Note moyenne
4,0
3115 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
236 critiques
4
122 critiques
3
65 critiques
2
39 critiques
1
13 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Après "Borgo" de Stephane Demoustier, "A son image" de Thierry De Peretti , voici un troisième film Corse en peu de temps au cinéma appelé "Le royaume" de Julien Colonna qui est , comme ses prédécesseurs, une réussite !
Le point de vue de l'histoire tourne autour d'une adolescente aux yeux persants bleus , qui apprend la vie de jeune fille, mais qui doit rejoindre son père, qui n'est pas n'importe qui puisque il est parrain mafieux recherché sur les terres de Corse. "Le royaume" , c'est la relation père/ fille , pas facile au départ, de le suivre mais dont les séparations passées vont recoller les liens. C'est aussi le milieu mafieux, planques, organisations, crimes, le tout faisant réel. Superbe mise en scène du réalisateur Julien Colonna qui filme bien la Corse avec de belles images en lumières particulièrement. Le scénario, co-écrit avec Jeanne Herry, possède un bon suspense et de bons dialogues. Les comédiens méconnus sont excellents dans leurs rôles respectifs. La vague Corse surfe bien dans le cinéma Français et c'est tant mieux.
Le point de vue de l'histoire tourne autour d'une adolescente aux yeux persants bleus , qui apprend la vie de jeune fille, mais qui doit rejoindre son père, qui n'est pas n'importe qui puisque il est parrain mafieux recherché sur les terres de Corse. "Le royaume" , c'est la relation père/ fille , pas facile au départ, de le suivre mais dont les séparations passées vont recoller les liens. C'est aussi le milieu mafieux, planques, organisations, crimes, le tout faisant réel. Superbe mise en scène du réalisateur Julien Colonna qui filme bien la Corse avec de belles images en lumières particulièrement. Le scénario, co-écrit avec Jeanne Herry, possède un bon suspense et de bons dialogues. Les comédiens méconnus sont excellents dans leurs rôles respectifs. La vague Corse surfe bien dans le cinéma Français et c'est tant mieux.
Un peu lent à se mettre en route mais film qui se révèle efficace. On aurait espéré une autre fin mais c'est la loi du genre. Aurait mérité une suite voire même une série pour voir l'évolution de la gamine.
Si ce film sur la mafia corse, relaté a travers la forte relation entre un parrain local et sa fille, n’est pas denué de certaines qualités, il est quand même difficile de comprendre (une fois de plus…), des critiques unanimement aussi élogieuses.
Le rythme est assez lent, et on trouve le temps plutôt long a plusieurs reprises.
Pas mal quand même, mais assez loin du grand film annoncé..
Le rythme est assez lent, et on trouve le temps plutôt long a plusieurs reprises.
Pas mal quand même, mais assez loin du grand film annoncé..
Quelle déception, notamment dans le jeu des acteurs. Quitte à proposer une plongée dans le grand banditisme, j’aurais aimé davantage toucher du doigt le ressenti, la psychologie, la souffrance, la peur, la colère…
Tout dans la retenue. dans la pudeur. le ton est juste, pas de patos inutile. Ça donne tout le poids a l'enchaînement des évènements. vécu dans le manque, l'amour d'un père pour sa fille. l'amour d'une fille pour son père. dans leur histoire, l'inévitable ne se dit jamais. il se vit. on le vit. Avec eux...
Très bien....
La corse très bien décrite avec ce mélange de banditisme , indépendantisme et politique. De grands sentiments opposés à de grosses trahisons.
Les jeux d'acteurs frôlent peut-être parfois l'amateurisme mais avec tant de grâce que c'est pour mieux sonner vrai.
Bien vu !
La corse très bien décrite avec ce mélange de banditisme , indépendantisme et politique. De grands sentiments opposés à de grosses trahisons.
Les jeux d'acteurs frôlent peut-être parfois l'amateurisme mais avec tant de grâce que c'est pour mieux sonner vrai.
Bien vu !
Coécrit par Julien Colonna et Jeanne Herry (à qui l'on doit "pupille" et "je verrai toujours vos visages") et interprété par des acteurs non professionnels très justes, "Le royaume" est vraiment fort convaincant. L'histoire mêle avec succès l'intime avec la magnifique relation d'un père et de sa fille, et la vendetta corse entre différents gangs mafieux dans les années 1990. A ne pas manquer.
"Borgo", "A son image" et maintenant "Le Royaume" : la Corse était décidément à la mode au cinéma français en 2024 ! D'autant que chacun de ces trois films évoquent la criminalité corse et les règlements de compte... De là à dire qu'il s'agit d'un sujet incontournable quand on évoque l'île de beauté ?
