L'Innocence
Note moyenne
4,1
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252 critiques spectateurs

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49 critiques
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Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2024
La caméra traduit successivement le ressenti de la mère Minato, de l'instituteur, de Minato lui-même et de la directrice de l'école. Le procédé permet de voir la même histoire, vue selon quatre points de vue antinomiques.

ÇA fonctionne bien ; le passage d'une subjectivité à l'autre -c'est bien de ça qu'il s'agit- fonctionne de façon à la fois claire, compréhensible et sans nuire au rythme du récit, et le spectateur est amené à changer chaque fois son jugement sur les protagonistes, une prise de recul riche d'enseignements,

Cependant, nos jugements successifs sont influencés sur des préjugés, sur des images floues que l'on a de la culture japonaise... Ainsi, la directrice de l'école nous semble atteindre des sommets de malhonnêteté intellectuel pour protéger l'institution de l'école, au dépens de la justice ou de l'efficacité pédagogique, et le spectateur français, ignare, croit y voir un trait de la culture japonaise.

Une scène reproduit plus évidemment ce "trouble" : alors que le professeur accusé se trouve dans un bureau avec une secrétaire un peu coincée, celle-ci se déplace à petits pas rapides, les jambes bien plus serrées que ne l'y oblige l'étroitesse de sa jupe...

Le spectateur exogène qui voit un film "d'ailleurs" hésite sur le sens de l'image ou de la scène qu'on lui soumet, et sur l'intention éventuelle du metteur en scène.
La subjectivité culturelle d'un spectateur sous l'influence d'une imagerie culturelle sans doute artificielle se rajoute à celle des personnages quatre "sujets" du film...
Un petit peu peu trop pour moi.
Loches CinéClub 19 janvier
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2024
La vérité n'est pas forcément celle que l'on croit.

Un film japonais et son origine est importante. Donc un film dans un système social où le mensonge est honni et où ne doit pas perdre la face, où la normalité est reine.

Dans ce contexte un enfant Minato est un enfant unique élevé par une mère veuve rencontre des problèmes a l'école. Sa mère décide de mettre les pieds dans le plat pour résoudre le problème et cela débute par une confrontation a trois.La mère, un professeur, et l'école représentée par sa directrice.

L'histoire est déroulée puis reprise par effet Rashōmon avec des enrichissements, des éclairages autres. Jusqu’à donner une conclusion qui n'est peut être qu'un autre point de vue?

Un film un peu lent au début dans le premier déroulé. Ensuite magnifiquement construit avec des points fixes permettant de se situer dans la temporalité. Un prix du scénario totalement mérité.

La vérité n'est pas forcément ce que l'on croit.
Dan S.
Dan S.

19 abonnés 438 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2024
C'est fou comme ce film laisse perplexe. Sa note en est d'autant plus difficile.
Une autre folie: L'audace du Kore-eda. Les thématiques couvertes sont audacieuses et tout aussi touchantes. C'est en soit un succès car cela reste longtemps dans l'âme et dans le cœur.
MAD
MAD

15 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2024
La vérité a plusieurs visages, c'est ce qu'on peut retenir de ce film. Le comportement de Minato est troublant, il devient distant et taciturne avec sa mère, et est parfois épris de colère et de tristesse. Mais pourquoi ? Au fur et à mesure, le point de vue de sa mère, de son professeur et de lui-même sont dévoilés, à tour de rôle, et nous permet de cerner la véritable raison de ce mal-être. Est-ce que Minato est celui qui harcèle son camarade de classe, Yori, comme son professeur l'affirme ? Est-ce que M. Hori est celui qui martyrise Minato, comme sa mère le comprend ? Est-ce que la vérité est toute autre ? En tout cas, le fin mot de l'histoire est inattendu.
La réalisation de Hirokazu Kore-eda porte bien son nom. L'innocence de Minato et de Yori est si belle à voir.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2024
Avis contrasté en sortie de salle : Une première partie surjouée, suivi d'un lourd puzzle flash-back explicatif, pour finir en séquence "émotion" plutôt réussie. Mais en fait, non, je n'ai pas aimé :-(
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2024
Hirokazu Kore-Eda a voulu faire un film sur la subjectivité face au réel. Un même événement est perçu et interprété de façons différentes par les protagonistes.
Étonnamment, si le film est réussi, ce n'est pas pour le traitement du sujet. Non seulement l'idée n'est pas nouvelle (on pense notamment à l'extraordinaire "Mademoiselle" de Park Chan-Wook) mais l'académisme de la mise en scène et la répétition des scènes finissent pas lasser. En cela, le traitement du sujet n'est pas abouti et on est loin de "Une séparation" ou du "Passé" d'Ashgar Fahradi.
Heureusement, il y a cette longue fin qui montre avec délicatesse la relation entre les deux enfants. Cette fin emporte les spectateurs. Débarrassé du questionnement de départ, lorsque Kore-Eda pose sa caméra sur les sentiments, on retrouve immédiatement la puissance de son cinéma, cette capacité rare de filmer les sentiments humains.
Un film d'amour poétique et empathique.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2024
Un beau film mais aussi une petite déception en partie au vue des critiques dithyrambiques. C'est un film labyrinthiques qui multiplie les faux semblants et les fausses pistes. Je trouve que les deux premières parties du film fonctionnent très bien, on est intrigué et on veut savoir le fin mot. Mais le dernier tiers est long et les multiples allers retours ne servent finalement pas. La réalisation est maîtrisée et les acteurs solides. A voir.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 janvier 2024
Minato a un comportement étrange et inquiète sa mère qui l'élève seule. Dans les rares explications qu'il fournit, Minato accuse son professeur de harcèlement...
L'innocence a eu le prix du scénario à Cannes. De fait, le travail d'écriture est important puisque l'histoire de Minato est abordée trois fois dans le film, du point de vue de la mère, puis du professeur, puis de l'enfant lui-même. On apprendra de nouveaux éléments de l'intrigue dans chaque partie et, peu de temps avant la fin, la vraie raison du comportement étrange de Minato. La construction du récit semble parfois alambiquée et, pour donner un indice, on peut rappeler que l'Innocence a également obtenu la Palm queer à Cannes en 2023...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2026
Monster, sorti en France sous le titre L’Innocence, s’ouvre sur l’inquiétude d’une mère face au comportement de son fils Minato. Elle soupçonne un enseignant d'être responsable de ses maux. L’école invoque son protocole. Les versions s’écartent. Le film ne construit pas un suspense orienté vers la désignation d’un coupable. Il examine le mouvement de l’accusation en déplaçant la question des faits vers celle de notre rapport aux faits.

