Le Molière imaginaire
Note moyenne
2,1
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112 critiques spectateurs

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Hector184
Hector184

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2024
N'est pas Peter Greenway qui veut et Olivier Py est loin du compte ! Le film, comme toutes les réalisations de nos intellectuels contemporains, se veut sans tabou, déconstruisant les schémas convenus : par souci de satire contre une aristocratie honnie, on verra donc une marquise uriner debout devant ses interlocuteurs (pauvre Dominique Frot, dont on ne comprend plus le moindre mot prononcé), on verra Chapelle roter à la face de deux petits Marquis, supposés être les modèles de Trissotin, dont l'un des deux éteint une chandelle par la puissance de son pet. Je signalerai à Olivier Py que ce motif littéraire de la bougie éteinte par ce moyen se trouve, non dans une quelconque oeuvre du XVIIe siècle, mais dans La Terre, de Zola, roman le plus outrageusement naturaliste qui existe. Quant à l'homosexualité, elle est omniprésente chez Py : il la transporte donc là où elle n'a guère lieu d'être, chez Molière. Si Monsieur, frère du roi, était en effet gay, il serait fort surprenant que Condé le fût, surtout en 1673, où il est devenu un dévot de premier ordre qui ne fréquente plus le théâtre. Quant à Baron et Molière, on n'a rien de tangible sur la question. Cela ne serait rien si encore on s'amusait. Mais les dialogues, d'une prétention horripilante, enfilent des lieux communs vertigineux, les séquences se suivent et, pour faire baroque, on glisse de la scène à la salle, de la scène aux loges, afin de bien montrer que le théâtre et le monde, c'est pareil ! Quelle invention ! Une scène est réussie, celle où Molière, au seuil de son heure dernière, feint d'être mort devant sa femme pour la confondre. Mais là, ce n'est plus Olivier Py qui s'exprime, c'est le texte, la scénographie de Molière et le talent des acteurs. Encore un authentique navet.
Alexandre Mayet
Alexandre Mayet

20 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2024
Ce film doit être considéré comme un essai cinématographique, il nous plonge dans la vie d’un théâtre un soir de la dernière représentation du malade imaginaire de Molière. Le plan séquence nous entraîne dans les bas fond de ce théâtre entre jeu de pouvoir, recherche de gloire, quête d’héritage, hypocrisie,… Entre comédie et tragédie, entre la vie et la mort, entre dégoût et tendresse. Laurent Lafitte signe une performance de grande qualité, mention spéciale également à Dominique Frot en second rôle qui incarne à merveille la bourgeoisie malsaine. Ce film est tout de même destiné à un public de cinéphiles avertis, de nombreuses personnes ont quitté la salle pendant la séance.
Lucas G
Lucas G

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2024
Film ennuyeux avec des dialogues pompeux. C'est dommage, il y avait tout pour faire un bon film... Sauf un scénario.
jule C.
jule C.