Dans "Le Royaume", Julien Colonna raconte l'histoire fictive de Lesia, adolescente de 15 ans fille d'un chef de clan. Après une tentative d'assassinat contre un associé de son père, elle se retrouve en cavale avec ce dernier. L'occasion de passer du temps avec ce père qu'elle voit peu... et d'essayer de comprendre l'origine de toute cette violence...
Julien Colonna connait son sujet. Non content d'être corse, il est le fils d'un parrain notoire. Il a ainsi probablement injecté beaucoup de vécu dans cette histoire, qui sent le vrai.
Le réalisateur et scénariste utilise le point de vue d'une adolescente certes pour évoquer des choses qu'il a pu connaître, mais surtout pour éviter de trop en dire, en épousant son degré de compréhension limité à cet âge. Cela n'empêche pas de filmer quelques règlements de compte choc, et de comprendre l'atmosphère et les règles de ce milieu.
Pour porter son film, Colonna choisit des comédiens peu connus. Ghjuvanna Benedetti et Saveriu Santucci forment en tout cas un beau tandem. Elle, certes plus vieille que son personnage, incarne bien l'adolescente juvénile, au comportement pas toujours réfléchi, mais qui cherche sincèrement à aider son père. Lui est à la fois un gangster implacable, et un papa doux et attentionné, conscient qu'avoir une telle fille est un cadeau dans sa vie criminelle. Beaucoup d'émotions et d'échanges touchants de dégageront de leurs interactions... ainsi que quelques moments de tension bien sentie.
Avec en prime de jolis décors naturels, "Le Royaume" est ainsi un beau petit film, et une approche sincère sur un sujet très délicat.
Dans "Le Royaume", Julien Colonna raconte l'histoire fictive de Lesia, adolescente de 15 ans fille d'un chef de clan. Après une tentative d'assassinat contre un associé de son père, elle se retrouve en cavale avec ce dernier. L'occasion de passer du temps avec ce père qu'elle voit peu... et d'essayer de comprendre l'origine de toute cette violence...
Julien Colonna connait son sujet. Non content d'être corse, il est le fils d'un parrain notoire. Il a ainsi probablement injecté beaucoup de vécu dans cette histoire, qui sent le vrai.
Le réalisateur et scénariste utilise le point de vue d'une adolescente certes pour évoquer des choses qu'il a pu connaître, mais surtout pour éviter de trop en dire, en épousant son degré de compréhension limité à cet âge. Cela n'empêche pas de filmer quelques règlements de compte choc, et de comprendre l'atmosphère et les règles de ce milieu.
Pour porter son film, Colonna choisit des comédiens peu connus. Ghjuvanna Benedetti et Saveriu Santucci forment en tout cas un beau tandem. Elle, certes plus vieille que son personnage, incarne bien l'adolescente juvénile, au comportement pas toujours réfléchi, mais qui cherche sincèrement à aider son père. Lui est à la fois un gangster implacable, et un papa doux et attentionné, conscient qu'avoir une telle fille est un cadeau dans sa vie criminelle. Beaucoup d'émotions et d'échanges touchants de dégageront de leurs interactions... ainsi que quelques moments de tension bien sentie.
Avec en prime de jolis décors naturels, "Le Royaume" est ainsi un beau petit film, et une approche sincère sur un sujet très délicat.
Julien Colonna filme avec autant de brio les scènes d’action, peu nombreuses mais taillées à l’os, qu’une certaine idée de la Corse, tantôt sèche et nerveuse, tantôt alanguie sous ses moiteurs. Jusqu’à égrener au cœur d’un récit très tendu, très épuré dans son intention, un je-ne-sais-quoi de langoureux. Probablement un des films français les plus saisissants de l’année 2024.
Julian Colonna signe un premier long métrage âpre, rude et sans concession. Le cœur de ce film réside dans le point de vue de la fille du chef d' un clan Corse dans les années 1995.
Le casting comporte deux comédiens amateurs ( la fille nommée Lesia et son père plus particulièrement) qui bonifient la densité de cette œuvre cinématographique qui pose une quantité de questions fondamentales sur le climat clanique corse.......
Évidemment, Julien Colonna puise dans ses souvenirs de gamin puis d' adolescent.......
Merci pour la lecture.
Gérard Michel
Le casting comporte deux comédiens amateurs ( la fille nommée Lesia et son père plus particulièrement) qui bonifient la densité de cette œuvre cinématographique qui pose une quantité de questions fondamentales sur le climat clanique corse.......
