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Pierre E
34 abonnés
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4,5
Publiée le 19 juin 2026
C'est drôle, impertinent, bien fait, on apprend même plein de choses et tout le monde en sort un peu égratigné mais avec beaucoup d'humour et de joie de vivre. Et en cette période de coupe du monde, même le virus a la forme d'un ballon de football : quand je vous dis que le monde est footu !!!
Suivez Jim et Lucien dans leur quête d'un médicament à l'hétérose, il film très drôle qui casse les codes et caricature le milieu gay (notamment parisien)
Jim Queen : une comédie jubilatoire qui mérite toutes les attentions.
Mes chers amis, courez voir Jim Queen. Rarement un film aura été aussi constamment drôle, du générique d’ouverture jusqu’au dernier plan. Une machine à rire parfaitement huilée, qui ne relâche jamais la pression.
Le film regorge de références fines, souvent délicieusement vachardes, qui parleront particulièrement aux gays d’un certain âge et aux initiés du milieu. Les autres passeront à côté de certaines pépites d’humour (désolé pour les plus jeunes gays, vous risquez de rater quelques couches savoureuses). Mais rassurez-vous : même sans décoder tous les clins d’œil, le plaisir reste immense.
Ce qui frappe surtout, c’est la franchise avec laquelle le film aborde le milieu gay. Rien n’est caché, ni les aspects les plus lumineux, ni les travers les plus sombres. Il n’y a ni angélisme ni caricature facile : on montre tout, avec une lucidité mordante et une tendresse réelle. Le résultat est d’une drôlerie irrésistible, presque cathartique.
Jim Queen est une réussite totale dans son genre. Une comédie assumée, intelligente et généreuse. Il faut la soutenir, car ce genre de cinéma libre, joyeux et sans concession est trop rare pour ne pas être célébré.
Allez-y en toute confiance. Vous en sortirez le sourire aux lèvres et le cœur léger. Un très beau moment de cinéma.
Une oeuvre remarquable : drôle, émouvante, intelligente, engagée, passionnante et qui fait du bien. L'ensemble est important et tout simplement brillant.
JIM QUEEN est un film d’animation qui ne m’a pas convaincu.
Visuellement, l’animation est plutôt réussie et quelques passages parviennent à décrocher un sourire. Malheureusement, cela ne suffit pas à compenser ce qui, selon moi, constitue le principal problème du film : son discours.
J’ai eu l’impression d’assister davantage à une démonstration idéologique qu’à une véritable histoire. Le film semble défendre une vision politique et sociétale très orientée, laissant peu de place à la nuance ou au débat. À plusieurs reprises, le message m’a semblé prendre le pas sur le récit.
J’ai également trouvé que certaines représentations liées aux questions LGBT étaient poussées à l’extrême et risquaient davantage de caricaturer ces sujets que de les traiter avec subtilité. Là où le film cherche probablement à promouvoir l’ouverture et la diversité, j’ai plutôt ressenti une forme de militantisme omniprésent.
Au final, malgré une animation sympathique et quelques moments amusants, JIM QUEEN m’a laissé l’impression d’un long-métrage plus préoccupé par son message que par son histoire.
Jim Queen, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer le jour où il contracte "l’Hétérose", une IST qui transforme tous les gays en… hétérosexuels. Avec l’aide de Lucien, l’un de ses followers (si ce n’est le dernier), ils vont partir en quête d’un remède et ainsi, empêcher l’extinction de l’homosexualité.
Le studio BobbyPills, à qui l’on doit plusieurs séries d’animation irrévérencieuses et trashs telles que "Vermin", "Peepoodo and the Super Fuck Friends" ou encore "Monsieur Flap" (un homme avec une tête de cuI), produisent cette hilarante comédie queer & burlesque, doublée d’une satire qui critique ouvertement (et gentiment), aussi bien l'hétéronormativité (avec son modèle de vie standardisé) que l’homonormativité (le culte du corps).
« J'ai un pote qui l'a chopé (l’Hétérose), maintenant il croit que ses cockrings, c'est des ronds de serviettes. »
Le film nous entraîne dans l’univers méconnu des gays (les "bears", les "cuirs", les "twinks", les "chemsexeurs", les "fetishs", les "kiffeurs", les "loutres", …). Le scénario est résolument drôle spoiler: (lorsque les homosexuels atteints de "l’Hétérose" se transforment en hétérosexuels, avec pour effets secondaires : le manspreading ou la monogamie), mais il aborde aussi des thèmes sérieux comme l'acceptation de soi.
