Si la manière dont le film communiquait sur sa sortie m'avait surpris, "Longlegs" n'a finalement pas réussi à m'avoir par son concept. Se voulant être un film d'horreur qui joue sur une ambiance glauque, le long-métrage ne réussit finalement qu'à moitié cette tâche. Très honnêtement, hormis une introduction un peu abusive, la première demi-heure m'a fait penser que l'ensemble pouvait être prenant. Déjà, car la mise en scène d'Osgood Perkins s'avère particulièrement léchée, le film étant vraiment joli à regarder ! Jouant sur beaucoup de gimmicks de mise en scène, à savoir des coupures brusques, des mouvements vraiment lents, ou une gestion assez efficace de la pénombre, le film semble vouloir installer une ambiance précise. Mais rapidement, un premier problème arrive avec une erreur dans la manière dont le projet essaie de se construire. Quand on regarde vraiment, il n'est pas un film d'horreur, mais bien un thriller avec des éléments parfois horrifiques. Globalement, ce petit détail n'est pas gênant, mais cela pose déjà un problème quant à la manière dont le scénario va se construire. Et à ce compte-là, je parle surtout du personnage de Lonslegs. Sur le principe, j'adore l'idée, et j'aime beaucoup l'interprétation que donne Nicolas Cage. Il est plutôt dérangeant dans le rôle, et il réussit donc à renvoyer cette impression de malaise. Malheureusement, j'aurais aimé que le film reste sur son aspect thriller, au lieu de partir dans les pires clichés des films d'horreur.
L'explication qui consiste à dire que celui-ci travaille pour le diable m'a vraiment fait souffler du nez, car c'est éculé au possible. Au vu de ses promesses, je ne m'attendais pas à ce qu'il tombe si bas. Surtout que sa manière de procéder paraît vraiment peu crédible, on ne comprend même pas pourquoi il épargne la mère de Lee Harker.
Même s'il faut dire que cette dernière, notre héroïne, n'est pas en reste. Elle n'est jamais vraiment attachante, et tout le développement autour de sa mère sera vraiment superficiel. On esquive cela pour une grande partie du film, et la manière dont tout cela se conclut paraît vraiment expédiée. Par conséquent, si la première partie pouvait laisser penser à une suite prometteuse, la deuxième m'a beaucoup plus dérangé. Se dirigeant vers une ambiance clichée au possible, la belle esthétique du film n'a pas su rattraper ses erreurs. Globalement, le film est donc bien trop moyen pour convaincre. Pour conclure, une petite déception.