Jim Queen
Note moyenne
4,3
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262 critiques spectateurs

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34 critiques
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Yetcha

1 095 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2026
Mais quelle franche rigolade. La DA, la musique, le chara design, le scénario, la réalisation, les dialogues, la dénonciation, l'auto-dérision, la découverte d'un milieu qu'on ne connaît pas forcément très bien, c'était mon cas. Tout est de grande qualité et cette production française mérite totalement sa place au panthéon des oeuvres animées françaises. Il faut le voir absolument !
islander29

1 044 abonnés 2 710 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2026
Un vrai plaisir de cinéphile, avec des dessins très réussis, caricaturaux bien sûr, comme le sont les dialogues et les allusions gay…. spoiler: On découvre que le labyrinthe du Louvre est un endroit «  fréquenté 
» et que le milieu gay sait se défendre ; contre l’hétérosexualité….C’est le message du film, il y a des clins d’œil parisiens et beaucoup de possibles….Mieux vaut ne pas avoir les idées arrêtées et être bienveillant si vous voulez jouir de ce film. Graphiquement, c’est plutôt jouissif en effet et le film véhicule beaucoup de sourires. Que vous soyez têtus ou pas, ce film fait passer un très bon moment, au dessus de 14 ans quand même….Je conseille. Ça fait même du bien, toutes ces différences et références culturelles. Cela devrait s’exporter, je pense, pourquoi pas à San Francisco, sourires. Esprits simples s’abstenir.
ConFucAmuS

656 abonnés 1 048 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2026
On en voit pas beaucoup, des films d'animation aussi barrés que Jim Queen. Dévoilée en séance de minuit à Cannes il y a un mois, la création de Marco Nguyen et Nicolas Athané (la première d'ailleurs) a fait son petit effet. Et il faut dire que dans le paysage, il fait office de soupape de décompression. Avec son humour décapant, ses références culturelles (thrillers cultes, films d'horreur, Akira ou Dragon Ball) et les évidents échos avec des personnalités de l'époque, il y a de quoi ravir le spectateur friand de grosse déconnade. Et ce n'est qu'un échantillon, le délire peut aller très loin, notamment dans son dernier quart d'heure avec grosse bataille et trip psychédélique à la clé. Alors oui, ça risque peut-être de dater l'œuvre. Mais d'un autre côté, elle aborde l'air de rien la fragmentation des communautés, le retour de ce culte du corps et la crainte d'une régression en mode réac avec un ton qu'il lui est propre. Et en soi, ça en fait une date, ce qui est déjà bien.
PLR
PLR

564 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2026
Comédie d'animation célébrant la diversité et la culture queer qui n’a pu être produite qu’avec un financement participatif. Ce n’était donc pas gagné d’avance. A l’affiche de peu de salles, c’est déjà un beau succès en nombre d’entrées et les notes des critiques sur ce site sont en rapport. Pour le synopsis, lire sur Wikipédia. Si vous arrivez jusqu’au bout, vous êtes prêt ! Car à vrai dire c’est lassant. Ça s’adresse à un public qui a les codes (je ne les ai manifestement pas). Et qui s’extasie donc sur ce qu’il est venu voir et avait envie de voir. C’est du film d’animation pour adultes. C’est d’ailleurs interdit aux moins de 12 ans, preuve que ça titille quand même avec un esprit salace quelques données peu conformes aux « bonnes mœurs ». J’ai retenu la Gaystapo, le Docteur Ragoult avec son remède miracle, la Chroroquee. Christine Bayer, ministre de la santé de son état – avec un patronyme de laboratoire médical ici - ressemblante à une femme politique française, ô combien excessive quand il s’agit des hommes, des femmes, de la sexualité, de la famille, tout ça... Bref, comme je l’ai écrit plus haut, les spectateurs qui sont contents sont majoritairement venus chercher ce dont ils avaient envie et ils l’ont eu. Est-ce que pour autant c’est une grande œuvre d’animation ? J’en doute. Bon, le Festival de Cannes lui a fait une ovation en séance de minuit. Un public qu’on va dire acquis à la cause, davantage que populaire, a suivi. Pas assez quand même pour remplir plus de 350 salles sur quelques 5 000 écrans.
Cinévore24

464 abonnés 971 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2026
"Reste toi-même, les autres sont déjà pris."

L'histoire d'un virus qui va tout changer...pour le mieux ?

LA réussite de la semaine, et peut-être de ce mois de juin à mes yeux.

Une petit bombe pop, très rythmée et (im)pertinente, regorgeant d'idées et de situations vraiment drôles et originales (la Gaystapo ^^), faisant totalement sens au sein de ce récit qui n'épargne personne, entre peur/rejet de la différence et diktats bien ancrés dans la société (à l'image du culte du corps, et des idées, parfois égoïstes et intolérantes, qui vont avec).