Sa structure en triptyque rejoue les mêmes événements selon des points de vue successifs. Contrairement à Rashōmon, les faits ne se contredisent pas radicalement. Ce qui varie, c’est l’angle moral. Une parole isolée change de poids, un geste se charge d’une autre signification. Kore-eda montre combien une vérité partielle devient dangereuse lorsqu’elle se croit totale.

Dans le premier mouvement, la caméra se tient au plus près de la mère et de ses angoisses. Les cadres sont souvent serrés, les échanges avec l’institution scolaire, avec leurs excuses standardisées et leurs formules polies, deviennent des scènes closes et théâtrales, où le langage fonctionne comme un rempart. L’école est défensive, préoccupée par sa cohérence. Le spectateur, lui, partage l’indignation de la mère, participe à la simplification.

Lorsque le film se déplace vers le point de vue de l’enseignant, les mêmes scènes acquièrent une autre tonalité. Ce que l’on avait perçu comme froideur peut apparaître comme maladresse, ce que l’on croyait violence peut relever d’un malentendu. Il révèle notre empressement à conclure. Nous avons jugé avec la mère. Nous avons interprété des signes.

Le troisième segment, centré sur les enfants, ouvre l’espace. Les adultes s’effacent, la mise en scène s’aère. Les espaces s’ouvrent vers d'autres lieux : la friche, les tunnels, les rails abandonnés. La caméra retrouve une mobilité, attentive aux gestes, aux regards. La relation entre Minato et Yori quitte le terrain de l’accusation pour explorer l’indécision de l’enfance, ce moment où le désir n’a pas encore trouvé ses mots.

Le thème du harcèlement est ainsi déplacé. Les adultes interprètent des fragments, transforment des signes isolés en preuves. Le malentendu devient le véritable drame. Le « monstre » du titre circule alors d’un regard à l’autre. Il prend le visage de l’enseignant, celui de l’enfant marginalisé, celui d’un collectif prompt à figer et condamner.

Dans la course finale vers un horizon incertain, la perception du réel se trouble légèrement. Kore-eda maintient l’ouverture du récit. Une conclusion tranchée contredirait le geste du film. Si juger apporte un sentiment d’ordre, regarder implique de déplacer sa position, encore et encore.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2024
Quelques incompréhensions dans sa première partie mais le récit du point de vue des enfants est sublime et si émouvant, il nous convainc totalement.
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2024
Fascinant ce dédale dans lequel nous embarque "L'innocence" ! Le croisement de points de vue très différents autour des mêmes faits rend le film très intriguant et troublant, jusqu'au magnifique dénouement.
Les acteurs sont formidables, notamment les deux jeunes. La musique, très délicate, apporte beaucoup de sensibilité à l'ensemble. Un film d'une grande subtilité sur l'enfance, la famille et la société japonaise en fond de toile.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2024
J'aurais toujours du mal à apprécier les jeux inexpressifs des acteurs japonais. Les scènes de politesse entre eux sont tellement décalées pour nous occidentaux, qu'elles paraissent parodier les comportements. L'exercice remue-méninges à multiples points de vue est effectivement intellectuellement intéressant, mais ne suscite aucune empathie ni émotion. La séquence des administratifs et du professeur face à la maman scandalisée parait si absurde, digne d'un film à la TATI. Les jeux idiots des enfants nous saturent à la longue...
La BO essentiellement pianistique sur les scènes dramatiques m'a fait penser au cinéma des frères Lumière.
C'est dire que j'ai peu apprécié...
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2024
Jusqu’à maintenant j’accroche très peu au style de Kore-eda mais là ça a vraiment été l’exception ! Ça reste dans le même ton dramatique que ses autres films mais avec cette triple lecture qui vient apporter des nuances à une histoire simple mais qui en tant que spectateur paraît pourtant si ambiguë lorsqu’on ne connaît pas le point de vue de chacun. Le juste pour raconter une histoire simple et touchante. C’est simple mais efficace, je recommande !
Narnet
Narnet

33 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2024
Juste convenable. Une première partie pas très passionnante, où on s'ennuie ; et ensuite, on a les explications et ça devient bien mieux. Mais le mal était fait ..
M_wombat
M_wombat

33 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2024
Un scénario original. Si la première partie laisse présager une histoire d'enfant mal dans peau et élevé par une mère célibataire, l'histoire nous emmène bien au delà avec les histoires au regard d'adulte et celle vue par les enfants. Un film auquel on repense....néanmoins quelques longueurs.
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