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Pierre Kuzor
176 abonnés
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4,5
Publiée le 18 juin 2026
Ai vu le film animé « Jim Queen » de Marco Nguyen et Nicolas Athane qui a été projeté au Festival de Cannes 2026 en Séance de Minuit. Voici un dessin animé pour adultes des plus réjouissants, absolument drôle, impertinent, décapant. Un dessin taillé à la hache mais extrêmement coloré, ponctué de chansons à la Walt Disney qui mêle l’irrespect mais avec bienveillance et qui traite de sujets graves avec une grande légèreté. Jim Queen est La star de son club de Gym le jour (Gym Queen) mais il est aussi La divinité sexy des nuits parisiennes. Un nouveau virus fait son apparition : l’Hétérose. Tout gay qui contracte le virus devient peu à peu hétéro. Les symptômes en sont des fautes de gout vestimentaire, la compréhension des règles du football et bien sûr une attirance pour les femmes. Jim, suite à sa maladie perd tous ses amis et followers. Seul, Lucien, twink imberbe et maigrichon qui n’arrive pas à s’assumer, propose de l’aide à son idole. Nous croisons lors de cette aventure folle, pour notre plus grand plaisir, le professeur Ragout (clin d’oeil à Didier Raoult qui a envahi les médias pendant la crise du Covid) et Christine Bayer ministre de la famille (référence non cachée à Christine Boutin et à ses délires), mais aussi une prostate qui parle avec la voix de Philippe Katerine. Les références sont innombrables et il faut assurément voir le film plusieurs fois pour avoir le temps de toutes les voir. On rit extrêmement souvent si l’on a les codes à cet humour gay vachard, satirique et provoquant qui fait tellement de bien. Le rythme est sur-vitaminé et on ne voit pas les 90 minutes passer tant les aventures sont nombreuses et imaginatives. Mais « Jim Queen » aborde aussi des sujets graves : l’ostracisme, le jeunisme, la maladie, le rejet, l’intolérance, l’addiction… Bien sûr on pense aux années Sida, aux manifestations anti-mariage pour tous, mais aussi à ce qui pourrait bien advenir si personne n’y prend garde dans les années à venir. Un film extrêmement drôle mais qui fait réfléchir et qui doit être vu aussi comme une alerte préventive à des temps moins rose qui pourraient bien s’annoncer. Un comédie queer unique mais essentielle qui a pu être montée grâce à un financement participatif.
un cartoon qui se moque gentiment des univers lgbtq+ si affinités. Si on ne s'esclaffe pas on sourit tendrement face aux nombreuses références Qui ponctuent cet opus
Film corrosif, plein d'auto-dérision et de dialogues qui font mouche. Tout es les catégories en prennent pour leur grade, avec un humour incisif. Un bon moment, même si le scénario n'est pas très élaboré.
Drôle et fin, léger et profond tout dans Jim Queen est réuni pour nous faire passer un très bon moment, faire découvrir certains un monde attachant et procurer à tous de bons moments de rire.
Avec Jim Queen, les réalisateurs Marco Nguyen et Nicolas Athane livrent une comédie aussi déjantée qu'attachante, portée par une énergie communicative et un regard bienveillant sur la quête d'identité.
Le film suit un personnage en marge, drôle malgré lui, qui tente de trouver sa place dans un monde où les apparences et les conventions pèsent souvent plus lourd qu'elles ne devraient. Derrière son humour assumé, Jim Queen aborde avec finesse des thèmes universels comme l'acceptation de soi, la liberté d'être différent et le besoin de reconnaissance.
Au cœur du récit, Alex Ramires confirme tout son talent de comédien. Charismatique, sincère et touchant, il porte le film avec une grande générosité. À ses côtés, Jérémy Gillet et Shirley Souagnon composent une galerie de personnages hauts en couleur qui participent pleinement au charme de l'ensemble.
La mise en scène privilégie le rythme et l'efficacité, laissant respirer les personnages et leurs émotions. Les dialogues font souvent mouche et l'humour, loin de se limiter à une succession de gags, s'appuie sur une véritable tendresse pour ses protagonistes.
Ce qui séduit avant tout dans Jim Queen, c'est sa capacité à faire rire tout en célébrant la singularité de chacun. Le film revendique une forme de liberté joyeuse et communicative qui donne envie de suivre son personnage principal jusqu'au bout de son parcours.
