"Un ancien inspecteur de police atteint d' une forme de maladie d' Alzheimer rouvre une enquête pour éviter au prétendu coupable, emprisonné dans le couloir de la mort, d' être exécuté à tort.
Vu sur "Amazon Prime", ce "SLEEPING DOGS" était avant tout une curiosité doublée d' un espoir; celui de revoir Russell Crowe dans un excellent rôle. Car sans dénigrer sa filmographie, il faut bien convenir que l' acteur néo-zélandais ("LA CONFIDENTIAL" (1997), "REVELATIONS" (1999), "GLADIATOR" (2000), "AMERICAN GANGSTER" (2007)) ne trouve plus de rôle très marquants depuis quelques années. Et c' est bien dommage!
Si ce "SLEEPING DOGS" n' est pas un chef d' oeuvre du genre, il renoue avec les très bons "petits" polars parfaitement bien ficelés, et il permet à l' inoubliable interprète de Maximus Decimus Meridius ("GLADIATOR") de prouver qu' il reste un acteur d' exception. Malgré des situations parfois assez peu crédibles (voir confuses) avec des facilités scénaristiques évidentes, le film tente de renouer avec le polar pur et dur. D' illusions en fausses pistes, le récit joue constamment sur l' opacité, la manipulation, ainsi que sur le spectre de la vérité. Vaut-il mieux savoir, ou ignorer? On pense bien sûr au message final du fantastique "SHUTTER ISLAND" de Martin Scorsese (2010)...
Ainsi ce "SLEEPING DOGS", sans atteindre des sommets cinématographiques, possède le mérite de faire passer au spectateur un très bon moment de cinéma de près de deux heures. Le récit est captivant. L' intrigue machiavélique rappelle les très bons polars construits autour de l' imagerie de l' assemblage de pièces de puzzles qui, une fois jointes, donnent vie sinon à un portrait, mais à l' apparition de la vérité... ou de ce qui lui ressemble.
Russell Crowe porte le film sur ses larges épaules. Il y est, je le répète, excellent. Voilà également une bonne raison de s' asseoir dans son fauteuil, et de se consacrer à ce "SLEEPING DOGS" qui mérite toute notre attention."