D'emblée on est plongé dans une communauté très terrienne, très modeste, dans un style très documentaire et donc d'un naturalisme frontal qui sonne juste et authentique. Mais on se demande bien comment une telle liaison au sein d'une petite communauté peut être aussi facilement cachée et tus ?! Mais au départ c'est bel et bien le procès qui attire et s'impose comme ligne directrice d'autant plus que c'est assez inédit puisqu'il s'agit d'un procès en appel et que donc il n'est pas question de fond, il est quoi qu'il arrive coupable, et donc on nous explique bien que c'est l'individu, l'accusé, qui doit être jugé sur sa personnalité. C'est à la fois intéressant car rarement on aura abordé une telle audience judiciaire, mais en même temps étant donné qu'il est coupable la réflexion du spectateur ne se fait plus sur l'enquête et/ou les faits mais plus sur des opinions intimes, personnelles et même politiques. Par contre le film fait une grosse erreur technique... SPOILERS voir site !... Il est peut-être dommage que l'atmosphère pesante voir délétère soit si systématique de A à Z, les quelques sourires en famille paraissent même forcés ou semblent une chose si rare. Néanmoins, le film est d'une acuité certaine et sincère et qu'il reste un film à conseiller. Site : Selenie.fr
Film sur un procès d'un homme faisant appel. Il est pyromane et en mettant le feu à un immeuble, un pompier est mort. Dans le juré se trouve un homme de milieu modeste de Moselle. Il est réservé, s'exprime peu. Pourtant, cette expérience va lui permettre de s'affirmer davantage dans sa vie privée. Marina Fois est très bien en juge. Fait penser au film de Clint Eastwood "Juré numéro 2". Pas mal mais sans +.
Plutôt mitigé face à cette sorte d'écho à l'intemporel «12 hommes en colère», réinterrogeant la place du jury au sein du dispositif judiciaire.
Un film intéressant dans les questions humaines et morales qu'il pose, à l'image de ces discussions entre jurés.
Mais un film manquant d'une vraie incarnation (et d'un jeu suffisamment convaincant de la part de tout le casting) pour nous tenir en haleine, fonctionnant toujours sur la même note, et perdant en intérêt dès que l'on sort du tribunal.
"Je le jure" m’a vraiment pris par surprise. C’est un film sobre, sans effets, mais qui dit beaucoup. On est plongé dans la tête d’un homme ordinaire qu’on sent un peu à la dérive, et qui se retrouve confronté à la justice, à la responsabilité de juger. Ce que j’ai trouvé fort, c’est à quel point le film montre que rendre justice, ce n’est jamais noir ou blanc — ça touche à l’intime, ça remue, ça bouscule. On sent la tension intérieure, les doutes, la fatigue morale. Le film le montre sans grands discours, juste par les regards, les silences, les hésitations. Et forcément, quand on a l’habitude de faire face à des décisions lourdes, parfois irréversibles, ça fait écho.
Un film discret, mais puissant, qui interroge sans asséner. Une vraie réussite.
Tout ce qui concerne le tribunal est passionnant et soulève de multiples interrogations. les acteurs sont excellents. La réalisation est assez plate. Dommage qu'il y ait cette intrigue amoureuse sur laquelle je ne porte aucun jugement avec l'indispensable scène d'amour plutôt pénible et qui n'apporte rien au film.
Plongée dans le monde judiciaire et un procès d'assises dans la France profonde : un jeune homme pyromane accusé d'avoir entraîné la mort d'un pompier. Le film se centre sur la difficulté de juger pour la cour et en particulier les membres du jury, citoyens ordinaires tirés au sort en début de session. Parmi eux, Fabio, jeune homme taiseux, pas vraiment installé dans la vie. L'implication dans ce rôle de juré va le faire sortir un peu de sa coquille. Les acteurs sont parfaits pour renvoyer tous les questionnements sur les fragilités de la justice humaine;
Après les très réussis Party Girl et Petite Nature, Samuel Theis ose s'attaquer, pour son nouveau long-métrage, au genre du film de procès, après de nombreuses oeuvres ayant elles aussi posé leur caméra dans une salle de tribunal ces dernières années, comme Saint-Omer, La Fille au Bracelet, Le Procès Goldman, Le Fil, Les Choses Humaines, Une intime Conviction et Anatomie d'une Chute, côté cinéma français, et Juré n°2 ou Les Chambres Rouges à l'international.
