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Sophia Kervoelen
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5,0
Publiée le 26 mars 2025
Je le jure de Samuel Theis est un film touchant et percutant qui prend aux tripes. Avec une histoire intense et des personnages ultra-crédibles, il nous plonge dans une réalité brute et émouvante. Le jeune acteur principal est bluffant, et la mise en scène, tout en simplicité, rend l’histoire encore plus authentique. C’est un film sincère, juste et plein d’émotion, qui reste en tête longtemps après l’avoir vu. À ne pas manquer !
C’est un film très intelligent, les musiques, les plans, les personnages sont passionnants. L’histoire est très touchante, rares sont les films judiciaires aussi pointus et réussis ! Je vous le recommande fortement!!
J'ai pas compris ce film. Que veut-il montrer ? Est-ce un film sur la justice (pas très intéressant ce sujet de pyromane meurtrier), est-ce un film sociologique, est-ce un film romantique....je ne sais pas. A ne pas choisir, on finit par se désintéresser du tout. Pourquoi cette tristesse plombante tout du long ?
A mi-chemin de la comédie dramatique sur le registre du récit judiciaire et du documentaire. Mais à la fois trop loin de l’œuvre de fiction et du documentaire de vulgarisation. Quelques dialogues seront mis à profit pour expliquer les problématiques de la justice d’assises rendue non seulement au nom du Peuple Français selon la formule consacrée mais avec l’intervention directe de représentants de ce peuple tirés au sort (les jurés). Des individus lambdas sortis de leur quotidien, le cas échéant récusés on ne sait pourquoi si ce n’est « à la tête du client » et devant faire leur conviction qui décidera de la peine pénale. Il s’agit ici d’un procès en appel, ce qui signifie que le fond a déjà été abordé en long et en large et qu’il ne s’agit que de revoir le périmètre et la motivation de la première décision. Les scénarios sur le fonctionnement de la justice ont leurs amateurs (j’en suis). Un public en général informé et qui s’y retrouve donc dans l’exposé. Pour le grand public, je crains que cette reconstitution ne soit pas très parlante ni n’alimente donc la réflexion de tout un chacun.
Je le jure. Un huis clos, un procès d'un pyromane, au bout de vingt minutes on perd le film, on n'a pas envie d'approfondir plus le sujet. Deux étoiles et demie.
Ce film a pour particularité d'avoir été tourné essentiellement avec des acteurs non professionnels. J'ai été particulièrement impressionnée par la prestation de Marie Masala, ce qu'elle a fait, ce n'est pas rien. Ce film se digère sur plusieurs jours et dit combien il est difficile d'être juré.
Un très beau film de procès, d’un point de vue jusqu’ici jamais abordé au cinéma. Un vrai questionnement sur le rôle d’une condamnation à travers les yeux d’un jury joué par des supers acteurs.
Un peu brouillon, on ne sait pas trop sur quel pied danser, à vrai dire je m’attendais à un " film de procès " façon l’iconique 12 hommes en colère ou même le dernier Clint ou Le fil de D.Auteuil mais on assiste un peu indifférent à des prestations de niveau divers, Marina Foïs et Sophie Guillemin sont excellentes, ainsi que Marie Masala très touchante , Louise Bourgoin un peu décevante et les hommes beaucoup moins convaincants.
