L'Odeur du vent
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Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2023
Pas très facile d'expliquer ce que ce film a d'exceptionnel, si on le considère dans un premier temps uniquement sous l'angle de son synopsis : un électricien tente de dépanner l'installation d'un homme handicapé en trouvant (difficilement) la bonne pièce.

Si on ajoute le fait que le film doit comprendre une quinzaine de lignes de dialogue en tout (dont la moitié constituées de "Salam") et vous comprendrez que L'odeur du vent n'est pas le film le plus facile à conseiller.

Pourtant, cela faisait longtemps que je n'avais pas été ému de cette façon. Les plans tout d'abord sont tous, sans aucune exception, composés d'une façon admirable. Non seulement les paysages iraniens sont de toute beauté, mais la lumière, le cadrage et la durée de chaque plan rendent l'expérience de vision du film particulièrement immersive. La prise de son est également fantastique.

Si chaque scène est un véritable petit tableau, leur enchaînement mutique amène à ce qu'on se pose rapidement une question : pourquoi notre héros fait-il tout ça ? Et la réponse est toute simple : par bonté d'âme. Pour aider son prochain, sans en attendre de remerciements. C'est un argument fragile, mais qui remplit le film de la même façon qu'un gaz remplit une bouteille vide quelque soit sa quantité : la bonté irradie le film de bout en bout, lorsque un homme cueille un bouquet de fleur pour un aveugle, comme lorsqu'un autre répare silencieusement une voiture.

Une leçon de vie magnifiquement mise en image. A découvrir de toute urgence.
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2023
L'odeur du vent est un film majestueux, poétique, et d'une beauté à couper le souffle. On y suit un ingénieur électricien dans une mission qu'il s'est fixé de rétablir le courant chez un usager dans le besoin. Dans son voyage, il traversera des paysages tous plus beaux les uns que les autres, et affrontera un grand nombre de difficultés. Le film est particulièrement contemplatif. La mise en scène n'est composée que de plans fixes, tous parfaitement composés et équilibrés. Les dialogues sont rares et souvent très brefs.

Il est donc important d'être dans de bonnes dispositions pour voir ce film au rythme très lent. Mais une fois cette barrière dépassée, on assiste à une fable onirique sur le parcours d'un être humain bon, altruiste, et passionné dans sa tâche et son métier.
Bart Sampson

416 abonnés 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2023
"L'Odeur du Vent" film iranien réalisé et interprété par Hadi Mohaghegh propose une épopée comtemplative dans les plaines iraniennes (superbes images de ces immensités qui nous sont inconnues).

Dans une maison isolée au milieu d’une plaine d’Iran, un homme handicapé vit seul avec son fils alité. Un jour, le transformateur de la maison tombe en panne. Un électricien vient pour le réparer. Une pièce manque, il part à sa recherche qui sera semée de rencontres et d’obstacles…

On pense aux films de Jafar Panahi, avec une histoire qui n'est pas forcément complexe mais dont la forme de narration vaut toute les complexités du monde.

En creux se dévoile une société iranienne faite d'une multitude de rencontres, de personnages et de petites attentions.

On sort de ce film avec le sentiment que tandis que tout va trop vite dans nos sociétés occidentales il existe des lieux et des hommes qui suivent à leur rythme le cours de la vie.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2023
Visa 159619… Rien à signaler

Je crois être un spectateur tolérant et ouvert. Je vois volontiers tous les types de films – ou presque -, avec les risques que cela comporte. Mais là, je dois vous avouer que les 90 minutes de l’iranien Hadi Mohaghegh me sont tombées des yeux. Et surtout, c’est l’inutilité du propos qui m’aura le plus gêné. Dans une maison isolée au milieu d’une plaine d’Iran, un homme vit seul avec son fils alité. Un jour, le transformateur de la maison tombe en panne. Un électricien vient pour le réparer. Une pièce manque, il part à sa recherche qui sera semée de rencontres et d’obstacles… On sent dès la lecture du pitch que le film sera minimaliste… c’est le moins qu’on puisse dire. A côté, le cinéma de Kelly Reichardt est trépidant… c’est vous dire !
Donc il ne se passe rien et en l’occurrence, l’accumulation de plans fixes devient absolument indigeste et ce, malgré la beauté des paysages. Mais je ne suis pas venu assister à une soirée-diapos sur la splendeur des plaines iraniennes. Les dialogues sont inexistants, les rebondissements totalement absents, les intentions absconses… mais y a-t-il là une intention ? Nul ne le sait. En fin de compte, le plus intéressant reste le titre français dont la poésie n’échappe à personne et qui, pour une fois, me paraît plus parlant que l’original derb qui signifie en persan, « sol dur ». Croyez-moi, il n’y a pas que le sol… Le jeu des acteurs, Hadi Mohaghegh, himself comme on dit en Iran et Mohammad Eghbali est proche du néant… Et on nous dit : le cinéaste nous met au défi d'y croire pour de bon… Mission accomplie… On n’y croit pas un seul instant.
dejihem
dejihem