Parvient-il malgré tout à se distinguer et tirer son épingle du jeu ?
Si l'on comprend assez vite que sur le papier, l'idée est de raconter l'effet que le procès aura sur cet homme convoqué comme juré et sur l'évolution de ses relations avec les autres, le film peine à retranscrire cette intention à l'écran, sans doute à cause d'un personnage principal taiseux, qui passe trop souvent au second plan (malgré une interprétation habitée du très magnétique Julien Ernwein), et d'histoires secondaires qui se révèlent moins convaincantes, et qui donnent davantage l'impression de deux films qui cohabitent.
C'est pour le regard assez inédit et très intéressant sur le fonctionnement d'un jury à travers des scènes que l'on n'a pas l'habitude de voir dans les films de procès (processus de sélection de ses membres, discussions, délibérations...), ainsi que sur le rôle déterminant de son président, campé par une solide Marina Fois, que le film est le plus passionnant.
Malgré des personnages dont la caractérisation frôle parfois la caricature au sein du jury (le réac, la naïve, la progressiste...), la complexité de leur mission, qui est (chose assez rare dans un film de procès) non pas de déterminer si l'accusé est coupable, mais d'évaluer quelle pourrait être une peine juste (pour lui, pour la famille de sa victime et pour la société), permet de dépasser cette crainte et d'apporter une profondeur à l'ensemble.
Avec Je te jure, Samuel Theis parvient donc à convaincre, même s'il lui manque ce petit quelque chose pour emporter autant qu'avec ses deux premiers films.
Un peu brouillon, on ne sait pas trop sur quel pied danser, à vrai dire je m’attendais à un " film de procès " façon l’iconique 12 hommes en colère ou même le dernier Clint ou Le fil de D.Auteuil mais on assiste un peu indifférent à des prestations de niveau divers, Marina Foïs et Sophie Guillemin sont excellentes, ainsi que Marie Masala très touchante , Louise Bourgoin un peu décevante et les hommes beaucoup moins convaincants.
C'était intéressant d'avoir cette vision d'un procès mais du côté des jurés. Ils étaient tous parfaits dans leurs rôles. J'ai un point négatif durant le film. C'est l'histoire d'un Juré dans sa vie privée que j'ai trouvé que ça ne servait à rien pour le film.
Dans l’Est de la France un quadra un peu largué se retrouve tiré au sort pour devenir juré du procès d’un pyromane ayant entraîné la mort d’un pompier. « Je Le Jure » est un film de procès immersif aidé par une interprétation si exemplaire qu’il ressemble à un documentaire. Et puis le réalisateur a eu la bonne idée de créer des personnages qui ne sont pas que des jurés mais des gens lambda qui vivent et évoluent pendant le procès. Certains finissent même pas trouver la place qu’il cherchait dans la société.
Très beau film . Excellent casting , beau scénario, belle réalisation. Bref une vraie réussite. Les dialogues sont justes et on est vraiment au cœur de l’affaire, on en devient même acteur: pour vous cela aurait été quoi la juste peine? Pas facile .
