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bobmorane63
246 abonnés
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4,0
Publiée le 11 mars 2024
Un petit délire signé Quentin Dupieux à la réalisation, au scénario, au montage et ailleurs, un vrai artisan ce gars là et j'ai adhère à son tripe "Daaaaaali !" ! Je n'ai pas vu beaucoup de longs métrages de ce cinéaste mais chaque fois, je marche. "Daaaaaali! ", Salador Dali, doit être l'un des peintres préférés du metteur en scène qui ne doit pas aimé les interviews d'où, je pense, l'idée du film. Une jeune journaliste galère pour décrocher un entretien avec le peintre qui a plusieurs visages mais le même look et la même moustache, cinq tempéraments incarné par de très bons comédiens comme Édouard Baer, Jonathan Cohen, Pio Marmai, Gilles Lellouche et Didier Flamand. La journaliste ne change pas de têtes puisque interprète par Anais Demoustier. Il y a aussi Romain Duris au casting. J'ai bien aimé les multiples rêves du prêtre qui sont rigolos. Quentin Dupieux se fait plaisir, c'est mon ressenti en visionnant "Daaaaaali!".
J'adore le cinéma de Quentin Dupieux, c'est inventif, drole, absurde, dérangeant, loufoque ... Du vrai divertissement qu'importe le sujet abordé ! Les films ne sont jamais trop longs, et poussent souvent à la réfléxion. Le personnage de Dali est en soi iconique, et assez unique. La parfaite multiple interprétation est assez étrange, mais demeure très original.
Avec Daaaaaali Quentin Dupieux réalise un portrait « kaléïdoscope », foutraque, bizarre, surréaliste bien sûr, et très ludique. Reprenant les thèmes qui lui sont chers de la distorsion du temps (confrontant dans plusieurs scènes Dali jeune et Dali vieux) comme de l’espace (hilarante scène d’ouverture dans un couloir d’hôtel qui n’en finit pas), il s’amuse à imbriquer un récit dans le récit, à construire une boucle narrative qui s’interrompt pour mieux reprendre. Dans ce film choral, Anaïs Dumoustier est délicieuse en journaliste candide, et Edouard Baer comme Jonathan Cohen campent 2 Dalis vraiment drôles et très évocateurs (Pio Marmaï et Gilles Lellouch nettement plus insignifiants…). Les répliques absurdes fusent mêlant savoureusement poésie et comédie. Un vrai régal !
Pour la critique presse Quentin Dupieux est une icône intouchable. Ses films qui sortent au rythme de 3 ou 4 par an semblent se répéter dans leur façon de tourner à vide. Daaali ne déroge pas à la règle. Même s'il ne dure qu'une heure, on s'ennuie vite, tellement ça semble long. Peut-être que Dupieux devrait écrire ses films avec un scénariste ?
A vu le dernier opus du très prolifique et unique Quentin Dupieux "Daaaaaaali". 6 "a" parce que 6 comédiens se partagent le rôle titre et ensuite pour faire référence à l'accent espagnol du peintre qui aimait tant à se gargariser de son propre nom. Il n'est en aucun cas question de biopic, ni d'évoquer un moment important de la vie du peintre, Dupieux propose une évocation, une effluve, une variation autour du personnage totalement égocentrique, à la personnalité imprévisible et surréaliste qu'était l'homme à la moustache. Le grand talent de Dupieux, lui même maniant le surréalisme avec panache est de savoir faire des films de 75 minutes. "Daaaaaali" est foncièrement drôle, absurde, primesautier, décalé, très léger. Le film ne raconte absolument RIEN, il tourne en boucle et à la chaine, un peu comme la production picturale de Salvador, une mécanique efficace et huilée. La répétition est ici la figure de style principale. Répétition de situation (mais avec variations inattendues à chaque fois) et répétition du physique de Daaaaaaali. Une "pharmacienne-"boulangère" veut faire un documentaire sur Dali l'homme en adoration de lui même et maniant le culte de la personnalité avec brio, et se prend les pieds dans le tapis quand il s'agit d'interviewer le drôle d'oiseau qui ne se laisse pas facilement approcher. Exercice difficile pour les 6 comédiens car évidemment, le spectateur ne peut que les comparer puisqu'une scène commençant avec l'un se finit généralement avec un autre. Edouard Baer et Jonathan Coen relèvent le défit avec gourmandise, jubilation, fantaisie et un grand sens de l'autodérision. Pour les autres c'est beaucoup plus difficile voir pitoyable (Gilles Lellouche). Une scène d'engueulade mémorable entre Anaïs Demoustier et Romain Duris est presque le plat de résistance de ce gouter d'enfants. Dupieux fait également référence à l'univers d'un autre maitre espagnol, Louis Busnuel avec des références drôlissimes et anticléricales qu'il partageait également avec Dali. "Daaaaaali" est un moment de rien qui fait un bien fou, comme une barbe à papa, une bulle de savon où une fleur de pissenlit.
Très complexe le film je trouve, même si y’a de bonnes idées. J’ai pas accroché plus que ça mais je pense qu’il faudrait je le revois plus tard car j’ai trouvé c’était intéressant.
Dupieux à travers son nouveau film, créer une œuvre surréaliste, un hommage au cinéma et à la folie. Il joue la carte du surréalisme à fond, en abusant même. J’aime l’idée qu’il joue avec le temps en proposant des films au format assez court (1h17) mais qui semble en durer 2h30 sans que l’on s’ ennuie réellement. Un grand dupieux
ne journaliste française rencontre ou tente de rencontrer Salvador Dali à plusieurs reprises pour un projet de documentaire.
Le maitre de l'absurde est de retour. Toujours selon le même concept : des films courts, loufoque, où chercher une explication logique est une perte de temps, politiquement incorrect... Après YANNICK, comédie noire, un peu en dessous, Quentin DUPIEUX renou avec l'univers loufoque de FUMER FAIT TOUSSER. Les deux bonnes idées du film sont l'intepretation du célèbre peintre par cinq acteurs différents. Tous apportent leurs propre touche tous en respectant excentricité du « maître ». La seconde est de reprendre quasiment en boucle, jusqu'à l'absurde, les mêmes synopsie.
Daaaaaali ! Est le sixième film que je vois du réalisateur Quentin Dupieux, et je ne suis pas déçue. Au niveau humour et interprétation, c'est bien bien servi par un casting adapté et surprenant à la fois. Une journaliste débutante du début des années 70 doit interviewer Salvador Dali ... Mais comme y a pas de caméra, il fait demi tour. Le boss de cette jeune intello timide se dit qu'il faudra y mettre le paquet. Et hop, ça dérape toute les trois minutes dans des décors colorés, une bande son délicieuse et des interprètes (Anaïs Demoustier et les quatre Dali, à savoir , Pio Marmaï, Edouard Baer, Gilles Lellouche et Jonathan Cohen) qui s'en donnent à cœur joie. Une débauche d'imagination, d'humour, de surprises ... et, à ne PAS rater : le générique de fin ;-) Un régal jusqu'au bout, donc ...