Daaaaaali !
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473 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2024
Film le plus abouti de son auteur, Daaaaaalí ! se range également parmi les meilleurs biopics jamais réalisés, dans la mesure où il est un biopic et refuse le biopic d’un même mouvement, où il fait de la représentation de l’artiste le centre de gravité autour duquel tournent des comédiens confondus et des rêves enchâssés, formant un réseau de significations et d’images tout à la fois absurdes et cohérentes. Quentin Dupieux refuse l’approche biographique parce qu’il la sait vouée à l’échec, que le génie de Salvador Dalí n’est accessible que par ses œuvres et non par une somme d’événements et de lieux fréquentés ; aussi rejoint-il le mouvement surréaliste, explicité par l’évocation de Luis Buñuel et par l’absence de tout ancrage spatio-temporel, et actualise-t-il la réflexion menée par Marcel Proust dans son Contre Sainte-Beuve, qui établissait une distance entre le créateur et sa création. Il donne vie à un film en train de se concevoir, de se financer, de se produire, d’être reçu lors d’une projection privée puis publique et enfin d’être commenté comme nullité et chef-d’œuvre. Cette alliance des contraires s’observe également dans la capacité du cinéaste à extraire une puissante mélancolie de l’hilarité générale, portée surtout par la rencontre entre un Dalí jeune et sa version vieillie, ridée, en fauteuil roulant.
Nous retrouvons le goût de Dupieux pour le partage d’histoires enchâssées les unes dans les autres, qui fondait le moyen Fumer fait tousser (2022) ; sa pertinence tient ici à la redistribution de l’imaginaire, qui échappe à l’artiste Dalí pour émaner d’un prêtre et d’une journaliste anciennement pharmacienne – ou boulangère ?! –, deux figures antithétiques et incompatibles qui traduisent son écartèlement entre un mysticisme chrétien et la nécessité d’une diffusion médiatique. Nous pourrions conclure sur la transgression qu’incarne Daaaaaalí ! une heure un quart durant, celle d’un pied de nez fait au adaptations laborieuses et dépourvues d’intérêt esthétique d’artistes que l’on atrophie en illustrant une page encyclopédique, ces mêmes adaptations qui encombrent tant les salles de cinéma aujourd’hui. Bravo !
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2024
Le Daaaaaali de Quentin Dupieux est aussi excessif,égocentrique et réjouissant que l’était, en public, le si célèbre peintre à la fine moustache affriolante. J’ai vraiment beaucoup aimé.
Framas54
Framas54

