Jim Queen
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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 608 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2026
Ai vu le film animé « Jim Queen » de Marco Nguyen et Nicolas Athane qui a été projeté au Festival de Cannes 2026 en Séance de Minuit. Voici un dessin animé pour adultes des plus réjouissants, absolument drôle, impertinent, décapant. Un dessin taillé à la hache mais extrêmement coloré, ponctué de chansons à la Walt Disney qui mêle l’irrespect mais avec bienveillance et qui traite de sujets graves avec une grande légèreté. Jim Queen est La star de son club de Gym le jour (Gym Queen) mais il est aussi La divinité sexy des nuits parisiennes. Un nouveau virus fait son apparition : l’Hétérose. Tout gay qui contracte le virus devient peu à peu hétéro. Les symptômes en sont des fautes de gout vestimentaire, la compréhension des règles du football et bien sûr une attirance pour les femmes. Jim, suite à sa maladie perd tous ses amis et followers. Seul, Lucien, twink imberbe et maigrichon qui n’arrive pas à s’assumer, propose de l’aide à son idole. Nous croisons lors de cette aventure folle, pour notre plus grand plaisir, le professeur Ragout (clin d’oeil à Didier Raoult qui a envahi les médias pendant la crise du Covid) et Christine Bayer ministre de la famille (référence non cachée à Christine Boutin et à ses délires), mais aussi une prostate qui parle avec la voix de Philippe Katerine. Les références sont innombrables et il faut assurément voir le film plusieurs fois pour avoir le temps de toutes les voir. On rit extrêmement souvent si l’on a les codes à cet humour gay vachard, satirique et provoquant qui fait tellement de bien. Le rythme est sur-vitaminé et on ne voit pas les 90 minutes passer tant les aventures sont nombreuses et imaginatives. Mais « Jim Queen » aborde aussi des sujets graves : l’ostracisme, le jeunisme, la maladie, le rejet, l’intolérance, l’addiction… Bien sûr on pense aux années Sida, aux manifestations anti-mariage pour tous, mais aussi à ce qui pourrait bien advenir si personne n’y prend garde dans les années à venir. Un film extrêmement drôle mais qui fait réfléchir et qui doit être vu aussi comme une alerte préventive à des temps moins rose qui pourraient bien s’annoncer. Un comédie queer unique mais essentielle qui a pu être montée grâce à un financement participatif.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2026
Premier long-métrage du studio d’animation français Bobbypills, réalisé par le duo Nicolas Athané/Marco Nguyen, Jim Queen est le dessin animé pour adulte que l’on attendait depuis longtemps. D’une drôlerie de tous les instants, fourmillant de détails et de références plus cocasses les uns que les autres, le film nous plonge de manière très crue dans un certain milieu gay parisien dont il exhibe toutes les facettes, même les moins reluisantes. S’il se moque de l’hétéronormativité, le film n’épargne pas la communauté homosexuelle et sa capacité à se créer ses propres normes, ses propres règles, ses propres carcans. Volontairement caricaturale, cette œuvre fine et intelligente invente cette histoire absurde de virus qui rendrait hétéros les homos pour mieux évoquer les affres qui ont façonné la communauté gay au cours des décennies passées : le virus du Sida, l’extrême-droite homophobe, les thérapies de conversion… Un potentiel non négligeable de futur film culte.
brunocinoche
brunocinoche

140 abonnés 1 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2026
un premier film d animation bien décapant et franchement drôle a condition d aimer l humour trash. derrière ce côté provocateur, le film est aussi et surtout un message de tolérance et de bienveillance, ça fait donc un bien fou.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2026
 JIM QUEEN - Marco Nguyen & Nicolas Athane

Séance de minuit inoubliable au dernier Festival de Cannes, Jim Queen est l'excellente surprise de ce début d'été. Outrancier, irrévérencieux, mais surtout d’une liberté réjouissante, il se révèle être, avec Alter Ego, ce que l'on a fait de plus drôle en 2026.

