Depuis quelques années, Pablo Larrain se spécialise dans le biopic... et c'est tant mieux. Car le biopic est malheureusement devenu à la mode. "Malheureusement" cat 90 % des récits de vie qui nous sont proposés sont de vulgaires "biopic wikipédia". Des scénarios paresseux, écrits à la chandelle de Google, se contentant d'aller de la naissance à la mort du personnage en 1h30, en surfant sur les clichés (à l'instar de Freddie Mercury qui écrit des chansons comme ça, sur un coin de table, sans effort... L'artiste, quoi). Pas de ça chez Pablo Larrain. Qu'il s'agisse de Pablo Neruda, Jackie Kennedy ou Maria Callas, il s'empare d'un instant de la vie de son artiste. Et sur cet instant, il extrait l'essence d'une personnalité. Ici, la dernière semaine de la vie de Maria Callas est celle de la plus grande solitude d'une artiste qui dut en souffrir toute sa vie, dans sa vie personnelle, artistique ou amoureuse. Et elle sait. Elle ne chantera plus. Sa vie a perdu toute signification. Car elle est La Callas et, sans la voix, elle n'est plus. Pablo Larrain a donc construit sa biographie comme une tragédie, un destinée funeste à laquelle est ne peut échapper. Angelina Jolie est incroyable de sensibilité dans le rôle de Maria. Elle entre dans la peau de l'artiste avec une facilité, donnant beaucoup d'émotion à son personnage. Il faut également saluer la performance lyrique avec le mélange des deux voix qui donne justesse et fragilité, une beauté insuffisante pour revivre la scène. La mise en scène est magnifique, l'image léchée, et la scène sur l'air de Toscane est belle à pleurer. Un extraordinaire moment de cinéma.
“Maria” est le troisième film d’une trilogie consacrée par le réalisateur chilien Pablo Larrain à des icônes féminines indépassables de la seconde moitié du XXème siècle. Des icônes qu’il saisit à certains moments décisifs ou tragiques de leur vie. Les quelques semaines qui suivent l’assassinat de John Kennedy pour « Jackie », la prise de décision par Lady Diana de divorcer du Prince Charles à Noël 1991 pour « Spencer » et enfin la dernière semaine de la vie de la Callas dans « Maria ». À chaque fois le choix est fait par Larrain d’actrices elles-mêmes iconiques comme Natalie Portman (« Jackie »), Kristen Stewart (« Spencer ») ou Angelina Jolie (« Maria ») qui toutes les trois mettent leur talent au service de la vision singulière du réalisateur cherchant à voir ou plutôt à fantasmer ce qui se passe derrière la façade pour à sa manière tenter de saisir un peu de l’essence de ces trois femmes dont on ne sait pas grand-chose en dehors de ce qu’en ont exposé les tabloïds qui les ont traquées toute leur vie. Pour « Maria », en relation étroite avec son scénariste Steven Knight, Pablo Larrain décide de s’intéresser au moment où la diva se trouve dans l’antichambre de la mort, recluse dans son appartement du 36 rue Mandel à Paris depuis son retour en novembre 1974 d’une tournée en Corée du Sud et au Japon pour venir en aide à Giuseppe di Stefano (sa fille est alors gravement malade), le ténor avec lequel elle avait été le plus en osmose. Entre les cures d’amaigrissement, ses déboires sentimentaux avec Aristote Onassis (Haluk Bilginer), le stress des tournées, ses interprétations en début de carrière d’un répertoire trop exigeant et les abus médicamenteux, Maria Callas a vécu tragiquement un inéluctable déclin qui l’a conduite à une quasi retraite depuis mai 1965. Pablo Larrain a fort à propos fait appel à Angelina Jolie pour transcrire à l’écran l’extrême fragilité qui étreint une artiste parvenue au bout d’elle-même. Lui et son scénariste n’ont pu qu’imaginer l’opéra tragique qui s’est joué dans l’immense appartement de la rue Mandel où la Callas est seule en scène avec son majordome (Pierfrancesco Pavino) et sa dame de compagnie (Alba Rohrwacher). Faute d’informations précises et tangibles sur cette courte période très intime, le champ était relativement libre pour écrire le livret de ce tombé de rideau tout en rendant hommage à celle dont la voix était jugée par certains imparfaite car souvent à la limite de la rupture dans les transitions entre grave, médium et aigu. Une diva souvent contestée qui reste encore à ce jour la plus grande soprano tant il est vrai que ses interprétations vibrantes et déchirantes sont immédiatement reconnaissables. Forcément, il sera question de l’impossible deuil pour la Callas de ce don divin qu’elle pas pu ou su préserver. Comme celles du papillon se frottant à la chaleur d’une lampe incandescente, ses ailes se sont trop rapidement embrasées. Et ce n’est pas le pianiste-répétiteur (Stephen Ashfield) admirateur inconditionnel qui tous les jours tente lors de rendez-vous sans doute imaginés par Larrain de la persuader d’un miracle toujours possible, qui empêchera la bougie déjà chancelante de s’éteindre. L’ensemble de la narration s’articulant autour d’une esthétique sépulcrale tout comme l’interprétation d’une Angélina Jolie décharnée particulièrement investie sont bouleversantes même si l’ensemble de la critique n’y a pas adhéré, reprochant à Pablo Larrain une sorte de maniérisme récurrent. Comme Marlène Dietrich avant elle, Maria Callas s’est éteinte sous le poids trop lourd à porter de sa splendeur envolée avec comme soutien indéfectible ses deux employés de maison acceptant avec dévotion les caprices de la diva qui sentant sa fin toute proche, lors d’un dernier dîner crépusculaire précédé d’une partie de cartes, leur exprime sa gratitude et les enjoint à continuer leur route ensemble. Revenant au plan d’ouverture de Maria Callas étendue sans vie au sol dans son salon, Pablo Larrain termine son film avec Bruna et Ferruccio face caméra se tenant la main au son du très atmosphérique « An Ending (Ascent) » de Brian Eno extrait de son album de 1983 « Apollo : Atmospheres and Soundtracks ». Parole sera tenue. La réalité des scènes exposées par le réalisateur et son scénariste a sans doute été toute autre mais le parti pris choisi qui peut être certes discuté ne ternit en rien la légende qui nimbe la relativement courte vie de Maria Callas. Enfin, il faut saluer la prestation habitée mais aussi empreinte d’une totale humilité d’Angelina Jolie qui a injustement été oubliée aux Oscars de 2025.