19 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2024
Il y a plein de trouvailles et de bonnes idées dans ce film. Dupieux s’amuse bien, Baer aussi.. le spectateur a un peu de mal. La déclinaison de l’absurde ne le conduit qu’à la perplexité, on attend la prochaine pirouette comme au cirque. Un exercice moins réussi cette fois-ci, on rit peu et on s’émeut guère, c’est ce qui arrive quand on s’éloigne trop des règles de la comédie.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 juillet 2024
Pour celles et ceux qui seraient intéressés, il faut que vous le sachiez : ceci n'est pas un film sur la vie de Salvador Dali, ni sur son oeuvre. Mais bel et bien un film centré entièrement sur sa personnalité. Et c'est bien là l'un des problèmes du film. Soyons francs du collier : ici, le peintre espagnol passe pour un énorme bouffon bouffé de narcissisme, de prétention et de mépris. Dali était un excentrique, c'est entendu, volontiers cabotin et qui a savamment su travailler cette image, mais c'était aussi un personnage autrement plus complexe et intéressant que celui que l'on voit ici. Quand ton personnage principal est déjà aussi mal torché, c'est mal barré. Ensuite, et Bunuel (lui s'était contenté de 2) nous a déjà fait le coup, on utilise plusieurs acteurs pour un seul et même personnage. Dupieux pousse le truc au maximum puisqu'il en utilise 6. En dehors du côté (pour le coup) extrêmement prétentieux du choix, le côté casse gueule du truc est à prendre en compte. Et ça se casse la gueule bien comme il faut : l'interprétation est des plus inégales. Avec le peu qu'ils ont à faire, Lellouche et surtout Marmaï trouvent le moyen d'être absolument lamentables. Flamand est complètement insignifiant. Seuls Baer et Cohen arrivent à convaincre. Quant au sixième et dernier larron, on ne sait même pas qui c'est et on en n'a rien à taper puisqu'on ne le voit qu'une fois, le temps de balancer une seule réplique. Je ne perdrais pas mon temps à discourir sur Anaïs Demoustier et Romain Duris. Si l'une (toujours aussi délicieuse, soit dit en passant) n'y croit pas et donne l'impression de s'ennuyer à dépérir, l'autre y est nul à souhait. Mais attendez les mecs, ne partez pas, ce n'est pas encore fini ! Comme malheur ne sait pas seul venir, comme disait Rutebeuf, le père Dupieux se dit que ce serait tip-top de nous présenter son machin sous la forme d'un rêve qu'un prêtre raconte indéfiniment en changeant de version à chaque fois. Résultat : foutraque et incompréhensible, on a envie d'en crever tellement qu'on s'ennuie. Je peux vous assurer que quand j'assiste à ce genre de "spectacle", je suis bien content, et même fier d'avoir déserté les salles de cinéma depuis des années car, si j'avais dû m'y rendre pour voir ce "Daaaaaali !", j'aurais clairement eu l'impression de me faire enfler.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2024
Évoquer un surréaliste par une création en elle-même surréaliste, belle idée. Les trouvailles sont nombreuses et chatouillent notre hypothalamus.
Excellente prise de son.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2024
Nouvel ovni où Dupieux rend hommage à Dali dans un trip en forme de poupées russes. Le génie surréaliste est campé par une palette d'acteurs dont Édouard Baer et Jonathan Cohen qui sont à tomber.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2024
Décidément, Quentin Dupieux ne s'arrête plus et cinq/six mois après le plus gros succès de sa filmographie, "Yannick", il revient avec un biopic sur Dali ! Alors bien-sûr, ce n'est pas vraiment un biopic, d'ailleurs, ce n'est pas un biopic du tout puisque l'on y suit une pharmacienne reconvertie en journaliste voulant dresser le portrait de Dali, ce qui va s’avérer beaucoup plus difficile que prévu. Alors bien-sûr, un réalisateur au cinéma aussi absurde et non-sens qui s'intéresse à la vie d'un artiste aussi excentrique, ça ne peut donner que des étincelles ! Et pourtant, Dupieux ne se repose pas simplement sur son sujet mais continue d'inventer, de proposer des choses nouvelles, expérimentales qui passent ici beaucoup par le montage et la structure du scénario ! Le réalisateur parvient en effet bien souvent à surprendre son spectateur avec des boucles ou du surplace, en dilatant le temps à sa manière - comme le faisait Dali avec ces célèbres toiles sur les montres d'ailleurs - sans pour autant tomber dans la redite ou la répétition, on est plutôt dans du running gag lorsqu'il ne s’agit pas de nous offrir la même scène mais d'un point de vue différent par exemple. Et bien-sûr, on reste chez Dupieux, ça ne reste donc pas ce que j’appellerai de l'expérimentation intellectuelle, il y a toujours une grosse part d'humour qui passe par les situations bien-sûr mais également par les personnages. Et d'ailleurs, autre curiosité de ce film, Dali est interprété ici par quatre acteurs principaux plus un autre plus âgé où chacun reste cohérent avec l'autre tout en apportant son interprétation propre, ce qui donne quelque-chose de très riche sans déstabiliser le spectateur. "Daaaaaali !" est donc tout simplement un très bon Dupieux !
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2024
Une histoire sans fin.
Le film est marrant, l'humour est très bien.
Faut bien comprendre l'histoire de ce film sinon on risque de perdre le fil.