Le film fonce tête baissée dans une avalanche de gags, de références, de sous-entendus et de provocations, avec une énergie communicative. On rit beaucoup, souvent de bon cœur, parfois même avec un léger sentiment de culpabilité.

Mais Jim Queen ne se contente pas de tourner en ridicule l’homophobie ou les discours réactionnaires. Sa meilleure idée est sans doute de réserver ses flèches à tout le monde. Il tourne tout autant en dérision les injonctions qui traversent la communauté queer elle-même : le culte du corps, les étiquettes, les guerres de chapelles, les diktats esthétiques ou identitaires.

Sous son humour trash et son esthétique pop assumée se cache finalement un récit d’apprentissage assez touchant, porté par le tandem formé par Jim et Lucien. Derrière les muscles gonflés et les blagues salaces se dessine un discours étonnamment tendre sur l’identité, la honte, le regard des autres et l'acceptation de soi.

Tout n’est pas irréprochable. Comme souvent avec les films qui misent tout sur la surenchère, le film s’essouffle quelque peu parfois et l'effet de saturation peut finir par jouer contre lui.

Aussi, en s’intéressant surtout à une culture queer très urbaine, parisienne et codifiée, beaucoup pourront ne pas s'y reconnaître. Mais pas de méprise, le film ne prétend jamais dresser le portrait réaliste d’une communauté. Il choisit au contraire le registre de la satire, où tout est volontairement grossi, déformé, poussé jusqu’à l’absurde. Et ce n’est pas parce qu’un film ne représente pas tout le monde qu’il ne raconte rien de juste. Derrière ses excès, il parle avant tout de l’acceptation de soi, du regard des autres et de la liberté d’échapper aux normes, d'où qu’elles viennent.

En résumé, Jim Queen est un film d’animation adulte incroyablement drôle, qui ose être politique et militant sans perdre son sens de l’autodérision.

MA NOTE :  9/10

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

123 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2026
Avec Jim Queen, les réalisateurs Marco Nguyen et Nicolas Athane livrent une comédie aussi déjantée qu'attachante, portée par une énergie communicative et un regard bienveillant sur la quête d'identité.

Le film suit un personnage en marge, drôle malgré lui, qui tente de trouver sa place dans un monde où les apparences et les conventions pèsent souvent plus lourd qu'elles ne devraient. Derrière son humour assumé, Jim Queen aborde avec finesse des thèmes universels comme l'acceptation de soi, la liberté d'être différent et le besoin de reconnaissance.

Au cœur du récit, Alex Ramires confirme tout son talent de comédien. Charismatique, sincère et touchant, il porte le film avec une grande générosité. À ses côtés, Jérémy Gillet et Shirley Souagnon composent une galerie de personnages hauts en couleur qui participent pleinement au charme de l'ensemble.

La mise en scène privilégie le rythme et l'efficacité, laissant respirer les personnages et leurs émotions. Les dialogues font souvent mouche et l'humour, loin de se limiter à une succession de gags, s'appuie sur une véritable tendresse pour ses protagonistes.

Ce qui séduit avant tout dans Jim Queen, c'est sa capacité à faire rire tout en célébrant la singularité de chacun. Le film revendique une forme de liberté joyeuse et communicative qui donne envie de suivre son personnage principal jusqu'au bout de son parcours.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

111 abonnés 363 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2026
JIM QUEEN : 12/20

Qu’est-ce que c’est que ca ?!

Visuellement, ça ressemble à un long épisode sous acide des Kassos, avec une overdose de clichés, de vannes sexuelles et de caricatures sur toutes les tribus du milieu gay. Bears, twinks, queer militants surexcités, fétichismes chelous… tout le monde en prend pour son grade.

Le problème, c’est que je ne sais toujours pas si le film est une énorme satire intelligente… ou juste une private joke géante destinée à un public ultra ciblé. Parce qu’à certains moments, j’ai explosé de rire devant le culot du truc. Et à d’autres, je soufflais très fort en mode : “mais vous êtes sérieux là ?”.