1 abonné 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2024
Zut j’ai pas aimé
Trop complexe
Perdu
J’ai aimé la lumière le huit clos
Les acteurs
Mais hélas je me suis ennuyée
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2024
Olivier Py s’amuse dans ce film en imaginant les deux dernières heures du génie du théâtre français. Entre bilan sur sa carrière et regrets alors que sa troupe prépare déjà un peu la succession. Si on ne peut nier le parti pris esthétique, un quasi plan-séquence filmé à la bougie, je suis resté de marbre devant cette farce théâtral qui ragote beaucoup et raconte peu.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2024
A vu "Le Molière imaginaire" d'Olivier Py. Tout est dans le titre. Restant très peu de documents pour nous informer 350 ans après sa disparition sur Molière et sa troupe, ce long métrage est avant tout une fantaisie sur les deux dernières heures de la vie de l'auteur. 17 février 1673 - 17 heures, sur la scène du Théâtre du Palais Royal, Molière monte pour la dernière fois sur scène pour jouer le rôle d'Argan rôle principal du "Malade imaginaire", une semaine après sa création. Un film entièrement et magnifiquement éclairé à la bougie et en un seul (simili) plan séquence. Dans ce vétuste et minuscule théâtre en bois qui prend l'eau, la caméra se promène de la salle aux coulisses, de l'appartement de Molière aux parties communes, en passant par la scène avec fluidité. Dans la salle des misanthropes, des tartuffes et de vieilles précieuses se disputant l'honneur d'avoir été les modèles de Molière. Dans les coulisses une troupe qui se déchire et qui anticipe déjà l'avenir et panifie sa fusion inéluctable avec la troupe de l'Hôtel de Bourgogne (pour fonder la future "Comédie Française") et sur scène un Molière à l'agonie, donnant ses dernières forces pour achever une représentation à laquelle Louis XIV devait venir et dont l'absence fait comprendre à l'acteur que le Roi lui a définitivement tourné le dos. Ce film n'est pas du théâtre filmé, quand bien même tout est filmé en intérieur, mais réellement un oeuvre cinématographique. Et puis c'est avant tout un objet artistique d'Olivier Py. On y retrouve son invention foisonnante et parfois trop débordante, ses moments de grâces car de simplicité, ses envolées baroques avec toutes ses profusions à l'excès, son esprit de troupe bigarrée sublime et parfois cabotinante, mais avant tout son amour du théâtre. Ne sachant pas grand chose sur Molière, Olivier Py brode et fantasme, et parfois un peu trop. Molière bisexuel pourquoi pas, mais son amour supposé pour Michel Baron prend beaucoup de place pour les deux dernières heures du Maitre. Des moments de grâces (la très belle scène de Madeleine Béjart morte (Jeanne Balibar admirable) juste un an auparavant, les 3 Marquises (Judith Magre, Catherine Morand, et Dominique Frot) filmées comme les 3 Parques) et des moments plus sur le fil, (le rôle d' Armande Béjart distribué à l'insipide Stacy Martin est une hérésie...) Mais avant tout et surtout c'est l'interprétation intense et palpitante de Laurent Laffite qui crée le lien et l'intérêt de ce long plan séquence. Passant du rôle de Molière à celui d'Argan avec panache et d'une énergie incontrôlable à l'être le plus exsangue avec une présence, une grande justesse. Je n'avais jamais vu Laurent Lafitte à la Comédie Française aussi frénétique et sublime. Pour qui aime avant tout plus Olivier Py que Molière.
Ciné-13
Ciné-13

176 abonnés 1 442 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2024
Une immersion théâtrale saisissante avec de sacrés personnages dans les loges : en premier la Marquise Dominique FROT exceptionnelle d'aigreur et de perversité avec sa bouche édentée, la pauvre Catherine LACHENS décédée en fin 2023 avec ses grands yeux fond jaunes, ces marquis, ces Comtes. Et notre LAFITTE national lui aussi exceptionnel! Sur des oeuvres musicales de CHARPENTIER, l'univers est baroque à l'extrême, parodiant cette époque et ses moeurs... Beaucoup de "précieux ridicules" enfarinés et perruqués! Et ce clergé ampoulé, moralisateur, intransigeant mais libidineux! Les chorégraphies sont mises en scène d'une manière impressionnante avec ces têtes de mort annonciatrices de l'issue funèbre. Magnifique fiction avec son épilogue dans la fosse commune avec le TE DEUM!
Sébastien D.
Sébastien D.

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 février 2024
C'est moyen car j'ai fait " la moyenne" entre les acteurs qui sont géniaux, les costumes et le décors très beaux....
mais c'est monté n'importe comment...c'est pompeux...a la fin on dirait une pièce de 4 heures jouée à l'Odéon...ou une pièce conceptuelle d'Avignon...
Quel gâchis, quel dommage
Irae27
Irae27

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 février 2024
Dialogues truffés d'assertions sensées être spirituelles et profondes mais qui sont prétentieuse et pauvres en idées. Abondance de scènes de sexe gênantes sans raison. Le seul personnage qui semble vraisemblable et non bouffon (ou qui n'a pas la mauvaise habitude, qu'on retrouve dans les pièces de Podalydes, d'agresser la vue en convulsant, ondoyant ou se roulant par terre) me semble Armande. De très jolies images souvent mais cela ne suffit pas, puisqu'on ne rit pas, ne pleure pas et ne réfléchit pas.
Pierre842
Pierre842