Un film d'animation made in France qui s'en donne à cœur joie sans jamais se retenir, pour notre plus grand plaisir, alignant les répliques et les métaphores fendardes, mais parvenant également à nous toucher.

Une œuvre satirique à la liberté totale, prônant intelligemment la bienveillance et l'ouverture d'esprit dans une société où on ne veut pas se mélanger, et ce quelque soit les camps et les communautés concernées.

Ce «Jim Queen» tout en auto-dérision débridée s'avère sans doute être la meilleure réponse actuelle aux conservateurs rétrogrades de tous poils.
À découvrir absolument.
Direct-actu.fr

402 abonnés 558 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Satire animée queer où l’univers représenté se construit autour d’une tension permanente entre identité individuelle, normes sociales et désir. Le film met en scène une société fragmentée dans laquelle les corps, les pratiques et les appartenances se structurent en communautés distinctes, chacune porteuse de codes, de hiérarchies implicites et de mécanismes d’exclusion. Cette organisation en micro-sociétés produit un effet de lecture quasi anthropologique, où chaque groupe devient un espace social autonome, lisible comme une tribu contemporaine.

Au centre de cette dynamique, Jim (Alex Ramirès) incarne une figure hypervisible, façonnée par les logiques de reconnaissance et de regard social. Sa trajectoire bascule lorsqu’il perd sa position symbolique au sein de cet écosystème, ce qui ouvre un déplacement narratif vers une exploration plus large des appartenances et des normes. Lucien (Jérémy Gillet), en miroir, fonctionne comme un point d’entrée sensible, encore en construction identitaire, permettant au spectateur de traverser progressivement cet univers sans en maîtriser immédiatement les codes.

Le film développe ainsi une circulation constante entre fascination et mise à distance critique. Les figures secondaires, Nina (Shirley Souagnon), Pavel (François Sagat), Christine Bayer (Elisabeth Wiener), Robear (Alex Brik) ou Glamydia (Harald Marlot), participent à la construction d’un paysage social éclaté, où les identités ne sont jamais fixes mais toujours en tension. Cette instabilité produit une lecture dynamique des rapports sociaux, notamment autour des mécanismes de reconnaissance, de rejet et d’auto-définition.

La dimension pop culture agit comme un langage structurant, non décoratif, où les références visuelles et narratives deviennent des outils de compréhension du monde représenté. Le film articule humour, excès graphique et dynamique satirique pour créer un effet de distanciation critique. Le spectateur oscille entre adhésion comique et perception d’un sous-texte plus sombre, lié à la normalisation des corps et à la pression des normes sociales.

Dans cette logique, le récit initiatique ne se limite pas à une trajectoire individuelle mais devient une traversée de systèmes sociaux concurrents. Les appartenances communautaires apparaissent à la fois protectrices et contraignantes, générant des zones de solidarité mais aussi des frontières internes. Le film met ainsi en évidence une lecture complexe des identités contemporaines, où la construction de soi s’effectue dans un champ de forces contradictoires, entre désir d’intégration et besoin de singularité.


Film d’animation réalisé par Marco Nguyen et Nicolas Athané, produit par Bobbypills, studio majeur de l’animation adulte européenne. L’ensemble s’inscrit dans une comédie satirique queer portée par une fabrication collective, où l’écriture polyphonique et la direction artistique indépendante structurent un univers pop dense et codifié.
tisma

363 abonnés 2 350 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2026
Un film reussi, où les references et les gags fonctionnent dans ce milieu gay. On y rit, mais il y a tout de meme une profondeur qui permet de se dire que ce film n’est pas que complétement fou. Le scénario basique fonctionne et permet de mettre en place en corrélation toute la folie.
lmc-3