Le film souligne quand même une certaine hypocrisie du milieu et ose montrer des comportements parfois absurdes qu’on préfère souvent ignorer. Sauf qu’en forçant autant les curseurs, ça finit aussi par donner une image complètement déglinguée des gays. Et honnêtement, les spectateurs hétéros risquent surtout de regarder ça comme un safari sous kétamine.

Le scénario reste original, l’énergie est là, et je ne peux pas nier que le film a une vraie personnalité. Mais entre satire, caricature et gros malaise, Jim Queen marche constamment sur une ligne très fine.

C’est drôle, gênant, parfois affligeant, souvent WTF… mais au moins, impossible de dire que c’est un film formaté pour plaire à la masse.


Plus de notes sur insta : 22sur20
T-rhy
T-rhy

94 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2026
"Allez les bleus! !". Un film d'animation déjanté et ultra rafraîchissant. l'humour typique des productions de Bobbypill fait mouche. A voir spoiler:
absolument.
Paul B
Paul B

95 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2026
C'est absolument hilarant pour qui a conscience que quand on aborde ce genre de sujet il faut faire preuve d'humour et de dérision. Jim Queen est à hurler de rire, avec de l'humour prétexte sur l'homosexualité masculine, mais qui est en réalité prétexte à de l'humour absurde.

Une pépite.
Christian RZ
Christian RZ

97 abonnés 315 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juillet 2026
Mieux vaut en rire qu’en pleurer : c’est moche, c’est ballot, et même pas drôle, il faut croire que le queer intrigue grandement pour expliquer un tel succès critique et public
Diabloxrt
Diabloxrt

91 abonnés 1 955 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2026
N'ayant pas prévu de le voir à l'origine, ce petit projet indépendant a finalement attiré mon attention par son succès surprise. Forcément, quand un long-métrage suscite à ce point l'intérêt du public, il est difficile de passer à côté. Je suis donc allé découvrir ce "Jim Queen" avec un peu de retard, et j'en suis ressorti en étant heureux de ne pas l'avoir manqué. Traitant d'un sujet aussi large que la scène gay parisienne, ce film vient rappeler à certaines personnes que l'animation n'est pas nécessairement réservée aux enfants. Par son ton très frontal et ses couleurs multiples, le visionnage de ce projet fut particulièrement agréable. D'abord, car le long-métrage est vraiment très joli dans son approche de l'animation. Privilégiant la 2D à des techniques plus modernes, sans pour autant perdre en fluidité et en liberté de mouvements de caméra, ce qui m'a surtout surpris vient de la gestion des couleurs. Au vu du sujet, autant varier les nuances est évidemment une bonne chose, et on se retrouve donc avec un ensemble teinté de rose et de bleu pour une grande majorité du long-métrage. Si cela reste très cliché, le choix de ces deux couleurs est logiquement lié à l'homosexualité masculine, ce qui permet de totalement nous plonger dans l'univers. Ce dernier, bien qu'étant encore une fois porté par l'animation, se démarque par sa profonde envie de sortir des sentiers battus, via un humour très trash et en abordant tout type de sujets sans tabou. Clairement, certains spectateurs pourront être choqués par le résultat, mais il est important de rappeler que le film est en fait totalement conscient de ce qu'il fait. En retournant le concept de la "maladie" du choix sexuel dans l'autre sens, le long-métrage ne cache pas son envie de répondre aux homophobes par son lâcher-prise. On comprend alors complètement d'où vient ce concept irrévérencieux, sans que l'ensemble ne soit une réponse uniquement vulgaire à tout cela. Dans la globalité, le film réussit quand même à être très drôle, en développant également un rythme soutenu. Que ce soit dans les clichés les plus bêtes sur les gays, dans toutes les allusions sexuelles disséminées un peu partout ou dans ses nombreuses références à cette scène gay parisienne, l'humour réussit sans problème à nous faire rire. Ce côté très décomplexé fait ainsi du bien, sans que jamais ne nous soyons perdus face à ce que l'on nous raconte. Si l'histoire traite d'énormément de sujets au sein de la communauté lgbtqia+, elle ne va jamais chercher à isoler les personnes externes à celles-ci. Au contraire, chaque gag et chaque spécificité sont détaillés, sans jamais tomber dans du dialogue trop explicatif pour autant. Je trouve donc que la justesse avec laquelle l'explication arrive à exister, sans être trop barbante et en nous faisant rire, est admirable. Cependant, je tiens quand même à souligner le petit point noir que j'ai remarqué au visionnage : le déroulé du scénario. Via cette évolution entre deux personnages qui vont finir par se rapprocher, alors que l'un était plutôt peu réceptif au début, on se retrouve face à une formule déjà très connue, et donc prévisible. Cela dit, je tiens tout de même à ajouter que, malgré ce côté très classique, l'histoire m'a surpris dans l'idée de son déroulement. Par ce voyage des personnages au cœur de Paris, ce dernier leur faisant découvrir un tas de membres différents de la communauté, le film ne cache pas son développement proche d'un concept d'héroïc fantasy. Ce parti pris rend alors l'aventure assez ludique et référencée, et cela, pour mon plus grand plaisir. Par conséquent, j'ai vraiment aimé ce long-métrage. En se libérant de tabous qui ne devraient même pas exister, il réussit à offrir un ensemble particulièrement divertissant. Et quand on pense au fait que ce petit projet ait failli ne jamais exister, on ne peut qu'être ravi du résultat. Pour conclure, un film que j'ai bien fait de ne pas louper.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