42 abonnés 492 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2024
Je me suis ennuyé pendant le film. Je l'ai trouvé très long et pas intéressant.
Les choses qui sauve le film c'est LAURENT LAFFITE et les décors qui étaient bien.
Isabelle Véron
Isabelle Véron

5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mars 2024
M'a immédiatement évoqué ces peintures de l'enfer, avec ces passages d'un tableau à l'autre pour évoquer les turpitudes de l'âme humaine. Ok pour le malaise, mais bon, je n'ai vu aucune analyse, aucune profondeur, rien. On se vautre, c'est tout. Reste la langue, rescapée du bain de boue. Et la musique aussi, et puis un esthétisme soigné. Sentiment de gâchis. Je ne pensais pas qu'on puisse faire quelque chose de mauvais avec Molière, eh bien si.
Mais peut-être s'agissait-il d'entraîner celui qui a toujours su échapper à la vulgarité dans le caniveau, avec tout ce à quoi nous tenons ?
Claude Myquel
Claude Myquel

16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2024
penible,penible ça crie, c'est sous pression du début a la fin ,les invraisemblances sont legion sans donner plus de sens pour autant plus d'émotion. le théatre avec ses multiples cases superpôsées ou juxtaposées parait sortir d'un film de Jerry Lewis; Laffite est trop jeune trop beau et pète de santé mème quand il crache le sang, les scènes gay sont mal venues bien qu'esthétiquement belles et pôurquoi diantre le public est hypermaquillé et pâs les acteurs? Tout sonne afux bien sur exprés c'est du théatre ;mais ça ne touche pas sauf que c'est trés beau mais lassant Py s'est fait plaisir mais ,ne nopus transmet que de belles images
Yasmine
Yasmine

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5,0
Publiée le 20 février 2024
Je suis allée avec ma fille de 15 ans voir le film sur Molière (elle rêve d'être comédienne alors passage obligé). Ce film a suscité chez nous beaucoup de questions et conversations très intéressantes que je tenais à partager ici. Les nouvelles générations sont beaucoup plus au fait sur les questions d'orientations sexuelles et ont une souplesse d'esprit vis à vis des ces sujets, qui n'en sont pas, ou plus pour eux. Il en était de même, il me semble, à l'époque de Molière où chacun vivait librement ses amours. Certes Molière connait l'amour pour un homme, mais n'est pas insensible aux charmes féminins et le film, très beau par ailleurs, ne repose pas exclusivement sur cette relation. Alors pourquoi cette obsession dans certaines critiques ? Pourquoi vouloir sans cesse ramener le réalisateur à sa propre sexualité ?
La vulgarité de certains ne sauraient entacher la finesse et l'élégance de ce film unique et merveilleusement singulier !
NoémieB
NoémieB

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2024
quelle splendeur ce film !! un bonheur pour les yeux, des décors et costumes sublimés par de grands acteurs ! le meilleur hommage qu'un poète pouvait rendre à la langue de Molière.
Marto
Marto

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2024
Un film rare, porté par le procédé technique (faux plan séquence à la Birdman), bravo au chef opérateur pour cette prouesse. Du coup pas de chiant-contre chiant cela met en exergue le talent des actrices et acteurs toutes et tous formidables sans exception aucune. Une mention spéciale pour :
les trois marquises à mourrir de rire, les daronnes Catherine Lachens, Dominique Frot et Judith Magre, le duo Céline Chéenne et Eva Rami.
La belle découverte Bertrand de Roffignac incandescent en Michel Baron à suivre donc…
Et bien sur Jean-Damien Barbin égal à lui-même, donc excellent. C'est tellement dommage qu'on ne puisse pas le voir plus souvent au cinema. Quant à madame Stacy Martin et Monsieur Laurent Lafitte, tout le monde sait de quoi elle et il sont capables.

Ecrit par Olivier Py et Bertrand de Roffignac , c'est donc très bavard, mais finement écrit. On y retrouve aussi les thèmes chers à ce premier à savoir la religion, la politique et l'amour (du Théâtre)).
L'esprit de troupe y est parfaitement retranscrit avec ses solidarités et ses petites trahisons. Le décor sublime et l'éclairage à la bougie donnent un vrai côté baroque au film.

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