309 abonnés 516 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2026
Bobbypills signe un premier long métrage intelligent et subversif, où l'inversion narrative devient métaphore politique : des hommes gays contractent une maladie les rendant hétérosexuels, déclenchant une quête désespérée d'antidote et la manipulation par des centres de conversion charlatanesques.
Le film fonctionne sur plusieurs niveaux. Techniquement, il est bien rythmé malgré un passage un peu traînant en début ; il gagne en crescendo et trouve l'équilibre juste entre tendresse et audace tonale. Narrativement, la prémisse absurde génère à la fois de l'humour viscéral et une charge émotionnelle réelle — on rit beaucoup en salle, mais sans jamais perdre les enjeux existentiels du propos.
Bémols lucides : certaines séquences renforcent involontairement les stéréotypes sur la sexualité masculine, et le film reste ciblé sur l'expérience gay (assumant cette limite lors d'une scène méta bienvenue). L'allusion au plaisir prostatique, bien que délibérée, frôle le réducteur.
Verdict : Rafraîchissant et stimulant. Vivement recommandé à la communauté LGBT+ et aux alliés en quête de satire mordante qui ne joue pas mièvre.
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2026
C’est un film d’animation explosif projeté en séance de minuit à Cannes. Jim Parfait est un influenceur, musclé, homosexuel et populaire. Sa vie bascule à l’apparition de l’hétérose, un virus qui rend hétérosexuel (la chloroqueer est le remède à ce virus). Le film s’amuse des clichés en proposant une lecture queer et hilarante de la société, et en parodiant l’épidémie de covid, le film rappelle bien sûr les années sida (avec un humour exceptionnel et poignant). Mais le plus important est le message de ce film animé (avec un chouette rappel de l’origine des prides) : sous couvert d’une comédie diablement efficace, l’homophobie politique est réduite à néant comme la team rocket à la fin d’un épisode Pokemon. En prime, la bande originale est majestueuse, avec des chansons bouleversante. En résumé, avec Jim Queen, on rit, on pleure, on applaudit, on existe. C’est génial.
Ricco92
Ricco92

293 abonnés 2 347 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2026
Succès surprise de l’animation française, Jim Queen est le type de projet qui fait vraiment plaisir à voir. En effet, il fallait oser faire un dessin animé 2D pour adultes mettant en scène la communauté gay sur le ton de l’humour ! Le moins qu’on puisse dire est que Nicolas Athané et Marco Nguyen n’ont pas eu peur de jouer avec les stéréotypes concernant cette population (mais aussi ceux sur les hétérosexuels qui seraient automatiquement des amateurs de football et de bière ne prenant pas soin de leurs apparences) mais ils le font avec suffisamment de recul et d’humour pour pouvoir plaire à toutes les catégories de populations (ayant bien sûr l’esprit ouvert) sans que quiconque se sente agressé. Jim Queen est donc une petite bulle de plaisir bourrée d’autodérision qui multiplie les gags et les références à l’actualité spoiler: (le docteur Ragoult et sa Chloroqueer, les hétéropositifs, la Gaystapo, Christine Bayer renvoyant clairement à Christine Boutin…)
et qui donne envie de le revoir encore et encore.
Math719
Math719

231 abonnés 910 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2026
Un film d’animation qui met en scène une histoire gay en poussant volontairement certains clichés à l’extrême. Le tout est à prendre au premier degré, sans grande subtilité. Pour ma part, je n’y ai pas trouvé une inspiration particulière. Je ne me suis pas ennuyé, mais je n’ai pas non plus été pleinement convaincu. L’ensemble reste assez moyen, avec un traitement parfois un peu trop excessif à mon goût.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

236 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2026
Jim est un icône gay des réseaux et de la vie parisienne.
Mais il attrape l’hétérose, un mal mystérieux qui lui fait aimer le foot et Patrick Sébastien, qui transforme ses cockrings en rond de serviette et fait disparaître ses abdos. Bref il se transforme en hétéro et perd tous ses followers.
Un film d’animation aux couleurs arc-en-ciel osé, provocateur et surtout très drôle.
Le dessin est impeccable et fourmille de détails et le film se fait même didactique quand il aborde le thème du chemsex.
Une œuvre libre, politique, queer et hilarante. De grandes chances que ce soit le meilleur film d’animation de l’année.
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 293 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2026
J'aurais aimé adorer ce film volontairement trash, bourré de références, souvent très queer, qui se moque ouvertement de tout un pan de la communauté gay divisée en subcultures et réduite parfois à leurs fétichismes sexuelles. Le film commence formidablement bien avec des numéros musicaux assez désopilants et des gags à foisons. Parfaitement rythmé le long-métrage se regarde sans déplaisir même si le scénario, dans ce qu'il veut raconter, est assez foncièrement peu original et que ses personnages se réduisent à des archétypes à la psychologie des plus sommaire. Alors comme pour les Kassos, l'ambition est de faire rire avec du sale ( pas si sale ici d'ailleurs) mais le format du long-métrage finit par dissoudre le propos même du film qui utilise la caricature outrancière pour traiter, de manière sous-jacente, de l'homophobie encore présente dans notre société. Pas sûr également que cette vision caricaturale, peut-être un peu datée aujourd'hui, plaise à tout le monde mais pour son caractère excessif et son aspect foutraque parfois réjouissant, Jim Queen mérite néanmoins d'être découvert.
Guiciné
Guiciné

215 abonnés 1 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2026
Un film qui fuse en dialogues totalement déjantés et pourtant totalement en adéquation avec le sujet.
Le scénario est interessant et franchement bien tenu, pourtant un bémol et pas des moindres me concernant, les dessins qui sont loins d’être à mon goût et qui semblent même trop chargés.
Pour autant l’œuvre est convaincante par le traitement de l’histoire.
Divertissement intéressant.
Fiers R.
Fiers R.

210 abonnés 929 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2026
C’est ce qui s’appelle une énorme surprise! Il faut avouer que ce film d’animation tricolore avait fait forte impression au dernier Festival de Cannes. Depuis, le buzz a fait son chemin avec un joli succès critique et d’estime ainsi qu’un beau box-office en salles pour ce type de productions difficile à distribuer et vendre au public. D’ailleurs, il est certain que ce dessin animé très queer à l’esthétique de manga japonais et plus spécialement destiné aux adultes n’était pas forcément une production attendue et vouée au succès. Plutôt un film de niche comme on dit. Alors certes, ce n’est vraiment pas pour tous les publics et peut-être davantage orienté pour le public gay, qui y verra plus de références, mais - si l’on est ouvert d’esprit - c’est une sacrée tranche de folie et de rigolade sur une petite heure et demie qui passe à une vitesse folle. Juste une chose, n’y amenez pas des personnes trop jeunes, des spectateurs fermés d’esprit ou un public homophobe, cela risque de choquer ou d’agacer. En comparaison concernant le coté décomplexé, c’est dans la même veine que l’excellent film d’animation américain « Sausage Party », mais encore plus cul, cru et osé.

« Jim Queen » entend moquer et/ou parodier et/ou tourner en dérision tout le microcosme gay parisien et ses travers. Plus particulièrement les penchants communautaristes gays et les étiquettes qui vont avec comme le clubbing, la salle de sport, les spots de dragues, entre autres. Il est donc entendu que le film ne traite qu’une petite partie des gays, ceux que l’on voit le plus dans les médias, ceux qui sortent en club, sont autocentrés sur leur physique et adeptes des excès en tous genres. En quelque sorte, ceux de cette communauté qui entre dans les clichés et la caricature et peuplent un certain imaginaire collectif. Il manque d’ailleurs peut-être un petit commentaire en filigrane précisant que le film n’entend pas représenter tous les homosexuels de la planète mais si l’on a un minimum de recul et de jugeotte on s’en doute. Oui, le film entend tordre et s’amuser avec les clichés (plus ou moins avérés) de ce milieu en les exagérant, les extrapolant de manière plus ou moins poussée. Et tout le monde en prend pour son grade, avec un humour ravageur, pas mal de piques mais aussi de la bienveillance, sans jugement.

Certains devraient se retrouver là-dedans et ne pas apprécier mais c’est ce qui plaît aussi dans « Jim Queen ». C’est que, par le biais de l’animation, il s’autorise tout et n’épargne rien ni personne. L’adage selon lequel on peut rire de tout avec les bonnes personnes s’applique ici à merveille. Et si ce film d’animation atypique écorne le communautarisme présent dans une même communauté (les twinks, les bears, les gym queen, etc), il se moque aussi des clichés inhérents à ladite communauté avec leurs codes et des règles parfois ridicules. Il n’hésite pas à singer l’addiction à la salle, au sexe et même aux drogues. Le film fonce dans tout, ose tout, avec joie et fracas et c’est purement et simplement jubilatoire. Le long-métrage va aussi plus loin en nous inventant un simili Didier Raoult et une Christine Boutin d’opérette, qu’il malmène avec joie tout en proposant une satire acerbe de l’industrie pharmaceutique et de certains politiciens ultra-conservateurs ou du public de La Manif pour Tous. En plus d’un fond social, voilà donc une œuvre qui tire à boulets rouges sur tout en n’oubliant pas d’être politique.

Cependant – et c’est encore plus surprenant – il y a beaucoup de tendresse et une jolie histoire d’amour là-dedans. On est surpris de s’attacher à ces personnages de dessins animés, vulgaires de prime abord et totalement superficiels. Les seconds couteaux comme la meilleure amie, la drag-queen ou le concurrent sont bien croqués et nous font rire à gorge déployée. Car oui on rit beaucoup avec « Jim Queen », bien plus que dans la plupart des comédies actuelles. Et comme le film s’autorise tout, que c’est trash, sans concessions, parfois très vulgaire, on plussoie. Le rythme échevelé des péripéties ne nous laisse pas une minute de répit. Que ce soit la « chems » party ou le lieu de cruising dans un parc, même les moments les plus sexuels parviennent à nous amuser tellement c’est retranscrit avec une bonne dose de véracité trempée dans l’humour. Il y a une idée à la minute, que ce soit dans les dialogues, les situations ou même dans un coin d’écran via le graphisme. C’est franchement bien trouvé, maitrisé et clairement amené à devenir culte. Un petit bijou d’animation pour adultes, extrême, généreux, fou et, surtout, à mourir de rire et qui, délivre heureusement – in fine – un beau message de tolérance. À ne pas louper.

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