Daaaaaali !
Note moyenne
3,1
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473 critiques spectateurs

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40 critiques
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Anne Vilasboas
Anne Vilasboas

13 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 février 2024
Fabuleux magnifique film inratable allez le voir absolument: surréaliste et hommage à Dalí avec TT plein de références à l'Art, un humour excellent et un rien d'exagération TT Dalienne. J'y retourne
Paul
Paul

3 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2024
Un film original à la Quentin DUPIEUX. Qui est est le plus "déjanté" ? Dali, Dupieux, Cohen... ? Personnellement je suis fan de ce type de création originale qui nous transporte dans un autre monde.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2024
Une jeune journaliste (Anaïs Demoustier), aidée par un producteur sans vergogne (Romain Duris), essaie par tous les moyens de réaliser une interview avec Salvador Dali. Mais l’artiste, fantasque et égocentrique, lui rend la tâche bien ardue.

Quentin Dupieux est de retour pour un nouveau film, aussi désopilant que les précédents, quoique tenu, la célébrité venant, à être de plus en plus mainstream. Il retrouve deux de ses actrices fétiches, Anais Demoustier et Agnès Hurstel, et rallie à lui des nouveaux venus qui forment la crème de la crème du cinéma français contemporain et dont la présence au générique témoigne de son aura grandissante.

En filmant Dali, Dupieux joue sur du velours sans vraiment se risquer hors de sa zone de confort. Ce réalisateur, dont le cinéma loufoque aime à jouer avec les frontières de l’absurde, se frotte à un artiste qui lui ressemble, surréaliste, excentrique et volontiers provocateur.

Le résultat est sans surprise, surtout si l’on a vu la bande-annonce diffusée ad nauseam durant tout le mois de janvier. Il ne décevra pas les thuriféraires de Dupieux. Il ménagera son lot de gags surréalistes, tel cet interminable couloir d’hôtel qu’emprunte Dali pour rejoindre son intervieweuse.

Pour des motifs obscurs, Dupieux a choisi de faire jouer Dali par six acteurs différents : Edouard Baer, Jonathan Cohen, Gilles Lellouche, Pio Marmaï, Boris Gillot ainsi que Didier Flamand qui joue Dali vieux, le bonnet de nuit rouge vissé sur la tête. Le rôle les a obligés à se grimer avec la célèbre moustache en croc de l’artiste, a roulé outrageusement les r et a aaaaaaaallongé les voyelles. Le problème est qu’à ce petit jeu-là, on en vient vite à faire des comparaisons. Elles ne sont guère flatteuses pour Gilles Lellouche, manifestement très mal à l’aise dans l’exercice et dont le rôle a quasiment été coupé au montage, et pour Pio Marmaï. Edouard Baer s’en sort beaucoup mieux. Mais c’est Jonathan Cohen qui l’emporte haut la main.

Comme les précédents films de Dupieux, "Daaaaaali !" n’a pas vraiment de scénario. Il ne faut pas escompter y apprendre quoi que ce soit sur la vie de Dali. Son pitch est le prétexte à une concaténation de gags, absurdes autant que drôles, qui s’organisent dans une narration qui, comme les films de Buñuel, fait la part belle aux rêves, aux assoupissements et aux brusques réveils.
Le comique de répétition est le principal ingrédient du film. Le problème de cette forme d’humour est son dosage. Dupieux a une fois encore l’élégance de faire tenir son film en moins de quatre-vingt minutes. Mais, comme la géniale petite phrase musicale signée de Thomas Bangalter (ex-duettiste de "DaftPunk"), utilisée jusqu’à l’overdose, il faut savoir ne pas abuser des bonnes choses…

[P.S. : Une amie me soutient mordicus qu’Isabelle Huppert est la marraine d’Anais Demoustier. Vrai ou faux ?]
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 février 2024
Pathétique !c’est quoi au juste ? Une série de rushes mis bout à bout ? Ni scénario ni histoire ni la moindre cohérence. C’est juste se moquer du monde.! Dali comme vague prétexte au n’importe quoi!
Seul point positif c’est court! Fuyez !
Denis M
Denis M

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 février 2024
Certes les acteurs sont excellents mais le film est creux. Une immense vacuité se dégage. Il est possible de raconter le film en 15 secondes.... Désespérant.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 février 2024
film grotesque d'aucune utilité qui nuit même à l'image que l'on devrait se faire de la personnalité d'un peintre célèbre qui a marqué son époque.
Olivier K.
Olivier K.

