Bien que Longlegs soit vendu comme un film d’horreur, c’est plutôt un thriller mystérieux. En effet, on suit une enquête sur un tueur en série. L’ambiance est macabre, malsaine, tout est peu éclairé et "Longlegs", le tueur, est énigmatique. Nous le voyons très peu dans tout le film mais, quand on le voit, c’est malsain : il est animé par la folie et vire dans le grotesque. Lee Harker, policière chargée de cette enquête, est obnubilée par son travail. Tout ce synopsis rappelle "Le Silence des agneaux" mais nous en sommes loin. J’ai eu du mal à être impliqué malgré cette bonne ambiance car il n’y a aucun personnage attachant. Lee Harker est antipathique, elle est détachée de tout sauf de la relation affectueuse qu’elle entretient avec sa mère très pieuse, ce qui a son importance pour la suite. Le scénario aussi me dérange car il s’éparpille trop. Lee a une connexion avec le tueur, ce qui aurait pu être intéressant, mais ses intuitions gâchent le côté mystère : les indices sont factices et se basent uniquement sur ses intuitions, ce qui facilite grandement son enquête sans s’être déménée. Le film, qui était aussi ancré dans le réel avec un thriller froid et sérieux jusque-là, bascule dans l’horreur, cassant le réalisme du film, surtout
lors du final très artificiel. En effet, la révélation qui nous tenait en haleine tout le film, impliquant la mère, est en fait surnaturelle et manque de nuance sur les personnages.