Un polar sobre et délicat baignant sous le soleil et la chaleur corse. Un film qui ne glorifie pas ces personnages mais les montre comme prisonniers d un héritage de violence et de vengeance qui se perpétue sans que personne ne le remette en question. À côté de beaux dialogues le film montre aussi l importance des secrets et des non dits dans ce milieu. La mise en scène est inspirée alternant de belle manière les moments de tension et les moments de douceur plus intimistes entre ce père dans le maquis et sa fille. Un film qui ne juge pas ces personnages mais qui prend le temps de décrire les différentes facettes de ces derniers.
Un film assez classique, au jeu assez mal maîtrisé. On peut être cependant séduit par cette vision absurde de spirale de morale ancestrale masculiniste d'honneur et de vengeance, même dans l'intime d'une relation père fille
Le Royaume a l’intelligence d’aborder la mafia par le prisme d’une adolescente initiée par son père aux règles qui organisent le fonctionnement de son microcosme : un tel parti pris narratif offre au genre une déclinaison appréciable en ce que la métaphore de la famille, lieu commun de l’identité de gangs avec ses séries d’unions, de trahisons et de vengeances par et dans le sang, devient lien de parenté véritable. La relation père-fille surprend par son entrelacs de douceur et de brutalité, écrite et interprétée avec subtilité de façon à incarner l’adage exprimé par Pierre-Paul selon lequel « la peur, c’est ça qui nous garde en vie ». Aussi le rejet initial manifesté par Lesia disparaît-il au profit d’une fascination pour la figure paternelle non parce qu’elle conserve son mystère mais, au contraire, parce qu’elle casse sa carapace : le dialogue d’abord rompu par des périphrases ou des digressions se délivre peu à peu des conventions pour mettre à nu les motivations criminelles, révélatrices de spoiler: traumatismes liés à l’enfance . L’engrenage de spoiler: la violence est désigné comme une « malédiction » qui se transmet de génération en génération avec pourtant en contrepoint le plan de clausule, d’une poignée de secondes à peine, où l’école, l’instruction, le savoir représentent le rempart au mal. Une œuvre forte et élégamment mise en scène.
j'ai pas accroché, j'ai trouvé ce film mal joué, mal monté et surtout sans intérêt. qu'on ne me parle pas de la relation père/ fille je ne l'aie pas ressentie
Une première partie d'un ennui copieux laisse place à une seconde, où la relation père fille prend de l'importance, avant un final attendu et inévitable. L'image est assez laide et la jeune actrice pas franchement convaincante, ou peut-être est-ce l'accent corse qui donne cette impression de surjeu...
Mais que c'est mal joué et mal écrit ! L'actrice principale récite sa partie avec l'accent, mais sans la moindre conviction, le père ne vaut guère mieux, et tout ça est d'un ennui... on sait bien que le rythme corse est lent, mais vraiment on s'attend à un peu plus de rythme vu le sujet...
Après "Borgo", sorti la même année, voici un autre film sur la Corse, et c'est à notre plus grand bonheur ! Le film nous plonge dans le milieu corse en 1995, à travers le regard d'une jeune fille et son père, et suit tout du long la cavale (si on peut appeler ça comme ça ?) qu'ils mènent avec le reste de leur "clan". Bien que je ne sois pas un connaisseur de l'île, j'ai la sensation que le film retranscrit avec justesse l'environnement, l'accent et la manière de parler locale. Le mélange des langues est d'ailleurs très appréciable et le fait d'avoir des acteurs amateurs certes mais locaux, ajoute une touche d'authenticité. Quant à l'intrigue, même si rien n'est révolutionnaire ici et qu'on peut rapidement prédire la seconde partie, on est tout de même portés par l'aventure hors du commun que vit la protagoniste et les émotions qui la traverse. Bref, Le Royaume est tragique, beau, puissant. A voir !
Ce film explore la vendetta corse ainsi que les rapports entre un membre de la vendetta et sa fille. De ce fait, le scénario est assez simple. Beaucoup de déménagements, de vengeances avec flingueries, et rapports de tendresse entre le père et sa fille. Illustre bien la culture corse. Quelques belles prises de vue. Globalement pas mal, avec des acteurs inconnus mais jouant juste, climat anxiogène bien rendu. Une sorte de Parrain insulaire en moins bien. Une curiosité.
Après "Borgo" de Stephane Demoustier, "A son image" de Thierry De Peretti , voici un troisième film Corse en peu de temps au cinéma appelé "Le royaume" de Julien Colonna qui est , comme ses prédécesseurs, une réussite ! Le point de vue de l'histoire tourne autour d'une adolescente aux yeux persants bleus , qui apprend la vie de jeune fille, mais qui doit rejoindre son père, qui n'est pas n'importe qui puisque il est parrain mafieux recherché sur les terres de Corse. "Le royaume" , c'est la relation père/ fille , pas facile au départ, de le suivre mais dont les séparations passées vont recoller les liens. C'est aussi le milieu mafieux, planques, organisations, crimes, le tout faisant réel. Superbe mise en scène du réalisateur Julien Colonna qui filme bien la Corse avec de belles images en lumières particulièrement. Le scénario, co-écrit avec Jeanne Herry, possède un bon suspense et de bons dialogues. Les comédiens méconnus sont excellents dans leurs rôles respectifs. La vague Corse surfe bien dans le cinéma Français et c'est tant mieux.
Un peu lent à se mettre en route mais film qui se révèle efficace. On aurait espéré une autre fin mais c'est la loi du genre. Aurait mérité une suite voire même une série pour voir l'évolution de la gamine.
Si ce film sur la mafia corse, relaté a travers la forte relation entre un parrain local et sa fille, n’est pas denué de certaines qualités, il est quand même difficile de comprendre (une fois de plus…), des critiques unanimement aussi élogieuses. Le rythme est assez lent, et on trouve le temps plutôt long a plusieurs reprises. Pas mal quand même, mais assez loin du grand film annoncé..