18 abonnés 47 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 février 2024
Cinq acteurs différents pour jouer Dali, et qui tapent sur le même clou pendant deux heures, c'était bien la peine d'en engager plusieurs : roulement des R et yeux exorbités, on dirait une improvisation de cours d'art dramatique. De tous les films sur la mise en abyme, c'est de loin le plus ennuyeux.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2024
La patte de Quentin Dupieux c’est de faire court (78 minutes ici). Ce qui ne laisse pas le temps de s’ennuyer. Et son genre c’est l’absurde, le décalé, le loufoque. Se servant ici d’un personnage qui ne l’est pas point – Salvador Dali –. « Je suis fou… », c’est lui qui le disait, euh « du chocolat Lanvin » (1968) pour ceux qui ont connu. Le casting est de qualité, des comédiens de talent connus et reconnus. On ne peut s’empêcher de penser qu’ils se sont beaucoup amusés. Et moqué aussi ? C’est du Dupieux. Ses voies sont parfois impénétrables. C’est ça qu’on aime ou pas. Car, à n’en pas douter, il y aura des spectateurs qui ne seront pas réceptifs à ce genre de 7ème art. C’est qu’ils ne connaissent pas l’œuvre de Quentin Dupieux et qu'ils n'ont donc pas les repères pour apprécier ! Et quant à moi je ne connais pas l’œuvre de Dali et n’en ai d'ailleurs nulle envie. Des gouts et des couleurs, on ne discute pas.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2024
Moustaches Gracias, Quentin ! Plus encore que les moustaches de Daaaaaali (prenez votre temps sur le "a"), Quentin Dupieux frise l'impertinence en continuant d'être un brillant metteur en scène, qui ne semble même pas le savoir (on sent qu'il s'amuse). Daaaaaali est encore une fois une petite merveille d'idées narratives et visuelles (l'esprit fou de Dali, ou de Dupieux ? Un peu des deux !), nourri d'un surréalisme qui rend hommage à un bon nombre des toiles du Maître (vous n'avez jamais visité les musées espagnols ? : vous avez l'âme de Dali en 1h10), un humour timbré (notre préféré : le "couloir de l'infini"), un montage qui reprend beaucoup de son Réalité (les mises en abimes de l'impossible), et évidemment un panel de six acteurs pour interpréter le peintre (en ayant carte blanche pour leur jeu : Edouard Baer et Jonathan Cohen sont possédés). Un peu comme si le I'm Not There (les six acteurs qui jouent Bob Dylan tour-à-tour dans son biopic) de Todd Haynes avait oublié d'être long et guindé, et ne faisait qu'une heure (pour n'avoir pas le temps de faire du gras), ce Daaaaaali prend le contrepoint de la biographie classique. Pas de dates, pas de portrait de vie linéaire, pas de fin (on voit la version âgée du peintre dès le début), non, et pourtant, on l'impression d'avoir tout compris du gars : un peintre fou assez génial, mais un odieux narcissique doublé d'un opportuniste en réalité. La phobie du temps qui passe, check, les œufs et les moustaches, check, sa façon de mettre son nom sur le travail des autres (ce qui le faisait disputer avec Bunuel et Garcia Lorca), check, son caractère de diva absolue, plus que check. On s'est enflammé pour les Dali de Baer et Cohen, en roue libre (appelez un exorciste), on s'est un peu moins fait convaincre par les versions de Gilles Lellouche et Pio Marmai (en même temps, on ne les voit que cinq minutes), et on s'est attendri pour cette version plus calme, fragile, sensible de Didier Flamand (en parfaite opposition aux autres versions fantasques et surexcitées). Pour atteindre le quota des "six", Dupieux rajoute une mini-interprétation de quelques secondes par Boris Gillot, là encore un pied-de-nez qui nous dit "Je fais ce que je veux, moi ça m'amuse d'avoir un mini-Dali de 5 secondes" (et nous aussi, on aime cette idée qui va à l'encontre de nos attentes). On mentionne aussi la petite musique à la guitare qui est vraiment très sympa, la solaire Anaïs Dumoustier qui arrive à tenir les brides des acteurs masculins (foufous) sans se laisser marcher sur les pieds, un petit rôle pour Romain Duris qui nous a bien fait rire aussi (avec son délire sur les boulangères, et une critique acerbe du financement des films qui sent vraiment le vécu...), un running-gag du curé et du cowboy dont on se demande ce que cela fiche là (et qu'on n'enlèverait pour rien au monde)... La salle de cinéma était pleine (après une première semaine timide, le bouche-à-oreille cartonne), et la petite musique de cordes grattées et les "Daaaaaali" (aux "a" interminables hilarants : on ne veut plus le dire que comme ça) se sont trouvés ponctués de gloussements étonnés (les novices de Dupieux, qui ont la chance d'avoir tant à découvrir), de rires décomplexés ("Même dans les rêves des autres, la petite Française vient m'emm*rder." : salve de rires), et par ce qui ne s'entend pas : une admiration certaine pour l'étrange absurdité qui fait le charme de Daaa...euh, Dupieux.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2024
Le cinéaste le plus surréaliste du cinéma français évoque le célèbre peintre surréaliste, rien de surprenant. Dupieux s'amuse, ses acteurs aussi, les spectateurs peut être un peu moins tant ce principe de l'interview avortée ne fait vraiment rire qu'au début du film avant de devenir un brin répétitif. De Dali nous ne saurons rien, le vrai hommage que Dupieux rend est finalement à un autre fameux surréaliste, le cinéaste Luis Buñuel. L'interview retardée rappelle le diner loupé du "Charme discret de la bourgeoisie", le personnage ridicule de l'ecclésiastique et ses rêves semblent aussi sorti d'un film de Buñuel, c'est finalement ce que j'ai préféré à ce film certes original mais pas vraiment abouti.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2024
