997 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
122 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
42 critiques
3
44 critiques
2
16 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jipéhel
102 abonnés
627 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 21 avril 2025
Une peine juste ?
De Samuel Theis, je ne connaissais que Party Girl de 2013 qui m’avait déjà beaucoup intéressé. Changement de ton pour ces 110 minutes qui nous font pénétrer dans les arcanes de la Justice à travers les réactions d’un juré lambda d’un procès en appel. À quarante ans, Fabio se laisse porter par le courant. Un peu largué, il trouve du réconfort dans l’alcool. Et un peu auprès de Marie, de vingt ans son aînée, avec qui il entretient une relation secrète. Un jour, il reçoit une convocation pour être juré d’assises, il va devoir juger un jeune pyromane accusé d’homicide involontaire. De la réception de la convocation au verdict final en passant par le choix des membres du jury et les audiences à la Cour, le parcours d’un homme taiseux en proie à de nombreux problèmes personnels puis aux contrecoups d’un procès. Mieux qu’intéressant : prenant ! La tendance évidente de comparer ce drame à 12 hommes en colère ou au plus récent Juré n°2 serait une erreur. D’abord on est loin de la justice à l’américaine, mais bien à Metz, bien ancrée dans la France des régions. Ensuite, le personnage central est à la dérive financièrement, professionnellement et sentimentalement. Cette obligation à siéger comme juré va-t-elle le bouleverser ? Va-t-elle agir comme un viatique ? Sera-t-elle l’occasion d’un nouveau départ ? Autant de questions qui sont plus importantes que le verdict même du procès. Pourtant on se surprend à suivre avec passion les différentes phases dudit procès et surtout les débats internes au jury qui dont parvenir à une peine juste. Le cinéaste s’inscrit également dans une démarche politique en témoignant des voix que l’on n’entend pas et des vies que l’on ne regarde pas. C’est passionnant à de nombreux titres même si, à mon humble avis, on aurait pu aisément se passer de l’histoire d’amour – d’ailleurs un peu floue que plaquée sur le sujet principal- qui ralentit le film sans rien lui apporter de bien important. Mais ce bémol m’est tout à fait personnel, et le film vaut d’être vu. Pour Julien Ernwein et Marie Masala, il ne s’agit pas de professionnels et à ce titre, c’est donc leur 1er rôle. Ils s’en tirent ma foi tout à leur avantage. Les « pros » de la troupe, Marina Foïs, Louise Bourgoin, Micha Lescot, Sophie Guillemin, sont tous impeccables. Samuel Theis sait échapper aux conventions du drame judiciaire pour nous raconter ses coulisses les plus intimes, en mêlant avec habileté chronique sociale et film de prétoire. Visuellement très réussi et dramatiquement captivant. Allez-y pour pouvoir en… juger.
Un long métrage quelque peu passé sous les radars en raisons des accusations visant son auteur. Je le jure est un film de procès brillamment effectué. Dès le début, le spectateur épouse le regard de Fabio, la quarantaine, habitant de la France périphérique, tant géographiquement que socialement. Lorsqu’il reçoit une convocation pour être juré à un procès d’assise, son réflexe est de rejeter l’idée, avant de s’y résoudre par obligation. Il se retrouve juré d’un procès en appel. Tout le film est le récit d’un procès du côté des jurés populaire. C’est passionnant, plein de tendresse et de justesse.
Super film ! Bravo à Samuel Theis, Julien Ernwein, Marie Masala, Marina Foïs et toute l’équipe ! J’ai adoré le sujet, le traitement, l’émotion… Un film fort et nécessaire. N’hésitez pas à aller le voir au cinéma, ça vaut vraiment le détour. Un grand bravo aux acteurs, que je soutiens pleinement et que j’espère revoir très vite sur grand écran !
Un jeune homme se retrouve juré dans un procès en appel, il y va à reculons et se retrouve à reflechir autour de nombreuses problèmatique concernant l humain en géneral. J ai bien aimé le film en général comment les scènes sont tournées on se retrouve au centre de l'action et le personnage principal passe en second plan. De nombreux avis/ clichés sont abordés. seul bémol la nudité inutile au film
Fabio est un homme entre deux âges qui se laisse porter par la vie sans prendre réellement en main son destin. En couple mais nassumant pas la relation qu'il est en train de vivre, toujours hésitant et peureux du regard porté par son entourage, il est soudainement convoqué par la justice française pour être juré dans une affaire criminelle. Réticent, il y va et plonge dans un autre monde. En salle le 26 mars.
spoiler: "Je le jure" est un énième film de procès, qui n'a pas le mérite d'être extrêmement original dans son intrigue mais qui semble nous plonger dans une cour réaliste et dénuée des exagérations habituelles. J'ai aimé la réaction des jurés face à l'affaire, qui semblent représenter tous types de français dans leur diversité. Malheureusement, je ne parviens pas à faire le lien entre l'affaire criminelle, le procès et surtout la vie du personnage principal. La fin suggère une prise de conscience, voire une identification de Fabio à l'accusé, mais je ne la ressens jamais ! Pourquoi son expérience du tribunal lui intime de vivre enfin sa vie ? C'est un mystère pour moi.