« Même le patron de la Fistinière n'arrive même plus à s'insérer ne serait-ce qu'un suppo. »
C’est rythmé et truffé d’allusions sexuelles (sans jamais être vulgaire), Marco N'Guyen & Nicolas Athané nous livrent une comédie sociétale truffée de références et de scènes mémorables spoiler: (la "Chloroqueer" du Dr Ragoult en clin d’oeil à la "Chloroquine " du Pr Raoult, le labyrinthe du Louvre (un lieu de "cruising" avec ces paires de fesses qui sortent des fourrés), le karaoké chez les bears, la Gaystapo qui traque les hétéropositifs (le plug anaI lacrymo) ou encore l'appartement de "chemsex"). Le film donne lieu à une quête initiatique et un road movie dans un Paris interlope, riche en surprises (et en découvertes) avec ses personnages haut en couleur spoiler: (Pavel et sa bouche en forme de prolapsus, Glamydia la drag-queen, Michel le kiffeur (le renifleur de sneakers), sans oublier l’apparition christique de la prostate ! !!) .
Jim Queen (2026) est une véritable bouffée d’air frais, c’est d’une rare précision, l’humour et le rythme sont maintenu sans le moindre temps mort, c’est à la fois tendre et graveleux, les réalisateurs ont parfaitement su doser sans jamais virer vers l’irrévérencieux spoiler: (aussi bien du côté des homos (où toutes les communautés sont représentées) que des hétéros qui y sont dépeints comme des beaufs footeux) .
J’ai vu le film Jim Queen en avant-première le 1er juin, alors qu’il est sorti en salle hier... De ma vie, je crois n’avoir jamais autant ri - aux larmes - devant un film !
Véritable satire de la communauté gay (on n’est pas franchement sur un film LGBTQIA+, et ça fait du bien d’être les héros de l’histoire pour une fois), l’histoire raconte comment un virus menace de transformer les homos en hetero, quitte à tirer à balle réelle sur les clichés et stéréotypes tous bords confondus !
C’est le nouveau bijou d’animation pour adultes produit par le studio Bobbipills, à qui on doit l’incontestable succès des Kassos ou de Peepoodo.
Le scénario, à la fois irrévérencieux, créatif et émouvant, cumule des références drôlissimes par dizaines (de l’actualité politique aux Disney de notre enfance…), une bande originale bien catchy, une direction artistique fabuleuse et bien-sûr des personnages hauts en couleurs doublés par les excellentissimes Axel Ramires, Jérémy Gillet, François Sagat, Philippe Catherine ou encore Elisabeth Wiener (voix d’Izma, Cruella, Winifred, Felicia Tilman).
Je ne peux que recommander de voir et REVOIR ce film, présenté et ovationné à Annecy et Cannes… Note maximale jamais autant méritée !
Film complètement loufoque trufé de références aux 7ème art qui fourmille d’idées et épouse tous les clichés sans jamais chercher à les combattre. Cela pourrait déranger, mais en réalité Jim Queen ne cherche pas à plaire au plus grand nombre, il cherche à provoquer et à s’amuser avec son spectateur, et c’est aussi drôle que malin. Il ne faut évidemment pas prendre Jim Queen au sérieux, (à moins de vouloir vous fâcher sur votre siège) mais on ne peut pas non plus passer à côté de la puissante métaphore de l’arrivée du VIH dans les années 80. C’est un film pour un public bien spécifique qui remplit parfaitement sa mission. Le seul petit bémol qu’on pourrait lui imputer serait son manque de diversité parmi les personnages queers.
Grandiose. Hilarant. Intelligent. Remarquablement bien réalisé avec des voix parfaites. Extrêmement riche à tous les niveau. Je suis conquis, et très fier de voir qu’en France on est encore capables de pures merveilles pareilles, d’une liberté totale (une constante chez Bobbypills), et qui semble plaire à un très large public peu importe les idées. Bravo.
Absolument hilarant, très juste, on passe sur les travers communautaires, comme sur ses bons côtés et ses combats. Une pure merveille, je n'ai jamais tant ris au cinéma.