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Ludal
4 critiques
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4,5
Publiée le 21 septembre 2026
Tous les clichés y sont, toutes les idées reçus aussi...mais quelle bonheur et quelle rigolade. Comme quoi avec de la créativité on peut tout de même tirer un fil souvent utilisé !
Très beau film. Je n'ai pas particulièrement ri, mais c'est très attachant. Les personnages sont hauts en couleur. C'est une satire de la communauté Queer : il ne faut pas prendre le film au 1er degré. Et quel plaisir de retrouver des voix bien connues du studio Bobbypills. Coup de cœur pour la chanson "Adieu" : Adieu toutes mes sœurs disparues... Bravo à toutes les personnes qui ont façonné ce film à nul autre pareil.
Chance de l’avoir vu en séance de minuit à Cannes. Salle littéralement en délire — rires, applaudissements pendant le film ! Rien que le pitch fait rire quand on le raconte. Petit bijou d’animation à voir absolument par (presque) tout le monde !
vu en avant première a Parthenay le 12/06 avec l'intervention d'un des co-scénariste et la productrice. tout simplement formidablement drôle et utile. Ce film dépeint parfaitement une partie du monde gay masculin en France. on rigole du début à la fin, l'animation est super tout comme la musique. Aucune note négative a la fin de la séance.
Le film imagine un monde où une étrange maladie transforme les hommes gays en hétérosexuels. Derrière cette idée complètement absurde se cache une satire très drôle sur les stéréotypes, l'identité, les réseaux sociaux et l'homophobie. Un humour très osé, absurde et souvent hilarant. Une animation colorée et dynamique, inspirée des cartoons pour adultes. Des personnages attachants, notamment le duo Jim et Lucien. Un vrai fond émotionnel et politique sous les blagues
P****n ce que ça fait du bien de voir ce genre de film ! Rempli d'amour, d'humour, de joie, de messages profond très très bien monté... Un film qui te donne le sourire par sa partie politique aussi, qui te ramène par un vent de fraîcheur et te fais pleurer d'espoir. Ce film sort d'un studio français, dans une période remplie de doute. Que ça fait du bien de voir des gens créés par amour, porter la puissance de l'art et de tous les messages qu'il véhicule. L'ouverture d'esprit et le partage et sa plus grande force, allez voir ce film !
J'ai adoré cet animé survolté et queer ! Quel délice !spoiler: Le rythme est intense, le message très beau, et les références humoristiques nombreuses. Vraiment un petit bijou !
C'était TELLEMENT DRÔLE merci 1000 fois pour ce moment, la salle s'est marrée du début à la fin et le séance s'est terminée sous une pluie d'applaudissements
Une très belle surprise concernant « Jim Queen », film d'animation délirant et réussi sur une IST qui rend les hommes gays hétéros. C'est fun, terriblement drôle, parodique et coloré, sans en oublier la réflexion sur le regard de soi, des autres et la bienveillance qui en découle. Beaucoup d'autodérision et de références dans ce film qui ose avec intelligence, un vrai bonbon.
Dans un Paris uchronique et gay friendly, Lucien est le fils introverti d’une mère toxique à laquelle il n’a jamais osé avoué son homosexualité. Son idole est Jim Parfait est un célèbre influenceur aux pectoraux en acier et aux abdos en béton. Le fan et son idole se rencontrent dans une soirée au moment où éclate une épidémie d’hétérose. Pour trouver un remède à la maladie qui décime la communauté gay et stigmatise les hétéro-positifs, Lucien et Jim parte sur les traces du mystérieux docteur Ragoult qui possèderait un antidote.
"Jim Queen" est un dessin animé pour adultes réalisé par Bobbypills un studio d’animation français. Avec un soin documentaire, la communauté gay parisienne nous est présentée dans sa grande diversité avec toutes ses chapelles, souvent concurrentes. Cette présentation a été pour moi l’occasion d’élargir mon vocabulaire à beaucoup d’anglicismes méconnus : les bears, les BDSM, les drags, les twinks, les kiffeurs, les chem-sexs…
Lucien et Jim forme un attelage disparate de deux contraires comme on en voit souvent. La recette est éculée ; elle n’en reste pas moins efficace. Leur duo est complété par Nina, une copine noire en surpoids. Le film s’autorise quelques coups de griffe bienvenus : pour Christine Boutin, caricaturée sous les traits de la mère homophobe de Lucien, en croisade contre les déviances homosexuelles, et pour le docteur Raoult, savant fou et professeur Nimbus adepte de méthodes peu orthodoxes. Les clins d’oeil sont nombreux : à la Manif pour tous, au Sida, à la Gay Pride, aux thérapies de conversion… Tout le monde en prend pour son grade : la beaufitude des hétéros, adeptes de foot et de bal musette, la superficialité des homos…
Son sujet est tout bien considéré très gnangnan : c’est une ode LGBTQIA+ au droit à la différence et à l’amour sous toutes ses formes, contre l’homophobie. Mais c’est au premier degré qu’il faut prendre cette comédie hilarante et volontiers trash qui n’hésite pas à se moquer de son propre sujet. Je ne me suis pas remis de l’apparition, hélas divulgâchée par la bade-annonce, de Philippe Katerine en… prostate !
Marco Nguyen et Nicolas Athane signent sans doute le film d’animation français le plus queer jamais produit. Excessif, hilarant et parfois même touchant, "Jim Queen" transforme la culture gay contemporaine en immense satire pop complètement débridée. L’histoire suit Jim, véritable icône sexy de la scène gay parisienne, dont la vie s’effondre lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus transformant progressivement les hommes gays… en hétérosexuels. Rejeté par sa communauté, il ne peut compter que sur Lucien, jeune homme timide qui peine encore à assumer son homosexualité. Ensemble, ils partent à la recherche d’un mystérieux remède avant l’extinction de l’homosexualité. Le film impressionne par la quantité hallucinante de références. Absolument tout y passe : Grindr, Mister BnB, le gaydar, la PrEP, la variole du singe, les MST, le culte du corps, les stéroïdes, les communautés (bears, twinks, pups, cuir, SM...), les drag-shows, le chemsex, mais aussi les thérapies de conversion, le coming out ou encore les icônes pop comme Lady Gaga et Céline Dion. On en oublie tant le film accumule les clins d’œil à une vitesse folle. Face à cet excès permanent, on pourrait craindre un simple catalogue incapable de construire un vrai récit. Et pourtant, contre toute attente, le scénario fonctionne extrêmement bien et le rythme ne retombe quasiment jamais. Le film est aussi incroyablement drôle. Certaines séquences atteignent un niveau d’absurdité jubilatoire, spoiler: notamment la parodie d’une chanson de "La Petite Sirène" détournée avec godes et plugs. L’animation accompagne parfaitement ce chaos visuel et verbal, tandis que les voix françaises apportent énormément d’énergie et de naturel à l’ensemble.
Mais derrière cette avalanche d’humour et de provocations, le film aborde aussi quelque chose de plus sérieux : la peur du rejet au sein même de sa propre communauté, la difficulté de s’assumer et les normes parfois toxiques qui traversent certains milieux queer. On peut néanmoins regretter une conclusion plus discutable. spoiler: Le remède à l’Hétérose semble finalement encourager une vision de l’homosexualité forcément liée à l’excès, à la fête et aux dérives.