77 abonnés 645 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2026
Film délirant et acide sur le milieu gay parisien.
Cruel et juste, ce dessin animé donne la pêche et force la bonne humeur !
domit64
domit64

77 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2026
Un film sympa sur le milieu gay et l’homophobie. C’est dynamique, coloré, vif, BO entrainante et quelques traits d’humour. Il faut avoir les références notamment C Boutin et le labo Bayer…
Un peu longuet sur la fin.
On passe un bon moment !
Lil Sprite
Lil Sprite

70 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2026
Jim Queen décide de se débarrasser des chaînes de la bien-pensance afin de proposer un divertissement hilarant. Le film s’impose comme l’une des meilleures comédies de l’année, mais également comme l’un des meilleurs films d’animation de l’année.
Gregory S
Gregory S

57 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2026
Le début du film donne le ton, et si parfois il peut y avoir des coups de mou, c'est vraiment très drôle avec en plus un vrai fond. Je pense que le film peut heurter car il évoque sans faux semblant les pratiques homos mais avec drôlerie. A aller voir avec sa mère pour un coming out sans le dire.
The CritizMan
The CritizMan

68 abonnés 337 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juin 2026
JIM QUEEN est un film d’animation qui ne m’a pas convaincu.

Visuellement, l’animation est plutôt réussie et quelques passages parviennent à décrocher un sourire. Malheureusement, cela ne suffit pas à compenser ce qui, selon moi, constitue le principal problème du film : son discours.

J’ai eu l’impression d’assister davantage à une démonstration idéologique qu’à une véritable histoire. Le film semble défendre une vision politique et sociétale très orientée, laissant peu de place à la nuance ou au débat. À plusieurs reprises, le message m’a semblé prendre le pas sur le récit.

J’ai également trouvé que certaines représentations liées aux questions LGBT étaient poussées à l’extrême et risquaient davantage de caricaturer ces sujets que de les traiter avec subtilité. Là où le film cherche probablement à promouvoir l’ouverture et la diversité, j’ai plutôt ressenti une forme de militantisme omniprésent.

Au final, malgré une animation sympathique et quelques moments amusants, JIM QUEEN m’a laissé l’impression d’un long-métrage plus préoccupé par son message que par son histoire.
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