155 abonnés 710 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mai 2023
La longueur des plans et l'absence de dialogue, pendant plus d'un quart d'heure à provoqué chez moi une somnolence… Une demi-heure plus tard, il ne s'était rien passé, j'ai préféré partir, devant un tel foutage de gueule.
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2023
D'ordinaire j'adore le cinéma iranien ,mais là il ne se passe rien, du coup malgré les beaux paysages on s'ennui ferme l'histoire se traine en longueur interminablement et quand la fin arrive on pousse un grand ouf de soulagement
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2023
Un film qui se concentre sur la solidarité et l'humilité qui peut être on n'a pas encore complètement perdus.
Le marabout du Guatemala
Le marabout du Guatemala

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 juin 2023
Étant un grand fan du cinéma iranien, je suis allé voir ce film sans trop me renseigner et ce fut une erreur !
Cette fois ci pas de grands dialogues, de grands personnages, de questions sur la société iranienne ou sur la politique intérieure, là on a le droit à un film contemplatif, lent, très lent. La photographie est belle, la mise en scène originale (succession de plans fixes, comme des tableaux jouant des scènes de plusieurs minutes, il doit y en avoir une cinquantaine, pas plus) mais cela ne suffit pas à sortir de l'ennui. Certains peuvent aimer ce genre de cinéma, où il peut ne rien se passer pendant plusieurs minutes (voir un père laver son fils polyhandicapé par exemple) pour moi ce n'est pas ma tasse de thé donc film pour public averti.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2023
Un film digne et épuré qui maîtrise l'art du plan fixe, avec cette pincée d'humanisme représentatif du meilleur cinéma iranien.
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2023
Dans une vallée reculée du Sud-Ouest iranien, un herboriste privé de l’usage de ses jambes s’occupe seul de son fils tétraplégique. L’électricité tombe en panne. Il parvient, non sans mal, à appeler un technicien qui va tout mettre en oeuvre pour la rétablir.

Le cinéma iranien, ou du moins ce que nous en connaissons hors des frontières de ce pays si hostile, à la population pourtant si hospitalière, se divise grossièrement en deux branches. La première est urbaine et se nourrit du rythme trépidant de villes qui ne dorment jamais pour raconter des histoires compliquées dont les héros sont confrontés à d’inextricables dilemmes moraux et pour faire, en passant, la critique subtile du régime des mollahs. Elle est incarnée par Ashgar Farhadi ("Une séparation", "Un héros") Saeed Roustaee ("La Loi de Téhéran") ou Mohammad Rassoulof ("Le diable n’existe pas"). L’autre est rurale, moins politique et filme en longs plans, fixes ou depuis le siège passager d’une voiture cahotant sur des chemins cabossés, la nature immuable dans laquelle les hommes vainement s’agitent. Cette veine-là est dominée par l’ombre encombrante d’Abbas Kiarostami ("Au travers des oliviers", "Le Goût de la cerise"). [Où se situent les films de Jafar Panahi , qui sont aussi urbains ("Taxi Téhéran") que ruraux ("Aucun ours") me demanderez-vous avec la joie de me coincer ? Entre les deux rétorquerai-je en ayant conscience de répondre par un tour de passe-passe à cette question qui souligne la grossièreté de la dichotomie que j’ai suggérée]

Ce film de Hadi Mohaghegh, son quatrième, mais le premier diffusé en France, s’inscrit clairement dans cette seconde branche qu’on pourrait qualifier de kiarostamienne. On y voit en longs plans fixes de splendides paysages d’une nature majestueuse et quasi désertique. Un chemin parfois s’y dessine, goudronné ou pas, où circule lentement une voiture, une moto ou un piéton. Sa lenteur témoigne à la fois de son impuissance et de sa persévérance.