Évidemment, Julien Colonna puise dans ses souvenirs de gamin puis d' adolescent.......
Merci pour la lecture.
Gérard Michel
Présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2024, Le Royaume impose d’emblée Colonna comme un cinéaste à suivre. Le Royaume n’est pas un simple drame criminel, ni même un récit d’apprentissage classique : c’est un film sur la dépossession, sur un territoire qui se dérobe à ceux qui le revendiquent, sur un héritage paternel légué comme une condamnation.
L’intrigue nous ramène en 1995, au cœur d’un été qui s’annonce comme un basculement. Lesia, 15 ans, voit son insouciance brutalement fauchée lorsqu’elle est contrainte de suivre son père, Pierre-Paul, un homme en fuite, mêlé aux conflits souterrains qui gangrènent l’île. L’exil, la cavale, l’errance : la trajectoire du duo épouse les motifs du western, mais dans un espace où l’horizon est toujours barré par la montagne ou la mer. La Corse, ici, n’est ni carte postale ni simple décor, mais un personnage à part entière, menaçant et magnétique.
La mise en scène épouse cet enfermement paradoxal : larges plans contemplatifs qui rappellent la peinture romantique d’un paysage aussi magnifique qu’inquiétant, contrastant avec des cadres plus serrés où l’intimité se charge d’une tension sourde. Une scène nocturne, où père et fille échangent quelques mots au bord d’une route déserte, résume à elle seule l’ambiguïté du film : l’amour y est là, indéniable, mais il est gangrené par la peur et l’incertitude.
Ce qui donne sa chair à Le Royaume, c’est d’abord son duo principal. Ghjuvanna Benedetti, révélation du film, compose une Lesia d’une rare justesse, oscillant entre enfance et brutal passage à l’âge adulte. Face à elle, Saveriu Santucci incarne un Pierre-Paul complexe, loin du simple gangster en fuite : il est un homme aux abois, à la fois bourreau et protecteur, enfermé dans la logique de clan.
Entre eux, Colonna n’offre ni grand discours ni explosion émotionnelle, mais laisse s’installer une relation où les gestes, les silences, les regards échangés en disent bien plus que les mots. La violence du père est aussi une tendresse maladroite, un amour incapable de s’exprimer autrement qu’à travers l’urgence et la fuite.
Si Le Royaume impressionne par son atmosphère et la force de son duo central, il n’échappe pas à certaines limites. Le film souffre par moments de longueurs qui diluent son intensité dramatique, ralentissant une tension pourtant soigneusement construite. De même, les personnages secondaires – pourtant nombreux – peinent à exister au-delà de leur fonction dans le récit. Les hommes de main, les figures de l’ombre, les alliés de circonstance restent esquissés, sans jamais atteindre la même profondeur que Pierre-Paul et Lesia.
Avec ce premier long-métrage, Julien Colonna signe une œuvre âpre, habitée, qui capte avec les tensions d’une île en proie à ses démons. Le Royaume n’est pas un film sur la Corse, mais un film qui respire la Corse, qui en épouse les fractures et les non-dits, et qui, au détour d’un silence ou d’un regard, laisse affleurer toute la douleur d’une transmission impossible.
L’intrigue nous ramène en 1995, au cœur d’un été qui s’annonce comme un basculement. Lesia, 15 ans, voit son insouciance brutalement fauchée lorsqu’elle est contrainte de suivre son père, Pierre-Paul, un homme en fuite, mêlé aux conflits souterrains qui gangrènent l’île. L’exil, la cavale, l’errance : la trajectoire du duo épouse les motifs du western, mais dans un espace où l’horizon est toujours barré par la montagne ou la mer. La Corse, ici, n’est ni carte postale ni simple décor, mais un personnage à part entière, menaçant et magnétique.
La mise en scène épouse cet enfermement paradoxal : larges plans contemplatifs qui rappellent la peinture romantique d’un paysage aussi magnifique qu’inquiétant, contrastant avec des cadres plus serrés où l’intimité se charge d’une tension sourde. Une scène nocturne, où père et fille échangent quelques mots au bord d’une route déserte, résume à elle seule l’ambiguïté du film : l’amour y est là, indéniable, mais il est gangrené par la peur et l’incertitude.
Ce qui donne sa chair à Le Royaume, c’est d’abord son duo principal. Ghjuvanna Benedetti, révélation du film, compose une Lesia d’une rare justesse, oscillant entre enfance et brutal passage à l’âge adulte. Face à elle, Saveriu Santucci incarne un Pierre-Paul complexe, loin du simple gangster en fuite : il est un homme aux abois, à la fois bourreau et protecteur, enfermé dans la logique de clan.
