Ce film est déjà culte ! Vu cette semaine, c'est grinçant, ça fait écho à la gestion du sida, à l'homophobie de Christine Boutin, aux extrémistes qui veulent uniformiser, aux thérapies de conversion pour forcer les homos à être heteros, à la façon dont les LGBT se communautarisent, etc. La critique est bien vue sur tous les plans, au travers de scène poilantes bardées de références au milieu gay parisien. On sent que les réalisateurs sont très bien documentés. Et bien évidemment le tout teinté du trash si caractéristique du studio Bobbypills.
C'était TELLEMENT DRÔLE merci 1000 fois pour ce moment, la salle s'est marrée du début à la fin et le séance s'est terminée sous une pluie d'applaudissements
Film découvert en avant-première grâce à Pathé quelques jours après sa projection à Cannes. Jim Queen est le film d'animation dont les queers ne savaient pas qu'ils avaient besoin. Très rythmé, bourré d'inside jokes, une quête hilarante à l'intérieure de la communauté gay à la recherche d'un traitement pour guérir l'hétérose. A découvrir absolument.
Excellente satyre d'un univers à priori très complexe. La réalisation et le scénario sont parfaits. L'humour au vitriol n'épargne personne. Film à clefs dont certaines m'ont échappé, sans que j'en ai souffert. Quelle auto-dérision ! Bravo.
le film est très bon , même s’il est très centré sur communauté queer le film aborde des sujets universels et tout le monde s’en prend pour son grade et on rigole bien.
Grâce à ses personnages attachants (tant par le dessin que l'animation et la voix) le film se moque de tout et de tout le monde. Réjouissant et souvent drôle.
Un film qui fuse en dialogues totalement déjantés et pourtant totalement en adéquation avec le sujet. Le scénario est interessant et franchement bien tenu, pourtant un bémol et pas des moindres me concernant, les dessins qui sont loins d’être à mon goût et qui semblent même trop chargés. Pour autant l’œuvre est convaincante par le traitement de l’histoire. Divertissement intéressant.
Jim Queen est un film sincère, drôle et résolument engagé contre l'homophobie. Il aborde son sujet avec intelligence et une bonne dose d'humour, évitant souvent les écueils du didactisme. Son regard sur les discriminations est pertinent et porté par une énergie communicative qui rend le propos accessible.
Pourtant, difficile de ne pas avoir l'impression qu'il s'agit avant tout d'un film très parisien. Ancré dans des codes, des références et des préoccupations propres à certains milieux de la capitale, il n'est pas certain que son univers résonne avec la même force au-delà du périphérique. Cette dimension parfois autocentrée peut donner le sentiment d'assister à une chronique de microcosme plus qu'à un récit véritablement universel.
C'est d'ailleurs là que le film se montre le plus intéressant : lorsqu'il tourne aussi son regard critique vers la communauté queer parisienne elle-même. Sans complaisance, il pointe certains travers, entre entre-soi, conformisme social et une forme de snobisme culturel. Cette capacité à questionner son propre camp apporte de la nuance au propos et évite le manichéisme.
Au final, Jim Queen est un film généreux, souvent très drôle, porté par de vraies convictions. Même si son ancrage parisien pourra en éloigner certains spectateurs, sa liberté de ton et son regard critique sur les dynamiques sociales au sein même de la communauté qu'il représente en font une œuvre stimulante et attachante.
Peut-être le film le plus drôle que j'ai vu ces derniers mois. C'est joyeux, coloré, politique, satirique, provoc, plein de clins d’œil, j'ai appris des mots, des codes, je me suis régalée. Je l'ai vu dans une grande salle parisienne, longs applaudissements enthousiastes à la fin du film