Car "L’Odeur du Vent" met en scène la petitesse de l’homme face à la nature et sa capacité sinon à en devenir le maître du moins à venir à bout à force de ténacité des obstacles qu’elle lui oppose. "L’Odeur du Vent" est une fable sur la bonté humaine. Elle raconte tout simplement comment Eskandari, agent 752, va tout mettre en oeuvre pour que l’électricité de l’herboriste lui soit rétablie. Attention ! Qu’on n’imagine pas ici des rebondissements hollywoodiens et rocambolesques. Il s’agira tout simplement – si on ose dire – d’aller chercher une douille dans un autre village pour réparer le transformateur en panne, de se tromper d’adresse, de rebrousser chemin, de s’embourber dans une rivière à gué, de croiser en chemin un aveugle et de l’accompagner à un rendez-vous galant, de découvrir, une fois la douille remplacée, qu’une fuite d’huile empêche le courant de revenir alors que la nuit tombe et que la maisonnée est plongée dans le noir, d’aller chercher un générateur, etc.

On ne racontera pas l’histoire jusqu’à son terme, même si le dénouement est proche ; car le film repose peut-être sur un minuscule suspense : oui ou non, le courant sera-t-il rétabli ?
Mais on aura compris que l’essentiel n’est pas là. Il n’est pas tant dans le résultat des efforts démesurés déployés par l’agent 752 que dans ses efforts eux-mêmes. Quel en est le ressort ? Qu’est-ce qui pousse cet homme à soudainement consacrer autant de temps et d’énergie à un résultat dérisoire ? N’a-t-il pas d’autres tâches urgentes à accomplir pour d’autres clients ? N’a-t-il pas une hiérarchie qui le surveille et qui pourrait s’émouvoir du temps gaspillé pour un seul client ? N’a-t-il pas une femme, des enfants, une famille qui l’attend ?

On n’en saura rien. Et ce refus de toute explication, de toute psychologisation participe de la réussite de ce film construit comme une parabole.
« Le Bien ne fait pas de bruit » dit-on. Qui ne croit ni en Dieu ni en l’Homme croira peut-être après avoir vu "L’Odeur du vent", un film touché par la grâce.
capirex
capirex

189 abonnés 820 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2023
Film , tourné uniquement en plans fixes , très intéressant , contemplatif et la lenteur roborative A partir d'une panne c'est une sorte d'épopée qui devient un éloge de la bonté pure et de l'altruisme !
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2023
Une magnifique épopée au milieu d'une nature magnifique. L'histoire d'un altruisme touchant dépourvu de mots où seule l'intention a de la valeur. Le voyage est tortueux comme les routes et chemins superbement filmés.
Les parti-pris sont impressionnants et servent magnifiquement le récit :
- c'est donc incroyablement taiseux
- très peu de musique ... mais si belle !
- la caméra ne bouge jamais, ce sont les personnages qui entrent et sortent du cadre
- et enfin, une lenteur du récit qui peut fortement déranger ! ... et qui m'a parfois perturbé !
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2023
L'odeur du vent est un film tourné dans le sud-ouest de l'Iran, réalisé et interprété par Hadi Mohaghegh qui déclare avoir voulu "montrer la dignité des habitants de cette région, malgré tous les problèmes et les difficultés qu’ils affrontent. Ce qui m’intéressait c’était d’approcher ces gens simples, solidaires et qui vivent dans la simplicité de la nature." A travers l'histoire d'un électricien qui surmonte de nombreuses difficultés pour rétablir le courant dans une maison isolée, sans jamais s'agacer ni se plaindre, l'objectif est parfaitement atteint.
L'odeur du vent est un très beau film où les paroles sont rares, les paysages magnifiques et la nature souveraine.
NardoBordo
NardoBordo

17 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2023
un Iran rural, très pauvre et c'est peu dire ! Tout en plans séquences, des paysages, des plaines et montagnes de folie. Une lenteur et de la dramaturgie qui met à rude épreuve notre façon de vivre. Prendre le temps de faire et accepter la fatalité de la vie rurale loin des villes. Trop beau ! Filmé de main de maître.
Craoux
Craoux

38 abonnés 326 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juillet 2023
Certes, il est loisible d'apprécier ce film comme une expérience de sophrologie au cours de laquelle on vous inviterait à laisser de côté tous vos horipeaux de l'Occidental agité, consumériste, individualiste et égoïste. Dans cette contrée d'un Iran extrêmement pauvre et rural, nous suivrons les tribulations d'un homme, bon et pétri d'humanité, capable d'aider son prochain avec la plus belle des générosités. Le dépouillement dans la réalisation (que des plans fixes), la lenteur (parfois extrême) de la narration ne m'ont absolument pas convaincu.
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