Je n'ai pas adoré la façon dont ce magnifique sujet a été traité même si cela reste un bon film... J'aurais aimé mieux connaître la vie de Maria Callas, être plus autobiographique.
Film merveilleusement bien pensé dans lequel l'artiste géniale perd pied et se range dans le camp du renoncement. Elle lâche prise parce que ce qui faisait sa condition de femme libre, sa voix, la laisse tomber. Déchirants instants au cours desquels le chant perd de sa bravoure et se confond avec la médiocrité ambiante. Alors, la fin est proche... petit bémol : l'actrice principale n'a pas exactement le même charme que Maria et notamment son nez plus " esthétiquement correct". On imagine que Maria souffrait de son nez qui n'entrait pas dans les standards de ka féminité absolue. Il me semble qu'elle en a souffert, ce qui n'est pas évoqué dans le film. Mais peut-être est-ce une vue l'esprit ? En tout cas ce film m'a donné envie de lire sa biographie...
Maria est une jolie veillée funèbre de la cantatrice, mêlant réalité et fantasme presque à la manière d'un film de Satoshi Kon, avec Angelina Jolie dans le meilleur rôle de sa carrière. Toutefois, c'est le troisième biopic au féminin de Pablo Larrain qui commence à nous lasser dans cet exercice.
Après 30 minutes j’ai failli sortir Puis petit à petit je suis rentré dans ce film au ton particulier À la fin j’étais conquis et ému par la vie et la fin tragiques de cette femme À voir
Pour ma part, le film n'a pas du tout fonctionné : à aucun moment on ne pense voir Maria Callas. L'émotion survient face aux images historiques de Callas pendant le générique de fin... c'est trop tard hélas !
lenteur incroyable et redite cela tourne en rond ennuyeux et très loin de maria callas tres deçue je regrette d'avoir été le voir et pour ceux qui ne connaissent pas callas cela n'apporte rien pourquoi faire un navet sur la triste fin d'une si prodigieuse artiste ce que transmet angelina n'a rien à voir avec callas
Je suis allé voir ce film pour son cinéaste Pablo Larrain dont j'avais aimé un de ses précédents longs métrages "Jackie " sur madame Kennedy. Je n'ai pas vu "Spencer" sur la princesse Diana mais le réalisateur voulait clore, sur une trilogie de femmes tragiques, avec "Maria" qui dans le fond retrace la fin de vie de la célèbre chanteuse d'opéra Maria Callas. J'ai aimé l'ambiance et les décors des grands théâtres, l'équipe qui travaille avec la femme célèbre et ses rencontres. Après, quand on lit le synopsis, on a vu le film, il n'y a pas grande chose a raconté, c'est un peu dommage. J'ai souvent des petites réserves sur le jeu d'Angelina Jolie mais ici je trouve qu'elle incarne bien ce personnage iconique en lui amenant de l'émotion et de la justesse. Il y a dans les seconds rôles un acteur Français nommé Vincent Macaigne de passage. La lenteur du récit ne m'a pas dérangé, c'est reposant même. C'est regardable mais ça aurait pu être mieux.
Magnifique interprétation d'Angélina Jolie! Les derniers jours de la Callas, entrecoupés de flash-backs, ce qui donnent du rythme au film. On vibre littéralement en entendant les arias de la Diva. Petit bémol, les décors extérieurs de Paris ne sont pas du tout réalistes
Crépuscule de la fantastique cantatrice la Callas, on reste dans un relatif huit clos émaillé de ses chants les plus extraordinaires, c est assez décevant même si c est un interessant hommage. On passe beaucoup trop à côté de sa vie si peu ordinaire. Le résultat est assez ennuyeux ce qui quand même regrettable pour une telle personne même si Angelina Jolie tient bien le rôle.
De réelles performances d'actrice et de metteur en scène, des seconds rôles exceptionnels : majordome et gouvernante, Onassis... Mais une question me taraude : pourquoi ??? Où est la Callas ? On n'oublie jamais Angelina Jolie comme on oublie Timothée Chalamet en Dylan ou Tahar Rahim en Aznavour...
l'ambiance, les décors, les costumes, les dialogues sont remarquables, mais ce.qui m'a lenolus emporté, c'est le parti pris du réalisateur : raconter les derniers jours de MC selon la divas elle même, prises d'hallucinations, et qui se met en scène dans 1 imaginaire fatal...
On peut comprendre la volonté du réalisateur de faire un biopic atypique mais dès la première séquence, trop longue, on s'ennuie. Voilà ce qu'il ressort du film : un ennui profond. Et Angeline Jolie ? Comme l'a écrit Telerama (dans un autre cadre...), elle fait son travail honnêtement. Sans plus.