très bon film avec d'excellents acteurs, L'histoire dun homme simple un peu paumé qui a une relation avec une femmes plus agee que lui se retouve jure..on suit le deroulement d'une affaire de pyromane qui tue un pompier lors dun incendie..cela fait il de lui un meurtrier ? On suit le déroulementdu procee avec marina Foisqui joue tb
A vu « Je le jure » de Samuel Theis. Après le magnifique « Party Girl » et « Petite nature », le réalisateur ancre à nouveau son film dans les Vosges dont il est originaire, dont il connait les paysages, les coutumes, les lumières, les gueules. Fabio (Julien Ernwein) est au chômage, se laisse porter par les non-évènements, a du mal avec les mots et les sentiments et a bientôt la quarantaine. Il vit avec Marie (magnifique et émouvante Marie Masala) qui pourrait être sa mère, une relation un peu bancale. Un jour, il est désigné pour être Juré d’assise pour une affaire d’homicide concernant un jeune homme pyromane (Souleymane Cissé troublant) totalement en marge de la société. Fabio va fréquenter le milieu judiciaire qu’il ne connait pas et d’autres jurés issus d’une autre classe sociale que la sienne comme Julia l’infirmière (excellente Louise Bourgoin), l’ enseignant (Micha Lescot) ainsi que la Présidente de la Cour d’Assises (Marina Foïs) et l’avocate Générale (Sophie Guillemin). Devoir juger quelqu’un qui n’a pas trouvé sa place dans la société alors qu’on est dans le même cas, voilà une des problématiques très intéressantes du film. C’est dommage, que Samuel Theis veuille en raconter trop, car l’histoire qui lie Fabio à Marie est tout aussi originale et captivante mais les deux sujets ont du mal à s’imbriquer. Puis s’ajoute un troisième sujet, plus politique lors des échanges au tribunal, la question étant comment établir la justesse d’une peine. Ici les propos sont plus convenus. Samuel Theis qui a obtenu la Caméra d’Or pour son premier film est un réalisateur avec une vraie vision et qui sait diriger des scènes collectives pleines de vie en mêlant des « gens ordinaires » (acteurs pour l’occasion) et des comédiens professionnels. C’est même là un des ses grands talents. Le casting est excellent et dégage une énergie très homogène. La photographie de Jonathan Ricquebourg est très belle. Même si le film aurait mérité plus de concision, il comporte des qualités entre autre de réalisme et de subtilité en évitant esbroufe, effet de manches et manichéisme.
La où la plupart des film de procès font le choix de se concentrer sur la culpabilité, la peine arrivant juste comme une conclusion,, “Je le jure” fait le choix de mettre la loupe sur la détermination de la peine et la cour qui en a la lourde tâche. Il le fait avec une justesse et une sobriété presque documentaire seulement entrecoupée par l’histoire personnelle d’un des jurés. Instructif sur le fonctionnement et révélateur sur les missions sociales, réparatrices, pédagogiques de la justice. Interprété et réalisé avec talent, on doit quand même noter un manque de rythme et des longueurs.
J'aime les films juridiques lorsqu'ils sont bien faits, bien ficelés, mais celui-ci va au-delà, au-delà d'un cas de conscience ou d'une éventuelle mise en cause de l'un de ses protagonistes comme on a encore très récemment pu le voir dans un film américain au titre un peu similaire, et c'est en cela que chaque spectateur peut s'y retrouver, parce qu'il fait vivre de l'intérieur de son personnage principal l'expérience d'un procès (en appel) en cour d'Assises. On assiste à l'écran à une progression, celle d'un procès en appel avec un destin à (ré)orienter, et aussi celle d'une histoire personnelle qui n'ose pas s'avouer qu'elle existe. Le film fait pénétrer dans les arcanes de la Justice et fait se poser les bonnes questions, les dialogues et les plaidoyers restent en mémoire tant ils sonnent justes, notamment sur les notions de justice et de vengeance, tant il est vrai qu'un tribunal n'est pas là pour réparer l'irréparable ou répondre à la douleur par la vengeance, ce n'est pas son rôle et surtout ce ne serait pas de la justice. Le film pose des questions de société, la question du vivre ensemble, de la tolérance et de la (re)insertion, de la reconnaissance sociale aussi et de l'acceptation. Un film avec une conclusion authentique et hors du commun qui emporte un scénario brillant et édifiant, un film à garder en mémoire, pour apprendre, mieux comprendre, ...et progresser.