Une très belle surprise que ce film. Je n'ai découvert qu'après l'avoir vu l'histoire singulière de son tournage mais celle-ci n'éclipse en rien les immenses qualités de ce film : interprétation très juste, et très grande délicatesse dans les scènes touchantes, un peu crépusculaire, où l'on découvre l'intimité de la vie de couple de Fabio. C'est magnifiquement filmé. On compare volontiers le film avec 12 hommes en colère de Lumet, que j'aime beaucoup, mais les échanges entre jurés sont ici beaucoup moins caricaturaux. On est troublé après la plaidoirie de Sophie Guillemin, on est secoué par l'échange entre l'accusé.et sa mère. On sait qu'on ne comprendra jamais réellement ce pyromane. La sobre intervention de Fabio est aussi un moment fort, et la dernière scène, quoiqu'un peu "happy end", est très apaisante. Courez voir ce film, dont les critiques me semblent avoir sous-estimé la valeur.
Je ne suis pas spécialement objectif,car ayant été réellement juré d'assises il y a 20 ans,je suis l'huissier de justice dans ce film(avec une réplique déjà culte:la cour,levez vous s'il vous plaît )...on m'entend au début de la bande annonce... Après 11 jours de tournage,je n'avais pas compris pourquoi le réalisateur Samuel était dans une pièce à côté. Il m'a demandé si je me sentais capable de dire cette phrase,je suis passé de figurant à silhouette parlante. J'ai été très agréablement surpris par le professionnalisme des acteurs,par le travail exceptionnel des comédiens amateurs...souvent,on tourne la scène des dizaines de fois,chaque fois j'ai été bluffé...j'ai adoré l'atmosphère de ce tournage,des pauses où je parlais bd avec Louise Bourgoin (elle dessine magnifiquement bien) Invité à une première à Reims,j'ai été bouleversé par l'histoire,ne connaissant que les parties tournées au tribunal.. Un très beau film sur les coulisses d'un procès..merci à Samuel pour sa confiance,aux équipes de casting Tanguy et Romain...
« Pyromane en appel» Film de prétoire sur une intrigue et un angle originaux : un jeune pyromane, dont un feu a tué un pompier, fait appel de sa condamnation. Un jury d’assise est constitué, qui comprend Fabio, taiseux un peu largué, qui écoute les arguments de ses co-jurés et essaie de se faire une opinion. Le déroulé est finement montré, Marina Foïs en juge pédagogique convaincante. Voilà un bon film, même si des histoires parallèles manquent un peu d’intérêt (Fabio n’assume pas trop d’avoir une vielle dame comme maîtresse) par rapport à l’enjeu du verdict .
Un film presque camusien. Peu est dit. Mais ce qui est dit pèse. Excellents dialogues donc. Les acteurs, pros ou non, sont toujours convaincants. La bande originale ne fait pas sentir, peu utile au déroulement de l'histoire.
tres bon film sur la justice vu de l intérieur d un procès d assise et les idées toute faites que certains s'en font. espérons qu'il est tant soit peu un effet pédagogique sur Cyril Hanouna et son public qui ont tendance à juger l'acte et non la personne et vouloir pratiquer la vengeance expéditive plutôt que la justice mais encore faudrait il qu'ils le voient et sans hurler 樂
Film de procès assez fascinant, surtout dans les non-dits. À voir pour la finesse des relations entres les personnages et sur ce que le film dit des rapports de classe et le déterminisme social.
Un bon film de procès avec force détails sur la procédure et les points de vue. L’ambiance est assez lourde dans un univers digne de Zola (L’Assomoir).
Un film de procès vu sous l'angle des jurés, ou du moins de l'un d'entre eux, un type un peu paumé convoqué aux assises de Metz pour participer au jugement d'un jeune pyromane. La difficulté de juger s"impose, et en particulier de décider de la peine. Les dialogues de tribunal sont biens écrits, c'est essentiel. Les bons acteurs réunis ici semblent parfois bridés par rapport à leurs performances habituelles. Les accusations contre le réalisateur ont peut-être pesé, mais le film est tout de même très recommandable, utile à la réflexion, et susceptible d'intéresser largement.
Déçu par Je le jure, le dernier film de Samuel Theis, réalisateur de Petite nature et acteur dans une série que je n’ai pas vue, Fiertés, sortie en 2018. Le sujet du film, la vie d’un juré, a récemment été brillament traité dans Juré n°2, de Clint Eastwood, sans parler de 12 Angry Men de Sidney Lumet en 1957. Je n’ai pas été convaincu non plus par la relation du héros Fabio avec Marie, vingt ans de plus que lui.