Un film d'animation satirique, politique, corrosif et totalement décomplexé ! Jim Queen est un film d'animation qui assume pleinement sa liberté de ton et propose un regard critique et provocateur sur notre société, ses normes et ses contradictions. C'est une œuvre qui n'hésite jamais à aller dans la provocation, tout en utilisant l'humour et l'autodérision pour faire passer son message. Le fil rouge du film est la culture queer, mise en avant avec beaucoup de liberté. À l'inverse, le film s'amuse à provoquer et à caricaturer certains supporters de football, présentés comme les représentants d'une certaine vision traditionnelle et hétérosexuelle de la société. C'est volontairement caricatural, parfois très piquant, et justement assez drôle parce que le film ne semble vouloir épargner personne. L'une des meilleures idées du film est sans doute « l'Hétérose », cette mystérieuse IST qui transforme les personnes homosexuelles en personnes hétérosexuelles. Une idée complètement délirante sur le papier, mais qui devient un formidable prétexte pour construire l'intrigue. La recherche d'un remède donne au film une dynamique très plaisante et permet aux personnages de multiplier les situations absurdes et les rebondissements. J'ai également beaucoup apprécié les différents clins d'œil à notre société et à certaines personnalités publiques. Le professeur Ragout, qui fait évidemment penser au professeur Raoult, ou encore la mère de Lucien, dont le personnage évoque à la fois certaines figures politiques comme Christine Lagarde ou Christine Boutin, participent à cette satire permanente. Ces références permettent au film de jouer avec notre actualité, notre politique et nos représentations sociales. Les allers-retours entre les personnages, les situations absurdes et les nombreuses références donnent au film un rythme agréable. On sent surtout une volonté de ne pas se prendre au sérieux et de pousser les curseurs de la provocation et de l'autodérision. Pour conclure, Jim Queen est un film d'animation corrosif, provocateur, drôle et totalement déjanté. Il ne plaira certainement pas à tout le monde, mais c'est justement ce qui fait son intérêt : il ose, il provoque et joue avec les codes de notre société sans chercher à être consensuel. Un film politiquement incorrect, bourré d'autodérision, qui assume totalement sa liberté de ton. C'est parfois excessif, souvent drôle et surtout très plaisant à regarder !
Film jubilatoire dédramatisant l'univers gay. Un humour incroyable et des textes excellents, des personnages contrastes. un film qui aurait méritée une fin plus subtile pour mettre un 5/5
Premier long-métrage du studio d’animation français Bobbypills, réalisé par le duo Nicolas Athané/Marco Nguyen, Jim Queen est le dessin animé pour adulte que l’on attendait depuis longtemps. D’une drôlerie de tous les instants, fourmillant de détails et de références plus cocasses les uns que les autres, le film nous plonge de manière très crue dans un certain milieu gay parisien dont il exhibe toutes les facettes, même les moins reluisantes. S’il se moque de l’hétéronormativité, le film n’épargne pas la communauté homosexuelle et sa capacité à se créer ses propres normes, ses propres règles, ses propres carcans. Volontairement caricaturale, cette œuvre fine et intelligente invente cette histoire absurde de virus qui rendrait hétéros les homos pour mieux évoquer les affres qui ont façonné la communauté gay au cours des décennies passées : le virus du Sida, l’extrême-droite homophobe, les thérapies de conversion… Un potentiel non négligeable de futur film culte.
Vu le 28/07/2026 au cinéma Bien que la scène d’introduction laisse penser à un Disney, les personnes chastes doivent s’abstenir de voir ce film. Même s’il est interdit au moins de 12 ans c’est pour pour d’autres raisons que la violence présente dans Bambi.
Jim Queen est un film fluide. Les personnages sont présentés rapidement. Il y a aussi ce passage explicatif par une drag queen du monde gay pour le jeune twink qu’est Lucien … et le spectateur. Cette scène permet à tous de ne pas être perdus. Ce film possède un esprit « linéaire » le scénario avance par a coup pour changer de chapitre. Chaque chapitre est constitué de décor très colorés et de punchlines à foison. Cette multitude de gags permet de tourner en dérision tout le monde. Le revers, c’est que ce n’est pas toujours finaud et qu’avec le temps certains ne reconnaissent plus la maman de Julien.
Les réalisateurs ont choisi un style de dessin, assument de faire un film fourre-tout tout en disant m… à certains. Ce n’est pas du grand cinéma, mais il est généreux avec des dialogues sorti de chez Audiard ou du Splendid. Et puis je regarderai désormais différemment les ronds de serviette ...
Très beau film d’animation, drôle et bien mené. On ne s’ennuie pas. Le graphisme des dessins est vraiment beau. L’animation réussie. C’est une critique très réaliste et en même temps caricaturale du milieu LGBT et Hétéro. Bravo.
Film d'animation extra terrestre qui nous fait découvrir la sociologie du monde gay avec honnêteté et humour. Âme sensible s'abstenir néanmoins, la pornographie, même si c'est un animé, s'exprime à tout va. spoiler: L'universel plaisir prostatique est acclamé tel un dieu et le méchant gouvernement cache derrière son conservatisme des idées d'extermination. Ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère, c'est le moins qu'on puisse dire. Dans la lignée du film Barbie qui défendait la diversité du girl power, Jim Queen veut un modèle de vie fondé sur le sexe (entre hommes), la drogue et la musique folle, pour tous les hommes.
C'est une perle surgit de nul part ! Jamais en 30 ans de vie je n'ai vu une salle de cinéma (pleine à craquer) rigoler autant. Alors oui, c'est de l'humour ciblé sur une population plutôt citadine et/ou proche des communautés queer, mais ça n'enlève pas la qualité exceptionnel de ce film. Humour vache, satires et critiques, hommages, clin d'oeil... un sans faute.