D'emblée on est plongé dans une communauté très terrienne, très modeste, dans un style très documentaire et donc d'un naturalisme frontal qui sonne juste et authentique. Mais on se demande bien comment une telle liaison au sein d'une petite communauté peut être aussi facilement cachée et tus ?! Mais au départ c'est bel et bien le procès qui attire et s'impose comme ligne directrice d'autant plus que c'est assez inédit puisqu'il s'agit d'un procès en appel et que donc il n'est pas question de fond, il est quoi qu'il arrive coupable, et donc on nous explique bien que c'est l'individu, l'accusé, qui doit être jugé sur sa personnalité. C'est à la fois intéressant car rarement on aura abordé une telle audience judiciaire, mais en même temps étant donné qu'il est coupable la réflexion du spectateur ne se fait plus sur l'enquête et/ou les faits mais plus sur des opinions intimes, personnelles et même politiques. Par contre le film fait une grosse erreur technique... SPOILERS voir site !... Il est peut-être dommage que l'atmosphère pesante voir délétère soit si systématique de A à Z, les quelques sourires en famille paraissent même forcés ou semblent une chose si rare. Néanmoins, le film est d'une acuité certaine et sincère et qu'il reste un film à conseiller. Site : Selenie.fr
Un homme de 40 ans un peu paumé se retrouve propulsé juré dans une affaire d’incendie mortel. Entre tension dans la salle d’audience, débats houleux entre citoyens ordinaires et silences lourds de sens, le doute s’installe peu à peu. J’aime beaucoup les drames judiciaires nous plongeant au cœur des tribunaux et nous faisant découvrir ce que c’est d’être juré lorsque l’on est tiré au sort, celui-ci est franchement réussi. J’ai également aimé l’évolution du personnage principal, notamment avec sa compagne beaucoup plus âgée que lui, un duo inattendu mais très touchant. La mise en scène, sobre mais efficace, capte bien les hésitations, les non-dits, et les regards qui en disent long. Ce film est vraiment prenant, sans jamais sombrer dans le théâtralisme, un bon équilibre entre le suspense et l’intime. Fin et maîtrisé. Site CINEMADOURG.free.fr
Très intéressant dans son approche d'un procès (mené par une magistrale Marina Foïs), ce suspense judiciaire autour de la peine infligée à un pyromane coupable d'homicide involontaire vise à nous introduire à la complexité de la charge de juré (à travers le regard ignorant d'un sensible Julien Ernwein ainsi que d'une galerie de personnages - dont celui qui réussit malgré la même origine que l'accusé - symbolisant chacun une certaine vision de la justice) en soulignant l'impossibilité de l'équilibre entre la réparation pour les victimes, la punition adéquate pour le prévenu et le message transmis à la société. En revanche, l'incursion dans la vie personnelle du héros laisse à désirer (pourquoi lui infliger une telle situation sentimentale? quel besoin d'une telle pauvreté intellectuelle et culturelle de la part de ses proches? à quoi sert l'épanchement abscons de sa collègue frustrée?) sinon pour montrer les conséquences dans l'intimité d'une telle expérience. Discutable sur la méthode mais dense.
Très intéressant film de Samuel Theis qui est là une radiographie très fine de la Machine Judiciaire ! Le fil du Procès se suit à travers les yeux d'un juré ordinaire tiré au sort , Fabio interprété par Julien Ernwein , comédien non professionnel au regard magnétique qui impressionne , et là le concernant par une une curieuse mais intéressante mise en abîme, la question du jugement se pose aussi pour le spectateur ! En tout cas ici les Institutions , dans le cas présent la Justice , lui ouvre des horizons, et se révèle utile sur le plan intime !
Parti pris très original de faire un film non sur la culpabilité de l'accusé mais sur la peine qui sera prononcé à l'issue de l'appel. Film très bien documenté, qui s'apparente à un quasi documentaire. Le réalisateur film avec brio avec de vrais partis pris de mise n scène, et il a encore trouvé de très bons acteurs acteurs non professionnels au milieu d'acteurs confirmés. Tous les étudiants en droit devrait voir ce film.
Captivant ce point de vue de pénétrer dans le cercle fermé des jurés d’un procès en assises. Avec un intérêt double de s’attarder sur un personnage mutique, introverti, ouvrier un peu rustre avec une vie intime inhabituelle. Cela crée un trouble pour le spectateur qui attend des réactions fortes. FOÏS est admirable dans ce rôle de Présidente de la Cour avec une bienveillance appuyée pour tous les interlocuteurs. BOURGOIN est une jurée sympa mais tonique dans les débats… L’accusation de pyromanie est dramatique dans son ambiguité : comment qualifier l’acte indirect quand il y a mort d’homme ? Les plaidoiries sont très intéressantes (et notamment celle de l’Avocate Générale GUILLEMIN particulièrement efficace). Un beau film sur la difficulté de rendre correctement justice.