711 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
79 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
12 critiques
3
26 critiques
2
34 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mme Hérisson
6 abonnés
378 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 2 septembre 2026
"Ma femme s'appelle Reviens" se présente comme une comédie sentimentale, mais elle ne décroche pas un sourire. Le film ne réussit pas non plus à susciter la moindre émotion. L'ensemble reste plat et, pour ne rien arranger, le titre n'a aucun sens par rapport à l'histoire.
Petite comédie française sans prétention mais sans grande envergure non plus. Le scénario manque sérieusement de structure et de ligne directrice, si ce n'est des rencontres, des séparations on ne peut plus banales, et on se demande à quoi ça mène, ou à quoi ça sert car c'est à peine drôle ou touchant. On a juste le plaisir de retrouver Michel Blanc et Anémone en 1982, décédés aujourd'hui.
Il faut vite renoncer à chercher la pertinence du titre pour se focaliser sur cette amitié de palier qui se tisse entre Michel Blanc et Anémone. Avec sa durée brève, le film a d'ailleurs tendance à ne pas traîner en route pour faire avancer la relation au pas de charge, agrémentant l'ensemble de quelques bons mots dans des situations improbables. Les comédiens font le job avec sérieux et, si ce n'est pas la meilleure inspiration de ses auteurs, en tout cas ça passe le temps.
Michel Blanc (1952 – 2024 / 72 ans) adopte les habits de Bernard, SOS-médecin en R5 alors que Marie-Claude vient de s’envoler pour Lausanne « Si tu pars, je te quitte !» et comme il le dit, lui-même : « On s’est engueulé pendant 5 ans, cela crée des liens!). Donc, retour au célibat et recherche de la fille idéale. Appartement gauche face au sien, celui de Nadine (Anémone (1950 -2019 / 68 ans)), photographe, situation similaire sur le plan affectif, une rupture en pointillés « Tu sais les mecs dès qu’ils s’épanouissent, ils vous plaquent au sol ». Son meilleur ami présente à Bernard une strip-teaseuse brésilienne mariée trois fois qui le gonfle prodigieusement en lui racontant en anglais ses trois mariages « Tu devrais apprendre l’anglais ! Réponse : je le ferais quand je serais mort car là, je suis débordé ! ».Nadine n’est pas exempte de déconvenues sentimentales « Si tu ramasses des épaves dans les bars, tu prends des risques ». Bernard est conscient de son physique lorsqu’il prend la défense de Nadine attirant le regard d’un vicelard dans un bar « En dessous d’un mètre soixante dix, il faut avoir une conversation rigolote » Et plus tard... »Je suis désolé, je me suis énervé en dessous de mes moyens ! » ; Au fond, Bernard et Nadine alternent les états d’âme entre drôlerie, sensibilité, sincérité. On retrouve la patte du dialoguiste Michel Blanc digne du café-théâtre.
Les galères sentimentales d'un médecin dont la femme l'a quitté. Un film mineur de Patrice Lecomte avec Michel Blanc et Anémone. À peine amusant et assez poussif malgré quelques situations/dialogues dans la veine du "Splendid".
Un gros moment de plaisir,sensuel qui marque profondément par sa son engagement;il pose les caractères de demain,Aider part une répartition sensationnelle,touchant et décapant à l'instar des génériques qui forment les précurseurs de demain.
Je l’ai regardé par dépit et au final il m’a beaucoup plus plu que ce à quoi je m’attendais. L’écriture est savoureuse et certains dialogues sont d’anthologie.
Réalisée par Patrice Leconte au début des années 80, "Ma femme s'appelle reviens" est une comédie romantique intimiste qui s'éloigne des farces potaches de l'époque pour offrir un portrait de célibataires touchant et sincère. Porté par l'écriture affûtée de Michel Blanc, le film s'avère être une œuvre attachante et profondément humaine, même si elle souffre d'un sérieux manque de rigueur narrative.
La grande réussite du long-métrage réside sans conteste dans l'alchimie irrésistible de son duo d'acteurs. Michel Blanc et Anémone, tous deux issus de la bande du Splendid, déploient un naturel désarmant et une complicité de chaque instant dans le rôle de ces deux voisins écorchés par la vie. Le film offre d'ailleurs un contre-pied réjouissant à l'évolution de la persona de Michel Blanc : loin de ses rôles habituels de loser antipathique et collant, il incarne ici un médecin d'une grande sobriété, se révélant à la fois sincère et séduisant.
Cette tendresse est magnifiée par des dialogues savoureux ciselés par Blanc lui-même, qui mêlent avec brio humour et autodérision. Leconte réussit à instaurer une tonalité douce-amère et profondément humaine, transformant cette simple histoire de voisins en une réflexion délicate sur la solitude urbaine, le mal-être existentiel et la reconstruction après une rupture. Le tout est enveloppé dans une bande originale nostalgique signée William Sheller, qui apporte un charme mélancolique indéniable à l'ensemble.
Malheureusement, ces indéniables qualités se heurtent à de vraies faiblesses d'écriture. Le scénario s'avère extrêmement mince et terriblement prévisible : l'intrigue amoureuse progresse sans réelle surprise et manque de véritables ressorts dramatiques pour bousculer le spectateur. Sans fil conducteur fort, le film souffre d'un rythme mou et décousu. L'enchaînement des scènes donne parfois l'impression d'une simple succession de sketches plutôt que d'un récit de cinéma fluide, et l'attention finit par se relâcher.
En définitive, "Ma femme s'appelle reviens" est une comédie romantique mineure mais hautement sympathique. Si l'on accepte de fermer les yeux sur son intrigue un peu vide et ses baisses de régime, on passe un moment très agréable en compagnie de ce duo d'acteurs au sommet de leur sensibilité.
ça fait toujours plaisir de revoir Michel Blanc et Anémone à leurs presque débuts mais enfin il ne se passe pas grand chose d'intéressant dans ce film. On s'ennuie un peu.
Je ne suis pas certain d’avoir déjà vu ce film, mais son titre, Ma femme s'appelle reviens, ne m’était pas inconnu. Cette comédie de Patrice Leconte est plutôt réussie. Elle nous replonge dans les années 1980, une époque encore insouciante où les relations de couple évoluent et se redéfinissent. Anémone et Michel Blanc forment un duo attachant qui fonctionne parfaitement à l’écran. Les seconds rôles sont également très sympathiques et apportent une vraie richesse à l’ensemble. Les dialogues signés Michel Blanc font souvent mouche et insufflent au film une fraîcheur appréciable. Le scénario se révèle assez solide et les 85 minutes passent finalement très vite. L’ensemble est donc, à mon sens, une belle réussite. En revanche, on retiendra moins la musique de William Sheller: ses petites envolées de saxophone sont agréables, mais sans doute trop brèves pour véritablement marquer les esprits.
Un film classique et gentillet avec un Michel Blanc égal a lui-même et toujours un peu loser, même si médecin et une anémone, pareille à elle-même, également paumée. Ca se regarde et on sent que les deux auront du potentiel.
Une "charmante comédie" comme aurait dit Mme Caurat en des temps bien anciens. Avec une certaine mélancolie, M. Blanc parfaitement convaincant, Anémone ne démérite pas. Des gags un peu classiques (la voiture folle dans les rues de Paris), d'autres plus subtils et savoureux - M. Blanc se réveillant au son de la 9è symphonie de Beethoven ou évoquant "étoile des neiges"... Et une brièveté appréciable.