-t-il à Stéphane Brizé? Qu’il ait voulu sortir de son registre habituel, pourquoi pas et on le comprend, mais il rate complètement son incursion dans le domaine « sentimental « Ça part bien, Guillaume Canet -que je n’aime pas particulièrement - est très bon et puis l’histoire de sa relation avec Alice (Alba Rohrwacher) s’enlise complètement, tourne en rond, les situations se répètent inlassablement et l’on s’ennuie ferme. Bref, c’est complètement raté.
Hors-Saison est un film romantique, en ce qu’il projette l’intériorité tourmentée de deux êtres qui se sont aimés et qui continuent de s’aimer sur le paysage maritime à la façon d’une contemplation tour à tour désabusée et magique. La beauté du cadre naturel se heurte aux intérieurs épurés et artificiels des différents lieux fréquentés, qui ne sont que des surfaces sur lesquelles réfléchir les failles. Entre la comédie sociale et le polar, deux genres de prédilection du cinéma français présentés par le personnage de Mathieu, que joue Guillaume Canet, Stéphane Brizé pense son geste artistique comme un retranchement qui va au cœur : le changement de milieu le conduit à observer la même faillite des idéaux, la même fragilité humaine ; le confort de vie bourgeois, s’il se situe aux antipodes des tragédies sociales et les luttes ouvrières dernièrement figurées par le cinéaste, ne saurait constituer un rempart à la douleur, thématique universelle qui creuse des sillons à la manière des vagues sur le littoral pierreux. Cette métaphore ancre le long métrage dans le genre poétique, s’incarne tout entière dans la photographie magnifique et dans l’interprétation subtile des comédiens. Une réussite qui, après Thalasso (Guillaume Nicloux, 2019), s’empare de la cure thermale comme d’un espace-temps où mettre à nu les acteurs, leur métier et leur image médiatique.