Je n'ai jamais écris ici : mais allez voir ce film !!!! C'est un fou rire de bout en bout, zéro faux pas, tout est si chouette ! Allez vous mettre au frais et passer le moment le plus drôle et malin de votre année (au moins!)
Un des meilleurs films d'animation ! Piquant ,drole et attachant Hate de le revoir afin de voir les images cachet et scènes que j'aurais pu mouper la première fois ! Bravo!!
Drôle… non hilarant !! Film totalement déjanté mais pourtant tellement vrai sur certains aspects, à la fois autodérision des stéréotypes et charge politique. Vraiment un super film !!
L'histoire d'un virus qui va tout changer...pour le mieux ?
LA réussite de la semaine, et peut-être de ce mois de juin à mes yeux.
Une petit bombe pop, très rythmée et (im)pertinente, regorgeant d'idées et de situations vraiment drôles et originales (la Gaystapo ^^), faisant totalement sens au sein de ce récit qui n'épargne personne, entre peur/rejet de la différence et diktats bien ancrés dans la société (à l'image du culte du corps, et des idées, parfois égoïstes et intolérantes, qui vont avec).
Un film d'animation made in France qui s'en donne à cœur joie sans jamais se retenir, pour notre plus grand plaisir, alignant les répliques et les métaphores fendardes, mais parvenant également à nous toucher.
Une œuvre satirique à la liberté totale, prônant intelligemment la bienveillance et l'ouverture d'esprit dans une société où on ne veut pas se mélanger, et ce quelque soit les camps et les communautés concernées.
Ce «Jim Queen» tout en auto-dérision débridée s'avère sans doute être la meilleure réponse actuelle aux conservateurs rétrogrades de tous poils. À découvrir absolument.
Il est tout bonnement inacceptable que ce film ne soit pas, au minimum, déconseillé aux moins de 18 ans. Sous couvert d’animation, il ne suggère pas certains contenus : il les impose. Les images à caractère pornographique, les références sexuelles omniprésentes, les grossièretés et les vulgarités s’enchaînent sans retenue. Cette saturation est aussi bien visuelle qu’auditive, au point de me faire découvrir des pratiques et des expressions que je n’aurais jamais souhaité entendre ou voir.
J’ose à peine imaginer l’impact qu’un tel film pourrait avoir sur un enfant. Tout y est excessif : sexe, vie nocturne, drogues et provocations en tout genre, sans la moindre subtilité ni finesse. On peut légitimement se demander dans quel état d’esprit il a fallu se mettre pour imaginer un univers aussi obsédé par ces thèmes. Pour ma part, je n’y ai trouvé ni humour, ni intelligence particulière, mais seulement une accumulation de vulgarités et de provocations gratuites qui finissent par lasser autant qu’elles choquent.
Une très belle animation, une histoire remplie d'humour (des jeux de mots, des clichés absurde, des blagues dans tout les sens) Un film idéal pour se vider la tête et prendre un moment de plaisir. Allez y avec vos vous passerez un très bon moment !
C'est absolument hilarant pour qui a conscience que quand on aborde ce genre de sujet il faut faire preuve d'humour et de dérision. Jim Queen est à hurler de rire, avec de l'humour prétexte sur l'homosexualité masculine, mais qui est en réalité prétexte à de l'humour absurde.
Il n'existe pas d'oeuvre comparable, c'est le premier long metrage d'animation sur le milieu gay. Ce film souligne la complexité du monde gay au travers de ses differentes "tribues" qui ne sont pas forcement en phase, mais savent s'unir quand leur survie est menacée comme ce fut finalement le cas pour l'origine de la pride de New York avec la repression policiere de Stonewall... J'ai passé un moment exceptionnel où le rythme est très soutenu et on ne s'ennuie pas. On alterne entre et les blagues trash et les moments plus introspectifs jusqu'a l'intolerance avec des sujets plus lourds comme les thérapies de conversions. Le cheminement qu'empreinte le héro s'inscrit dans l'univers du jjeux video, ce qui match bien avec le format animation. Les références sont innombrables (arriere plan, dialogue) et je veux le revoir pour encore mieux led apprécier. Le public de la salle a été conquis et l'ambiance etait au top dans une avant premiere survoltée. J'en suis ressorti avec le sourrire et ça, ça mérite toutes les étoiles !!!