A force de nous sortir un ou deux films par an il fallait bien que la qualité soit moins au rendez-vous pour Quentin Dupieux. Ce Daaaaaali ! ne m’a pas spécialement emballé. Certes le casting est magnifique mais, on le sait, cela ne fait pas tout. Je n’ai jamais vraiment ri, à peine souri quelques fois. L’avantage avec Dupieux est que c’est court (1h18 ici), le calvaire dure moins longtemps. Et dire que son nouveau film est déjà dans les tuyaux…4
Une boulangère, ou plutôt une pharmacienne devenue journaliste, souhaite interviewer l'artiste peintre Salvador Dalí. Elle c'est Anaïs Demoustier, lui c'est Edouard Baer, Jonathan Cohen, Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Didier Flamand, bien que seuls les deux premiers parviennent à donner crédibilité et hilarance au personnage. Encensé par la critique, le faux biopic de Quentin Dupieux s'amuse à enfermer son "Daaaaaali !" surréaliste dans une boucle temporelle qui réécrit à chaque fois son présent. Une comédie à quelques bonnes idées mais qui s'essouffle par ses répétitions.
Voir le plus farfelu des cinéastes choisir d’adapter le plus farfelu des peintres pouvait sembler inévitable. Hélas, on peut être un peu déçu en sortant de Daaaaaalí !. En effet, si le film peut être amusant au début notamment grâce à certaines idées comme celle d’utiliser plusieurs comédiens pour interpréter Salvador Dalí, Quentin Dupieux abuse trop du comique de répétition d’autant plus quand l’origine des gags est plus que visiblespoiler: (Dalí qui revient indéfiniment en arrière à chaque plan de coupe lorsqu’il marche dans le couloir qui copie le gag de Lancelot attaquant dans Monty Python : Sacré Graal !; la multiplication des rêves amusante une fois ou deux mais agaçante au bout de la quatrième ou cinquième fois qui fait inévitablement penser au Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel…) . On peut souvent penser que le farfelu tombe un peu dans le n’importe quoi sous prétexte du surréalisme caractéristique du peintre espagnol. Daaaaaalí ! est donc une œuvre nettement moins prenante que la grande réussite que constituait Yannick.
"Ne craignez pas la perfection, vous ne l'atteindrez jamais" disait le Maître. Cela vaut pour le film de Dupieux, réussi, drôle, enlevé mais qui aurait pu (dû ?) atteindre un degré supérieur. L'idée de faire jouer le peintre par six comédiens souligne son caractère égocentrique, mais seuls deux passent le test avec brio, Baer et Cohen, là où les autres échouent, sauf le vieux Dali de Didier Flament - mais il fait autre chose. La prouesse consiste à éviter le biopic et à pondre un film surréaliste sur le surréalisme (spoiler: le scénario se boucle à la perfection dans un final grandiose où tout s'agence, mais dans le délire perpétuel ) avec une belle allégeance en forme d'hommage à Bunuel, spoiler: rêve compris . On rit beaucoup, les gags visuels sont formellement bien léchés, les réparties bien senties jaillissent avec vigueur, et les répétitions se justifient. Cependant, le film laisse un goût de trop-peu, l'entreprise se révèle vaine, légèrement boursouflée, et cet exercice de style, s'il laisse un bon souvenir, agréable, n'imprime pas la trace d'une grande oeuvre. Il y a du génie, et du soufflé qui retombe : n'est-ce pas le cas de la peinture de Dali, toujours superbement réalisée, parfois anecdotique, voire facile ? Oh il y a des merveilles - et du chiqué. Délectons-nous du film, comme d'un bon ragoût, meilleur quand il est réchauffé, car le temps passe, et file, et s'écoule comme l'eau d'un piano...