J'ai beaucoup aimer les interprétations des différents Dali plus particulièrement ceux de Édouard Baer et Jonathan Cohen. Ils étaient au top pour c'est les deux gros points positifs du film.

Je pense que certaines personnes pourraient s'ennuyer devant le film. Mais pour moi j'ai pu passer un bon film.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2025
Film visionné au cinéma.

Je ne peux que saluer le choix d'un format court de 75 minutes. Moins, c'était impossible. Plus, et nous aurions pu nous ennuyer.
Les musiques par la moitié des Daft Punk : Thomas Bangalter, se révèle également être un choix fantastique tant nous avons toujours le bon accompagnement sonore au bon moment.
Le spectateur est piégé 75 minutes dans une œuvre de Dali, des minutes de plaisirs, de gags tellement drôle (celui du couloir en annonce bien d'autres). Les histoires vivent en même temps comme dans un monde parallèle, mais raccrochées les unes aux autres par un même lien Dali. C'est le personnage, pas sa peinture le sujet du film. Mais sa peinture, c'est le film.
Le casting y est 5 étoiles et les Dali, tellement, bons. C'est un film unique et excellent.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2024
Suuuuuréaliste !

Une journaliste française rencontre Salvador Dali à plusieurs reprises pour un projet de documentaire. Avec Quentin Dupieux, c’est décidément l’éloge de la brièveté tant au niveau du pitch et que de la durée de ses films, celui-ci ne fait que 78 minutes. Mais ce sont 78 minutes de bonheur. Dupieux, c’est la malice faite cinéaste. Il nous a à nouveau concocté sa recette désormais bien connue, un casting détonnant au service d’un film concept, drôle et déconstruit dans lequel il parvient miraculeusement à dégager une certaine vérité dans ce portrait-hommage délirant.
Evidemment, la délicieuse Anaïs Demoustier joue les candides à merveille. Elle a accepté d’être le faire-valoir des 5 Dali, Gilles Lellouche, Edouard Baer, Jonathan Cohen, Pio Marmaï et Didier Flamand, qui nous gratifient tous de numéros de cabotinage savoureux… Mais pouvait-il en être autrement en incarnant le plus excentrique des artistes du XXème siècle. Ils rivalisent d’outrance assumée et…génialissime. Mais comme ces 6 têtes d’affiche ne suffisaient pas au bonheur, Dupieux nous offre les participations de Romain Duris, Agnès Hurstel, Marc Fraize, Marie Bunel, Jean-Marie Winling… liste non exhaustive.
Dupieux fait ici du collage visuel, en créant un puzzle absurde d’une multitude de pièces désordonnées. Ou quand le meilleur cinéaste dadaïste rend hommage au plus grand des surréalistes. Cet anti-biopic fourmille d’idées et il y a une trouvaille à chaque plan. Le grand Buñuel ne renierait pas ce moment de 7ème Art subversif et esthétique. L’aspect foutraque de cet OVNI ne néglige pas une certaine réflexion sur le complexe de l’imposteur, la peur du temps qui passe et de la mort. Du grand Dupieux… pour ceux qui aiment.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2024
Après Yannick (2023), Quentin Dupieux signe une autre réussite avec Daaaaaali ! Autour du pitch très simple d’une jeune et inexpérimentée journaliste (Anaïs Demoustier) qui veut interviewer Salvador Dali mais échoue systématiquement, même aidée par un producteur (Romain Duris), le film consiste en variations toujours renouvelées de cet échec permanent. Quatre acteurs jouent le grand, «l’immense» artiste (Edouard Baer, Gilles Lellouche, Jonathan Cohen, Pio Marmaï), c’est très amusant, avec des rebondissements et cet humour très particulier de Dupieux, proche du malaise ou de l’absurde. Dans la dernière partie, le film semble s’autoengendrer, se remonter tout seul, défier le temps et la logique, c’est virtuose et brillant.
GS27
GS27