Même avec un film globalement décevant, Quentin Dupieux parvient toujours à surprendre le spectateur. En maintenant un rythme effréné de production, le réalisateur signe son douzième long-métrage en 2023. Dans une forme d’hommage à Salvador Dali, l’auteur s’intéresse davantage au personnage mégalomane qu’au peintre. Et pour célébrer l’artiste espagnol, rien de mieux que plusieurs acteurs (dont Edouard Baer et Jonathan Cohen qui livrent certainement les interprétations les plus abouties). Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à retenir. On retrouve le non-sens habituel du cinéaste dans une boucle temporelle ne débouchant sur rien de consistant (au-delà des références au cinéma de Buñuel ou des Monty Python). Bref, une comédie fantasque valant plus pour la richesse de sa distribution que pour la qualité de son écriture.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2024
Qui mieux que le pape du cinéma français surréaliste, pouvait aborder à l'écran l'un des plus célèbre artistes de ce courant ? Evidemment, "Daaaaaali !" n'a rien d'un biopic, ça aurait été trop facile et plan-plan. C'est un exercice de style autour de la personnalité exubérante de Salvador Dali, qu'une pauvre journaliste débutante tente désespérément d'interviewer.
Le peintre sera interprété par un total de 6 acteurs (d'où le titre), histoire d'évoquer le côté insaisissable de l'homme. Là-dessus, forcément les interprétations sont inégales. Heureusement, Gilles Lellouche et Pio Marmaï, qui ne paraissent pas totalement à l'aise, n'auront que quelques scènes. Quentin Dupieux a semble-t-il largement privilégié Edouard Baer et Jonathan Cohen.
Et ça tombe bien, ils sont excellents, drôlissimes, et ont l'air de beaucoup s'amuser ! Imitant avec délectation la personnalité publique de l'artiste, qui s'affichait comme un mégalo arrogant et perché, mais sophistiqué, franc du collier, et intelligent.
Au-delà des numéro d'acteurs, Quentin Dupieux s'est fait plaisir sur l'absurde et le surréalisme. Tant dans la construction onirique du film, que dans certaines idées de mise en scène très amusantes (cette arrivée à l'hôtel !). Il s'inspire visiblement du cinéma surréaliste espagnol tendance Bunuel. Je soupçonne également quelques références à David Lynch (ce cowboy ne viendrait-il pas de "Mulholland Drive" ?).
Tout en se permettant quelques tacles au monde du cinéma et de l'art en général. Hypocrisie des producteurs, mercantilisation des oeuvres, etc.
En résulte une comédie surréaliste élégante, maligne, et surtout drôle.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2024
Ouf ! « Daaaaaaali ! » le dernier opus de Quentin Dupieux a permis à ses fervents adeptes de retrouver le réalisateur dans ce qu’il sait faire le mieux : entraîner le spectateur dans un dédale d’intrigues articulées autour d’un non-sens bizarrement cohérent. Le cinéaste navigue depuis en père peinard entre l’univers apocalyptique de « L’Ange exterminateur » (1962) de Luis Bunuel et celui indéchiffrable de « L’année dernière à Marienbad » (1961) d’Alain Resnais. « Yannick » sorti sur les écrans en 2023 avait semblé marquer une réelle panne d’inspiration avec un film très bavard où Dupieux avait laissé bien seul un Raphaël Quenard omniprésent.
En faisant appel à l’auguste et génial Salvador Dali, le réalisateur iconoclaste au sein d’une production française sans saveur et entièrement soumise à la bien-pensance, s’est adjoint le plus bel atout pour se remettre en selle et filer au galop poussé par un nouveau souffle. Cinq acteurs, il fallait bien ça pour gambader parmi les multiples facettes de l’âme fantasque de celui qui fut un temps le compagnon des surréalistes dont certains aux États-Unis considéraient qu’il en était le seul représentant authentique.
À partir d’une demande d’interview qui n’en finira jamais de se concrétiser, Dupieux livre un de ses films les plus aboutis mais aussi les plus jouissifs, sans doute fortement inspiré par tout ce que Dali a laissé derrière lui comme attitudes et déclarations allant du génial au grotesque. Edouard Baer, Jonathan Cohen conviés en invités d’honneur au festin « Daaaaaali ! » et secondés par Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Didier Flamand sont incontestablement les deux qui se sont le mieux appropriés la symbiose entre égocentrisme, auto-dérision, mauvaise foi insigne, versatilité élevée au rang d’art, malice mais aussi sens des affaires qu’avait fini par devenir Dali. Anaïs Demoustier désormais rodée à la méthode Dupieux (4 films) s’en tire à merveille en journaliste charmante mais un peu nunuche, coquille de noix ballottée sur l’océan des revirements incessants d’un Dali fasciné par tant de docilité.
Mieux qu’un traditionnel biopic de Dali qui avait fait de sa vie une œuvre d’art, « Daaaaaaali ! » a dû bien faire rire celui qui a rejoint le paradis des peintres en 1989. On attend la suite avec impatience. En s’inspirant de la même recette, Quentin Dupieux doit pouvoir pasticher d’autres artistes hauts en couleur (Karl Lagerfeld, Serge Gainsbourg Johnny Hallyday,…), figures historiques et politiques.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2024
On n’arrête plus Quentin Dupieux ces derniers temps, à raison d’un film tous les 6 mois, il truste les cinés français et sa dernière trouvaille confirme qu’il s’en passe des choses dans son esprit dérangé. Le voilà donc à nous présenter sa version de l’inénarrable Salvador Dalí le temps d’une interview rocambolesque. Son idée d’en faire un personnage multi faces est décidément très bonne, et d’autant plus qu’il offre cette possibilité à des comédiens talentueux, chacun amenant sa vision et dévoilant probablement l’une des nombreuses façades du génie excentrique. Le fil conducteur est très amusant et l’on se perd rapidement dans la temporalité avec ce rêve interminable et qui part dans tous les sens. C’est finalement totalement absurde (on y est habitué avec Dupieux) mais surtout un remarquable hommage à une personnalité unique et haute en couleur du 20ème siècle. QD ramène le cinéma à sa forme la plus pure, c’est de l’art tout simplement, abstrait bien sûr mais également maîtrisé et c’est aussi l’occasion pour de véritables comédiens de briller dans un style très théâtral qui s’avère parfaitement rafraîchissant. Un bon moment et court qui plus est, ça aurait pu devenir ennuyeux sur une trop grande durée. Bien joué M. Dupieux.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2024
Un Dali avec six A, un pour chacun des six acteurs qui interprètent l'artiste dans le film.

Attention, il s'agit nullement d'un biopic, ni même d'un film sur Dali, mais plutôt d'un film AVEC Dali, ce qui en soit pourrait être une idée intéressante, mais le problème est que le film n'a malheureusement pas grand chose à raconter.

Après une scène d'ouverture très drôle, avec une traversée de couloir interminable, il peine à maintenir la cadence et à trouver le bon tempo comique. Certes, le côté absurde est plaisant et n'est pas sans rappeler Bunuel, mais, malgré de belles trouvailles pour rendre compte de l'excentricité de l'artiste, les sourires l'emportent clairement sur les rires, ces derniers étant même assez rares et quelque peu forcés dans la salle, déclenchés systématiquement par un seul et même ressort comique de répétition, celui de la scène avec le prêtre.

C'est lorsque le film interroge le rapport à la réalité et à l'image qu'il devient plus intéressant. Par son système de boucles, et de narration en mode poupées russes, il se rapproche très clairement de Réalité, mon film préféré du réalisateur, en faisant perdre petit à petit tout repère au spectateur, et en l'entraînant dans une spirale étourdissante lors d'un dernier quart très réussi.

Faire interpréter le même personnage par six acteurs différents entraîne inévitablement chez le spectateur la tentation de comparer les performances. Si Edouard Baer ne joue clairement pas dans la même cour, c'est Jonathan Cohen qui tire le mieux son épingle du jeu, ne serait-ce que pour le plaisir de le voir obligé d'incarner enfin quelque chose d'autre que lui-même. Pio Marmaï souffre de la comparaison avec ses pairs et confirme les faiblesses entraperçues dans d'autres films. Comme dans les autres films de Dupieux auxquels elle a participé, Anaïs Demoustier se fond parfaitement et très naturellement dans l'univers du réalisateur.

Enfin, qu'il est cocasse d'imaginer à quel point les nombreux spectateurs qui ont découvert et se sont intéressés au cinéma de Quentin Dupieux grâce à Yannick, le film le plus "normal" du réalisateur, risquent d'être désarçonnés !

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