Le meilleur film de Quentin, fou, hilarant et décalé comme j'aime. Édouard et Jonathan sont incroyables et contribue à la réussite de ce film trop court
A l’instar du « Molière imaginaire » (2024) d’Olivier Py, Quentin Dupieux nous donne sa vision du peintre catalan (1904-1989), exercice de style constamment sur le film du rasoir. Le film, kaléidoscopique, circulaire, plein de mise en abyme, reste cohérent avec l’image et l’univers du peintre, surréaliste, égocentrique, narcissique, mégalomane et qui se définit comme « excentrique et concentrique, anarchiste et monarchiste ». C’est autrement plus drôle que d’autres films qui se veulent surréalistes, comme « Le charme discret de la bourgeoisie » (1972) de Luis Buñuel (1900-1983) [qui collabora avec le peintre pour ses 2 premiers films, « Un chien andalou » (1929) et « L’âge d’or » (1930)]. Le réalisateur, dont l’œuvre est souvent imprégnée d’absurde (films pas toujours réussis, notamment pendant sa période américaine), a su faire preuve d’originalité en ayant recours à 6 acteurs (excellents) pour interpréter Dali et s’est concentré sur 2 thèmes chers au peintre, le temps (spoiler: cf. le couloir d’hôtel qui n’en finit pas lors de la 1ère apparition de Dali sous les traits d’Edouard BAER ) et les rêves (ceux du prêtre, constamment renouvelés et récurrents), sans oublier des scènes totalement loufoques (spoiler: pluie de chiens ! ). Cartésiens et rationnels s’abstenir ! Il y a même une touche féministe avec le personnage du producteur (Romain DURIS) misogyne vis-à-vis de Judith Rochant, journaliste et ancienne pharmacienne (Anaïs DEMOUSTIER). Seule la musique de Thomas BANGALTER (ancien duettiste de « Daft Punk ») n’est pas surréaliste…
Qu'est ce que ce film est intelligent ! Dupieux qui fait du Dali. Le film est prenant de bout en bout, et s'intègre parfaitement dans l'univers de Dali. Si on n'aime pas ce film, on n'aime pas ou alors on ne comprends pas Dali.
Et un Dupieux de plus ! Un ! Concernant Daaaaaali !, je reste une fois de plus mitigé. Au moins, l'humour fonctionne bien et les situations décalées sont toujours aussi folles. Un des comiques de répétition est d'ailleurs très efficace. Mais au bout de deux tiers du film, ça commence à devenir répétitif. Les blagues deviennent moins drôles et un peu lourdes. La D.A est intéressante mais le film reste quand même assez vite oubliable. Pas le meilleur Dupieux donc mais pas l'un de ses pires non plus.
Très bon film Le meilleur de Quentin Dupieux. L'image est belle La réalisation est parfaite Anaïs Demoustier est parfaite Jonathan Cohen et Édouard Baer sont excellents Je n'aime pas trop Pio Marmai C'est un film exquis, drôle et parfois tendre
Un chef-d'oeuvre ! Quentin Dupieux nous offre à travers Daaaaaali ! une nouvelle pépite du cinéma. Les Dali (Edouard Baer, Jonathan Cohen, Gilles Lellouche, Pio Marmaï) nous offre eux une performance d'acteur absolument somptueuse qui participe au rayonnement de ce film. Je ne saurai comment bien le résumer mais ce que je sais, c'est que c'est la pépite de l'année !
Du cabotinage excentrique en hommage à l'excentrique cabotin! Voici un petit recensement des loufoqueries à la Prévert : une chèvre mange un bouquet de fleurs dans la chambre d'hôtel, l'âne trottine à l'envers dans le désert, les plats sont aspirés par DEMOUSTIER et DALI-COHEN, le cow-boy tue le prêtre et vice-versa, un cyprès est au milieu du piano qui coule comme une fontaine, le chauffeur se baigne avec sa coiffe de chauffeur,... Mais le plus fort est la mise en abyme de la journaliste réalisatrice qui se voit dans un film qu'elle n'a pas filmé! Du concentré de DUPIEUX : attention à notre lassitude!
Bonjour Une grosse déception, un foutage de gueule, un manque de respect pour le maitre Dali... 1h18 de film lamentable Une bonne distribution des roles avec de bon acteurs ne sauvent pas ce désastre A oublier
Salvador Dali le pape du surréalisme était un personnage taillé pour Quentin Dupieux et son cinéma décalé et absurde. Il en résulte un film amusant qui se moque gentiment de la prétention tout en rendant grâce à la créativité de l artiste. Une nouvelle fois on pourra lui reprocher le manque de profondeur de l ensemble mais j ai passé une nouvelle fois un bon moment avec surtout des acteurs qui s amusent comme des petits fous.
Avec Daaaali, Quentin Dupieux retrouve l’esprit malicieux de Réalité. Un film déconstruit, concept, qui rend hommage à l’œuvre de Dali en usant de la décomposition du temps et de l’espace. C’est ludique, drôle, et Jonathan Cohen et Édouard Baer crèvent l’écran.
Un bon delirium autour autour de l'excentrique peintre espagnol. Le film amuse avec tous ces personnages declamant des dythirambes ou des jugements définitifs, et le film capte quelque chose de l'immodestie de l'artiste, entre ses peurs et ses fiertés. On apprécié particulièrement les numéros d'Édouard Baer et de Jonathan Cohen.