11 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2024
Daaaaaalí! c'est quand Dupieux plonge dans Buñuel pour raconter un artiste sans le raconter tout à fait, parler du cinéma en pensant que c'est peut-être encore un art plutôt qu'une industrie. Rien n'a de sens dans Daaaaaalí! et pourtant tout est à sa place. Que Bangalter me matraque de sa guitare, que Baer explose des caméras dans tous les sens du terme, qu'un prêtre revienne raconter inlassablement son rêve, qu'il y ait six fins, qu'il y ait de la moustache à n'en plus finir : ça, c'est Dalí ! Mais c'est surtout encore et toujours Quentin Dupieux.
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2024
Quentin Dupieux a su se renouveler dans son propre genre. Il joue avec la temporalité et les codes du récit d'une façon charmante, mélangeant le rêve et la réalité. Au passage, il critique la toxicité du monde du cinéma dans un éclat de rire. Une originalité qui n'est pas feinte ou superficielle mais réfléchie, et qui fonctionne, tout en restant dans l'univers du peintre - qui n'échappe pas non plus à la critique.
Manuèle L
Manuèle L

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 février 2024
DAAAAAAAAUBE
Daube, plus nul j ai pas vu souvent
Je me demande pourquoi des acteurs connus et reconnus peuvent être assez cupides ou stupides pour jouer un tel scénario absurde
Quel dommage vu quand même le talent de l artiste en question
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2024
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Le réalisateur de "Yannick", le « Daim », « Fumer fait tousser » « Incroyable mais vrai » pour ne citer que les dernières œuvres du prolifique Quentin Dupieux, s’attaque à une icône de l’art, dans un biopic qui n’en est pas un, plutôt un hommage voire une variation sur Salvador Dali, maître de l’absurde avec lequel Quentin Dupieux doit ressentir une profonde filiation et pour lequel il a fait appel à cinq grands comédiens pour l’incarner, (Edouard Baer, Jonathan Cohen, Didier Flamand, Gilles Lellouche et Pio Marmaï) se mettant au diapason d’un délire signé Quentin Dupieux.
Une jeune femme (Anaïs Demoustier), pharmacienne reconvertie en journaliste tente de réaliser un documentaire sur Salvatore Dali sous la direction de son producteur Jérôme (Romain Duris) …Quand elle parvient à approcher le maître, elle se retrouve happée dans son univers…les distances s’étirent à l’infini, le temps se distend, la réalité se fait multiple…Les mises en abymes se succèdent, le film devient fou…totalement fantasque…totalement foutraque…
Qui de mieux que Quentin Dupieux pour évoquer à l’écran le pape du surréalisme Salvador Dali ? Sans affinités particulières pour le peintre, c’est le personnage surdimensionné qui fascine le cinéaste. En constante représentation de la "créature" qu’il s’est créée, et en parlant de lui-même à la troisième personne, Dali était l’extravagance incarnée, un style de vie. Multiple par définition, car inattendu dans ses moindres gestes et paroles, logique alors que cinq comédiens se relaient pour l’incarner à l’écran. Difficile de dépister chaque acteur derrière le masque de Dali, lui, reconnaissable entre tous, Dali étant une œuvre d’art à lui tout seul…. Et Quentin Dupieux de reconnaitre « Pour écrire et réaliser cet hommage, je suis entré en connexion avec la conscience cosmique de Salvador Dalí et je me suis laissé guider, les yeux fermés ».
L’artisanat est la marque de fabrique de Quentin Dupieux. Son film ne dure que 78 minutes, et encore en réutilisant plusieurs fois les mêmes prises. Ce côté faussement désinvolte est contrebalancé par la justesse de ton du cinéaste qui fait revivre un Dali complexe à la fois drôle et attachant, touchant et exaspérant, flamboyant et dépressif. On se prend à penser que le réalisateur se reconnaît peut-être dans cet artiste qui dissimulait sa sensibilité derrière son ego surdimensionné et des provocations de gamin.
Le résultat, un film délirant, savoureux, un peu fou… comme Salvador Dali…et cela fait du bien !!!
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