Entre eux, Colonna n’offre ni grand discours ni explosion émotionnelle, mais laisse s’installer une relation où les gestes, les silences, les regards échangés en disent bien plus que les mots. La violence du père est aussi une tendresse maladroite, un amour incapable de s’exprimer autrement qu’à travers l’urgence et la fuite.
Si Le Royaume impressionne par son atmosphère et la force de son duo central, il n’échappe pas à certaines limites. Le film souffre par moments de longueurs qui diluent son intensité dramatique, ralentissant une tension pourtant soigneusement construite. De même, les personnages secondaires – pourtant nombreux – peinent à exister au-delà de leur fonction dans le récit. Les hommes de main, les figures de l’ombre, les alliés de circonstance restent esquissés, sans jamais atteindre la même profondeur que Pierre-Paul et Lesia.
Avec ce premier long-métrage, Julien Colonna signe une œuvre âpre, habitée, qui capte avec les tensions d’une île en proie à ses démons. Le Royaume n’est pas un film sur la Corse, mais un film qui respire la Corse, qui en épouse les fractures et les non-dits, et qui, au détour d’un silence ou d’un regard, laisse affleurer toute la douleur d’une transmission impossible.
Une belle histoire dans un environnement chaleureux et un contexte peu commun. Cependant, quelques longueurs éternisent ce film qui a du mal à conclure.
Un bon polar qui captive le spectateur du début a la fin, parvenant au bon compromis entre les affaires mafieuses (le clan du père est menacé, avec des scènes de dialogue tendus entre membres du clan et des scènes de violence crédibles et efficaces) et les affaires intimes (la relation de la fille avec son père avec des scènes touchantes). Une réussite.
Un très beau film sur la Corse, surtout qu’il est interprété par des acteurs amateurs. Cela le rend très naturel et fluide. En ajoutant à cela les décors et le scénario, cela rend un tout vraiment réussi.
Je suis une nouvelle fois embarquée dans un film corse et celui-ci a été ma révélation : mais quel film !!
L'engrenage de la violence... Une vie pour une vie... Le cercle vicieux plutôt que vertueux : on est tenus en haleine tout du long.
Quand on sait que les deux acteurs principaux ne sont en réalité pas du tout des professionnels, cela relève encore davantage la qualité du film tant leur jeu est précis et crédible.
Ils sont vrais et justes. Leur relation apporte une strate supplémentaire de complexité et m'a fait verser ma p'tite larme.
D'ailleurs, le monologue du père en fin du film est poignant : on le sait pudique et un peu "ours" et le voilà se dévoiler devant sa fille sans calcul et d'une justesse folle.
J'ai vécu un grand moment de cinéma : je n'ai pas détaché mes yeux de l'écran tant j'ai été prise dans l'histoire.
D'autant plus quand on voit que le réalisateur est Julien Colonna, à savoir le fils de Jean Jérôme Colonna, figure emblématique du grand banditisme corse, cela rend l'histoire d'autant plus intéressante car vécue.
Il a eu l'intelligence de mettre une héroïne à sa place, peut-être pour se détacher et prendre le recul nécessaire pour être le plus objectif possible.
Vous l'aurez compris, j'ai eu un réel coup de coeur pour ce film qui est intelligent et brillant !!
L'engrenage de la violence... Une vie pour une vie... Le cercle vicieux plutôt que vertueux : on est tenus en haleine tout du long.
Quand on sait que les deux acteurs principaux ne sont en réalité pas du tout des professionnels, cela relève encore davantage la qualité du film tant leur jeu est précis et crédible.
Ils sont vrais et justes. Leur relation apporte une strate supplémentaire de complexité et m'a fait verser ma p'tite larme.
D'ailleurs, le monologue du père en fin du film est poignant : on le sait pudique et un peu "ours" et le voilà se dévoiler devant sa fille sans calcul et d'une justesse folle.
J'ai vécu un grand moment de cinéma : je n'ai pas détaché mes yeux de l'écran tant j'ai été prise dans l'histoire.
D'autant plus quand on voit que le réalisateur est Julien Colonna, à savoir le fils de Jean Jérôme Colonna, figure emblématique du grand banditisme corse, cela rend l'histoire d'autant plus intéressante car vécue.
Il a eu l'intelligence de mettre une héroïne à sa place, peut-être pour se détacher et prendre le recul nécessaire pour être le plus objectif possible.
Vous l'aurez compris, j'ai eu un réel coup de coeur pour ce film qui est intelligent et brillant !!
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse