Jim Queen
Note moyenne
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2026
Jim Queen, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer le jour où il contracte "l’Hétérose", une IST qui transforme tous les gays en… hétérosexuels. Avec l’aide de Lucien, l’un de ses followers (si ce n’est le dernier), ils vont partir en quête d’un remède et ainsi, empêcher l’extinction de l’homosexualité.

Le studio BobbyPills, à qui l’on doit plusieurs séries d’animation irrévérencieuses et trashs telles que "Vermin", "Peepoodo and the Super Fuck Friends" ou encore "Monsieur Flap" (un homme avec une tête de cuI), produisent cette hilarante comédie queer & burlesque, doublée d’une satire qui critique ouvertement (et gentiment), aussi bien l'hétéronormativité (avec son modèle de vie standardisé) que l’homonormativité (le culte du corps).

« J'ai un pote qui l'a chopé (l’Hétérose), maintenant il croit que ses cockrings, c'est des ronds de serviettes. »

Le film nous entraîne dans l’univers méconnu des gays (les "bears", les "cuirs", les "twinks", les "chemsexeurs", les "fetishs", les "kiffeurs", les "loutres", …). Le scénario est résolument drôle spoiler: (lorsque les homosexuels atteints de "l’Hétérose" se transforment en hétérosexuels, avec pour effets secondaires : le manspreading ou la monogamie),
mais il aborde aussi des thèmes sérieux comme l'acceptation de soi.

« Même le patron de la Fistinière n'arrive même plus à s'insérer ne serait-ce qu'un suppo. »

C’est rythmé et truffé d’allusions sexuelles (sans jamais être vulgaire), Marco N'Guyen & Nicolas Athané nous livrent une comédie sociétale truffée de références et de scènes mémorables spoiler: (la "Chloroqueer" du Dr Ragoult en clin d’oeil à la "Chloroquine " du Pr Raoult, le labyrinthe du Louvre (un lieu de "cruising" avec ces paires de fesses qui sortent des fourrés), le karaoké chez les bears, la Gaystapo qui traque les hétéropositifs (le plug anaI lacrymo) ou encore l'appartement de "chemsex").
Le film donne lieu à une quête initiatique et un road movie dans un Paris interlope, riche en surprises (et en découvertes) avec ses personnages haut en couleur spoiler: (Pavel et sa bouche en forme de prolapsus, Glamydia la drag-queen, Michel le kiffeur (le renifleur de sneakers), sans oublier l’apparition christique de la prostate ! !!)
.

Jim Queen (2026) est une véritable bouffée d’air frais, c’est d’une rare précision, l’humour et le rythme sont maintenu sans le moindre temps mort, c’est à la fois tendre et graveleux, les réalisateurs ont parfaitement su doser sans jamais virer vers l’irrévérencieux spoiler: (aussi bien du côté des homos (où toutes les communautés sont représentées) que des hétéros qui y sont dépeints comme des beaufs footeux)
.

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Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2026
Face aux critiques unanimes, je m'attendais forcément à l'excellence et c'est malheureusement le piège dans lequel je suis tombé. Le piège effectivement car lorsque l'on a trop d'attentes, on est quelque-part forcément déçu, même si je dois tout de même reconnaitre que ce film réalisé par Nicolas Athané et Marco Nguyen ne laisse pas indifférent !
Grâce à son corps d'apollon, Jim Queen est une icône gay mais tout s'écroule lorsqu'il contracte l'hétérose, une maladie qui rend les gays hétéros. Afin de revenir sur le droit chemin, il sera aidé de Lucien, fils de la ministre Christine Bayer (certainement une référence à Christine Boutin) et de sa prostate. Lucien qui ne connait d'ailleurs rien à "l'univers gay" et qui passe la plupart de son temps dans son placard (vous avez saisi ?).
Alors oui, annoncé comme ça, c'est bordélique et le film l'est. C'est le principal problème que j'ai avec ce dernier d'ailleurs, j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire qui s'éparpille dans tous les sens à force de vouloir représenter le plus de sous-catégories gays masculines possibles. Comme les bears, les drags, les kiffeurs, le chemsex etc. D'un côté, même si le film vise majoritairement un public gay forcément, les hétéros pourront en apprendre un peu plus sur cet univers... même s'il est rempli de clichés !
Malgré tout, il est important de nuancer car ce ne sont pas des clichés à charge contre le communauté gay, tout est exagéré dans le but de faire marrer. Tout l'humour du film réside en effet dans cette représentation d'une communauté bien quadrillée et de moins en moins tolérante les uns envers les autres, tout en prônant l'amour, le vivre-ensemble et les différences. Et puis bien-sûr, l'ensemble est également nuancé par un aspect bien provocateur, propre à la boite de prod Bobbypills.
Bref, "Jim Queen" est donc une comédie corrosive en passe de devenir un petit phénomène.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2026
Film corrosif, plein d'auto-dérision et de dialogues qui font mouche. Tout es les catégories en prennent pour leur grade, avec un humour incisif. Un bon moment, même si le scénario n'est pas très élaboré.
Chris G
Chris G

41 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2026
Modèle de créativité et de drôlerie gay à la française, ce film d’animation français est un très sympathique divertissement
Volcy jouan-lapierre
Volcy jouan-lapierre

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
Film vu dans le cadre du festival de Cannes. Univers 100% gay complètement assumé. On rentre bien dedans comme la salle. A titre personnel, on se lasse un peu à la fin du film. Dommage
rooney
rooney

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2026
Découverte du monde des influenceurs, l'ascension vertigineuse de Giaccomo, ce petit gars touchant au look d'étonnant en quête d'avoir voyage humoristique, bravo à Xavier Lacaille pour sa prestation, BRAVO au réalisateur pour son approche sensible de ce drôle de monde. A VOIR
Mickael Demontis
Mickael Demontis

2 abonnés Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2026
Un excellent moment. Le film est carrément accessible même pour des personne n'appartiennent pas à la communauté gay.... Jim Queen à t spoiler:
out pour devenir CULTE!
jff1975
jff1975

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2026
Chance de l’avoir vu en séance de minuit à Cannes. Salle littéralement en délire — rires, applaudissements pendant le film ! Rien que le pitch fait rire quand on le raconte. Petit bijou d’animation à voir absolument par (presque) tout le monde !
Perlade Rodolphe
Perlade Rodolphe

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2026
vu en avant première a Parthenay le 12/06 avec l'intervention d'un des co-scénariste et la productrice. tout simplement formidablement drôle et utile. Ce film dépeint parfaitement une partie du monde gay masculin en France. on rigole du début à la fin, l'animation est super tout comme la musique. Aucune note négative a la fin de la séance.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2026
Marco Nguyen et Nicolas Athane signent sans doute le film d’animation français le plus queer jamais produit. Excessif, hilarant et parfois même touchant, "Jim Queen" transforme la culture gay contemporaine en immense satire pop complètement débridée. L’histoire suit Jim, véritable icône sexy de la scène gay parisienne, dont la vie s’effondre lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus transformant progressivement les hommes gays… en hétérosexuels. Rejeté par sa communauté, il ne peut compter que sur Lucien, jeune homme timide qui peine encore à assumer son homosexualité. Ensemble, ils partent à la recherche d’un mystérieux remède avant l’extinction de l’homosexualité. Le film impressionne par la quantité hallucinante de références. Absolument tout y passe : Grindr, Mister BnB, le gaydar, la PrEP, la variole du singe, les MST, le culte du corps, les stéroïdes, les communautés (bears, twinks, pups, cuir, SM...), les drag-shows, le chemsex, mais aussi les thérapies de conversion, le coming out ou encore les icônes pop comme Lady Gaga et Céline Dion. On en oublie tant le film accumule les clins d’œil à une vitesse folle. Face à cet excès permanent, on pourrait craindre un simple catalogue incapable de construire un vrai récit. Et pourtant, contre toute attente, le scénario fonctionne extrêmement bien et le rythme ne retombe quasiment jamais. Le film est aussi incroyablement drôle. Certaines séquences atteignent un niveau d’absurdité jubilatoire, spoiler: notamment la parodie d’une chanson de "La Petite Sirène" détournée avec godes et plugs.
L’animation accompagne parfaitement ce chaos visuel et verbal, tandis que les voix françaises apportent énormément d’énergie et de naturel à l’ensemble.

Mais derrière cette avalanche d’humour et de provocations, le film aborde aussi quelque chose de plus sérieux : la peur du rejet au sein même de sa propre communauté, la difficulté de s’assumer et les normes parfois toxiques qui traversent certains milieux queer. On peut néanmoins regretter une conclusion plus discutable. spoiler: Le remède à l’Hétérose semble finalement encourager une vision de l’homosexualité forcément liée à l’excès, à la fête et aux dérives.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Un virus transforme les gays en hétérosexuels dans Jim Queen. Le premier long-métrage de Bobbypills, hilarant, décomplexé et étonnamment touchant, est une bombe d’animation queer présentée en Séance de Minuit à Cannes 2026.

Dans un Paris uchronique, l’homosexualité est la norme. On y trouve Jim Parfait, influenceur musclé, icône des réseaux, roi du booty workout, qui voit sa vie s’effondrer le jour où il contracte l’hétérose, une IST qui transforme ses victimes en hétérosexuels monogames, fans de football et porteurs de doudoune sans manche. L’enfer absolu. Pour se sauver, et sauver avec lui toute la communauté gay de l’extinction, Jim devra traverser Paris aux côtés de Lucien, son dernier follower, un jeune homme qui peine à assumer sa propre homosexualité face à sa mère, Christine Bayer, ministre de la santé, homophobe assumée, et référence à peine voilée à Christine Boutin et aux laboratoires Bayer du scandale du sang contaminé. Marco Nguyen et Nicolas Athané signent là leur premier long-métrage, et c’est une réussite, généreuse et libératrice.

Portrait acide d’une communauté qui s’aime avec ses défauts

Ce qui frappe d’emblée, c’est la précision du regard porté sur la communauté gay, de l’intérieur, sans condescendance ni prosélytisme. Jim n’est pas seulement une icône, c’est aussi un miroir grossissant des injonctions qui traversent le monde queer : le culte du physique, la hiérarchie silencieuse entre les membres du Gym Queens, les twinks qui sont plus minces, les bears pour leur pilosité excessive, et les drags pour leur transformation extravagante. Il y a une valeur sociale de l’esthétique corporelle qui est présentée avec un certain amusement, même si elle est aussi vectrice de conflit. Mais quand l’hétérose fait perdre à Jim ses abdos un par un, c’est toute son identité sociale qui se dérobe et pas seulement son orientation. Le film déconstruit ainsi brillamment la figure de l’influenceur, dont le pouvoir repose moins sur ce qu’il est que sur ce qu’il exhibe. Face à lui, Lucien incarne le contrepoint parfait. Il est invisibilisé, marginalisé jusque dans sa propre communauté et ne rentre dans aucune case valorisée. Et c’est précisément dans la relation entre ces deux-là, le surhomme qui dégonfle et le jeune homme qui s’assume de plus en plus, que se niche toute l’émotion du film. La « gaystapo », figure absurde et jouissive, pousse la logique encore plus loin : même au sein d’une communauté opprimée, les mécanismes d’exclusion et de conformité reprennent leurs droits. C’est méchant, c’est juste et c’est hilarant.

Narrativement, Jim Queen structure sa quête comme un conte d’aventure picaresque. Jim et Lucien progressent de rencontre en rencontre, chaque personnage-relais constituant un sketch autonome avant de céder la place au suivant. C’est exactement l’ADN de Bobbypills, forgé sur Les Kassos, appliqué au format long avec une cohérence parfaite. Le burlesque trash, le politiquement incorrect, la cassure franche dans le geste animé, tout ça fonctionne et on ne s’en lasse pas. L’animation, avec ses aplats criards et ses mouvements délibérément saccadés, oscille quelque part entre Rick et Morty et les fanzines queer des années 90, convoquant en chemin une comédie musicale façon Disney et une scène de power-up directement inspirée de Dragon Ball Z. Ces références ne s’entrechoquent pas, chaque code étant immédiatement retourné et dévoyé pour servir le gag. Les blagues s’appuient sur une langue française savoureuse : « solution fionale », « Chloroqueer ». Inévitablement, elles perdront de leur brio pour les publics anglophones. Mais l’animation est suffisamment inventive pour que le plaisir reste intact.

Jim Queen sort en salles le 17 juin, et avec Lesbian Space Princess qui arrive en VOD dès le 19 juin, 2026 s’annonce comme un cru béni pour le cinéma d’animation queer décomplexé. Deux films, un seul mot d’ordre : rigoler fort, sans demander pardon.
Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2026
"Reste toi-même, les autres sont déjà pris."

L'histoire d'un virus qui va tout changer...pour le mieux ?

LA réussite de la semaine, et peut-être de ce mois de juin à mes yeux.

Une petit bombe pop, très rythmée et (im)pertinente, regorgeant d'idées et de situations vraiment drôles et originales (la Gaystapo ^^), faisant totalement sens au sein de ce récit qui n'épargne personne, entre peur/rejet de la différence et diktats bien ancrés dans la société (à l'image du culte du corps, et des idées, parfois égoïstes et intolérantes, qui vont avec).

Un film d'animation made in France qui s'en donne à cœur joie sans jamais se retenir, pour notre plus grand plaisir, alignant les répliques et les métaphores fendardes, mais parvenant également à nous toucher.

Une œuvre satirique à la liberté totale, prônant intelligemment la bienveillance et l'ouverture d'esprit dans une société où on ne veut pas se mélanger, et ce quelque soit les camps et les communautés concernées.

Ce «Jim Queen» tout en auto-dérision débridée s'avère sans doute être la meilleure réponse actuelle aux conservateurs rétrogrades de tous poils.
À découvrir absolument.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Satire animée queer où l’univers représenté se construit autour d’une tension permanente entre identité individuelle, normes sociales et désir. Le film met en scène une société fragmentée dans laquelle les corps, les pratiques et les appartenances se structurent en communautés distinctes, chacune porteuse de codes, de hiérarchies implicites et de mécanismes d’exclusion. Cette organisation en micro-sociétés produit un effet de lecture quasi anthropologique, où chaque groupe devient un espace social autonome, lisible comme une tribu contemporaine.

Au centre de cette dynamique, Jim (Alex Ramirès) incarne une figure hypervisible, façonnée par les logiques de reconnaissance et de regard social. Sa trajectoire bascule lorsqu’il perd sa position symbolique au sein de cet écosystème, ce qui ouvre un déplacement narratif vers une exploration plus large des appartenances et des normes. Lucien (Jérémy Gillet), en miroir, fonctionne comme un point d’entrée sensible, encore en construction identitaire, permettant au spectateur de traverser progressivement cet univers sans en maîtriser immédiatement les codes.

Le film développe ainsi une circulation constante entre fascination et mise à distance critique. Les figures secondaires, Nina (Shirley Souagnon), Pavel (François Sagat), Christine Bayer (Elisabeth Wiener), Robear (Alex Brik) ou Glamydia (Harald Marlot), participent à la construction d’un paysage social éclaté, où les identités ne sont jamais fixes mais toujours en tension. Cette instabilité produit une lecture dynamique des rapports sociaux, notamment autour des mécanismes de reconnaissance, de rejet et d’auto-définition.

La dimension pop culture agit comme un langage structurant, non décoratif, où les références visuelles et narratives deviennent des outils de compréhension du monde représenté. Le film articule humour, excès graphique et dynamique satirique pour créer un effet de distanciation critique. Le spectateur oscille entre adhésion comique et perception d’un sous-texte plus sombre, lié à la normalisation des corps et à la pression des normes sociales.

Dans cette logique, le récit initiatique ne se limite pas à une trajectoire individuelle mais devient une traversée de systèmes sociaux concurrents. Les appartenances communautaires apparaissent à la fois protectrices et contraignantes, générant des zones de solidarité mais aussi des frontières internes. Le film met ainsi en évidence une lecture complexe des identités contemporaines, où la construction de soi s’effectue dans un champ de forces contradictoires, entre désir d’intégration et besoin de singularité.


Film d’animation réalisé par Marco Nguyen et Nicolas Athané, produit par Bobbypills, studio majeur de l’animation adulte européenne. L’ensemble s’inscrit dans une comédie satirique queer portée par une fabrication collective, où l’écriture polyphonique et la direction artistique indépendante structurent un univers pop dense et codifié.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2026
C’est un film d’animation explosif projeté en séance de minuit à Cannes. Jim Parfait est un influenceur, musclé, homosexuel et populaire. Sa vie bascule à l’apparition de l’hétérose, un virus qui rend hétérosexuel (la chloroqueer est le remède à ce virus). Le film s’amuse des clichés en proposant une lecture queer et hilarante de la société, et en parodiant l’épidémie de covid, le film rappelle bien sûr les années sida (avec un humour exceptionnel et poignant). Mais le plus important est le message de ce film animé (avec un chouette rappel de l’origine des prides) : sous couvert d’une comédie diablement efficace, l’homophobie politique est réduite à néant comme la team rocket à la fin d’un épisode Pokemon. En prime, la bande originale est majestueuse, avec des chansons bouleversante. En résumé, avec Jim Queen, on rit, on pleure, on applaudit, on existe. C’est génial.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2026
Ai vu le film animé « Jim Queen » de Marco Nguyen et Nicolas Athane qui a été projeté au Festival de Cannes 2026 en Séance de Minuit. Voici un dessin animé pour adultes des plus réjouissants, absolument drôle, impertinent, décapant. Un dessin taillé à la hache mais extrêmement coloré, ponctué de chansons à la Walt Disney qui mêle l’irrespect mais avec bienveillance et qui traite de sujets graves avec une grande légèreté. Jim Queen est La star de son club de Gym le jour (Gym Queen) mais il est aussi La divinité sexy des nuits parisiennes. Un nouveau virus fait son apparition : l’Hétérose. Tout gay qui contracte le virus devient peu à peu hétéro. Les symptômes en sont des fautes de gout vestimentaire, la compréhension des règles du football et bien sûr une attirance pour les femmes. Jim, suite à sa maladie perd tous ses amis et followers. Seul, Lucien, twink imberbe et maigrichon qui n’arrive pas à s’assumer, propose de l’aide à son idole. Nous croisons lors de cette aventure folle, pour notre plus grand plaisir, le professeur Ragout (clin d’oeil à Didier Raoult qui a envahi les médias pendant la crise du Covid) et Christine Bayer ministre de la famille (référence non cachée à Christine Boutin et à ses délires), mais aussi une prostate qui parle avec la voix de Philippe Katerine. Les références sont innombrables et il faut assurément voir le film plusieurs fois pour avoir le temps de toutes les voir. On rit extrêmement souvent si l’on a les codes à cet humour gay vachard, satirique et provoquant qui fait tellement de bien. Le rythme est sur-vitaminé et on ne voit pas les 90 minutes passer tant les aventures sont nombreuses et imaginatives. Mais « Jim Queen » aborde aussi des sujets graves : l’ostracisme, le jeunisme, la maladie, le rejet, l’intolérance, l’addiction… Bien sûr on pense aux années Sida, aux manifestations anti-mariage pour tous, mais aussi à ce qui pourrait bien advenir si personne n’y prend garde dans les années à venir. Un film extrêmement drôle mais qui fait réfléchir et qui doit être vu aussi comme une alerte préventive à des temps moins rose qui pourraient bien s’annoncer. Un comédie queer unique mais essentielle qui a pu être montée grâce à un financement participatif.
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